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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 20:32

Voyage en Indonésie en Juillet 2008 291

Cet épithète est injurieuse, mais comment puissé-je trouver un autre mot pour qualifier les perdants prévisibles de ces élections ? Après avoir obtenu des résultats honteux, ces rêveurs entamaient comme d'habitude l'hymne de contestation : " Nous sommes cocus. Levons-nous pour faire la révolution ". Avec qui ? Et avec Quoi ? Je me pose calmement ainsi la question.

 

Tu ne me dis pas que les suffrages sont truqués d'avance. Oh non ! Tu es déjà prévenu des brigues du PPC depuis vingt ans. Pauvre ami, avec ta voix étranglée par les sanglots retenus, c'est la honte pour la démocratie. Il ne faut pas que tu incrimine le PPC de ta défaite, parce que tout le monde connaît la nature maléfique de ce parti. C'est toi et toi seul qui est responsable de cette déroute. Dans ce fiasco, tu décourage pour longtemps tes militants qui se dévouent à la cause de la démocratie. Tu te trompes entre la non-participation des élections et la violence. Tu réponds par une pirouette à cette question que tu préfères le changement du pouvoir par la voie des élections que celle des manifestations violentes dans la rue, mais tu n'as pas dit que ces élections ne sont pas démocratiques. Et tu sais très bien qu'après ces élections, il n'y aurait pas, ni changement, ni manifestations violentes, il n'y aurait que le désespoir et l'attente du sauveur, celui qui n'arrive jamais. Tu le sais, parce que pendant vingt ans que tu attendais en vain une fougue populaire contre le pouvoir. Et pendant ce temps, tu attendais une fois tous les cinq ans pour participer aux élections pour être existé. Cela a un nom, mon pauvre ami : T'es un Parti élection. Les élections pour toi, c'est tes fonds de commerce. Ton slogan de publicité est ridicule et tu rends des services au parti au pouvoir sans le savoir : Voter, c'est pour éviter la violence. Mais la violence du pouvoir en place est déjà là et partout dans le pays : Voter donc, c'est pour augmenter la violence. En revanche, ne pas participer aux élections, pour toi, ce serait une catastrophe pour tes intérêts particuliers, ton existence. Cela a un nom, mon pauvre ami : T'es le dépositaire du pouvoir despotique du PPC au même titre que la monarchie khmère actuelle. Malgré cet échec, Tu participeras encore aux élections législatives l'an prochain, parce que ta nature et ton principe de démocratie n'est pas clair. T'as une nature d'égoïsme et un principe de l'aristocratie : il suffit qu'il y ait des lois, pour qu'a cet égard elles soient exécutées. Ta participation aux élections non démocratiques répond à ce principe. Quoi qu'il en soit, t'avais toujours agit par instinct que par raison. Les résultats des élections d'aujourd'hui, avec 42 communes à partager, c'est la honte pour toi. On te voit comme des partis irresponsables. Mais mon bon ami, je te connais bien, avec ces résultats médiocres, tu serais très content quand même, parce qu'ils te permettront d'exister dans le système du pouvoir actuel. Pauvre ami !

 

Et le peuple khmer ? Il attend encore son sauveur, celui qui n'arrive jamais. Je supplie qu'on ne s'offense pas de ce que j'ai dit, je parle après tous les faits. Je sais très bien qu'il y ait, dans tes rangs, des braves qui se battent pour la démocratie, mais ta stratégie de survie, je ne dis pas de conquête de pouvoir, parce qu'il n'en existe pas, les conduit tous dans la défaite. 42 communes ne sont pas des signes du début de la victoire, elles représentent en réalité une faiblesse pour les partis qui prétendent d'être les partis du peuple indigné. Attendons voir en 2013 : Tu seras à nouveau éloquent pendant la campagne électorale. Tu répéteras la même chose : L’objet des élections, c’est la victoire, celui de la victoire, la conquête du pouvoir, celui de la conquête du pouvoir, la gouvernance. C’est bon de t’entendre parler ainsi en 2013. Mais 2013 est la même chose que les années 1993, 1998, 2003 et 2008. Elle sera déjà le passé. Tu ne prononceras jamais le mot « élections », tu ne s’inquiéteras de rien d’autre que de la campagne électorale. Pour toi, c’est la campagne électorale qui est plus importante que les élections d’elles-mêmes. Gagnant ou perdant, c’est la même chose, parce que ton but n’est pas comme tu dis, la victoire, mais la survie dans le système. Cela s’appelle le bon perdant, mon pauvre ami !

  

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