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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 16:46

La fin de la démocratie au Cambodge

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La fin de la démocratie au Cambodge (Texte en Khmer)

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 05:08

Les Temps au Cambodge

 

Au Cambodge d’aujourd’hui, il y deux temps : Temporel, atemporel. Le premier est le temps pour la population khmère, le second appartient aux dirigeants et aux politiciens.

 

Le temps temporel : Lorsque nous examinons le temps temporel, nous ne pouvons qu’être frappés par l’immobilisme de la pauvreté du peuple khmer. Chaque jour qui passe, chaque mois qui défile, chaque année qui change le nom du Saint bouddhique (ទេវតា ) et chaque siècle qui maintien la monarchie à la tête du pays, le peuple khmer vit toujours dans la pauvreté quasi absolue. Nous savons que le temps temporel a une durée limitée pour les êtres humains et cette limite est encore réduite pour les Khmers pauvres, qui représentent 90% de la population totale, parce que leur espérance de vie moyenne est de 50 ans, et à partir de 35 ans, leur état physique se détériore deux fois plus vite que les êtres normaux. Il n’y a pas de famine, mais l’hygiène dans le régime alimentaire est quasi-absente, ce qu’on l’appelle la malbouffe. Cela tue plus vite la population pauvre dans un pays où le nombre de mort par la malnutrition n’est pas enregistré par le service de la santé publique comme une calamité sanitaire.

Dans le temps temporel, le peuple khmer perdait sa puissance. Avec l’accord de Paris du 23 octobre 1991, il reprend un peu de force, mais, cette force n’a pas assez d’énergie pour bondir hors de l’engrena de pauvreté. Dans le monde d’aujourd’hui, on révèle une humanité en train de s’arracher au sous-développement. Le Cambodge en fait partie sans doute. Mais le progrès n’est pas une ascension linéaire heureuse, facile sur tous les plans. L’arrachement à la mentalité obsolète, aux routines contrariée de la vie de tous les jours, produit dans le temps temporel, paradoxalement, presque autant de désorientation et d’avantage de souffrance que d’espoir. Très souvent, le maintien culturel et mental s’accompagne d’une crise de transition politique. Les Khmers déstabilisés ont des comportements sociaux et politiques bloqués. L’accession à la modernité mentale est limitée aux besoins biologiques, c’est-à-dire un instinct de survie.

Au Cambodge, le décollage économique ne s’accompagne pas le décollage politique où la transition démocratique n’est pas véritablement déclenchée, et où la violence du régime politique ne change pas depuis l’époque du prince Sihanouk jusqu’à aujourd’hui. En effet, le Cambodge actuel est dirigé par un régime  politique, dans lequel, il y a une combinaison entre le monarchisme et du communisme sous l’emprise de Hanoi. Mais personne ne nie pas la cruauté des Khmers rouges par rapport aux autres régimes. Que les Khmers eux-mêmes auraient bien du mal à comprendre l’auto-génocide commis par ces derniers qui sont Khmers comme eux. Cela fut difficile pour les victimes de Pol Pot de choisir un camp, après le 7 janvier 1979, dans le conflit idéologique entre les bourreaux, partisans de génocide et les envahisseurs étrangers, profiteurs de la faiblesse khmère. Le non choix de ces victimes permettait à l’armée vietnamienne d’occuper le Cambodge pendant dix ans et d’implanter une colonie de peuplement. En fait dans ce conflit, c’était au nom du Communisme qu’ils s’étaient entre-tués, dont le vainqueur est toujours le même. Il pratiquait une violence avec modération, mais le but serait le même : la gloire du Communisme, dans laquelle, la passivité du peuple khmer et la faiblesse du Bouddhisme largement contribué à sa victoire. Elle devrait assurer l’éternité du totalitarisme au Cambodge.

 

Le temps atemporel : Les dirigeants khmers d’aujourd’hui vivent hors temps, appelé le temps atemporel ou le temps de pouvoir absolu, parce qu’il est hors temps. Ce principe n’est qu’un retour conceptuel de la monarchie angkorienne. Le Roi-divin, introduisait au Cambodge par le roi Jayavarman II (802-850). C’est un concept qui assure l’éternité du pouvoir absolu, parce que le temps de Dieu est éternel, et un humain qui incarne divin pourrait bénéficier son soutien. Pour le pouvoir du Communisme, le temps atemporel n’est que le temps de la dictature du prolétariat. Un hors temps qui permet au parti communiste, le guide de la révolution violente, d’exercer un pouvoir absolu jusqu’à la destruction totale toute forme de l’État et la transformation de la société ancienne en une nouvelle société sans classe sociale. Mais ces deux buts qui n’arriveront jamais dans le temps temporel pour les hommes. Le Pouvoir absolu au Cambodge d’aujourd’hui n’est qu’une association entre le pouvoir divin et celui du communisme. Il invente un nouveau concept du temps atemporel pour être dans l’éternité, c’est le temps du développement économique, c’est-à-dire le hors temps que personne n’a droit de le critiquer. Le temps atemporel pour le Pouvoir absolu au Cambodge n’est donc que le temps de la dictature du parti au pouvoir au nom du « développement économique » au détriment du progrès social jusqu’à la destruction totale de l’identité khmère.

Bien sûr, il est facile d’associer l’aspect du progrès économique au totalitarisme, comme en Chine dont le point d’aboutissement ne peut être que l’affirmation de la réussite du parti communiste dans la sphère politique. Hun Sen est donc fier d’affirmer que ce modèle chinois est pratiqué au Cambodge : quand il y a un développement économique dans le pays, cela justifie son maintien au pouvoir et rien d’autre. La définition de la démocratie fut celle d’Aristote, qui, parfaitement moderne, associait la liberté à l’égalité pour permettre à l’homme de « mener sa vie comme il veut » est foutaise pour lui. Le temps atemporel du Déchau Hun Sen (តេជោ​ ហ៊ុន-សែន ) est le temps de l'expansion économique au nom de la dictature. Et l’on savait qu’au nom de « realpolitik », les grands pays de démocratie acceptent cette nouvelle forme de dictature pratiquée dont la Chine est l’inventeur.  Ce que l’on appelle chacun pour soi au nom de la realpolitik, expression éclatante en politique internationale dans le monde d’aujourd’hui.

Corroborés par cette nouvelle donne, certains khmers témoignent ainsi : quelles que soient les critiques adressées à Hun Sen, il n’est pas raisonnable de ne pas considérer le Cambodge comme un pays en voie de développement. Cette considération place inconsciemment le pouvoir de Hun Sen dans le temps atemporel. Avec une mentalité altérée et immuable, ces témoignages devraient assurer l’éternité du totalitarisme. Le Vietnam en est le premier bénéficiaire, parce qu’il est le maître du Cambodge. Ce que l’on appelle chacun pour soi au nom de la realpolitik, expression éclatante en politique internationale dans le monde d’aujourd’hui.

 

Le temps pour un moment

Nous, Khmers, nous avons un autre temps, appelé le temps pour un moment (សិន). Ce temps Send (សិន) est vu au premier abord comme un temps temporel. En réalité, il fait partie au temps atemporel, parce que ce « temps pour un moment » est hors temps pour nous. Ce temps est devenu notre culture politique : le choix par défaut. Ce choix est le « Send », il est dans le temps atemporel, parce que devant chaque choix c’est la mentalité qui parle plus fort que le bon sens politique. Et à chaque échec, les Khmers instruitsne posaient pas la question sur ses conséquences, car pour eux, il s’agit du choix pour un moment. Mais, dans le « Send » on ne fait rien d’autre, on attend dans l’éternité. Le « Send », c’est aussi le temps de refuge du peuple dans le désespoir. Et pour les hommes instruits, c’est le temps de soutien du pouvoir absolu. Ces deux temps sont synchrones, le premier enracinant dans la culture de la peur du pouvoir et le second assurant la légitimité du totalitarisme historique, adapté au nouveau contexte du Cambodge : l’association entre le régime monarchique, avec une efficacité aléatoire pour le peuple khmer, et le Communisme avec un résultat politique cynique pour l’humanité. Dans le « Send » le parti du salut national (PSN) se courbe devant le Vietnam agressif dans son propre pays, pourvu qu’il reconnaisse son statut de l’opposition participative ou l’association des malfaiteurs. Il ne faut pas oublier que la force du Vietnam vainqueur permet la fusion des cultures, parce que le Cambodge affaibli ne pourrait pas y résister.

Ces trois temps constituent un obstacle majeur pour instaurer la démocratie libérale au Cambodge. Et cette démocratie est une seule arme pour lutter contre la dictature et l’hégémonie du Vietnam. Absurde du point de vue de certains intellectuels khmers : le Cambodge qui puisse sortir de sa crise de transition démocratique avec la solution du couple Rainsy/Sokha. Il est pire de mentir sur la réalité au nom de la supériorité intellectuelle : on croit protéger ce couple alors qu’on le trahit. Si l’on veut être fidèle à des valeurs de la démocratie et servir le pays, on n’affirme pas que la démocratie soit en marche au Cambodge. En revanche, il est crucial de tout dire : ce qui marche, ce qui ne marche pas. Se taire, c’est tromper, et tromper, c’est altérerla démocratie.

 

 

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 05:59

Le Vietnam, après l’unification

 

Le Vietnam est en train de devenir pour le Cambodge un problème. Les Cambodgiens, vécus sous le régime sanguinaire des Khmers rouges, étaient habitués à voir en lui une solution. Libérateur de la geôle du Kampuchéa démocratique, il apparait de plus en plus, après les accords de paix de Paris du 23 octobre 1991, comme un facteur de conflit interne entre les Khmers. Il exige aujourd’hui de la population cambodgienne qu’elle reconnaissance qu’il est un « bienfaiteur » du Kampuchéa. Il provoque donc le peuple khmer en envoyant les millions des colons vietnamiens à venir s’établir dans son pays avec un mot d’ordre : le Cambodge appartient désormais au Vietnam. Hanoi applique ainsi un modèle stratégique classique de jadis mais adapté à sa puissance actuelle et au nouveau contexte international, la « stratégie d’apartheid ». Une politique de « développement séparé » entre les colons vietnamiens et les locaux khmers. Les premiers participent et profitent directement au développement économique dans les zones[1]  où ils s’installent en grand nombre. Quant aux locaux khmers, ils constituent une main d’œuvre de bon marché pour les usines chinoises, coréennes, vietnamiennes etc. En espace de deux décennies seulement, le niveau de vie des colons vietnamiens sont plus élevés que celui des locaux khmers. En effet, la chambre de commerce khmère d’aujourd’hui est dirigée par les Khmers d’origine vietnamienne et chinoise et à l’instar de leurs parents aisés, les enfants poursuivent leurs études dans les universités ou à l’étranger pour devenir les élites du pays. Quant aux enfants des locaux khmers, ils travailleront dans les usines comme leurs parents pour advenir, à l’âge de trente ans, les femmes et des hommes usés et inaptes pour poursuivre leurs activités.

Au-delà de leur fidélité à la politique du feu roi Sihanouk et de l’admiration qu’ils portent à leur propre intelligence, Sam Rainsy et Kem Sohka, soi-disant leaders de l’Opposition, manquent d’une vision d’ensemble. Leur dernière solution, l’accord avec Hun Sen, n’est qu’un problème de plus pour le pays, parce qu’elle n’est qu’une pastiche de la politique, menée par le prince Ranariddh quand celui-ci était chef du parti de l’opposition, appelé le Funcinpec. Cette vision incomplète ne contenait pas le facteur du Vietnam dans le problème khmer. Elle combine seulement considération du facteur personnel. Elle a un sens et son point d’aboutissement est la fin de démocratie et une reconnaissance officielle de la présence des millions des vietnamiens au Cambodge, succédant à cette étape importante qu’était la marche du peuple vietnamien vers l’Ouest. Celle-ci montre bien que la capacité intellectuelle de Rainsy et Sokha est moins sensible au mouvement de l’histoire. Ils concentrent donc leurs facultés d’analyse sur la présence symbolique de leur parti dans l’Assemblée du parti au pouvoir pour aboutir à un désir de paix qui habite généralement la majorité des hommes ordinaires.

Bien sûr, la démocratie libérale moderne penche vers la paix en toutes circonstances. Nous ne pouvons donc pas reprocher à ce désir de paix, mais dans cette paix, nous sommes confrontés à un cas d’empirisme, positif en théorie mais négatif en pratique. Que la paix dans un système non démocratique soit possible entre deux partis semblablement organisés trouveraient inévitablement une solution commune à leur différend. Mais par l’examen de l’histoire concrète qui prouve que, si le plus faible obtient la paix avec le plus fort, il n’échappe pas à la dictature, parce que la clique qui la dirige a une possibilité d’action d’ouvrir des hostilités contre la paix pour maintenir son pouvoir.

Mais si la démocratie triomphe au Cambodge, elle menacera directement l’ambition du Vietnam et le communisme en Indochine. Cette peur est une angoisse fondamentale de Hanoi et l’une des clefs qui permettent de comprendre la politique d’agressivité du Vietnam contrele peuple khmer. Il fait donc tout pour être une force indispensable pour maintenir le parti du peuple cambodgien (PPC) au pouvoir. Sa méthode est toujours la même. L’envoi un grand nombre possible des Vietnamiens pour coloniser le Cambodge et le Laos : une véritable posture historique, la politique de colonie de peuplement depuis le 16è siècle. Elle fut l’un des mythes fondateurs de la nation vietnamienne. Ces mythes n’étaient en réalité qu’économique et politique. Economique, parce que la terre du Vietnam actuel ne peut pas se nourrir la croissance démographique de sa population et la terre khmère est donc devenues indispensables pour faire face à ce problème. Politique, parce que la dictature du Parti communiste du Vietnam, a besoin les partis valets khmer et laotien pour empêcher une éventuelle naissance des mouvements anti-communistes et de démocratie libérale en Indochine.

Pour réussir, il faut créer une nouvelle classe de population instruite ou les nouvelles élites politiques et économiques, composées des Khmers d’origine vietnamienne et maintenir les autochtones khmers dans l’obscurantisme. Le simple bon sens suggère qu’un peuple de niveau d’éducation faible et de niveau de vie insatisfaisant aurait du mal à produire le personnel politique capable de déclarer la guerre à l’ambition de Hanoi qui fait son chemin sans avoir rencontré des écueils notoires. Cette politique a la bénédiction de la Chine pour la survie du communisme dans le monde et le soutien implicite des occidentaux, y compris les Etats-Unis d’Amérique dont leurs priorités ne sont plus la promotion de la démocratie, mais la lutte contre le terrorisme pour la sécurité de leurs populations. C’est avec cette nouvelle donne que s’installe l’hégémonie du Vietnam en Indochine. Toutes dimensions de sa puissance, avec les principes économiques dans la sphère politiquement et militairement dirigée par le Parti communiste a fini par transformer le Cambodge en une région du Vietnam – ce que l’on appelle la perte de l’indépendance nationale.

De là vient l’erreur majeure de Sam Rainsy et Kem Sokha : déduire une fin de l’hégémonie vietnamienne de la présence de son parti dans l’Assemblée, soi-disant nationale. Une telle vision présuppose que la paix politique est stable et que l’accord avec Hun Sen s’arrête une fois qu’il est réalisé. Mais cet accord n’est qu’une solution pour le PPC de rester au pouvoir dans la sphère politique et militaire du Vietnam. C’est un surprenant retour au règne de Preah Ang Mei Ksat Trey (1835-1847), dans lequel Treung Minh Yan, généralissime vietnamien, gouvernait le Cambodge à la place du gouvernement khmer. Curieuses « démocratie », défendue par Rainsy/Sokha, que le système de dictature au sein duquel s’affronte démocrate et communiste, où subsiste le suffrage universel, mais dans lequel ces deux clans sont d’accord pour interdire toute forme politique anti-impérialisme vietnamienne et le progrès de la démocratie au Cambodge. Cette nouvelle forme de démocratie est donc confrontée à une double inversion : inversion du rapport d’indépendance politique entre le Cambodge et le Vietnam ; inversion de la dynamique démocratique, désormais positive au Vietnam et négative au Cambodge.

Arrivée à ce résultat, nous pouvons comprendre l’étrangeté des actions du parti Sangkros Cheat (PSN). Son objectif n’est plus de défendre un ordre démocratique et libéral qui se vide lentement de sa substance. Le but est désormais la paix pour soi pour profiter des avantages offerts par la dictature. Cependant la puissance économique, militaire et idéologique grandissant du Vietnam lui permet de maîtriser effectivement la politique de la colonie de peuplement en Indochine : le Vietnam, après l’unification est donc l’émergence d’un nouvel empire, dans lequel le Communisme, le nationalisme et l’impérialisme sont ses fondements.

 

[1] Grandes villes, bassin de grand-lac de Tonlé-Sap et les provinces de l’est du Mékong.

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 11:20

Avertissement

Ce texte est inspiré des documents de M. Eng Soth, historien khmer, intitulé « Documents sur des héros khmers », publié en langue khmère dans les années 1970. Une partie de mon texte est romancé pour rendre vivant des faits historiques, en particulier dans les scènes de bataille. Il n’est pas donc un document historique. J’ai déjà publié ce texte sous forme de feuilleton depuis l’année 2009 pour raison technique, parce que la plate-forme de mon blog n’a pas pu supporter au-delà de 20 pages de chaque publication et n’a pas accepté le format Pdf.

Avec la possibilité d’aujourd’hui, le regroupement des textes dans un seul document est nécessaire pour un but de faciliter la lecture, d’une part et, de rendre hommage à M. Eng Soth de son œuvre historique, d’autre part.

Voici le résumé de ma vie d’un homme ordinaire dans le bain de l’histoire :

Date de naissance : 17 Novembre 1951

Lieu de naissance : Prek Por, Srok Srey Santhor, province de Kampong Cham, Cambodge.

Père : OP Kim Ang

Mère : TEP Somaly

Après avoir obtenu mon baccalauréat (série Mathématique élémentaire), je me suis rebellé contre la décision de mon père et les autres membres de ma famille de ne plus poursuivre mes études supérieures dans le domaine scientifique. Ainsi, je me suis inscrit à l’université des Sciences Humaines de Phnom-Penh (option « Histoire et Géographie »). La guerre (1970-1975) qui me détournait de mes études, dont je ne pouvais pas terminer mon cycle de licence. Une fois en France[1], après avoir vécu quelques mois dans une base militaire américaine à Otapao[2] en Thaïlande, je me suis obligé d’abandonner mes études de l’histoire, et de me réorienter vers un autre domaine que je le considère comme un cousin des sciences humaines : la Gestion des Ressources Humaines. D’abord à l’IUT[3] de Poitiers, ensuite au CNAM[4] de Paris et enfin à l’ESSEC[5] dans un cadre de formation continue pour les cadres supérieurs d’entreprise (4 certificats que j’ai obtenus avec mention d’encouragement[6], équivalent mention bien). Avec ces atouts, j’ai pu accès au poste de haute responsabilité en tant que cadre dirigeant dans un grand groupe des entreprises françaises, dans les fonctions de Directeur des Ressources Humaines (DRH) d’une filiale de plus de 900 salariés et celles du Directeur Général d’un Centre de formation professionnelle et continue du groupe. Mais mes délections de l’Histoire sont toujours en mois, j’ai donc souvent assisté aux cours d’histoire au collège de France en tant qu’auditeur libre pour garder le contact avec mon ardeur juvénile. Aujourd’hui, dans ma vie de retraité, je peux dire « J’aime l’Histoire ». Je dois remercier à mon père, malgré son opposition à mon choix, il me laissait faire avec son soutien total. Dans nos discussions diverses, y compris la politique, mon père n’avait jamais haussé le ton contre l’opinion de ses enfants. Ceci me donne aujourd’hui un goût de la liberté dans mes prises de position pour faire face aux différentes situations, rencontrées dans ma vie. Pour moi, ce qui est important dans une vie d’un Homme, c’est la « Liberté », parce qu’elle soit la plus belle invention de Dieu.Tel atome, moteur divin appelé l’âme, n’a-il-pas pour emploi de faire aller et venir un homme solaire parmi les hommes terrestres pour être le censeur des ennemis de la liberté de l’Homme. Puisque la liberté divine existe, pourquoi la liberté pour les humains n’existe pas ? Elle existe, parce que la vie de l’humanité marchera pour Dieu et pour eux. Sinon le Dieu n’existe pas.

Aujourd’hui, j’ai choisi de vivre en France avec mon épouse dans un modeste appartement dans un quartier populaire en banlieue de région parisienne, parce que ce pays, ma deuxième patrie, est une République de liberté, d’égalité et de fraternité. Je me rappelle toujours une phrase du Pape Jean Paul II : la richesse, ce n’est pas le pouvoir de cumuler les biens, mais la possibilité de limiter les besoins. Je m’en déduis qu’un être humain puisse vivre heureux, s’il savait cerner bien son champ de bonheur. Le mien est simple depuis toujours, la Liberté.Sans avoir le soutien de mon épouse, mon « désire de liberté » ne soit qu’un égoïsme pour elle. Elle le partage avec moi depuis plus de deux decennies pour un seul but : mon bonheur. Le sien, ce qu’elle me le disait toujours, s’incorpore dans le mien. Merci pour ce bonheur partagé.

J’aime la vie et j’aime la liberté.

[1] Je suis arrivé en France le 4 juin 1975.

[2] Base de B-52.

[3] IUT : Institut Universitaire de Technologie.

[4] CNAM : Conservatoire national des arts et métiers.

[5] ESSEC : Ecole Supérieure des Sciences Economiques et Comerciales.

[6] Les 4 certificats avec mention d’encouragement donnent la possibilité aux stagiaires cadres de rédiger un mémoire de fin d’étude en vue d’obtenir un diplôme reconnu par l’Etat.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 07:22

មាតិការឿង

សេចក្តីផ្តើម

បទដ្ឋានប្រវត្តិសាស្ត្រ នៅស្រុកខ្មែរ

១- ប្រវត្តិសាស្ត្រ ជាវិទ្យាសាស្ត្រ

២- ប្រវត្តិសាស្ត្រ ផ្នែកសាមញ្ញ

- អំពីបញ្ហា ការចុះកាលបរិច្ជេទ

៣- ប្រវត្តិសាស្ត្រ ថ្មី

សេចក្តីសន្និដ្ឋាន

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 07:19

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 04:48

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 06:37

ការល្បងសិក្សា​ អំពី អាក្បកិរិយា នយោបាយខ្មែរ ជាវិភាទានមួយតូច នៅក្នុង គ្រោង (cadre)

ការពិភាក្សខាងនយោបាយ។ ជាមតិផ្ទាល់មួយ ទុកជូន ជនរួមជាតិខ្មែរ យកទៅពិចារណា រិះ

គន់ ដើម្បីរក ការពិត។

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Les attitudes politiques khmères

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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 09:46

ជាតិខ្មែររុងរឿង

ជាតិខ្មែររុងរឿង ជាប្រធានសិក្សាគោល នៅក្នុងគ្រោង (cadre) សិក្ខាសិលា​នាថ្ងៃទី២០មិថុនា

ឆ្នាំ២០១០​ ប្រព្រឹត្តមានឡើងនៅ វត្តពោធិវង្សនៅប្រទេសបារាំង ដែលខ្ញុំបានចូលរួមចំណែក

ក្នុងឋានៈជាអ្នកធ្វើអន្តរាគមន៏ម្នាក់។ ក្នុងចំណោម​ប្រធានសិក្សាគោល, ប្រធានសិក្សារបស់ខ្ញុំ

គឺ៖ ការថែរក្សាជាតិខ្មែរ (នយោបាយការគ្រប់គ្រោងជាតិ ដើម្បីបណ្តុះបណ្តាលកម្លាំងនិងគំនិត

ជាតិឲបានគង់វង្ស និង រុងរឿង) ដែលខ្ញុំយកមកចុះផ្សាយនៅពេលនេះ ទុកជាឯកសារសំរាប់

សាធារណជន ទុកអានជាតម្រិះរិះ (réflexion) សំរាប់កិច្ចពិភាក្សា នៅក្នុងមហាគ្រួសារខ្មែរ។

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 07:13

Une promenade de l’Esprit

 

Au bord du Mékong

 

L’eau venant de la montagne « déesse, bonne route ou heureux de vous rencontrer[1] » est ravie de dire bonjour aux plusieurs peuples riziculteurs. Elle prend son temps pour s’amuser avec les enfants qui se baignent dans son corps fluide et svelte,lequel change de couleur suivant le caprice de la nature. Mais elle est toujours belle avec sa force puissanteet sa nature de mère nourrice.

En arrivant au pays de la terre d’or (សុវណ្ណភូមិ)[2], elle accepte de porter un nom donné par sa population : le Mékong. En la remerciant, elle crée un grand bassin de million de poissons, appelé le « Tonlé-sap » pour sustenter sa force physique et d’esprit. Ainsi le Mékong est la source de la vie et de l’intelligence du peuple khmer qui enfanta au temps jadis une civilisation puissante et harmonieuse.

L’heure de la passée, au bord du Mékong et dans le ciel bleu au-dessus du temple d’Angkor, les oiseaux chantent tous les jours la même mélodie : Bonjour et bonne nuit au peuple du fleuve. Le Mékong est toujours heureux, mais le peuple khmer, va-t-il pleurer de son malheur ? L’eau du Mékong est toujours l’eau de joie de vie, mais larme des Khmers sont-elles toujours l’eau de chagrin ? Ce qu’on sait, il n’y a plus la fête des eaux au pays des Khmers.

Au bord du Mékong, la rencontre entre l’eau du fleuve et la population khmère est toujours un rendez-vous de solennité. Au son  de ruissellement des eaux, le cœur de cette population millénaire qui s’entiche d’un respect du don de la nature :

- Tu es la mère des eaux, dit ce peuple du fleuve, j’exprime tous mes remerciements de ta présence dans ma chère patrie dans lequel ta place ou ton lit est honoré même par le saint protecteur du pays. Tu es invisible, mais ton corps constitue des ressources toujours croissantes pour l’humanité. Mère nourrice et avec ta force et la science, tu deviendras la productrice de l’électricité. Comment dussé-je te remercier dans mille ans ?   

- Merci mon ami, répond l’eau du fleuve avec beaucoup de douceur, ton témoignage du respect envers moi est éternel. J’absorbe cette reconnaissance dans mon corps millénaire. Je suis heureux de te rencontrer au bord de mon lit. Cette occasion est le lien d’amitié qui perdure.

Au bord du Mékong entouré les plus beau paysage du monde, le corps humain est tout près de la divine. Elle le caresse légèrement et chant l’air populaire accompagné par les murmures du vent pour le consoler de ses contrariétés afférents à la vie. Ce corps est celui du peuple khmer qui est accordé parfaitement à sa double passion pour le bouddhisme et pour l’empire d’antan avec une tendre mélancolie. Mais on le savait que l’empire d’Angkor n’est qu’une histoire de l'archéologie pour la jeunesse khmère d'aujourd'hui, quant au bouddhisme, son secours soit limité à ses belles paroles. Le peuple khmer d’aujourd’hui est-il heureux comme l’eau du Mékong ?

Au bord du Mékong dans le Cambodge d’aujourd’hui, il y a des autres. Qui sont-ils ? Personne n’ose pas dire leur vrai nom. Ils sont nombreux, plusieurs millions d’individus. Ce chiffre n’est pas une hypertrophie d’un sentiment du racisme. Il est le problème pour la nation khmère, parce qu’il représente le passé sanglant et un avenir imprévisible. L’eau du Mékong est-elle le témoin de cette incertitude ? Mais dans l’esprit des autres, cette peine est le maillon essentiel de leur rêve d’illuminé pratique : le Grand Vietnam victorieux ! Ses soldats ont leur fusil et ils savent s’en servir pour réaliser ce rêve millénaire. Ils ont un talisman caché dans la poche de leurs vêtements : c’est le testament de l’oncle Hô.

Et ce rêve deviendra-t-il un jour une réalité pour le peuple khmer ? Au bord du Mékong, comment l’eau du fleuve lui annoncera cette nouvelle ? Mais on le savait depuis le 7 janvier 1979 que cette vérité se faisait jour au pays des Khmers. Ils sont tristes, bien sûr. Sont-ils conscients de ce danger mortel, pas sûr. Avec une apparence de courage, les victimes expropriées de leur lopin de terre revendiquent en vain leurs biens, mais ils laissent les millions de colons vietnamiens d’occuper leur pays. Ce qu’on l’appelle le combat contre le mal, mais pas la racine du mal.

Au bord du Mékong, le peuple khmer contemple l’arrivée des milliers de barques des colons vietnamiens. Ils apprennent à parler Khmer et deviendront deux ans plus tard des citoyens mal élevés parce qu’ils ne respecteraient jamais les lois et la coutume du pays conquis. Ils ont déjà donné des noms dans leur langue à un square, à un pont, à un village, à une ville et à une province. Avec tous ces colons vulgaires qui s’enrichissent de tous les côtés par les procédés malhonnêtes,  il faut se méfier du mandat des députés qui passe, parce que chaque législature, un exponentiel de leur nombre qui viendra écraser le peuple khmer. Le Cambodge, à l’état actuel, ne serait plus capable de faire face, de rendre coup pour coup et, en vérité, de provoquer et de procéder les attaques contre ce mal absolu.

Pourquoi ce défaitisme inattendu ? Parce que le peuple khmer n’a plus de larme pour pleurer. Il n’a plus personne pour lui venir en aide et un officiel de l’ONU ou un humaniste de l’ONG donne un peu espoir. Mais on le savait que son malheur fait le bonheur des conquérants ou des autres qui viennent s’établir au bord du Mékong. L’eau du fleuve, pour lui, reprit le visage de ce qu’elle a souvent été sous les masques de la fête et de la beauté : un visage de souffrance et de mort. Il n’y a plus de fête des eaux au Cambodge. Aujourd’hui, il faut qu’on voyait ce pays comme un mélange inextricable de Vietnamiens, Chinois, Khmers, bouddhistes, musulmans, chrétiens, de misère, d’immenses fortunes, de royalistes arriérés, de communistes opulents. Est-ce que ce mélange est explosif ?

 

[1] Le Tibet.

[2] សុវណ្ណភូមិ (Sovanaphum) = Le Cambodge d’autrefois.

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