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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 10:44

Conte khmer : M. Kong Hien.

Morale de l’histoire : Semis du riz soulève la terre, la femme soulève l’homme.           

Jadis, il y avait un homme, nommé Kong. Celui-ci a deux épouses, nommées Aing et Kom. Un jour, Kong amène ses deux épouses pour se rendre visite aux parents habités dans une contrée lointaine. Leur chemin doit traverser une forêt où il y a un tigre féroce qui rôde jour et nuit à la recherche de la nourriture. Ce jour-là, le tigre ayant les crocs, vient se cacher tout près du chemin dans l’espoir de trouver sa proie. Quelques heures d’attente, il aperçoit trois hommes qui marchent à la queue le leu. D’un bond, il sort de sa cachette, émette un cri et se précipite vers Kong. Vu le titre en colère de faim, le cœur de Kong remplie vite l’air de frayeur. Avec son stimulus, Kong ne pense qu’à courir pour se cacher dans un trou d’un arbre. Dedans, son corps tout entier se tremble, il ne se contrôle plus de sa crainte d’être dévoré vivant par le tigre. Il pisse dans son sarong et prie les génies de la forêt pour venir en aide. En revanche, les deux épouses n’ont pas peur de l’animal. Avec leur bâton à la main, elles courent vers le tigre et l’abattent à mort. Vu le tigre ne bouge plus, Kong sort de sa cachette, arrache le bâton de la main d’une de ses épouses, frappe avec toutes ses forces sur le corps du tigre sans vie.  

- Pourquoi tu frappes encore, tu es aveugle ou quoi ? il est mort, Aing gronde son mari,

-Tu ne peux pas me faire croire que ce titre a été tué par vous deux. Les femmes ne peuvent pas faire ce genre de chose, il n’y a que l’homme qui peut tuer ce tigre, met ça dans ta petite tête, imbécile, dit Kong.

Connaissant le caractère de leur mari, les deux épouses n’ont pas prêté attention à lui répondre. En tout cas, dans ce genre de situation, la meilleure solution, c’est de lui laisser parler jusqu’au bout, quelque incongrue que soit sa parole. Après quoi Kong arrache quelques tiges de lianes pour attacher le titre et l’amène sur son dos au village. Vus Kong porte le tigre au dos, les villageois courent après Kong pour lui demander, comment il a fait pour tuer ce tigre féroce. Les femmes de Kong racontent l’histoire aux badauds, mais Kong les interrompe et dit : « Il ne faut pas croire à mes femmes, elles se plaisantent. Depuis la nuit des temps, on n’est jamais vu les femmes pouvant tuer un tigre de cette taille avec du simple bâton.  C’est moi, qui l’ai tué avec mes techniques des arts martiaux ». Quand il termine sa phrase, Kong fait une démonstration de ses techniques en soutant et criant comme un maître de boxe. Il mélange les gestes et les cris, ce qui donne un effet à la fois comique et touchant. Vu cette démonstration, les gens n’ont plus de doute sur la capacité de Kong. Ils admirent Kong et lui attribue un surnom  « Hien » (Kong le courageux). Cet exploit se répand jusqu’au roi du pays. Il convoque ce brave et le nomme Grand officier de son armée.

Quelque temps après, le pays est attaqué par des troupes étrangères. Kong a reçu l’ordre du roi pour partir combattre les ennemis du Royaume. Arrivé à la maison, Kong a l’air triste et ne mange plus son repas. Vu l’état de leur mari, les deux épouses demandent à Kong :

Pourquoi es-tu triste ?

J’ai reçu l’ordre du roi de partir à la guerre, j’en ai peur, répond Kong.

Les deux épouses rassurent leur mari en promettant d’aider Kong dans cette mission militaire.

Le lendemain matin, Kong conduit ses troupes aux champs de bataille. Il s’assied sur la tête de son éléphant de guerre, ses deux épouses montent aussi sur l’animal. À la vue de la formation des troupes d’ennemis, la peur envahit l’esprit de Kong. Son ventre se contracte, bien entendu cela laisse sortir les excréments et l’urine par la voie naturelle dans sa culotte.  Sentir la fraîcheur sur sa tête, l’éléphant pense que son maître lui à donner l’ordre de charger les ennemis. Il sort de la ligne et commence à courir tout seul vers les ennemis. Vus, cette attaque soudaine, les soldats d’ennemis pensent qu’ils sont en train de faire face à un génie invincible et invulnérable. Ils abandonnent leur formation de combat et courent dans toutes les directions pour se sauver leur vie. Quelques instances plus tard, Kong se réalise, malgré sa peur, il est en train de gagner la bataille. Les soldats de Kong crient la victoire et ruèrent vers les ennemis en les tuants en grand nombre. Quand Kong descend de son éléphant, beaucoup des officiers sentent l’odeur des excréments venant de Kong. Pourquoi vous avez fait vos besoins dans votre culotte, demande un de ses officiers. Kong lui répond avec un ton moqueur :  « Tu crois quoi, dans cette situation, je ne peux pas demander la permission à mes ennemis d’aller au petit coin. Tout le monde rit. Cette réponse ne convainc pas l’ensemble des auditeurs. Quelques officiers pensent que Kong ment. Les autres ont accepté cette explication sans chercher à savoir plus. Ayant appris la victoire de Kong, le roi est content et récompense Kong. 

Quelque temps plus tard, les gens sont venus se plaindre au roi qu’il y a un crocodile féroce qui attaque tout le temps les pêcheurs et les villageois. Le roi ordonne à Kong d’aller tuer ce crocodile. Pendant la nuit, taraudé par un ordre du roi, il commence à observer des étoiles qui se situent de part et d’autre de la Voie lactée. Un sentiment de honte l’assaille : Kong se dit, cette fois, c’est fini pour lui :  « Comment je peux tuer la chose dans l’eau, je ne sais même pas nager. Vus, la tristesse de leur mari, les épouses rassurent encore une fois à aider Kong dans sa mission humanitaire. Le lendemain matin, Kong part avec ses épouses et les autres membres de sa famille au point d’eau où vit le crocodile féroce. Arrivé à cet endroit, désespéré, Kong décide de se suicider en offrant son corps au crocodile. Quand il voit ce grand reptile, il saute dans l’eau à l’endroit où il y a deux arbres côte à côte. Le crocodile entend le bruit et voit un corps humain dans l’eau, il quitte précipitamment sa tanière pour dévorer sa proie. Sur son élance rapide, son corps est coincé entre les deux arbres. Il s’efforce en vain de toute son énergie pour se libérer de ce piège naturel. Quelques instances plus tard, Kong ne voit pas le crocodile vient dévorer son corps, il sort de l’eau et voit son meurtrier se bloque entre les deux arbres. Il ordonne aux membres de sa famille de tuer immédiatement le crocodile. Encore une fois, Kong est récompensé par le roi.


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