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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 06:49

Voyage-en-Indonesie-en-Juillet-2008-140.jpgLe choix

 

Trois jours d’attente après le débat du 2 mai entre les deux candidats finalistes, lequel est qualifié par la presse internationale de « pugila ». Chaque camp applaudissait leur champion et pensait qu’il fût convaincant et belliqueux. Ces deux qualités requises pour être le futur Président de la République française en crise.

 

Le candidat Sarkozy était en position défensive, mais il ne manquait jamais l’occasion de contrattaquer son adversaire quand le coup de ce dernier manquait de précision. Il frappait le point névralgique de son concurrent en espérant de le mettre au tapis. Mais le candidat Hollande savait garder une distance de sécurité avant de donner des coups à son adversaire. Cette zone de défense qui lui permettait de repoussait à temps les contrattaques de Sarkozy. Plusieurs fois qui étaient au corps à corps et cherchaient en vain à faire mal à l’adversaire par des coups de coude et de genou. Cela obligeait Madame Ferrari et M. Pujadas, d’arbitres du combat, de les séparer pour qu’ils reprissent le combat selon des règles fixées. Le combat se durait plus de trois heures, sans pose de récupération, ce dont s’impose une remarque : il fallait être un homme fort pour pouvoir supporter la fatigue et les coups reçus. Et les deux étaient courageux et forts à la fois qui offraient un spectacle inoubliable aux Français.

 

Dans trois jours, les Français vont désigner le vainqueur. Hollande, le combattant intello qui savait utiliser le cerveau pour frapper son adversaire. Sarkozy, le lutteur expérimenté qui voulait conquérir, par la douceur plus que par la force, le cœur des électeurs de Madame et Le Pen et M. Bayrou. Mais, la dame de la mer, appelée bleue marine, décide de voter blanc, et l’homme du centre fixe son choix sur Hollande. Mais les deux n’ont pas donné la consigne de vote à leurs sympathisants. Ces électeurs vont choisir leur futur président en âme et conscience entre deux hommes : M. Hollande, Président qui veut changer la France en prenant le concept du socialisme comme référence : l’État-providence ; M. Sarkozy, Président qui veut réformer le modèle de la société français en prenant le concept du libéralisme nouveau comme fondation : l’économie sociale de marché. Hollande, l’intellectuel qui se rêve homme d’État, et Sarkozy, élitiste qui s’imagine homme d’action. Cocteau prétendait que « le talent fait ce qu’il veut et le génie ce qu’il peut ». Il s’avère que M. Sarkozy ait un immense talent pour réformer la société française et on observe que M. Hollande ait une grande capacité intellectuelle pour faire rêver des Français que le Socialisme soit encore une solution possible pour changer la société française. Le 6 mai, les Français vont donc choisir entre deux conceptions de la politique et de la méthode de travail : socialisme et libéralisme ; changement et réforme. Le style binaire Socialisme/Changement, les Français l’ont déjà connu ; et celui du Libéralisme/Réforme, les Français l’ont déjà vécu. Leur choix du 6 mai sera donc un choix de leur avenir pour cinq ans.

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