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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 08:03

Une promenade de l’Esprit

 

Ainsi soit-il !

 

Autrefois, la solution des ex-partis de l’opposition, trop souvent empruntée, fut la fuite, vers autres choses qui ne répondaient pas aux vrais problèmes du pays. Et celle de la panique du Sangkroscheat (PSN), pratiquée depuis plus un an, se ressemble à la peur. Peut-on l’accuser de l’irresponsabilité ?

Si cette peur soit un sentiment général pour le peuple khmer, il est certain qu’il continue de faire des mauvais choix pour lui et son pays. On le savait, en 2013, une majorité des Khmers ont choisi le PSN comme voie de secours et recours, parce qu’ils ont cru à ces dirigeants qui sont assez d’honnêteté, ou du moins de savoir-vivre pour comprendre leur souffrance et leur volonté de changer le gouvernement inféodé à Hanoi. Le 22 juillet 2014, comme le 22 septembre 1998, cette opposition a montré encore une fois son vrai visage de l’antichambre de Hun Sen. Elle attendait en vain sa récompense. Par ce manque de sagesse, elle offense gravement leurs électeurs et fait frétiller les démocrates, et même son ennemi cosignataire de cet accord, la considère comme volage. Quand un homme est capable de trahir son propre camp et ses idées, il est certain qu’il n’hésite plus de tuer pour un titre ou une place. Les 55 représentants du PSN à l’Assemblée antinationale baisent la sale semelle du vrai roi Déchau (តេជោ) pour servir comme un simple domestique dans la maison du PPC. Pourquoi ?

Aujourd’hui ces vendus allant à nouveau d’une commune à l’autre, s’écrient : Louange et gloire au roi. Ils s’avancent et visitent leurs supporteurs trahis, ils souhaitent le bonjour à tous, avec un hypocrite sourire, et les appellent grands-pères, grands- mères, frères, amis, compatriotes ! Mais sur leur visage nul indice qu’un homme honnête l’a enveloppé ; au contraire, ils ont l’air dispo pour mentir à nouveau. Ainsi le peuple khmer oublie tout, et tout va recommencer comme hier. Mais quand on regarde ses yeux généreux, on voit son larme gelé à l’œil car à force de pleurer dans la peur glacée depuis plusieurs décennies, larme de tristesse se cristallise en grains cancéreux. Comment ce peuple pourrait-il extraire par lui-même de cette peur dans l’âme ?

A chaque nouveau contact du défi national est toujours ravivé les souvenirs vécus et racontés de l’époque sanguinaire des Khmers rouges. Mille excuses pour s’échapper du danger réel sur le grand chemin de la liberté. Si l’ennemi est cruel, sans foi, ni loi, toutes les petites voies sont le commencement de la fin, parce qu’il regarde avec sourire le peuple khmer comme un naufragé sur un banc de sable qui doit s’attendre bientôt à être emporté par le déluge prochain. Ce déluge ne serait que l’invasion des millions des colons vietnamiens.

Nous, le peuple khmer, sommes tous responsables de nos actes, parce que nous confondons l’ami et l’ennemi et de tout. Avec cette confusion, notre ennemi peut nous montrer extérieurement tout son courage qu’il voudra, quant à nous, nous nous doutons de notre sensation de l’odeur : la rose du 7 janvier a pour lui le même parfum que nous. Nous nous doutons aussi de notre perception de l’accord du 22 juillet 2014 : les pauvres gens auraient la vie sauve dans une paix chargée d’iniquités inexpiées. Nous nous doutons enfin de notre conscience : Le mal prémédité et perpétré commis par des amis perfides est le bien de tout le monde.

Oh ! Notre excuse après le choc mortel était toujours la même : nous n’en savions pas. Plutôt, c’est ce que nous n’avons pas à rechercher ; car nous en savons assez, si nous savons que nous sommes le citoyen khmer. L’obéissance à la loi d’airain est contraire à toutes les règles de citoyenneté ; celui qui en échappe de croire que, ayant obéi à cette loi injuste sans réserve, elle lui donnera de survivre afin de rendre hommage à la grandeur de son ennemi vainqueur. Il se trompe lourdement. Il n’y pas de trêve de faim entre les lions et les cerfs dans la jungle. Le mal pour nous se prolonge, si Sam Ransy et Kem Sokha continuent de cloner la politique du feu Sihanouk et considèrent le PPC comme une résurgence de la nation khmère, ils participeront à la politique de colonisation de la terre de nos ancêtres par le Vietnam. Le peuple khmer peut et il doit éviter cela. La question est de savoir : Est-ce qu’il a la volonté et le courage pour le faire ?   

Excusez-moi, à tous ceux qui aiment balader dans la nature ayant des beaux paysages divins et ceux qui veulent vivre en zen, de ma manie de citer des noms avec des titre ronflants, Samdech et Excellence. J’ai les écouté leurs interminables discours à prétentions astrales. Je les vois bien, Hun Sen, Sam Rainsy et Kem Sokha, c’est le pouvoir sous le halo vietnamien et royal. Ils ont besoin d’ignorer le peuple khmer, mais ce dernier ne peut pas ignorer sa souffrance, parce que je le vois pleurer tous les jours pour supplier Dieu. Il ne change rien de ses habitudes : va jusqu’ à supporter cette souffrance comme sa vie normale. C’est une réaction franchement tout à fait « mal-pensant » d’après les critères de droits des humains. Mais chaque peuple à ses mœurs et sa croyance. A force de faire sourd oreille, il entend មនុស្សកូនសោ (l’homme qui détient la clé de la solution) au lieu de មនុស្សកូនចោរ (valet d’un grand bandit) il suit ainsi Sam Rainsy et Kem Sokha dans la cage rouge du parti communiste vietnamien. Ainsi soit-il !

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Published by Sangha OP - dans Promenade de l'Esprit
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