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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 04:14

Auteur : Louis MALLERET
Cet essai est publié à Saigon dans le bulletin de la société des Etudes Indochinoises au 1er semestre 1946.

La minorité cambodgienne de Cochinchine

Si j’ai choisi de vous parler des Cambodgiens de Cochinchine, c’est qu’il m’a paru nécessaire de réagir contre des simplifications qui, ne tenant pas compte des conditions historiques, font également bon marché des droits d’importantes minorités ethniques.

Certes, la Cochinchine est loin de présenter la diversité de peuplement de la Haute-région tonkinoise, des confins laotiens ou des plateaux de l’Indochine centrale, communément désignés sous le nom d’hinterland Moï. On relève, cependant, sur le territoire des Bouches du Mékong , l’existence de plusieurs minorités formant des groupes tantôt compacts, tantôt sporadique, et possédant une culture ou des aspirations qui leur assignent des traits originaux. Si le droit nouveau est de promouvoir dans le monde, le respect de la personnalité des peuples faibles, combien alors le devoir nous apparaîtra grand d’accorder à ces groupement épars, l’attention que réclame leur isolement moral !

Je ne citerai ici, que pour mémoire, les îlots de population Moï, Stieng, Ma, Mnong, des confins septentrionaux ou orientaux de la Cochinchine, encore que ces communautés, tantôt errantes, tantôt sédentaires, représentant très probablement, des restes d’anciens occupants du sol, ayant dominé numériquement, à une époque reculée, dans tout le Delta. Leur personnalité tend à s’atténuer, au contact de la masse annamite, comme a disparu celle d’un important noyau Cham de la région de Tây-ninh. Mais, dans la province de Châu-dôc, on trouve encore, un groupement remarquable de Malais ou de Cham, demeurés fidèles aux traditions coraniques, dont M. Marcel Ner ajustement souligné l’importance, dans un article du Bulletin de l’Ecole Française d’Extrême Orient.

En dehors de ces groupements régnicoles, il convient de mentionner des populations immigrées, telles que les communautés musulmanes de Saigon et de Cholon, qui possèdent dans ces villes, deux mosquées, ainsi que des colonies hindouistes ou sikhs, dont l’existence culturelle est manifestée par six sanctuaires, dont quatre temples brahmanique. Un autre groupe important, par le rôle qu’il s’est attribué dans l’activité économique de la Cochinchine, est celui des Chinois, originaires de Hai-Nam, du Kwang-Tong ou du Fou-Kien, et groupés en congrégations fortement organisées, celles de Canton, Akas, Triêu-Châu, Fou-Kien et Hai-Nam. Il importe de lui adjoindre un élément dont on ne tient ordinairement qu’un compte insuffisant, celui des Minh-huong, métis sino-annamite, qui constituent des groupements importants à Cholon, Mytho, Bac-liêu, Sôc-trang, ainsi que sur la côté du Golfe de Siam, de Hâ-tien à Camau.

Les communautés cambodgiennes de la Cochinchine représentent environ 350.000 unités, sur une population globale de 4.800.000 habitants. A première vue, cette proportion est relativement faible, et il ne s’agit pas ici, bien entendu, de sous-estimer l’importance du peuplement annamite, dans l’ensemble du Delta. L’immigration annamite dans le Sud, a beau être un fait historique récent, on ne saurait, sans injustice, en diminuer la portée. Mais l’on doit considérer aussi, les droits des minorités, surtout lorsque celles-ci représentent des lambeaux d’un peuplement dont on peut suivre la remarquable continuité, des premiers siècles de l’ère chrétienne jusqu’à nos jours.

Ces Cambodgiens se rencontrent principalement au delà du grand Fleuve et du Bassac. Dans la province de Trà-vinh, ils représentaient en 1937, un groupement compact de 82.000 individus, contre 156.000 Annamites. A Sôc-trang, la proportion était du même ordre : 50.000 contre 107.000. A Bac-liēu, elle n’était plus que du sixième et Can-tho, du dixième. Mais, à Rach-gia, elle se relevait au tiers, avec 65.000 unités contre 192.000. Elle était à peu près, du même ordre à Hâ-tiên, petite province au demeurant de faible population, et à Châu-doc, représentait encore un quart, avec 40.000 Cambodgiens contre 168.000 Annamites. Si l’on fait abstration de la province de Trâ-vinh, on constate que dans le seul Transbassac, la minorité cambodgienne s’élève à 16% de l’ensemble de la population.

Dans les circonscriptions de Trâ-vinh et de Sôc-trang, ces autochtones forment des groupes compacts. En 1937, dans la première de ces deux provinces, l’élément khmer avait conservé une position dominante dans cinquante villages, et possédait la majorité dans une vingtaine d’autres. Il était aggloméré autour de 109 pagodes où plus de 1.500 bonzes distribuaient l’enseignement bouddhique. A Sôc-trang, on ne comptait pas moins de 54 pagodes, et la personnalité de la race était solidement maintenue par « l’association pour la formation morale, intellectuelle et physique des Cambodgiens de Cochinchine, dirigé par M.LAM-EM. Dans les régions intermédiaires du Transbassac, les villages cambodgiens sont rassemblés autour d’O-mon et Thô-nôt. A Rach-gia, ils forment des îlots disséminés, dans le Sud et le Nord du chef-lieu. Mais à Châu-dôc, dansle massif de Triton, ils représentent des agglomérations compacts, ayant su conserver de fortes traditions.

Des éléments sporadiques se rencontrent, dans les provinces de Long-xuyên, Vinh-long, Tanan et même Cho-lon, tandis qu’au delà de Plaine des Joncs, on retrouve des formations plus consistantes, aux approches du Cambodge, dans la région de Tây-ninh. Les Cambodgiens ont totalement disparu des provinces centrales, tells que My-tho, Bêntre ou Gô-cong, ainsi que des vielles provinces de l’Est, comme Bâ-ria, mais on en compte encore, quelques milliers, dans les provinces de Biên-hoâ et de Thu-dâu-môt, dernier vestige oriental de leur ancienne expansion.

Si ces populations ont disparu d’une bonne partie du territoire, le souvenir d’une souveraineté révolue subsiste dans la toponymie locale. Certains noms de lieux ne sont que la déformation pure et simple d’anciens vocables cambodgiens. C’est ainsi que, dans Sa-dec, il est facile de reconnaître Phsar Dek, le « marché du fer », dans Sôc-trang, Srok Khleang, le « pays des greniers », dans Trâ-ving, Prah Trapeang, le « bassin sacré », dans Bac-liêu, Pô loeuh, le « haut banian », dans Ca-mau, Tuk Khmau, les « eaux noires », dans My-tho, mê Sâr, la « dame blanche ».

D’autres sont la tradition annamite d’un ancien toponyme cambodgien. Ainsi, Bêntre, la « berge des bambous », correspond à l’ancien à l’ancien Kompong Russey et, dans Bên-nghe, « la berge des bufflons », ancien nom d’une partie de Saigon, on discerne aisément le vieux Kompong Krabey. Ailleurs, le terme anciens est devenu méconnaissable, mais il a souvent persisté dans l’usage populaire, et l’on entend dire Rung Damrey, « l’enclos des éléphants », pour désigner Tây-ninh, Long Hor, le « devin noyé », pour Vinnh-long, Meat Chruk, le « groin du porc », pour Châu-dôc, Kramuôn Sâr, la « cire blanche », pour Rach-gia, Pêam, « l’embouchure », pour Hâ-tiên, et surtout Prei Norkor, du sanskrit naçara « ville de la forêt », pour désigner Saigon-Cholon, c’est-à-dire l’ancienne cité khmère qui occupait semble-t-il, une partie de la Plaine des Tombeaux.

Comme on le voit, ces vocables se rapportant soit à des ressources naturelles, soit à des traits du paysage, sont d’une manière générale, assez expressifs. Ils ont été remplacés, surtout pour désigner les villages, par des termes qui selon l’usage sino-annamite, énoncent des vœux de prospérité, de bonheur ou de richesse. Notre administration s’est souvent prêté à ces substitution, surtout lorsqu’elle a procédé à des regroupements de communes, pour des raisons d’économie ou de commodité. Il est arrivé que de nouveaux noms annamites n’aient eux-mêmes plus de sens, et que les éditions successives des cartes du Service Géographique n’arrivent pas à suivre ces modifications arbitraires de la toponymie. Je connais un village de la province de Rach-gia où l’ancien nom Ban thach, signifiant « table de pierre », est devenu Ban tân-Dinh, par fusion des noms des villages de Ban-thach et Tham-dinh, ce qui représente désormais aucune signification. Or, j’avais été attiré vers ce village, par cet ancien nom insolite, et ma visite ne fut pas veine, parce qu’elle aboutit à reconnaître dans la « table de pierre », non pas un banc de latérite, comme un l’affirmait, mais un important dépôt coquiller, de plusieurs centaines de mètres de long, marquant un ancien rivage avec deux buttes en coquilles meubles, mêlés de tessons de poterie, correspondant à ces amoncellements de débris alimentaires, laissés par des populations primitives, et que les préhistoriens désignent sous nom de kjokkeenmoddinger.

Cette digression tend à établir que le Delta de Cochinchine est loin d’être un pays jeune et d’habitat récent, comme d’aucuns ont cru pouvoir l’affirmer, avec l’autorité des demi-savants. Vous savez tous, que les chercheurs archéologiques s’appuient souvent sur d’infimes indices, et s’il m’est permis d’émettre ici, un vœux, c’est que non seulement tout ce qui subsiste de l’ancienne toponymie soit recueilli, comme le souhaitait Etienne AYMONIER, il y a quelque soixante ans, mais encore que l’Administration soit extrêmement circonspecte dans l’attribution de dénominations nouvelles à des villages, et s’attache à maintenir, là où il subsiste, le cachet souvent très significatif des noms cambodgiens.

Il est possible que les vestiges historiques, auxquels je viens de faire allusion, soient les témoins d’une ancienne expansion de population indonésienne, aujourd’hui refoulées vers les hauteurs ou les forêts du Nord et de l’Est. Ainsi s’expliqueraient peut-être, ces curieuses survivances de traditions matriarcales, que je signalais, il y a quatre ans en Cochinchine, qui s’exprime dans des légendes cambodgiennes et que l’on trouve travesties, dans certains récits annamites. Quoiqu’il en soit de ces populations paléo-khmères ou proto-khmères, il est certain que le Cambodge, dont toute la civilisation ancienne a gravité dans l’orbe de la culture indienne, a englobé la Cochinchine actuelle, et y a maintenu sa souveraineté entière, jusqu’au milieu du XVIIe siècle.

Dès le début de l’ère chrétienne, il y eut en Cochinchine et dans le Sud du Cambodge, un Etat hindouisé, le Fou-Nan des historiens chinois dont il m’a été permis de retrouver un certain nombre de sites, dans le Transbassac. Je ne citerai ici que la ville maritime d’Oc-éo, avec son probable avant-port de Ta Kèo, qui s’étendait au pied de la colline de Bathé, à vingt-cinq kilomètres du rivage actuel du Golfe du siam. Dans cet immense emporium de plus de 400 hectares, se coudoyait, semble-t-il une population cosmopolite, puisque l’on retrouve confondus, des objets marqués d’influences indonésiennes, indo-môn, indiennes, iraniennes, hellénistiques et mêmes romains.

L’observation aérienne montre que ces populations avaient acquis la maîtrise de l’eau par des travaux d’irrigation ou de drainage et le creusement d’immenses canaux dont on trouve des traces jusque dans les terres semi-noyées de la Plaine des Joncs. Il y moins de trente ans, le pays du Transbassac était recouvrir d’une immense forêt et ceux qui ouvrirent les voies de la colonisation moderne purent entretenir la fatuité de croire qu’ils étaient les premiers à déchiffrer des espaces vierges. En réalité, une population dense a vécu autrefois dans ces territoires semi-aquatiques et une inscription du Ve siècle provenant du centre même de la Plaine des Jonc, laisse de fortes raisons de penser que cette région, aujourd’hui presque déserte, fut conquise par l’homme, une première fois, « sur la boue ».

Il n’entre pas dans mes intentions de dénombrer ici, toutes les preuves de la continuité du peuplement khmer en Cochinchine, à travers siècles. Les témoignages découverts, depuis bientôt dix ans, se comptent maintenant, par centaines. Ce pays fut couvert de sanctuaires en briques, dont seules les fondations ont généralement subsisté. Il y eut des foyers bouddhiques, vers le VIe siècle et peut-être auparavant , dans les provinces de Rach-gia, Trâ-vinh, Bên-tre, au cap St-Jacques et dans la Plaine des joncs. Les idoles brahmaniques, principalement Visnouites, sont particulièrement nombreuses, et réparties un peu partout. Mais les cultes sivaïtes, confondus peut-être avec ceux de divinité territoriales ou d’emblèmes de la souveraineté politique, sont loin d’être rares, non plus . Des villes s’élevèrent dans le Delta, comme celle de Prei Nokor à Saigon-Cholon, d’Oc-èo dans le Transbassac, des Cent Rues, dans la Plaine des Oiseaux, au Nord de Camau. Au XIe siècle, la souveraineté khmère fut particulièrement affirmée, dans la région de Sôc-trang, autour du port de Bassac. Deux siècles plus tard, le témoin d’un établissement hospitalier du grand roi Jayavarman VII, se retrouve près de Can-tho. Enfin les récits des annales cambodgiennes ou annamites, ainsi que les écrits des voyageurs et missionnaires, attestent que la domination khmère se maintien, avec persistance, tant qu’elle put s’affirmer à l’abri du bouclier que les Chams opposèrent désespérément à l’expansion annamite.

Le Cambodge qui fut un immense empire, se trouva démantelé dans les derniers siècles, par des rivaux avides de se partager ses dépouilles, le Siam à l’Ouest, et l’Annam à l’Est. Ses frontières politiques sont loin de correspondre de nos jours, à l’aire d’expansion de ses groupements ethniques. Au Siam, si l’on fait abstraction de cette Alsace-Lorraine, dont la restitution est prochaine, qu’est la région de Battambang-Sisophon, on compte d’importants noyaux de Cambodgiens, sur le plateau de Korat, dans les régions de Buriram, Suren, Khukhan, à Prachinburi et jusqu’aux approches de Bang Kok. Au nombre de 450 000 , ils forment, en quelque sorte, le répondant occidental de la minorité de Cochinchine, des vestiges de l’ancienne puissance politique du Cambodge qui, sous le règne de Jayavarman VII, engloba tout le Siam actuel, y compris une partie de la péninsule malaise, poussa une pointe en Birmanie et dans le Haut-Laos, s’étendit sur toute la Cochinchine et, pendant un quart de siècle, se maintint au cœur de l’Annam actuel , dans la région de Binh-dinh.

L’expansion annamite en Cochinchine commence à se manifester sous une forme officielle en 1685. Depuis le début du siècle, ce peuple imprégné de culture culture chinoise, avait rapidement progressé sur les côtés d’Annam, au détriment de l’ancienne Champa, royaume de culture indienne, dont la résistance était épuisée. En 1602, les Annamites avaient atteint Qui-nhon, puis franchi le Varella. En 1655, ils érigeaient en circonscriptions administratives, les territoires de Nha-trang et de Phan-rang et, avant même de s’être établis fortement à Phan-thiêt, avaient prononcé leurs premiers empiétements dans les régions du Dong-nai et Moi-xui, c’est-à-dire de Biên-hoà et Bà-ria.

Je n’entreprendrai pas ici, de relater dans le détail, l’histoire de leur progression dans le Delta du Mékong. Qu’il me soit permis pourtant, de mentionner les principales étapes. En 1698, toute la région du Dong-nai est annexée et divisée en trois circonscriptions, correspondant de nos jours, à celles de Biên-hoà, Gia-dinh et Saigon. En 1715, l’Annam accepte sans vergogne, l’hommage d’un aventurier chinois qui s’était taillé une principauté de fait, dans la région de Hà-tiên. Tout le XVIIIe siècle fut occupé à réunir les possessions de l’Est, à ce territoire occidental. En 1752, les Annamites organisaient à leur profit, la circonscription de Long-Hor, c’est-à-dire Vinh-long, avec les régions côtières, jusqu’à Trà-vinh et au Bassac. En 1753, ils absorbaient la région de My-tho, avec tout le pays situé au Nord du Fleuve Antérieur. En 1757, ils poussaient une pointe extrême jusqu’à Châu-dôc, opérant ainsi la soudure, entre leurs acquisitions du Nord, du Sud et de l’Ouest. La rébellion des Tây-son qui, à la fin du XVIIIe siècle, ensanglanta le pays, pendant vingt-cinq ans, ralentit à certains égards, les progrès de cette expansion et à d’autres la consolida. Mais il est remarquable de constater que c’est seulement en 1852, c’est-à-dire trente ans à peine avant l’expédition franco-espagnole de 1859-1860, que l’Empereur Minh-Mang organisa les territoires de Cochinchine en circonscriptions administratives, d’où sont sorties par remaniements, les provinces actuelles.

Les dates que je viens d’énumérer ne marquent que la consécration officielle des empiétement annamites. Ceux-ci furent, à l’origine, le fait d’aventuriers, de vagabonds, d’exilés politiques, des déserteurs et aussi de non-inscrits, c’est-à-dire de gens qui ne possédant plus rien dans leur village, se trouvaient exclus de l’organisation communale et s’en allaient chercher ailleurs, des moyens de subsister. Il y eut ensuit, des populations transportées, principalement du Quing-binh ou du Binh-dinh. Enfin, des colonies militaires, dont l’importance semble avoir été notablement exagérée, contribuèrent à fonder de nouveaux villages, surtout dans les régions du Centre et de l’Ouest.

La fixation des nouveaux venus trouva des conditions particulièrement favorables, dans la période de la guerre des Tây-son, où le souverain d’Annam dépossédé, trouva refuge en Basse-Cochinchine. A la faveur de cette époque de troubles, les Cambodgiens purent conserver une bonne part de l’administration officielle et l’on vit même, l’un d’eux adopter la cause du prince annamite et commander, pour lui, une troupe de partisans. La politique d’administration à outrance, ne commença guère que sous le règne de Minh-Mang, après 1820. On remplaça partout les fonctionnaires cambodgiens par des mandarins annamites et l’on fit pression sur les usages annamites sur les habitants, pour les contraindre à adopter le costume , la langue et les usages annamites. A Trâ-vinh, une sanglante révolte éclata en 1822, dont on n’eut pas aisement raison. C’est alors que s’édifièrent, un peu partout, ces fortins signalés sur d’anciennes cartes, dont le rôle était de surveiller les populations cambodgiennes. En 1841, une autre rébellion éclata, dirigée par Sa Sain, à un moment où l’Annam était en difficulté avec le Siam. Noyée dans le sang, elle fut le signal d’une lourde politique d’oppression et de spoliations. Dès cette époque, des Cambodgiens abandonnent le pays pour se réfugier en masse au Cambodge.

(Suite dans K2)             

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