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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 07:55

DSC05407

Police caractère : KhmerUnicode

ការទទួលខុសត្រូវ

 

ក្នុងពេលថ្មីនេះក្នុងការបោះឆ្នោតជឿសរើសក្រុមប្រឹក្សាឃុំ .គណះបក្សប្រឆំាងមិនបានទទួលជ័យជំនិះដូចខ្លួនមាន

សេចក្តីប្រាថ្នាទេ.ដូចយើងដឹងស្រាប់ហើយថាការចាញ់ាឈ្នះក្នុងការបោះឆ្នោតជារឿងធម្មតាមួយក្នុងប្រទេសគោរព

លទ្ធិប្រជាធិបតេយ្យ.តែនៅស្រុកខ្មែរយើងវិញដែលជានគរយកលទ្ធិប្រជាធិបតេយ្យជារបបដឹកនំាដែរ.តែតាមការ

សង្កេតមើលវិញ.យើងឃើញមានការខ្វះខាតច្រើនណាស់ក្នុងការអនុវត្តន៍ដោយហេតុនេះហើយបានជាអ្នកកាន់

អំណាចឆ្លៀតយកការខ្វះខាតនេះមកពង្រឹងអំណាចគេបានដោយឥតភ័យខ្លាចច្បាប់ណាមួយឡើយហើយគេខំ

រកមធ្យោបាយគ្រប់បែបយ៉ាងដើម្បីរក្សាអំណាចឲបានគង់វង់រឹងខ្លំាងមំាឡើងជានិច្ច.តាមការបោះឆ្នោតគ្មានភាព

សេរីសំរាប់យកអំណាចហើយធើ្វវាឲស្របតាមច្បាប់រដ្ឋធម្មនុញ្ញដើម្បីឲរបបគេមានធម្មានរូប.ដូច្នេះហើយបានទុក

ការឈ្នះជាដាច់ខាតរបស់គេជាអយុជីវិតនៃអំណាចរបស់គេ.តែចំពោះបក្សប្រឆំាងវិញ.ទោះបីគេមានបំណងច្បាស់

ចង់ឈ្នះឆ្នោតយ៉ាងណាក៏ដោយតែហាក់បីដូចជាគេទុកការបោះឆ្នោតសំរាប់តែបញ្ចេញសម្លេងប្រឆំាងតែប៉ុណ្ណោះព្រោះ

ទោះបីគេដឹងថាការបោះឆ្នោតគ្មានតម្លាភាបគ្មានយុត្តិធ៍មនិងគ្មានសេរីក៏ដោយក៏គេគ្មានការព្រួយបារម្ភអ្វីបន្តិច

ឡើយ.មិនតែប៉ុណ្ណោះគេនំាគ្នាធ្វើការឃោសនាឲប្រជាពលរដ្ឋទៅបោះឆ្នោតថែមទៅទៀត.ភ្លេចគិតថាខ្លួនកំពង់រក

ប្រយោជន៏ឲគូប្រឆំាងដោយឥតបានដឹងខ្លួនផង.ស្ថានភាពនេះមិនមែនមានតែមួយដងនោះឡើយគឺមានគ្រប់ការ

បោះឆ្នោតតំាងតែពីឆ្នំា១៩៩៨មកម្លះ.តែអ្នកដឹកនំាគណបក្សប្រឆំាងឥតមានបានគិតចាត់វិធានការមានគោល

បំណងបញ្ជៀសឬយ៉ាងយោចណាស់ក៏ររំាងមិនឲអ្នកកាន់អំណាចធើ្វស្រេចតែចិត្តបាននោះឡើយ.ផ្ទុយទៅវិញគេតែនំា

គ្នាបោះឆ្នោតសិន.បើចាញ់ឆ្នោតសូមនំាគ្នាស្រែកថាគណបក្សកាន់អំណាចលួចឆ្នោត.ធើ្វបែបនេះគឺជាការភូតកុហក

មួយដល់ប្រជាពលរដ្ឋផងដល់បក្សជនរបស់ខ្លួនឯងផង.ចាញ់ក៏ខ្លួនឥតខុស.ព្រោះខ្លួនមានហេតុផលគ្រប់សំរាប់

បដិសេធការទទួលខុសត្រូវរួចស្រេច.គឺថា.ចាញ់មកពីគេលួចឆ្នោត”។

 

យើងដឹងថា.ការទទួលខុសត្រូវរបស់អ្នកដឹកនំានិយមលទ្ធិប្រជាធិបតេយ្យ.ជាករណីកិច្ចមួយធំណាស់.គេពុំអាចយក

ការទទួលខុសត្រូវនេះមកធើ្វជាប្រធានឥតតម្លៃនោះបានទេ.គ្រប់ការបោះឆ្នោតដែលកន្លងមកតំាងតែពីឆ្នំា១៩៩៨

២០០៣.២០០៨.និងថ្មីៗនេះទៀត.អ្នកដឹកនំាបក្សប្រឆំាងតែងចូលរួមជានិច្ចក្នុងការបោះឆ្នោត.ហើយក្រោយពីការ

ប្រកាសលទ្ធផលគេតែងប្រកាសថាការបោះឆ្នោតគ្មានតម្លាភាពឡើយ.តែគេមិនបដិសេធមិនទទួលស្គាល់លទ្ធផល

នៃការបោះឆ្នោតនោះទេ.ការពិតអំពើនេះមានន័យថាគេទទួលស្គាល់លទ្ធផលនៃការបោះឆ្នោតមួយរយភាគរយ.ភាព

ជាក់ស្តែងនៃការពិតនេះ.គឺការរក្សាអសនះតិចតួចបំផុតដែលខ្លូនទទួលបានពីការបោះឆ្នោតគ្មានយុត្តិធ៍មនេះ

ចំណុចនេះហើយដែលអ្នកដឹកនំាទំាងនោះឥតមានសតិជាអ្នកទទួលការខុសត្រូវអ្វីបន្តិចនោះឡើយ.ទុកប្រជាពលរដ្ឋ

ជាវត្ថុសំរាប់តែការបោះឆ្នោតដូចគណបក្សកាន់អំណាចដែរ.ចុះបើអ្នកដឹកទំាងនោះនៅតែធើ្វបែបនេះ.តើថែ្ងណា

ទើបប្រជាពលរដ្ឋចេះឲតម្លែទៅលើការបោះឆ្នោតបាន.គ្រប់ការបោះឆ្នោតគណបក្សប្រឆំាងមិនដែលមានលុះដាច់

ខានលើតម្លៃនៃការបោះឆ្នោតម្តងណាឡើយ.ភូតរាស្រ្តជានិច្ចថាខ្លួនមានតម្លាភាពណាស់.តែតម្លាភាពនោះគ្មានការ

ជាក់ស្តែងអ្វីបន្តិចនោះឡើយ.មិនតែប៉ុណ្ណោះគេនំាគ្នាគិតតែបំភាន់រាស្រ្តថាបោះឆ្នោតលើកក្រោយពិតជាឈ្នះ.ដូច្នេះ

ត្រូវនិតិជនម្នាក់ៗរៀបចំខ្លួនទៅបោះឆ្នោតលើកក្រោយទៀត.នេះហើយដែលហៅភាពល្ងង់ខ្លៅដែលគ្មានព្រះអង្គណា

មួយប្រស់បាននោះឡើយ.កុំជេរគេថាអាល្ងង់អាខ្វាក់.ដោយឥតបានមើលមកខ្លូនឯងសិនហើយពិចារណាបន្តិច

ដោយសួរខ្លួនឯងថាតើខ្លួនចេះជាងគេប៉ុណ្ណាទៅ?.តើអ្នកណាមួយអាចទុកចិត្តអស់លោកបាន.មាននាមជាគណ

បក្សប្រឆំាងមិនមែនមានន័យថាខ្លួនជាបុគ្គលឥតអ្នកណារិះគន់បាននោះឡើយ.ហើយគ្មានការទទួលខុសត្រូវេលីអ្វី

ដែលក្រុមអ្នកដឹកនំាផ្តាច់ការធើ្វនោះទេ.នៅពេលណាដែលខ្លួនរួមរស់ក្នុងស្ថប័នរបប.គឺខ្លួនមានការទទួលខុសត្រូវ

ពេញមុខដូចជាអ្នកកាន់អំណាចផ្តាច់ការដែ។ 

 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 16:28

Voyage en Indonésie en Juillet 2008 362 

Si la mémoire des Khmers était bonne, après les élections législatives de 2008, les partis de l'opposition ont décidé de se rencontrer pour discuter le projet de fusion de leur force  politique en vue de combattre le parti au pouvoir sur le terrain d'élections à venir. Après plusieurs mois de palabre, ils ont décidé de rompre leurs liens, et chacun prenait garde pour esquiver des coups de poing de l'ancien partenaire qui était devenu un rival redoutable. Quel sale temps pour les démocrates ! Trois années de gâchis et  de guerre des verbes des petits chefs. L'année 2009, j'ai décidé donc de quitter la barque de l'opposition et abandonner définitivement la vie du militant politique pour être un observateur de la vie politique de mon pays. A partir de là, je ne crois plus en S.E Sam Rainsy et Kem Sokha, deux leaders en chaleur de prestige de leur titre Son Excellence. Je me demande, comment prétendent-ils qu'ils sont l'homme du peuple  avec un titre pompeux de la cour du parti au pouvoir actuel ? Ils sont contents à chaque fois qu'ils entendent qu'on les appelle Son Excellence.

 

Je n'ai pas besoin d'observer les hommes du PPC, parce que je suis en désaccord à 100 % avec eux. Je sais très bien ce qu'ils sont en train de faire : intégrer le pays dans l'Indochine dominé par le Vietnam et abaisser le statut du peuple khmer en ethnie dans son propre pays. En revanche, j'ai décidé, à partir d'aujourd'hui, de suivre tous les mouvements des deux leaders de l'opposition pour une simple raison : leur fausse déclaration dans laquelle ils ont dit qu'ils sont des démocrates. Je veux que mes compatriotes sachent faire la distinction entre le vrai démocrate et le faux semblant qu'il fait plus du mal au pays et au peuple khmer que le PPC. Je veux que les Khmers avisés de la situation politique du pays apprennent que le mot "Opposition au pouvoir" ne soit pas limité à la participation aux élections, lesquelles sont organisées et contrôlées par ce même pouvoir. Je veux que la jeunesse khmère soit au courant que son avenir est dans son action que dans son attente aux promesses faites par les hommes au pouvoir. Je veux que le monde entier se détrompe que mon pays d'aujourd'hui est sur la voie du développement. Mes ambitions citées sont démesurées par rapport à ma capacité intellectuelle élémentaire, mais je laisse mon cœur blessé par la flèche du despote et d'antidémocrate de tout bord d'exprimer sa raison. Je ne suis pas en rage, mais indigné de voir Rainsy et Sokha manipulent l'esprit des gens. Ces deux personnages sont des hommes de sérail du pouvoir. L'un comme l'autre travaille pour la perte des démocrates khmers. Les deux, ensemble, élaborent, sans le savoir, un plan pour détruire le pays. Avec les hommes de pouvoir, ils déciment le peuple khmer au même titre que les Khmers Rouges.

 

J'ai appelé ces deux Excellences par leur prénom selon la coutume khmère. J'ai de la peine de le croire, après deux jour seulement de défaite électorale, le 5 juin, Rainsy recommence comme en 2008, par un appel au rassemblement des forces démocratiques, non pas pour combattre le pouvoir, mais pour préparer les prochaines élections. Cet appel est insultant pour ses militants et ses électeurs, parce que l'auteur n'a même pas pris le temps de les expliquer les résultats de ces élections. Il reconnaît implicitement par cette déclaration la victoire du PPC. Il acceptait donc que les élections s'étaient déroulées dans des bonnes conditions démocratiques. Donc, on passe à autre chose.

 

Rainsy n'ose pas contester les résultats des élections, parce qu'il veut négocier avec le parti au pouvoir de ses conditions de retour au pays. Il croit que sa docilité cette fois-ci soit interprétée par le maître du pays comme une nouvelle demande du retour au pays. Il se trompe lourdement, parce qu’il ne représente rien pour le dernier pour deux raisons : 1. Il est abandonné par les cadres du parti, on parle de lui, parce que le parti porte son nom et le parti peut fonctionner normalement sans lui. Il a un rôle honorifique que fonctionnel, parce qu'il n'est pas un grand stratège avéré. Et tout le monde le savait de cette défaillance. Il agit toujours par impulsion. Il fait peur à ses amis. Son absence prolongée fait beaucoup de bonheur aux certains cadres du parti. Heureusement, il a une certaine influence au parti, parce qu'il est encore utile : rabatteur des fonds de soutien. 2. Il est délaissé par les pays occidentaux par son incompétence dans le rôle de leadership de force active de l'opposition démocratique. Il n'est pas considéré comme un leader de type charismatique. Il est instable en politique étrangère. Il mange à tous les râteliers : la Chine, le Vietnam, etc. Il change souvent sa position doctrinale et idéologique. On a des difficultés à suivre sa vision globale de la politique. Il est perdu sans le soutien du Prince Sihanouk. Il est toujours vu comme le produit du Sihanoukisme.

 

 

La rencontre entre PSR et PDH, prévue dans quelques jours aux Philippines, sera comme en 2008. Le palabre sera aussi longue et sans avoir le résultat concret, parce que les deux partis ont des intérêts diamétralement opposés. Le PDH, prisonnier de sa stratégie de survie dans le régime actuel, n'aurait aucune marche de manœuvre pour travailler avec le PSR. La fusion du PDH avec PSR serait la fin de Sokha politique, parce que son existence  est précaire. Son statut de l'ancien prisonnier politique ne suffit pas pour s'imposer dans la vie politique nationale et internationale. Il est toujours vu plutôt comme humanitaire que politique. Il n'est pas un leader charismatique. Son alliance avec Pen Savan, ancien cadre du PPC, ancien communiste, fait du tort à son image de démocrate. Comme Rainsy, il n'est pas un grand stratège. Il ne fait que réagir aux événements qu'agir pour les créer dont les élections sont seules actions politiques concrètes pour PDH. Sa politique de la "3ème voie" et de "pas par pas" sont insaisissables. PDH manque beaucoup de cadres compétents pour être vu comme un parti de gouvernement et pour élaborer un projet politique, économique et social cohérent pour gouverner le pays. Changer le PPC n'est pas un programme du gouvernement.

 

Comme je l'ai dit, PDH et PSR ne peuvent pas s'entendre, parce que PSR est un parti qui veut. Il n'y a donc point de modifications, d'accommodations, de termes, d'équivalents, de pourparlers, de remontrances ; rien d'égal ou de meilleur à lui proposer. Lisez bien la déclaration de Rainsy du 5 juin, et vous comprendrez tout de suite que le cadre de pourparlers avec son parti est déjà imposé (j'ai décidé de créer un bureau...) sur une base de la victoire imaginaire des élections communales du 3 juin. Avec ce ton impétueux, j'imagine que les gens qui fassent la queue pour le rencontrer aux Philippines sont des charlots. Je n'accuse pas Sokha et ses amis qu'ils sont des gens peu fiables. Leur acceptation à l'invitation de Rainsy est un acte politique positif pour la démocratie, mais cette rencontre entre les deux partis, avec chacun son égo, sera limitée au palabre sans fin comme en 2009. Comment pourraient-ils faire peur aux stratèges vietnamiens qui font faire exécuter par le maître du pays leur plan : bâtir une - Indochine vietnamienne -. Je ne suis pas pessimiste ; je suis triste, c’est tout.

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 20:32

Voyage en Indonésie en Juillet 2008 291

Cet épithète est injurieuse, mais comment puissé-je trouver un autre mot pour qualifier les perdants prévisibles de ces élections ? Après avoir obtenu des résultats honteux, ces rêveurs entamaient comme d'habitude l'hymne de contestation : " Nous sommes cocus. Levons-nous pour faire la révolution ". Avec qui ? Et avec Quoi ? Je me pose calmement ainsi la question.

 

Tu ne me dis pas que les suffrages sont truqués d'avance. Oh non ! Tu es déjà prévenu des brigues du PPC depuis vingt ans. Pauvre ami, avec ta voix étranglée par les sanglots retenus, c'est la honte pour la démocratie. Il ne faut pas que tu incrimine le PPC de ta défaite, parce que tout le monde connaît la nature maléfique de ce parti. C'est toi et toi seul qui est responsable de cette déroute. Dans ce fiasco, tu décourage pour longtemps tes militants qui se dévouent à la cause de la démocratie. Tu te trompes entre la non-participation des élections et la violence. Tu réponds par une pirouette à cette question que tu préfères le changement du pouvoir par la voie des élections que celle des manifestations violentes dans la rue, mais tu n'as pas dit que ces élections ne sont pas démocratiques. Et tu sais très bien qu'après ces élections, il n'y aurait pas, ni changement, ni manifestations violentes, il n'y aurait que le désespoir et l'attente du sauveur, celui qui n'arrive jamais. Tu le sais, parce que pendant vingt ans que tu attendais en vain une fougue populaire contre le pouvoir. Et pendant ce temps, tu attendais une fois tous les cinq ans pour participer aux élections pour être existé. Cela a un nom, mon pauvre ami : T'es un Parti élection. Les élections pour toi, c'est tes fonds de commerce. Ton slogan de publicité est ridicule et tu rends des services au parti au pouvoir sans le savoir : Voter, c'est pour éviter la violence. Mais la violence du pouvoir en place est déjà là et partout dans le pays : Voter donc, c'est pour augmenter la violence. En revanche, ne pas participer aux élections, pour toi, ce serait une catastrophe pour tes intérêts particuliers, ton existence. Cela a un nom, mon pauvre ami : T'es le dépositaire du pouvoir despotique du PPC au même titre que la monarchie khmère actuelle. Malgré cet échec, Tu participeras encore aux élections législatives l'an prochain, parce que ta nature et ton principe de démocratie n'est pas clair. T'as une nature d'égoïsme et un principe de l'aristocratie : il suffit qu'il y ait des lois, pour qu'a cet égard elles soient exécutées. Ta participation aux élections non démocratiques répond à ce principe. Quoi qu'il en soit, t'avais toujours agit par instinct que par raison. Les résultats des élections d'aujourd'hui, avec 42 communes à partager, c'est la honte pour toi. On te voit comme des partis irresponsables. Mais mon bon ami, je te connais bien, avec ces résultats médiocres, tu serais très content quand même, parce qu'ils te permettront d'exister dans le système du pouvoir actuel. Pauvre ami !

 

Et le peuple khmer ? Il attend encore son sauveur, celui qui n'arrive jamais. Je supplie qu'on ne s'offense pas de ce que j'ai dit, je parle après tous les faits. Je sais très bien qu'il y ait, dans tes rangs, des braves qui se battent pour la démocratie, mais ta stratégie de survie, je ne dis pas de conquête de pouvoir, parce qu'il n'en existe pas, les conduit tous dans la défaite. 42 communes ne sont pas des signes du début de la victoire, elles représentent en réalité une faiblesse pour les partis qui prétendent d'être les partis du peuple indigné. Attendons voir en 2013 : Tu seras à nouveau éloquent pendant la campagne électorale. Tu répéteras la même chose : L’objet des élections, c’est la victoire, celui de la victoire, la conquête du pouvoir, celui de la conquête du pouvoir, la gouvernance. C’est bon de t’entendre parler ainsi en 2013. Mais 2013 est la même chose que les années 1993, 1998, 2003 et 2008. Elle sera déjà le passé. Tu ne prononceras jamais le mot « élections », tu ne s’inquiéteras de rien d’autre que de la campagne électorale. Pour toi, c’est la campagne électorale qui est plus importante que les élections d’elles-mêmes. Gagnant ou perdant, c’est la même chose, parce que ton but n’est pas comme tu dis, la victoire, mais la survie dans le système. Cela s’appelle le bon perdant, mon pauvre ami !

  

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 16:01

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Dans le préambule de la constitution de 1993, l'identité du peuple khmer est bien déterminée. Voici le texte : " Nous, Peuple Khmer, ayant connu la civilisation grandiose d'une nation prospère, puissante et glorieuse dont le prestige brillait comme le diamant..."

Par cette déclaration, les Constituants khmers reconnaissaient implicitement que le peuple khmer est un peuple histoire, héritier successif d'un peuple qui existe depuis plusieurs millénaires, appelé "Peuple Khmer". Par cette reconnaissance implicite, il est évident que la nationalité khmère soit régit par la "loi du sang", non pas celle du sol. Or la loi de nationalité khmère privilège la seconde. Cet écart de l'esprit place la loi de nationalité en vigueur en situation de loi anticonstitutionnelle. Donc, j'aimerais y avoir des avis de nos éminents juristes khmers. Le mien est sans doute motivé et limité par le ressentiment. L'éclair de pensée des experts est la bienvenue dans ce débat.

 

L'histoire suffit-elle à légitimer une identité d'un peuple ? C'est l'histoire qui fait le peuple et c'est elle aussi qui accompagne chaque peuple dans son évolution dans le temps de l'humanité. On réfère souvent à l'histoire pour régler du conflit territorial entre deux pays voisins, exemple de l'affaire du temple Preah Vihear. On revendique ses droits en faisant référence à l'histoire, l'exemple de la ville de Jérusalem. La loi de nationalité américaine, fondée sur la loi du sol, est le produit de l'histoire de la création des Etats-Unis d'Amérique : la conquête des territoires des Indiens et l'immigration des divers peuples de l'Europe à la terre promise. La France a choisi la loi du sol en faisant référence à l'histoire de son pays : l'histoire de la révolution. Mais, la majorité des pays dans le monde préfèrent la loi du sang en prenant l'histoire de leur pays comme point de repère de l'identité de leur peuple. Quant au Srok Khmer, nos législateurs font le contraire à la leçon de l'histoire pour déterminer la nationalité khmère en basant sur la loi du sol : dans l'histoire, l'identité khmère est toujours menacée par les voisins expansionnistes. On voit bien dans cette loi, nos législateurs n'ont pas une vision globale du cadre de la loi du pays, une constance d'esprit et ils ont en plus une mémoire oublieuse. Il est insensé de prendre la loi du sol comme base de nationalité dans un pays qui a été occupé par une armée étrangère pendant une décennie, qui a manqué deux millions d'habitants, tués par les Khmers Rouges et qui a un voisin ayant quatre-vingt million d'habitants. Ceci prouve bien qu'au Srok Khmer, l'histoire ne permette pas donner une légitimité au peuple khmer d'être l'héritier de ses ancêtres.

 

L'histoire au pays des Khmers n'est qu'un ornement de la maison royale ou des hommes au pouvoir. La Constitution est aussi un décor du pouvoir, dont la foi du peuple khmer à cette charte n'est qu’un rêve. Le Pouvoir actuel au Srok Khmer ne peut pas admettre que la loi de nationalité khmère soit inconstitutionnelle, parce que cette loi lui sert pour perdurer au pouvoir. Quand je parle du Pouvoir, je ne fais pas la distinction entre la majorité et l'opposition, parce qu'ils partagent le même pouvoir, c'est celui du mensonge. Cette discussion n'a pas l'esprit du racisme. Elle est évoquée pour un seul but : préserver les Khmers dans leur propre pays, dans lequel 50% de la population est d'origine étrangère. Chaque erreur commise dans le passé par les dirigeants khmers coûtait cher au pays. La moitié de la population khmère y périssait déjà. Chaque élection, depuis 1998, permettait aux Vietnamiens de venir s'installaient en grand nombre au pays. Ces immigrés deviennent des résidents privilégiés et bénéficient immédiatement une protection spéciale de la part des autorités khmères. Dans cette situation, les patelins, cadres des partis de l'opposition, ont lancé inconsciemment la campagne électorale, comme le Srok Khmer est un pays démocratique, sans avoir cherché à comprendre le pourquoi peuvent-ils distribuer leur profession de foi en toute liberté ? Une fois tous les cinq ans ils se réjouissent de cette liberté surveillée comme des gamins qui jouent dans la rue pendant la pluie. Et  ils donnent un nom à cette campagne, « pour le changement ». La loi anticonstitutionnelle ou non, ce n'est pas leur préoccupation durant les deux mandats passés. Avec leur tête de bourrique, il est difficile de suivre leur logique. Dans ces élections avec une loi anticonstitutionnelle et pays non démocratique, l'opposition se rende d'elle- même dans le rang du parti au pouvoir. Ce que des grenades n'auraient pas obtenu, l'obéissance l'a fait. Belle victoire pour le parti au pouvoir. Parler de la loi de nationalité pendant des élections est sans doute anachronique, mais c’est cette loi qui fait gagner les élections le parti au pouvoir. Le Srok Khmer a besoin aujourd’hui la conscience humaine, c’est quelqu’un qu’on ne voit pas, et qui est plus fort qu’une armée. Non ! les élections ne sont pas le mal nécessaire pour le peuple Khmer ! Non ! le mal n’est jamais utile !

 

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 08:34

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Il y en a beaucoup dans la société khmère d’aujourd’hui. Et nous assistons à la victoire de la communauté sur la société. Peut-être les Khmers sont en train de vivre, sans le savoir la fin de la société khmère dont ils étaient, depuis la nuit des temps, les héritiers successifs ?

En 1991, l’ONU a bâti au Srok Khmer une nouvelle société des ethnies, parce qu’elle a inspiré du livre, intitulé "la guerre non déclarée contre la République Populaire du Kampuchéa", publié en 1985 par le Ministère des Affaires Étrangères de la R.P.K. Une phrase dans ce livre qui révèle la nature de ce régime : « Les Khmers ne constituent que l’une des ethnies du Kampuchéa, bien que largement majoritaire dans le pays. Il est donc exact d’employer le terme  "peuple kampuchéen"  plutôt que le terme  "peuple khmer" ». Dans aucun autre pays au monde, les pouvoirs publics ne s’attribueraient pas le droit de remplacer le nom d’un peuple au nom d’un dessein politique. Depuis 1993, la R.P.K. prend aujourd’hui le nom du Royaume du Cambodge, les mêmes dirigeants n’avaient de cesse de bâtir, à travers le « patriotisme indochinois », une nouvelle société kampuchéenne, composée de plusieurs communautés : Vietnamiens, Chinois, Chams, Montagnards, Khmers, etc. 

Quand les Khmers sont en déshérence et leur vie culturelle réduite à la portion congrue, place à la puissance de culture des autres communautés, la société khmère elle-même est menacée de perdre son identité. Le processus d’« ethnicisation » est déjà en phase terminale : Ce serait donner aux allogènes à terme un statut de militants de l’ethnicité qui revendiqueraient légalement le droit d’existence en tant que peuple différent par rapport à la population autochtone. Ce serait une véritable transformation qui touche à la matrice même du Srok Khmer, peuple-nation, non nation khmère. Le droit du sol, expression de la volonté intégratrice, dans un pays comme le Srok Khmer, pousserait la structure de la société vers le communautarisme. Ce droit est mis en application sans passer par un délai d’observation ou une phase d’expérimentation, parce que la monarchie khmère a fait une concession avec le pouvoir en place pour avoir son billet de retour. Que nous sachions, les leaders de l’opposition d’aujourd’hui ont voté la loi de nationalité sans hésitation.

Nous ne sommes pas contre le multiculturalisme, parce qu’il est une richesse pour un pays, mais l’existence de multiculturalisme au Srok Khmer d’aujourd’hui est un pis-aller dangereux pour renforcer la cohésion nationale : les minorités culturelles se donneraient la main afin de bâtir une alliance et de modifier l’identité de la société khmère en société kampuchéenne. Aujourd’hui tout vient d’elles est sacro-saint : elles bénéficient du goût des Khmers pour la prosternation devant les autorités qui sont de leur côté. Les Khmers qui sont éduqués à courber l’échine en face du Pouvoir, de l’État, voire des minorités puissantes. Les patriotes khmers sont à nouveau, rongés par mauvais conscience. Et la perspective d’affronter ce mal est limitée à la participation aux élections non démocratiques. Etrange stratégie.   

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 07:36

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Nous le savions que depuis la nuit des temps la force du mal avait triomphé sur celle du bien au pays des Khmers. Après l’intervention de l’ONU en 1991, la démocratie, ouverte aux autres mains, tutélaire, douteux mais incontournable, nommé « alliance monarchie-communisme », en un mot le moins mal pour le peuple khmer déboussolé par deux décennies de guerre. Une fois les Khmers Rouges disparus, cette alliance semblait promise à une victoire éternelle. Ni adversaire pour la combattre, ni contre-idéologie pour la pousser dans ses retranchements. Dans cette situation léthargique, il y a même quelques fous qui osent dire qu’ils regrettent la disparition de Pol Pot et sa bande pour jouer le rôle de l’opposition.

Aujourd’hui, à la veille des deux scrutins majeurs, nous cherchons à comprendre les activités de l’opposition depuis les cinq années passées dans le Srok Khmer, dominé par ses minorités, une société émiettée, des citoyens déchirés, des individus déboussolés, des dirigeants puissants. Qu’observons-nous ? Les activités humanitaires parsemées, la défense des frontières, le soutien des victimes face à la puissance pouvoir public, etc. Ces activités sont sans doute dominées par le désir de justice, mais elles sont escamotées par les affrontements entre les forces de l’opposition. Il est donc difficile à comprendre ce clivage. Nous avons cru, pendant deux décennies, à la force de l’opposition comme un instrument de régulation face au pouvoir absolu. Sous le poids de la répression, vous avez inventé de nouvelles techniques de survie. Vous êtes devenus, en effet, aujourd’hui un mannequin de la démocratie dans la vitrine de la dictature. Et à chaque fois celle-ci commence à hoqueter, vous abandonneriez vos charges de défendre l’intérêt général pour préserver vos intérêts matériels. C’est à ce jeu sophistiqué que vous employiez qui créait la division dans votre rang et qui faisait voler en éclats la force de l’opposition. Etonnante transformation du visage de l’opposition : liée par des valeurs communes de la démocratie et de la justice s’est brutalement désarticulée, laissant apparaître les intérêts de clans. Votre existence aujourd’hui ressemble de plus en plus à une petite ONG. Pouvons-nous croire encore que vous êtes une force de l’opposition politique ? C’est de plus en plus difficile.

Aujourd’hui, vous croyiez bâtir un avenir en lançant dans la bataille électorale en ordre dispersé, mais tout le monde le savait que cette compétition est limitée aux pulsions de l’instant et aux réflexes des vaincus. Sur la ruine de vos grands projets politiques, vous essayez encore une fois faire fleurir une parole prodigue qui baigne toutes choses dans une sorte de bonté impérieuse. Ou la guerre des mots  s’est substituée à la guerre des promesses qui s’affrontent pour un temps électoral. Pour vous, un ou deux sièges de plus serait une grande victoire. S’agit-il d’une pensée d’égoïsme, d’indifférence et narcissisme ? Vous êtes responsables de vos actes devant l’histoire, parce que vous êtes incapables d’assumer une idéologie dominante pour le peuple khmer : la démocratie.

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 22:21

 DSC05407Pourquoi voter ?

 

L’opposition, au nom de la démocratie, participera pour la nième fois aux élections non démocratiques. Le vote n’est pas libre, parce que la liberté d’expression n'est pas garantie par loi. On fait voter que tout est fini, qu’il y a plus rien à attendre, parce que le pays a déjà un maître. Dans ces scrutins, il y aurait deux candidats : Premier candidat, le Maître ; deuxième candidat, l’Idiot. Le Maître sait ce qu’il veut. Il demande au peuple effaré de choisir entre la dictature et le chaos. Voter la dictature, tu auras une vie sauve ; voter le chaos, la société par terre, ta maison confisquée, ton champ brulé. L’Idiot demande au peuple affamé de choisir entre la dictature et l’échec. Voter la dictature, tu auras une vie triste ; voter l’échec, il y aura aussi la vie triste. L’Idiot sait qu’il ne pourrait pas gagner ces élections, parce qu’elles ne sont pas démocratiques. Pourquoi voter ?

Voter dans ces conditions, c’est comme on demande au peuple souverain, non-seulement de se dessaisir de ses responsabilités, mais d’abdiquer de son statut de citoyen pour cinq ans encore. Après le scrutin, il sera rien, c’est-à-dire il est redevenu sujet du régime. Il faut bien comprendre que ce vote est unique point d’appui, l’unique rempart du pouvoir prodigieux du régime actuel. Il est le bouclier et le glaive du Maître. Ce régime a besoin ces scrutins truqués pour exister. Ses dirigeants gouvernent le pays aujourd’hui les mains dans le dollar jusqu’aux coudes. A chaque scrutin, ils font une concession à l’opposition pour qu’elle accepte de participer à leurs jeux électoraux. Cette concession peut se résumer en une ligne : « Je permets que tu parles, mais j’exige que tu te taises ». Ces gens savent que ce ne sera pas les partisans de l’opposition qui ouvrent les urnes, ce sera les mains invisibles qui le feront pour assurer leur victoire. Si l’opposition ose tirer cet unique point d’appui, le régime tombera dans l’inégalité.

Il y a deux choses dans ce monde qu’on appelle le bien et le mal. Mentir n’est pas bien, trahir est mal, assassiner est pire. Cela est défendu. Par qui ? L’opposition élégiaque revendique cette tâche, mais à chaque scrutin, elle fait toujours le contraire. Elle fait aussi la concession avec le pouvoir, parce que ce scrutin triché est aussi son unique point d’appui pour exister. Dans la dictature, le Maître et l’Idiot peuvent vivre en cohabitation jusqu’au prochain scrutin. Le dialogue qu’on pourrait échanger avec l’opposition :

-Vous êtes nommé Opposition ?

-Oui.

-Le prendriez-vous pour collaborateur du régime ?

-Non, certes !

-Mais pourquoi voter ?

-Pour exister.

-Exister pour faire quoi ?

-Pour exister.

-Et le peuple souverain ?

-Tu parles, c’est une néologie. Ce peuple peut encore attendre son sauveur, celui qui n’arrive jamais.

Dans la dictature, en haut, le Maître barbare donne des ordres, qui exécutent en bas par des hommes barbares, qui acceptent au milieu par des idiots. Ainsi, la barbarie garde le secret à la bestialité. De là ce silence horrible. Ce silence, c’est la participation aux scrutins trichés. Cette participation est un spectacle en attendant qu’elle devînt un canular pour le peuple. On sait que la dictature puisse être élue par la voie démocratique, mais n’est la démocratie. Il y a quelque différence entre conquérir le pouvoir et le filouter. Ce qui est certain, c’est que les prochains scrutins seront un mensonge. L’opposition croit marcher vers le pouvoir, elle ne s’aperçoit pas qu’elle monte au poteau. Plusieurs fois déjà elle marchait sur la même rue et tombait toujours dans le même trou. Un poème suivant s’adresse à chacun de nous. Il est intitulé : « Autobiographie en cinq actes ».

1.Je descends la rue. Il y a un trou profond dans le trottoir : Je tombe dedans. Je suis perdu…Je suis désespéré. Ce n’est pas ma faute. Il me faut longtemps pour en sortir.

2.Je descends la même rue. Il y a un trou profond dans le trottoir : Je fais semblant de ne pas le voir. Je tombe dedans à nouveau. J'ai du mal à croire que je suis au même endroit, mais ce n’est pas ma faute. Il me faut encore longtemps pour en sortir.

3.Je descends la même rue. Il y a un trou profond dans le trottoir : Je le vois bien. J’y tombe quand même… c’est devenu une habitude. J’ai les yeux ouverts. Je sais où je suis. C’est bien ma faute. Je ressors immédiatement.

4.Je descends la même rue. Il y a un trou dans le trottoir : Je le contourne.

5.Je descends une autre rue…

(Extrait du livre tibétain de la vie et de la mort – Sogyal Rinpoché) 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 16:12

 DSC05407La bévue

 

Tous les pays pourraient changer. Il faut être pessimiste extrême pour ne pas y croire. Les États-Unis ont changé après le 9 septembre, la Tunisie, l’Egypte et Lybie ont changé après le printemps arabe. La France vient de changer le Président de la République. Le changement est donc un processus naturel de toutes formes de vie sur notre planète terre et dans l’univers. Le Srok Khmer (Cambodge) depuis sa naissance changeait son statut, sa physionomie géographique et sa structure de la société. Aujourd’hui, il n’est plus le même qu’il était hier. Il poursuit sa route de changement en vitesse de lumière. Ceux qui ne s’aperçoivent pas ce phénomène font de l’attentat contre la réalité. Cet esprit voilé, c’est un avenir qui sombre dans le baillage ; c’est une vie qui piétine. Mais ceux qui voient le changement en mouvement, il faut qu’ils aient l’âme chevillé au corps, car son courant est fort.  Par sa force, il pourrait apporter tous les freluquets au monde du plaisir effréné, quant aux fortiches, ils en profitent pour rafraichir leurs intelligences. On sait qu’il y a deux formes de changement : le progrès et la décrépitude. Le Srok Khmer, est-il sur quelle voie de transformation ?

Force est de constater que le Srok Khmer, depuis plusieurs siècles, prenait le chemin de la décrépitude. La poursuite de cette décadence est encore dans la mémoire collective du peuple khmer : - de 1975 à 1978, Pol Pot a tué la vie de ses compatriotes, - de 1979 à 1989, les soldats vietnamiens ont tué l’âme khmère, après avoir libéré, sabre au clair, les Khmers de l’enfer de l’Angkar (Parti communiste khmer), - après l’intervention de l’ONU en 1991, le peuple khmer revit et attend toujours son sauveur mythique, nommé Preah Bât Thomeuk, celui qui n’arrive jamais. Aujourd’hui au pays des khmers, les faiseurs de rois, leaders du parti au pouvoir, se disent : « nous n’avons pas besoin des Khmers intelligents, des patriotes, nous avons besoin d’hommes sûrs qui pourraient nous aider à rester au pouvoir à vie ». Mais nous savons que le pouvoir est comme la vie qui doit soumettre à la loi de la nature : la naissance, la décrépitude et la fin ou la mort. Jusqu’à présence, depuis l’existence de l’humanité, aucun pouvoir, bon ou mauvais ne peut pas résister à cette loi.

On constate qu’à chaque changement du pouvoir au Srok Khmer, il n’y avait rien après, il a toujours fait peur au peuple khmer, parce qu’il y a eu beaucoup de morts, mais les croquemitaines en disaient  aux Khmers, c’était pour votre bien. Cette forme de changement n’est pas une conquête du progrès, comme un fleuve qui coule, mais comme un déluge qui inonde la rizière des paysans. Le changement au Srok Khmer était toujours féconde en catastrophe : la république khmère déclencha l’invasion des troupes Viêt-Cong, le Kampuchéa démocratique permit au Vietnam d’occuper le pays et la restauration de la monarchie d’aujourd’hui légalise le protectorat vietnamien au pays des Varmans (race des rois d’Angkor). Pourquoi ?

Victor Hugo écrit : « Ce qui doit être sera ; il faut que ce qui doit couler coule, que ce qui doit tomber tombe, que ce qui doit naître naisse, que ce qui doit croître croisse, mais faites obstacles à ces lois  naturelles, le trouble survient, le désordre commence. Chose triste, c’est ce désordre qu’on avait appelé l’ordre ». Le désordre au Srok Khmer d’aujourd’hui est la - résignation des Khmers qu’on appelle la paix des hommes au pouvoir - . Ce peuple khmer veut toujours le bonheur sans péril. Il attend toujours le sauveur, celui qui n’arrive jamais. En 1993, ce peuple a fait confiance au prince Sihanouk en croyant qu’il soit le prince sauveur. Il lui fit un cortège pour sa victoire. Mais, après la restauration de la monarchie, ce sauveur repart vivre en Chine en laissant ses supporteurs vivent dans la misère et la peur. Cela permet la lente remontée du PPC au pouvoir absolu. Ce qu’on appelle le pacte des diables ou la paix des démons. Cette situation n’est pas mis au ban par l’opposition, parce qu’elle est aussi signataire de cet accord feutré dont la résignation des Khmers est une aubaine pour tout le monde. Député de l’opposition est aussi député d’un régime dans lequel les dirigeants actuels prétendent sans vergogne de garder le pouvoir à vie. C’est cette déclaration qui m’effraie. L’opposition, par sa participation aux diverses élections non démocratiques, cautionne cette dictature. Aujourd’hui, tout le monde participe au raout mondain du parti au pouvoir. La victoire aux élections sénatoriales met une nouvelle fois l’opposition dans une bévue, parce qu’elle croit vraiment que cette victoire s’ouvra la voie du changement. Cette victoire grisée est plutôt un appât qui attire l’opposition dans la nasse du parti au pouvoir : faire rêver à S.E Sam Rainsy et Kem Sohka que les prochains scrutins, vous êtes sur la liste des vainqueurs potentiels, comme dans la publicité sur l’internet : cliquer pour jouer votre chance.                                           

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 10:44

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Les prochains scrutins au Cambodge

 

Pour qu’un scrutin politique soit valable, il faut trois conditions absolues : premièrement, que le vote soit libre ; deuxièmement, que le vote soit éclairé ; troisième, que le chiffre soit sincère. Je n’ai rien inventé de cet axiome, c’était Victor Hugo, dans son livre, intitulé Napoléon, Le petit, l’auteur s’interrogeait sur l’avenir de la France, après la publication, du 2 décembre 1851, des six décrets du prince-président : la dissolution de l’Assemblée nationale, le rétablissement du suffrage universel masculin, la convocation du peuple français à des élections et la préparation d’une nouvelle constitution pour succéder à celle de la Deuxième République. Celle-ci, proclamée en février 1848 a duré moins de quatre ans.

Bien entendu, on ne peut pas faire la comparaison de la situation politique de la France en 1851 à celle du Royaume du Cambodge d’aujourd’hui. Mais la question des conditions de vote au Cambodge reste toujours en point d’interrogation. Comment le parti au pouvoir compte-t-il y faire pour que la suspicion sur les prochains scrutins, élections communales au mois de juin et législatives au mois de juillet, soient irréprochables ?       

Si le Cambodge d’aujourd’hui est démocratique, l’axiome cité ci-dessus ne soit qu’une idée saugrenue. Mais si la démocratie n’est pas encore  un champ où on voit pousser la liberté, il est utile, en effet, de rappeler des trois conditions absolues pour que le scrutin soit valable.

Je ne fais ici que de calquer des propos de Victor Hugo en modèle réduit, parce que je n’ai ni l’intelligence, ni statut de ce dernier. Je me permets de le faire, parce que Victor Hugo a écrit : « L’éternelle poésie se répète-t-elle ? Non. Elle est la même et elle est autre. Même souffle, autre bruit. Prenez-vous le Cid pour un plagiaire d’Ajax ? Prenez-vous Charlemagne pour un copiste d’Agamemnon ? ». Personne n’est propriétaire de la beauté et de l’esprit de la loi. Le peuple khmer ne souhaite que les prochains scrutins soient démocratiques, c’est-à-dire :

Que le vote soit libre : que chacun qui vote se recueille et se demande sous quelle violence morale et matérielle il a déposé son bulletin dans l'urne. Chaque commune n’a pas d’espions et de dénonciateurs. Voter contre le pouvoir en place, ce ne serait pas la prison, l’expulsion de la propriété.

Que le vote soit éclairé : Dans ces scrutins, ont-ils rempli ces conditions de presse libre, de réunion libre, de tribune libre, d’affichage libre, de colportage libre, d’enquête libre ? Liberté donc, liberté de s’éclairer par tous les moyens, par l’enquête, par la presse, par la parole, par la discussion. Ceci est la garantie expresse et la condition  d’être du suffrage universel. Pour qu’une chose soit faite valablement, il faut qu’elle soit faite sciemment. Où il n’y a pas de flambeau, il n’y a d’acte.  

Que le voit soit sincère : Que les résultats du vote soient le fruit de la liberté, du suffrage universel, et que sa légitimité est sortie de l’urne du scrutin. Cette urne est une justice. Rien n’est beau que le vrai. Ce vrai-là ! C’est un avenir pour le pays qui germe ; c’est une société qui fleurit. Le faux serait le chaos. Que sortait-il du chaos ? toujours l’étincelle ; que sortait-il du nuage ? toujours la clarté.    

         

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 10:03

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Merci M. le Président

 

La France est coupée, électoralement parlant, en deux, mais elle a un nouveau Président, il s’appelle François Hollande. Celui-ci est élu avec 51,62 % des voix. Mais 48,38 % des Français ont voté pour le Président sortant, M. Sarkozy. Celui-ci est battu sans doute, mais sa sortie est respectable, parce qu’il résistait mieux qu’on avait fait croire dès le début de la compagne électorale qu’il n’aurait pas pu passer au second tour. Ce score ne ferme pas l’espoir à la droite républicaine de garder la majorité à l’Assemblée nationale aux élections législatives au mois de juin prochain.

 

Je salue le bilan du Président sortant. Pendant cinq ans de sa présidence, la France maintient bien son rang de grande puissance européenne et mondiale. Avec l’Allemagne, elle fait tout pour sauver l’Euro, fragilisé par la crise mondiale. Avec la panne de croissance, l’économie française n’est pas en situation de récession. Certes, le taux de chômage augmente, mais moins vite que les autres pays européens. Bien sûr la France est derrière l’Allemagne, mais elle n’est pas non plus un pays sous perfusion d’aides et placée sous surveillance de la banque européenne et FMI. Elle reste toujours un acteur incontournable pour bâtir l’avenir de la communauté européenne et joue un rôle majeur sur la scène internationale dans le domaine de défense de la démocratie et des droits de l’homme. La France est toujours respectée dans toutes les institutions internationales. Elle est considérée comme l’héritier légitime de la culture humaniste. Son nom s’est fondu avec des grands noms de l’humanité, tels que Jean Jacques Rousseau, Victor Hugo, Jean Jaurès, et les autres. M. Sarkozy n’avait pas sali la France que je sache. Soyez un peu lucite avant de juger son bilan par voie raccourcie. Ce jugement lapidaire, c’est faire fi de la réalité du bilan du quinquennat de M. Sarkozy.

 

Je salue l’homme, parce qu’il est courageux et combattif. M. Sarkozy aime son pays et pendant trente-cinq ans, il sert son pays avec passion comme maire, député, ministre et président de la république. Il est élu de la nation. Son mandat est toujours démocratique. Les détracteurs de M. Sarkozy prétendaient que ce dernier soit primesautier. Ils prenaient une réplique du Président sortant « Case-toi, pauv’con » à une insulte venant d’un homme comme il avait fait étriper à ce citoyen. Cette histoire devient le bréviaire des journalistes. Bien sûr, M. Sarkozy est marri de sa réaction spontanée. Cela prouve qu’il est un être humain comme des autres,  comme vous et moi. Président ou pas, l’humain est toujours spontané devant l’injustice. M. Sarkozy n’est pas du même acabit des dictateurs. Il est citoyen français et Président de la République française. Je lui salue en tant que l’homme et lui remercie en tant que Président. Merci M. le Président. Et je souhaite bon vent pour le nouveau Président, M. Hollande. La France a besoin un Président fort pour défendre ses intérêts.

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