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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 10:44

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Les prochains scrutins au Cambodge

 

Pour qu’un scrutin politique soit valable, il faut trois conditions absolues : premièrement, que le vote soit libre ; deuxièmement, que le vote soit éclairé ; troisième, que le chiffre soit sincère. Je n’ai rien inventé de cet axiome, c’était Victor Hugo, dans son livre, intitulé Napoléon, Le petit, l’auteur s’interrogeait sur l’avenir de la France, après la publication, du 2 décembre 1851, des six décrets du prince-président : la dissolution de l’Assemblée nationale, le rétablissement du suffrage universel masculin, la convocation du peuple français à des élections et la préparation d’une nouvelle constitution pour succéder à celle de la Deuxième République. Celle-ci, proclamée en février 1848 a duré moins de quatre ans.

Bien entendu, on ne peut pas faire la comparaison de la situation politique de la France en 1851 à celle du Royaume du Cambodge d’aujourd’hui. Mais la question des conditions de vote au Cambodge reste toujours en point d’interrogation. Comment le parti au pouvoir compte-t-il y faire pour que la suspicion sur les prochains scrutins, élections communales au mois de juin et législatives au mois de juillet, soient irréprochables ?       

Si le Cambodge d’aujourd’hui est démocratique, l’axiome cité ci-dessus ne soit qu’une idée saugrenue. Mais si la démocratie n’est pas encore  un champ où on voit pousser la liberté, il est utile, en effet, de rappeler des trois conditions absolues pour que le scrutin soit valable.

Je ne fais ici que de calquer des propos de Victor Hugo en modèle réduit, parce que je n’ai ni l’intelligence, ni statut de ce dernier. Je me permets de le faire, parce que Victor Hugo a écrit : « L’éternelle poésie se répète-t-elle ? Non. Elle est la même et elle est autre. Même souffle, autre bruit. Prenez-vous le Cid pour un plagiaire d’Ajax ? Prenez-vous Charlemagne pour un copiste d’Agamemnon ? ». Personne n’est propriétaire de la beauté et de l’esprit de la loi. Le peuple khmer ne souhaite que les prochains scrutins soient démocratiques, c’est-à-dire :

Que le vote soit libre : que chacun qui vote se recueille et se demande sous quelle violence morale et matérielle il a déposé son bulletin dans l'urne. Chaque commune n’a pas d’espions et de dénonciateurs. Voter contre le pouvoir en place, ce ne serait pas la prison, l’expulsion de la propriété.

Que le vote soit éclairé : Dans ces scrutins, ont-ils rempli ces conditions de presse libre, de réunion libre, de tribune libre, d’affichage libre, de colportage libre, d’enquête libre ? Liberté donc, liberté de s’éclairer par tous les moyens, par l’enquête, par la presse, par la parole, par la discussion. Ceci est la garantie expresse et la condition  d’être du suffrage universel. Pour qu’une chose soit faite valablement, il faut qu’elle soit faite sciemment. Où il n’y a pas de flambeau, il n’y a d’acte.  

Que le voit soit sincère : Que les résultats du vote soient le fruit de la liberté, du suffrage universel, et que sa légitimité est sortie de l’urne du scrutin. Cette urne est une justice. Rien n’est beau que le vrai. Ce vrai-là ! C’est un avenir pour le pays qui germe ; c’est une société qui fleurit. Le faux serait le chaos. Que sortait-il du chaos ? toujours l’étincelle ; que sortait-il du nuage ? toujours la clarté.    

         

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