Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 05:55

 

Voyage en Indonésie en Juillet 2008 362 គួរលើកយកមកពិចារណាដែរ

 

សេរីភាពក្នុងការបញ្ចេញមតិ

 

សេរីភាពក្នុងការបញ្ចេញមតិនៅតែជាបញ្ហាមួយដ៏សំខាន់ក្នុងបច្ចុប្បន្ន,ក៏ដូចមានក្នុងអនាគតកាលនៅក្នុងប្រទេស

ណាមួយដែលគ្មាននីតិរដ្ឋពិតប្រាកដ,និងគ្មានអភិវឌ្ឍន៏មួយដែលស្របតាមការត្រូវការពិតរបស់ប្រជាពលរដ្ឋ(។)បញ្ហា

នេះរឹតតែកាន់តែជាបញ្ហាពិបាករបស់រដ្ឋាភិបាលក្នុងប្រទេសមួយដែលមានសង្គ្រាមស៊ីវឹល,នឹងសង្គ្រាមជាមួយប្រទេសដ៏

ទៃទៀត(។)បើយើងលើកយកប្រទេសដែលគេយកគោលលទ្ធិប្រជាធិបតេយ្យជាមាគ៍ាសំរាប់ការដឹកនាំប្រទេស,បញ្ហា

សេរីភាពក្នុងការបញ្ចេញមតិមិនមែនជាបញ្ហានយោបាយនោះឡើយ,បញ្ហានេះគេចាត់ទុកជាបញ្ហាគិតយុត្ត

(Juridique),មានន័យថាគឺតុលាការជាអ្នកមានតួនាទីជាមជ្ឈត្តករ(arbitre)ដោយយកច្បាប់ជាតិជាគោលក្នុងការធ្វើ

ការវិនិច្ជ័យ(។)គេអាចនិយាយ,ឬសរសេរអ្វីបានគ្រប់យ៉ាង,ប៉ុន្តែអ្នកនិយាយ,ឬអ្នកសរសេរនោះត្រូវទទួលការការខុស

ត្រូវចំពោះមុខតុលាការ,គឺថាចំពោះមុខច្បាប់ជាធរមាន,ដែលជាច្បាប់សំរាប់ការពារសិទ្ធិសេរីភាពក្នុងការបញ្ចេញមតិ,

និងការការពារដូចគ្នាដែរនូវជីវិតជាឯកជន(vieprivée)របស់បុគ្គលម្នាក់ៗ,និងនីតិបុគ្គល(personne morale) 

ជាទួទៅ,ក្នុងប្រទេសនិយមលទ្ធិប្រជាធិបតេយ្យ,គេតែងតែមានក្រមករណីយកិច្ចសាស្ត្រ(codededéontologie)សំរាប់

អ្នកសារព័ត៍មាន,និងអ្នកនិពន្ធ(។)ម៉្យាងវិញទៀត,មតិសារណៈក៏មាននាទីជានិយករ(pouvoirrégulateur)សីលធម៍មួយ

ដែរក្នុងពិភពនៃគំនិត(។)ដូចយើងតែងឮគេនិយាយថាៈ”ខ្ញុំមិនឆ្លើយនូវការបបូលនេះទេ,ខ្ញុំទុកជូនមតិសារណៈជន

ធ្វើការវិនិច្ជ័យទៅចុះ”។

ដើម្បីឲសេរីភាពក្នុងការបញ្ចេញមតិអាចប្រព្រឹត្តទៅបានជាធម្មតា,គឺចាំបាច់ត្រូវមានវត្ថុធាតុដ៏សំខាន់បួនយ៉ាង៖

១.ច្បាប់

២.តុលាការឯករាជ,និងចៅក្រមស្មោះត្រង់(intègre)

៣.អ្នកបញ្ចេញមតិប្រកបដោយសីលធម៍

៤.មតិសាធារណៈមានបក្កភាព(maturité) 

យើងអាចមានច្បាប់ដ៏ល្អមួយពិត,ប៉ុន្តែបើតុលាការគ្មានឯករាជ្យ,ច្បាប់នោះនឹងក្លាយជាឧបករណ៏របស់អ្នកកាន់

អំណាចសំរាប់ធ្វើសម្ពាធទៅលើប្រជាពលរដ្ឋ,ដែលគេឲឈ្មោះថា,អនុគ្តរភាពនៃនីតិវិធីជាគិតយុត្ត(l’hégémoniede

procédurejuridique)។

យើងអាចមានប្រពន្ធតុលាការឯករាជ,តែបើចៅក្រមគ្មានភាពស្មោះត្រង់,ច្បាប់ល្អដែលមាននោះនឹងក្លាយជា

មធ្យោបាយសំរាប់រកលុយរបស់ចៅក្រមនោះហើយ។

យើងអាចមានច្បាប់ដ៏ល្អ,មានប្រពន្ធតុលាការឯករាជ,មានចៅក្រមស្មោះត្រង់,តែបើអ្នកមានសិទ្ធិបញ្ចេញមតិគ្មាន

សីលធម៍,ទោះបីពាក្យបង្កាច់ចេញពីជនឥតសីលធម៍ត្រូវតុលាការផ្តន្ទាទោសតាមច្បាប់យ៉ាងណាក៏ដោយ,យើងត្រូវដឹង

ឲច្បាស់ថាក្នុងសភាពនេះ,ពិតជានឹងអាចមានវិបត្តិអ្វីមួយក្នុងសង្គមជាមិនខាន។

ទីបញ្ចប់,បើសិនជាមតិសាធារណៈគ្មានការយកចិត្តទុកដាក់ចំពោះសិទ្ធិសេរីភាពក្នុងការបញ្ចេញមតិ,ហើយមាន

សត្ថភាពធ្វើការវិនិច្ជ័យតិចតួចពេកលើគ្រប់ដំណឹងដែលគេបានធ្វើការផ្សោះផ្សាយនោះ,គឺយើងដឹងច្បាស់ថាក្នុង

សភាពនេះ,គឺពិតជាបើកទ្វារចំហឲការរំលោភគ្រប់បែបយ៉ាងពីជនជាអ្នកឆ្លៀតទាញគុណប្រយោជន៏ពីកង្វាស់នេះហើយ។

យើងដឹងថាគេច្រើនវាយតម្លៃសមត្ថភាពអ្នកដឹងនាំជាតិតាមកំរិតអត្រាការចូលរួមចំណែកក្នុងកិច្ចការជាតិពី

សំណាក់ប្រជាពលរដ្ឋ(។)គេច្រើនសង្កេតឃើញថាបើអត្រាមានកំរិតទាប,គឺក្នុងជួរអ្នកដឹងនាំជាតិ,ច្បាស់ជាសំបូរទៅ

ដោយជនល្ងង់ខ្លៅ,ហើយនៅក្នុងសង្គមច្បាស់ជាមានបញ្ញវន្តប្រកាសដោយខ្លួនឯងជាច្រើន,ដែលជាជនរស់ជានិច្ចក្នុង

សេវភាព(servitude)

រួមសេចក្តីមក,យើងចង់បញ្ចាក់ថា,ប្រទេសខ្មែរយើងបច្ចុប្បន្នគឺឋិតនៅក្នុងស្ថានភាពដែលបានរៀបរាប់ជូនខាង

លើកនេះឯក(។)គួរបងប្អូនខ្មែរយកទៅពិចារណាចុះ៕

 

ឧប​ សង្ហា

 

Partager cet article
Repost0
10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 08:39

 

Thailand 2009 1 316

LES NOUVEAUX VIETNAMIENS DU CAMBODGE (*) 

Par DY KARETH

22 mars 2008

  

Prologue de Sangha OP

 

   Jadis Français de droit colonial, nous (Khmers) sentions déjà notre dignité s’effriter sous les regards de nos anciens maîtres annamites et siamois. Au moins espérions-nous retrouver un peu de notre grandeur du passé dans nos yeux domestiques. Mais aujourd’hui, il n’y a plus d’yeux domestiques avec plus de cinq millions de colons vietnamiens à regarder : il y a leurs regards sauvages et libres qui occupent notre terre.

  Nous voilà finis, notre grandeur angkorienne, le ventre de l’air, laissent voir leurs entrailles, notre défaite programmée. Si nous voulons faire rompre cette finitude qui nous cloître, nous ne pouvons plus compter sur la valeur de notre race millénaire : Alors dirons-nous, en quoi nous comptons faire pour tenter d’être simplement des hommes libres ?

   En un mot, M. Dy Kareth s’adresse ici à nous, il voudrait nous expliquer ce que les Khmers savent déjà : pourquoi c’est nécessairement à travers l’histoire que le peuple khmer, dans sa situation présente, doit d’abord prendre conscience de lui-même. Cette lucidité est la seule voie de sauvegarde de la Nation khmère.

 

    ធម្ម 

 

Largement connu, le Nam Tiên ou l’Expansion (des Viêtnamiens ou Viêts) vers le Sud, selon l’économiste et historien Lê Thành Khôi, est «la trame» de l’histoire du Viêtnam(1). Le royaume du Champa fut progressivement absorbé par le Viêtnam (ou Dai Viêt, ou Annam) du 11e siècle à 1697, puis le sud du Cambodge ou le Bas-Cambodge appelé plus tard la Cochinchine. Pour justifier leur expansionnisme, les Viêts ont évoqué deux grands motifs : la « poussée démographique » et, surtout, la nécessité de préserver « la sécurité » de leur pays contre les menaces de la Chine(2), quitte à en faire payer le prix fort (des exactions barbares, des massacres, des confiscations de biens et de terres) par les peuples et les Etats voisins plus faibles.

 

Les procédés des rois et empereurs viêts n’ont pas varié d’un siècle à l’autre. Parlant du Champa, et cela est valable aussi plus tard pour le Bas-Cambodge, Nguyên Thê Anh a noté que «l’expansion vietnamienne s’était faite sous des formes diverses : conquêtes militaires, arrangements diplomatiques, mais aussi infiltrations pacifiques par une avant-garde de colons qui venaient défricher les sols que les Chams (puis les Khmers) laissaient à l’abandon». Les « infiltrations pacifiques » se faisaient selon la technique dite de « la peau de léopard », une technique de colonisation précédant l’annexion complète d’un territoire étranger déjà dominé par les forces viêts, mais dont la population autochtone était encore largement majoritaire par rapport aux colons viêtnamiens(3). Nombre de ces colons étaient en fait des « soldats-agriculteurs » chargés d’assurer sur place la sécurité et l’administration de leurs compatriotes et, aussi, de pousser les autochtones à abandonner leurs terres et de s’en aller vers les forêts et les montagnes ou vers l’intérieur de leur pays(4).

 

Au 20e siècle, les communistes viêtnamiens, dès leur formation, ont repris la marche expansionniste des empereurs viêts vers l’Ouest et n’ont pas procédé différemment de ces derniers, pour finalement attaquer et coloniser le Laos et le Cambodge, sous le prétexte des luttes contre « les  impérialistes et les réactionnaires » de tous bords.

 

 

DES « IMMIGRANTS » SINGULIERS

 

Les premiers colons viêts au Cambodge devaient être de cinq cents jeunes gens et cinq cents jeunes filles, en plus du cortège de mandarins et de chefs militaires, qui accompagnaient la princesse viêt Ngoc Van, l’une des filles du  seigneur du Sud (Nguyen) Sai Vuong, pour son mariage en 1618 avec le prince héritier et futur roi khmer (cambodgien) Chey Chettha II (1619-1627). La reine Ngoc Van, habile intrigante, a exercé une grande influence sur la Cour khmère et, à ses appels, des interventions militaires viêts se sont succédées au Cambodge pour soutenir les rois et les princes locaux dans leurs luttes intestines, contre des cessions territoriales successives à la Cour des Nguyen(5). En 1841, l’empereur d’Annam (nom du Vietnam d’alors) a fini par annexer tout le Cambodge à son empire : la capitale Phnom-Penh et toutes les provinces du pays ont même reçu des noms viêts. Mais, quatre ans plus tard, une grande révolte populaire khmère s’est levée et ont attaqué, pratiquement en même temps, toutes les garnisons annamites du pays et chassé le pouvoir impérialiste hors du Cambodge. Tous leurs colons survivants ont dû s’enfuir vers leur pays d’origine, sauf dans certaines zones frontalières du sud où ils étaient encore protégés par des forces viêts(6).

 

Toutefois, vingt ans plus tard, ils ont pu revenir progressivement au sud cambodgien, puis dans l’est et à la capitale Phnom-Penh, cette fois-ci encouragés par la France coloniale devenue maîtresse de la Cochinchine (le Bas-Cambodge) et « protectrice » du reste du Cambodge. Jean Delvert a regretté « la naissance (au Cambodge) d’une importante minorité d’Annamites, sujets et protégés français, estimés à 250.000 en 1951, d’origine essentiellement tonkinoise». C’était «le Protectorat (qui) a favorisé l’immigration annamite ; il a employé des cadres moyens et subalternes annamites dans tous les services administratifs (du Cambodge) et ce dès le début… Le plus grave, sans doute, est que les autorités françaises ont étendu leur juridiction sur tous les Annamites immigrés et nés au Cambodge ; ainsi les Annamites échappaient-ils totalement aux autorités cambodgiennes»(7). Ensuite, lors de la guerre au Cambodge (les communistes viêts et les Khmers Rouges contre les Républicains de Lon Nol) de 1970 à 1975, puis sous le régime des Khmers Rouges de 1975 à 1979, la population civile vietnamienne s’est évacuée encore une fois totalement au Vietnam. Ce n’est qu’après l’invasion victorieuse en 1979 et l’occupation du pays par les forces de Hanoi jusqu’en 1989, que des flots incessants et incontrôlés d’« immigrants socio-économiques» viêts, encouragés et protégés par ces dernières, ont massivement envahi de nouveau le Cambodge.

 

Ainsi, le nombre des Viêts au Cambodge, contrairement à celui des autres étrangers, n’a pas connu une évolution régulière, mais des hausses et des chutes extraordinaires. Selon les chercheurs français, « les Vietnamiens sont ressentis par les Khmers comme un danger, à la différence des Chinois dont la plupart, même au temps du Protectorat français, ont toujours su vivre en symbiose avec les Khmers et se sont assimilés à la société khmère »(8). Les Viêts se méfient des Khmers aussi : pendant les dernières guerres fort meurtrières au Vietnam (celle des Français et, surtout, celle des Américains) presque aucun Vietnamien civil n’était venu chercher refuge au Cambodge. Dans le passé comme aujourd’hui, les Viêts n’émigrent vers le Cambodge que s’ils y sont encouragés, voire poussés par leurs autorités et protégés par les pouvoirs vietnamiens et/ou par les autorités locales du Cambodge. Des « immigrants » d’un genre bien singulier.

 

DE NOUVELLES « INFILTRATIONS PACIFIQUES »

 

Combien sont-ils à l’heure actuelle ? De 1979 à aujourd’hui, si le nombre de la population totale du Cambodge est connu, l’on ignore les chiffres de ses composantes ethniques, en particulier celui des nouveaux Viêts. Les régimes pro-Hanoi du PPRC (Parti Populaire Révolutionnaire Cambodgien), appelé ensuite le PPC (Parti Populaire Cambodgien) de Hun Sen, qui contrôlent strictement tous les villages et quartiers du pays jusqu’à présent, doivent connaître ce chiffre, mais refusent de le rendre public, pour des raisons politiques évidentes.

 

En 1967, Rémy Prud’homme a estimé qu’il y avait «environ 250.000 Vietnamiens, soit un peu plus de 4% de la population totale», tout en rappelant que «dans les années cinquante, l’on sait que la population vietnamienne diminue au Cambodge», suite à l’évacuation (des communistes) du Viêtminh(9). Pour sa part, Jacques Migozzi a évalué qu’au début de 1970 leur nombre à environ 450.000, soit 6,6 % de la population totale de 6.800.000(10). Ce chiffre de 450.000 Vietnamiens est calculé à partir de celui donné par le Protectorat français en 1951, avec un accroissement moyen annuel de 3% pour la communauté vietnamienne, sans tenir compte ni de la baisse de 1954-1955, ni du recensement effectué en 1962. Mais, en 1983, Phnom-Penh, donc Hanoi aussi, a prétendu qu’il étaient « de plus d’un demi million » avant 1969.

 

Jacques Népote a donné une «hypothèse prudente et nuancée» qu’en 1980, après la guerre de 1970-1975, les massacres et les purges de Pol Pot, la dénatalité, le départ des 450 000 Viêtnamiens et les réfugiés cambodgiens à l’étranger, la population du Cambodge serait tombée à quelques 5,44 millions. «Cette estimation, a ajouté l’auteur, ne tient pas compte des pertes liées à l’effondrement du régime Khmer Rouge» (d’au moins 450.000 de morts khmers, selon plusieurs estimations occidentales)… «Ainsi, la population du Cambodge pour la fin de l’année 1980 (peut être évaluée) à quelque 5 millions d’habitants : la moitié des prévisions du temps de paix »(11). Par contre, en novembre 1980, les autorités de la République Populaire du Kampuchéa (RPK) nouvellement installées par Hanoi ont annoncé une population totale cambodgienne de 7 millions d’habitants, soit 2 millions de plus que l’estimation de J. Népote. En 1992, les enquêtes de la Banque Mondiale ont chiffré une population totale du Cambodge à 9.001.315. En 1993, l’organisation onusienne APRONUC (UNTAC), qui était chargée d’organiser les élections générales au Cambodge en mai, a enregistré 4.764.430 électeurs et environ 8.820.800 habitants au total. Or, si l’on se base sur l’étude de J. Népote – avec une croissance annuelle moyenne de 2,2 %(12), sans de nouvelles « immigrations » vietnamiennes et diminué des 450.000 morts de 1979 à 1989 – la population du Cambodge ne dépasserait pas 6.050.000 habitants à la fin de 1992, soit environ 2.950.000 de moins que les 9 millions trouvés sur place par les organisations internationales. Pour la période 1993-2003, avec un taux de croissance redevenu normal, c’est-à-dire à 2,6%, la population totale du Cambodge ne devrait pas dépasser8.024.000 âmes en 2003. Mais, en 2003, le Ministère de l’Intérieur cambodgien donne le chiffre de la population totale de 13.124.000 habitants(13). Nous estimons ainsi qu’en 25 ans (de 1979 à 2004) les nouveaux Vietnamiens au Cambodge sont déjà entre 4,0 et 4,5 millions, c’est-à-dire entre 30% et 35% de la population totale, non pas 1% (100 300 personnes) comme l’ont affirmé les responsables du Gouvernement Hun Sen, et de 1 à 2% - de 100 000 à 300 000 personnes en 2006 – selon les médias officiels de Hanoi(14).

 

Enfin, de 2004 à 2008, des politiciens et les médias indépendants cambodgiens n’ont pas cessé de dénoncer de nouvelles immigrations « illégales » de Viêts au Cambodge, sous une forme ou sous une autre. En effet, les créations successives de « zones économiques spéciales » d’administration commune aux provinces frontalières et l’ouverture de nombreuses portes-frontières entre les deux pays – plus de soixante en 2007, alors qu’il n’y en avait qu’une seule avant 1979, sur une frontière commune de 1 270 Km – ont amplement facilité les infiltrations « pacifiques » des Viêts au Cambodge.

 

 

DES IMMIGRANTS PRIVILEGIES

 

Les invraisemblables chiffres officiels ci-dessus du Gouvernement Hun Sen et de Hanoi peuvent avoir une explication : les Viêts arrivés au Cambodge peuvent se faire attribuer très facilement une carte d’identité nationale cambodgienne, donc très peu sont restés « Viêtnamiens ». D’ailleurs, Michael Benge, un chercheur américain du South East Asian Politics et défenseur des droits de l’homme, a rappelé que « lorsque Hanoi a décidé de retirer ses armées (du Cambodge, en 1989) Hun Sen est intervenu pour donner des terres de culture dans l’est cambodgien à 100 000 soldats viêtnamiens démobilisés, tout en leur accordant immédiatement la citoyenneté cambodgienne »(15). Cette largesse n’était pas fortuite : outre le fait que ces démobilisés pouvaient, en changeant l’uniforme et leurs noms, réintégrer l’armée cambodgienne de Hun Sen, ils devenaient de facto, comme d’autres plus récents « immigrants » viêts, de fervents partisans du parti de ce dernier. Effectivement, le nombre des membres du PPC, qui était de 20 000 environ en 1989 était passé très vite à plus de 3 millions en 1993, puis à 4,1 millions en 2006 et à plus de 5 millions sur les 8 millions d’électeurs inscrits en février 2008(16).

 

Socialement, les nouveaux Viêtnamiens, dès 1979, supposés comme étant d’anciens résidents au Cambodge, et contrairement à des Cambodgiens sortis de l’enfer polpotien, ont le privilège de pouvoir reprendre leurs anciennes places et de s’installer où ils veulent dans le pays. La plupart d’entre-eux, en fait, sont jeunes, sans famille, et sont de véritables aventuriers, arrogants et méprisants. Aux Khmers, ils disent qu’ils sont les « libérateurs du Cambodge de Pol Pot », leur faisant comprendre qu’ils ont tous les droits sur ce pays conquis. Naturellement, ils sont autorisés - ou plutôt dirigés - à occuper toutes les régions riches et stratégiques du Cambodge, dans les zones urbaines et dans les campagnes où sont  présentes les forces d’occupation de Hanoi. Les berges du Mékong et le grand lac poissonneux Tonlé Sap étaient leurs premières destinations. Ils ont investi massivement aussi les grandes villes comme Phnom-Penh, Kampong Chhnang, Kompong Cham, Battambang, Kampot, le port maritime de Kompong Som (Sihanouk-ville) et d’autres grands bourgs comme Neak Loeung ou Takhmau sur le fleuve Bassac. Après la reddition totale des Khmers Rouges en 1996, des Viêts sont venus en grand nombre s’installer à la frontière thaïlandaise, à Poipet à O-Smach et à Pailin même (toujours administrée par d’anciens chefs khmers rouges) et dans la province de Koh Kong. La traditionnelle technique de la « peau de léopard » d’implantation d’émigrés viêts est appliquée de façon systématique.

 

Didier Bertrand, tout en dénonçant vivement les ressentiments « incompréhensibles » des Khmers à l’égard des Viêts, a reconnu, « comme beaucoup d’autres, que pendant la longue période (dix ans) d'occupation du pays, (Hanoi) a tenté une véritable vietnamisation de la vie politique, sociale et culturelle du Cambodge ». Mais, il a justifié l’apport économique et les bons droits communautaires (sociaux et culturels) des « immigrants » viêts qui, dès les années 1980, sont devenus pêcheurs, ouvriers de chantier, artisans, femmes de ménage, prostituées dans les zones urbaines... : « la place des activités économiques des Vietnamiens au Cambodge, que ce soit en matière de commerce et production, d’économie interne ou internationale, apparaît donc comme loin d’être négligeable mais elle n’est pas toujours reconnue par les Cambodgiens de manière positive (pas plus que celle des Arabes en France) alors que les Vietnamiens savent bien que s’ils devaient quitter le pays, le Cambodge souffrirait d’une pénurie de main d’oeuvre qualifiée dans plusieurs domaines ». Des Khmers, pourtant, lui ont répondu que « le rôle économique (des Viêts) est négligeable, ils n’ont pas de rôle économique », une façon de dire que les Khmers n’ont pas besoin de ces derniers pour vivre(17). En tout cas, les nouveaux « immigrants » sont autorisés à exercer une autre activité qui déplaît et inquiète profondément les Khmers : l’exploitation de champs agricoles. Esmeralda Luciolli, qui se trouvait au Cambodge occupé entre 1984 et 1986, a écrit avec justesse que « si avant 1970, on comptait de nombreux pêcheurs et commerçants vietnamiens, l’installation de paysans restait rarissime : aujourd’hui, au contraire, elle est fréquente... La plupart de ces immigrants, venus du sud du Vietnam (dès 1979), s’installent dans les provinces proches de la frontière... et dans des régions (où) non seulement la terre est plus fertile, mais ils sont exemptés d’impôts, dispensés du service militaire – que beaucoup redoutent – et ils échappent aux corvées de défrichage et aux travaux stratégiques imposés à la population khmère ». A l’époque, on trouvait déjà de nombreux paysans viêts dans les provinces orientales khmères de Kampong Cham, de Kandal, de Svay Rieng, de Prey Vèng, et de Takèo(18). L’on trouve maintenant également de nombreux  paysans et grands exploitants agricoles vietnamiens dans les provinces khmères de l’ouest, de Kampong Thom, de Pôthisat et de Battambang, les greniers traditionnels du Cambodge.  

  

C’était prévisible : pendant l’occupation viêtnamienne, les autorités de la RPK ont « recommandé » aux Khmers qui disposaient d’une habitation d’en céder une partie au profit des « frères » vietnamiens qui arrivaient(19). De 1979 à aujourd’hui, avec la remise en cause par Hanoi du tracé de la frontière, les constantes pressions viêtnamiennes (l’insécurité, les interventions policières, les destructions des biens et les confiscations autoritaires) sur les provinces frontalières cambodgiennes sont telles que les paysans khmers des lieux soient résignés à abandonner ou à vendre à prix bradé leurs terrains et leurs propriétés aux paysans viêts et à reculer eux-mêmes vers l’intérieur du Cambodge, sinon à solliciter la nationalité vietnamienne pour pouvoir – pour combien de temps ? - conserver leurs biens et rester sur place. Les autorités cambodgiennes ont toujours laissé faire. A présent, sécurisés par la présence de forces armées de leur pays d’après des accords de « sécurité commune » avec Phnom-Penh, les « immigrants » viêts finissent par être majoritaires dans les provinces cambodgiennes comme Svay Rieng et Prey Vèng, vraisemblablement à Phnom-Penh aussi. De même, ils sont arrivés en masse dans les provinces forestières et agricoles peu peuplées du nord-est comme Stung Trèng, Ratanakiri et Mondulkiri qui sont incorporées depuis 2004 dans une immense zone d’un « Triangle de développement indochinois » et où d’énormes concessions de terres khmères sont accordées par Hun Sen, pour 50 à 70 ans, aux sociétés de plantation d’hévéa dirigées, comme au Laos, par d’anciens militaires viêtnamiens(20).

 

DES « VIÊT-KIÊU » TRES PATRIOTIQUES

 

Déjà en 1983, Hun Sen, sans doute inspiré par ses « experts » de Hanoi, a donné une explication à cette situation : « Avant 1969, il y avait au Cambodge plus d’un demi million de Vietnamiens, dont la plupart était étaient emmenés par les colonialistes français pour travailler dans leurs plantations d’hévéa. Ils travaillaient aussi dans les champs, les usines, sur les fleuves et sur le lac Tonlé Sap, comme cultivateurs, pêcheurs, éleveurs, sauniers, artisans, etc. Ils ont contribué activement au développement de l’économie du Kampuchea. Pendant les jours de la domination des féodaux, des colonialistes et des impérialistes, les résidents vietnamiens se sont unis à tous les groupes ethniques du Kampuchea dans leur lutte pour l’indépendance nationale, la liberté et pour la construction et la défense de leur patrie »(21). Ce qui devait et doit toujours justifier des « droits  historiques » imprescriptibles des Viêts et leur domination au Cambodge.

 

Comparativement, sur les plans social et économique comme sur d’autres, le Vietnam est beaucoup plus développé et plus riche que le Cambodge, mais des Viêts continuent à affluer en grand nombre, quotidiennement, au Cambodge, certains qu’ils sont ici plus favorisés et mieux protégés. En effet, les forces militaires et policières viêts, sauf les plus visibles, n’ont jamais vraiment quitté le Cambodge. Le tout puissant et inamovible patron de la Police nationale cambodgienne, Hok Lundy, est d’origine viêt, de même que quelques grands généraux, hauts fonctionnaires et certains membres du Gouvernement actuel. Sok Kong (un nom de consonance khmère), le véritable maître de l’économie cambodgienne, vient de déclarer qu’il est « fier d’être Viêtnamien ». En provinces, nombre de vice-gouverneurs et de commandants militaires et de la police sont d’anciens « experts » viêts (pendant leur Occupation ouverte de 1979-1989) naturalisés cambodgiens(22).

Mais, les Viêts ne cherchent pas à se mélanger avec les Khmers : ils vivent groupés en des villages très compacts, difficilement accessibles aux non-Viêts, même aux forces de l’ordre cambodgiennes. Des policiers khmers nous ont révélé que « les Viêts gouvernent eux-mêmes leurs villages, assurent leur propre sécurité, règlent leurs conflits entre eux... ». A Phnom-Penh, les cas souvent cités sont les villages viêts de Chhbar Ampeou, Chak Ang-ré, Svay Pak et Tuorl Kork. En 2003, ils ont demandé à créer des sections de leur Association des Vietnamiens du Cambodge (AVC), une organisation sociale pouvant « disposer d'un cachet qui lui est propre », dans Phnom-Penh et dans 18 autres villes et provinces du Cambodge, dont Koh Kong, Stung Trèng et Ratanakiri très peu peuplées de Khmers(23). En janvier 2008, ils ont demandé à ouvrir d’autres bureaux aux villes de Kèp et de Pailin, et dans les provinces relativement désertes aussi de Uddor Meanchey, Mondulkiri et Preah Vihear. Les Viêts sont donc partout au Cambodge. L’AVC est, en fait, la branche « sociale » de la puissante Ambassade du Viêtnam à Phnom-Penh. Son président Chau Van Chi (alias Sum Chi, pour les officiels khmers) est également membre du Conseil national du « Front de la Patrie du Cambodge », un organe du PPC présidé par Chea Sim (président du Parti), Heng Samrin (président de l’Assemblée nationale) et Min Khin (président du Conseil constitutionnel). L’organisation est très influente auprès des Administrations cambodgiennes à Phnom-Penh et surtout en provinces : les autorités doivent d’abord « consulter » ses représentants locaux pour traiter tous les problèmes concernant les Viêts de l’endroit. D’ailleurs, pour le député Son Chhay, « l’immigration des Viêts vers le Cambodge est maintenant plus facile qu’avant encore, grâce à la protection que leur apporte l’AVC »(24).

De son côté, en plus de ses « coopérations fraternelles » et d’incessantes « visites d’échange d’informations » dans tous les domaines sans exception et « à tous les  niveaux »  avec le régime de Phnom-Penh, Hanoi entretient des liens solides avec les Viêt-Kiêu (Viêtnamiens résidant à l’étranger) du Cambodge. Le 1er avril 2004, le PCV a adopté « une résolution visant à impulser le travail à l'égard de la diaspora vietnamienne, tout en contribuant à l'oeuvre d'édification et de défense de la Patrie »(25). En mars 2006, le Premier Ministre viêt Phan Van Khai, en visite au Cambodge, a recommandé aux Viêt-Kieu « d'apprendre le vietnamien à leurs enfants et de conserver l'identité nationale, ainsi que de s'unir pour édifier une vie stable», et a doté l’AVC de 300.000 dollars US pour la réhabilitation des écoles et l'apprentissage du vietnamien(26). En avril suivant, en fêtant à Phnom-Penh le 31e anniversaire de la victoire de Hanoi sur les Américains, ainsi que le 116e anniversaire de la naissance de Ho Chi Minh, Chau Van Chi a déclaré que « les Viêt-Kiêu du Cambodge sont déterminés à contribuer à l’édification du Viêtnam – leur mère-patrie – en un pays prospère », et décidé le lancement de la campagne auprès de ces Viêt-Kiêu à « vivre et suivre l’exemple du Grand Oncle Ho »(27). Il a réclamé d’ailleurs plus d’assistance de la part du Parti et de l’Etat viêtnamiens aux Viêt-Kiêu en difficulté économique ou ayant à faire face aux problèmes administratifs et judiciaires au Cambodge.

 

En août 2007, en visite au Cambodge, le Vice Premier Ministre Pham Gia Khiêm a réaffirmé aux Viêt-Kiêu que « le Parti et l'Etat viêtnamiens ont lancé de nombreuses politiques intérieures et extérieures, afin de défendre les intérêts légitimes des Viêt-Kiêu, de favoriser leur retour au pays pour qu'ils puissent contribuer à l'édification de la Patrie ». Toutefois, il a recommandé aux Viêts du Cambodge « de bien s'intégrer dans leur pays d'accueil, de respecter les lois locales, de stabiliser leur vie, pour pouvoir contribuer leur part au développement du Cambodge et du Vietnam »(28). D’évidence, la politique de « retour au pays » est programmée pour les Viêt-Kiêu des USA, de France ou d’Australie, pour leurs compétences ou pour leurs capitaux. Les Viêt-Kiêu malchanceux ou nostalgiques du Cambodge, eux, savent qu’ils ne sont pas autorisés à rentrer au Viêtnam, en tout cas « ils n’obtiendraient pas de papiers légaux (pour y vivre de nouveau) et leurs enfants ne pourraient y être admis dans les écoles »(29). Hanoi préfère donc apporter toutes sortes d’assistance aux Viêts du Cambodge pour qu’ils restent et s’enracinent plus profondément dans le pays. Puisque leurs compatriotes viennent tous les jours les rejoindre et que l’Empire Viêt est en pleine renaissance.

 

 

(*) in Cambodge. Drames et reconstruction, Revue Conflits actuels, Centre d’études et de diffusion universitaires, 10e année, numéro 20, Paris.

1. : LÊ THANH KHÔI, Histoire du Vietnam, des origines à 1858, Paris : Sudestasie, 1981.

2. FERAY Pierre-Richard, Le Vietnam des origines à nos jours, Paris : PUF, 1996.

3. NGUYEN THÊ ANH,  Le Nam Tiên dans les textes vietnamiens, in Les Frontières du Vietnam : Histoire des frontières de la Péninsule indochinoise, Paris : L’Harmattan, 1989.

4. MASSON André, Histoire du Vietnam, Paris : PUF, 1972.

5. MAK PHOEUN, Histoire du Cambodge, de la fin du XVIe siècle au début du XVIIIe siècle, Paris, EFEO, 1995.

 

6. LECLERE Adhémard, Histoire du Cambodge, depuis le 1er siècle de notre ère, Paris, Geuthner, 1914.

7. DELVERT Jean, Le Cambodge, Paris, PUF, 1983. 

8. DELVERT Jean, Le Paysan Cambodgien, Thèse, Paris, 1961. 

9. PRUD’HOMME Rémy, L’Économie du Cambodge, Paris, PUF., 1969.

 

10. MIGOZZI Jacques, Cambodge, Faits et Problèmes de population, Paris, CNRS, 1973.

11. NEPOTE Jacques, CNRS, Démographie et Société dans le Cambodge des XIXe-XXe siècles, in Mondes en Développement, Paris, Economica, 1979.

12. Moyenne optimiste pour la période 1980-1992 pour un peuple sorti de l’enfer des Khmers Rouges.

13. Publications du Ministère de l’Intérieur, Cambodge, Décembre 2004

14. VIETNAM CULTURAL WINDOW (Magazine), Hanoi, Mai-Juin 2006 - VNA NEWS AGENCY, in English, Hanoi, 05 July 2006.

 

15. BENGE Michael, Cambodia's Killers, FrontPageMagazine.com, March 10, 2006

16. XINHUA, Cambodian ruling party's members surpass 5 million, February 09, 2007,

 

17. BERTRAND Didier, Les Vietnamiens au Cambodge. Relations avec les Khmers et élaboration d'une identité - Étude des modes d'interculturation,  Aséanie, N°2, Novembre 1998, Bangkok, Thaïlande.

18. LUCIOLLI Esmeralda,  Le Mur de Bambou . Le Cambodge après Pol Pot, Régine Deforges, Paris, 1988.

19. REPUBLIQUE POPULAIRE DU KAMPUCHEA, Circulaire-Directive n° 05 SRNN (en khmer)du 26 février 1986, signé par le Premier Ministre Hun Sen..

20. RADIO FREE ASIA, 25/09/2007, Interview de SON CHHAY, Député PSR, par Kem Sos.

21. PEOPLE’S REPUBLIC OF KAMPUCHEA, Ministry of Foreign Affairs, Policy of the People’s Republic of Kampuchea with regard to Vietnamese Residents, September 1983.

22. DY KARETH, Le poids et les mensonges du 7 janvier 1979, Comité des Frontières du Cambodge, Paris, 06 janvier 2008.

23. ROYAUME DU CAMBODGE, Ministère de l’Intérieur, Lettre (en khmer) n°392SC3, du 24 avril 2003, en réponse à Sum Chi, AVC, signée par SA KHENG et YOU HOK KRY, Co-Ministres.

24. RADIO FREE ASIA,13 September 2007, SON CHHAY’s Interview by Kim Pov Sottan.

 

25. AVI, Hanoi, 04/01/2004 -- 18:01GMT+7.

26. AVI, Phnom-Penh, 07 mars 2006.

27. NHAN DAN, April 29, 2006.

28. AVI, Phnom Penh, 22 août 2007.

29. THAYER Nate, Hostile Home: Vietnamese fear expulsion under new law, FEER, October 13, 1994, et: THANH NIEN NEWS (Vietnam), A tough go for Vietnamese on floating houses in Cambodia, Reported by Thanh Dong, February 8, 2007.

 

 

de lui-même. Cette prise de conscience est la seule voie de sauvegarde de la Nation khmère.  

 

Partager cet article
Repost0
5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 12:17

 

images-copie-3 Éditorial MOULKHMER

 

Moulkhmer n° 128,Novembre 1991

   

 

Un château de sable

 

Il faudrait assurément une bonne dose d’optimisme pour croire qu’avec l’accord de paix sur le Cambodge, signé le 23 Octobre 1991, tout va maintenant s’arranger pour le mieux. Le « règlement politique global » destiné à mettre fin au long conflit cambodgien ne règle rien du tout en effet, sinon sur le papier  - comme cela avait déjà été le cas pour un autre accord de Paris, signé le 27 Janvier 1973 avec le même faste - et qui devait, théoriquement, régler le conflit vietnamien. Or on sait quelle succession de tragédie avait engendrée cet accord-là, et il faut bien garder cela en mémoire pour ne pas s’exposer à d’amères désillusions à la suite du récent accord sur le Cambodge.

 

Cet accord doit, en principe, ramener la paix sur tout territoire cambodgien. Mais il s’agit d’une paix immorale, puisque – sous des prétexte très discutables – on y a associé, comme signataires à part entière, les auteurs d’un monstrueux génocide. Lesquels, en d’autres temps, auraient été traduits devant un tribunal international, jugés, condamnés et – pour les plus coupables – promptement envoyés à la potence. Rien de semblable n’a été fait dans le cas du Cambodge, et la paix qu’on nous annonce est donc bien une paix immorale ne peut être qu’une mauvaise paix, et une mauvaise paix ne peut produire que des effets pervers et, inévitablement de nouveaux drames.

 

Mais même en négligeant l’aspect éthique du problème, aspect qui n’a été évoqué d’ailleurs, le 23 octobre, que dans deux discours seulement (U.S.A et Grande-Bretagne), force est de constater que l’accord signé ce jour-là repose sur des bases bien fragiles. Car, en fait, le document principal (d’une quarantaine de pages dans le texte français) est construit sur deux postulats extrêmement hasardeux : la bonne foi et la bonne volonté des quatre « Parties cambodgiennes » signataire (les 4 factions existantes) d’une part, et le bon fonctionnement du « C.N.S. », d’autre part. Or, dans les deux cas, les doutes les plus sérieux sont permis quant à la solidité de ces deux principaux piliers de l’édifice laborieusement échafaudé par la diplomatie internationale.

 

Les quatre factions en effet, depuis 12 ans qu’elles existent, ont surtout montré qu’elles étaient préoccupées essentiellement par le contrôle du pouvoir à Phnom-Penh. C’est leur préoccupation majeure, qui exclut forcément toute idée de coopération sincère entre elles. On sait d’ailleurs – qui pourrait l’ignorer encore aujourd’hui ? – que ces factions se détestent, et que les mots de « réconciliation nationale » n’ont pour elles qu’une signification purement verbale. Dans la réalité, elles sont chacune bien décidées à défendre âprement leurs intérêts respectifs, dans un climat de méfiance et d’animosité qui était facilement discernable pendant leur récent séjour à Paris. Des déclarations faites par M. Hun Sen le 22 octobre et par le Prince Sihanouk le 23 (aussitôt après la signature de l’accord) sont, à cet égard, très significatives. Il est vrai que lorsque l’on a des partenaires comme les Khmers Rouges, la confiance peut difficilement régner.

 

A ce climat de méfiance et aux intérêts divergents s’ajoutent des querelles intestines au sein des différentes factions. Deux d’entre elles, les deux factions dites « non-communistes » sont déjà dans une situation proche de l’implosion. Des clans s’affrontent et se déchirent au sein de ces deux factions, pour lesquelles les questions de personnes – et donc d’intérêts personnels, le plus souvent – jouent un rôle prépondérant. Pour l’une d’elles, le « FNLPK », c’est l’autoritarisme de son leader nominal qui a déclenché une crise interne qui dure depuis 1985, et qui n’a fait qu’empirer d’année en année. Pour l’autre, le « FUNCINPEC », trois clans au moins s’opposent entre eux, et le Prince Sihanouk parait incapable de ramener la concorde au sein de son propre mouvement. Comment pourrait-il alors prétendre « réconcilier » l’ensemble des Cambodgiens dont beaucoup, d’ailleurs, n’oublient pas sa responsabilité personnelle dans toutes les tragédies survenues depuis 1970 ? Quant aux deux autres factions, qui prétendent l’une et l’autre n’être plus communistes, leurs désaccords internes sont moins voyants, elles savent mieux les camoufler, mais il y a lieu de penser qu’ils existent bel et bien.

 

Dans ces conditions, comment fonctionnera le « C.N.S. » - et pourra-t-il seulement fonctionner ? La question se pose dès maintenant, puisqu’on sait déjà que les Khmers Rouges n’ont aucune envie de revenir à Phnom-Penh actuellement et que M. Son Sann, de son côté, est très réticent en ce qui concerne son propre retour. Or si le « C.N.S. », pour une raison ou pour une autre, ne peut pas se réunir dans la capitale cambodgienne le 20 novembre comme prévu, tout l’édifice péniblement échafaudé par l’accord de Paris risque alors de s’écrouler. Il en serait de même, d’ailleurs, si la réunion avait lieu et n’aboutissait qu’à de nouvelles querelles inter-factions.

 

C’est dire combien est fragile un accord qui repose, pour une large part, sur un fonctionnement de ce « Conseil » et sur une « réconciliation nationale » très hypothétique. L’accord « historique » du 23 octobre 1991 pourrait dont fort bien n’être qu’un château de sable, qu’une seule vague suffit à démanteler. La dislocation ou la paralysie éventuelle du « C.N.S » ne constitueraient pas cependant un irréparable malheur pour le peuple cambodgien. Car, d’une part, il s’est bien passé de ce « Conseil » jusqu’à maintenant et, d’autre part, il n’a aucune envie de voir revenir les Khmers Rouges – dans le cadre du « C.N.S. » précisément –.

 

Le non-fonctionnement ou le mauvais fonctionnement de cet organisme composé de factions si peu disposées à s’entendre ne sont, évidemment, que des hypothèses évoquées seulement pour illustrer la fragilité de l’accord de Paris sur le Cambodge. Mais d’autres problèmes, qui ne vont pas tarder à se poser, illustreront aussi cette fragilité. Notamment en ce qui concerne le contrôle du cessez-le-feu annoncé le 24 juin dernier. Comment s’effectuera ce contrôle et par quels moyens ? Qui pourra se charger d’un désarmement réel des forces des différentes factions, et surtout de celles des Khmers Rouges ? On ignore tout, du reste, des moyens et effectifs que l’O.N.U. engagera pour effectuer ce désarmement et pour mener à bien les nombreuses autres tâches que l’accord de paix lui assigne, puisque cet accord ne fournit guère de précisions et ne donne aucun chiffre à ce sujet.

 

Sans doute, faut-il se féliciter, malgré tout, des bonnes intentions qui abondent dans l’accord en question. Mais sans trop d’illusions, surtout si l’on garde en mémoire le triste sort qu’a connu l’accord du 27 janvier 1973 sur le Vietnam. On ne peut manquer de noter, par ailleurs, que l’accord de paix sur le Cambodge présente de nombreuses et graves lacunes. Ainsi, par exemple, le document principal ne contient, en tout et pour tout, que 5 lignes au chapitre des garanties internationales (article 18). Il y a bien, il est vrai, un document séparé sur le même sujet, mais si vague et si inconsistant qu’on est forcé de comprendre que ces « garanties » ne sont guère autre chose que du vent. Quant aux autres lacunes du document principal, elles sont tout aussi préoccupantes. Il en est ainsi, entre autre, du problème des « colons » vietnamiens, auquel l’accord ne consacre pas une ligne. Et on pourrait aisément multiplier les exemples.

 

D’où la question qui se pose dès maintenant : combien de temps va pouvoir tenir un tel château de sable ? Trois mois, six mois, ou bien un an ou deux ? L’avenir seul le dira, mais il est vraisemblable que la réponse ne se fera pas attendre pendant des années. Elle viendra à court ou moyen terme. D’ici là le Cambodge connaîtra peut-être un certain répit, jusqu’à des élections qui n’offriront pas à son peuple des choix bien réjouissants, et ce sera toujours autant de gagné. Mais pendant ce répit, et dans l’attente de l’écroulement presque inéluctable du château de sable, il faudra savoir préparer l’avenir. En comptant d’abord sur soi-même plus que sur l’O.N.U, qui ne fera aucun miracle et qui commettra une erreur monumentale si elle continue de confondre le cas du Cambodge avec celui de la Namibie. Il n’y a rien de commun en effet entre les deux situations, et l’autorité onusienne de tutelle (APRONUC) finira bien par s’en apercevoir en 1992, quand elle sera à pied d’œuvre. Il faut souhaiter seulement qu’elle ne s’en apercevoir pas trop tard, lorsque les nouveaux drames résultant d’une paix mal faite ne seront déjà plus évitables.         

 

 

MOULKHMER

 

Partager cet article
Repost0
3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 07:17

 

ធម្ម ឯកសារជាកំណត់ការចងចាំរបស់អ្នកស្នេហាជាតិ

 

ឈ្នះធ្វើស្តេច ចាញ់ធ្វើសេដ្ឋី

 

សំបុត្រប្រជាពលរដ្ឋខ្មែរនៅភ្នំពេញធ្លាប់បានចុះផ្សាយក្នុងព្រឹត្តិប័ត្រ”មូលខ្មែរ”,លេខ១៣០,ខែមីនា១៩៩២

 

 

យើងចុះផ្សាយសំបុត្រនេះឡើងវិញ,ដោយចង់បញ្ចាក់បង្ហាញថា២០ឆ្នាំកន្លងមកតើស្ថានភាពនៅស្រុកខ្មែរមានអ្វីខុសពីឆ្នាំ

១៩៩២ដែរឬទេ?

ស្ថានភាពនៅដដែល,បូកនឹងយួនរាប់លាននាក់មករស់នៅក្នុងស្រុក,ហើយពួកគេក្លាយជាម្ចាស់ស្រុកខ្មែរ!

 

ពាក្យស្លោកលោកហ៊ុនសែនបាននិយាយថាឈ្នះធ្វើស្តេចចាញ់ធ្វើសេដ្ឋី(។) គ្រប់ជំនាន់មិនដែលឃើញទាល់តែសោះអំពើ

ពុករលួយ,គ្រប់បែបយ៉ាងនៅភ្នំពេញ,ប្រជាពលរដ្ឋខ្មែរកំពុងស្រេកឃ្លាននៅសន្តិភាព,និងគោរពសិទ្ធិមនុស្ស,តែផ្ទុយ

ទៅវិញអំពើពុករលួយគ្រប់ក្រសួងកៀបសង្កត់មកលើប្រជាពលរដ្ឋ,ហើយនាំគ្នាលក់អាគា,និងក្រសួងមន្ទី,ឬក៏រិបអូស

យកផ្ទះប្រជាពលរដ្ឋ,យកទៅលក់ស្រេចតែក្បាលចិត្តរៀងខ្លួន,ប្រជាពលរដ្ឋរាប់សែននាក់គ្រោះថ្នាក់ទឹកជំនន់,រកតែ

អង្ករច្រកឆ្នាំងគ្មាន,ស្ទើរតែដាច់ពោះស្លាប់,គេយកអំណោយរបស់អង្កាមនុស្សធម៍យកទៅលក់ពេញផ្សារអូឬស្សី,អ្នក

ណាស្លាប់ឯណាក៏ស្លាប់ចុះ,ឲតែគ្រួសារអញ,ប្រពន្ធកូនអញ,និងបក្សពួកអញរស់បានហើយ,រដ្ឋមន្រី្តម្នាក់ៗលក់ដី,លក់ផ្ទះ

លក់មន្ទីចាត់ការរាប់រយគីឡួមាស,គិតទៅកូនខ្មែរកម្មណាស់,គេចពីយួន,មកជួបអាពត,គេចពីអាពត,មកជួប

យៀកកុង(។)មេដឹកនាំរបស់កូនខ្មែរ,ធ្វើនយោបាយសំលាប់ប្រជាពលរដ្ឋ,បង្វែងដានខ្មែរហើយបង្ខំឲកូនខ្មែរបែមក

លុតក្រាបថ្វាយបង្គំសុំរស់ក្រោមបាទជើងគេតទៅទៀត,រហូតហ៊ុនសែនសុំស្តេចធ្វើឪទៀតផង,មែនរាស្ត្រចង់ធ្វើ

ស្តេចណាស់,តែស្តេចមិនមែនចង់ធ្វើរាស្ត្រទេ,គេសម្លឹងឃើញប្រជាពលរដ្ឋខ្មែរដូចសំរាមជាប់បាទជើង,មិនស្មើផង(។)

ខ្លួនឯងថាឲគេធ្វើតាមខ្លួន,គេតវ៉ាខ្លះ,យកគេទៅដាក់គុក,ឬសម្លាប់គេចោល,គមនិតចាស់កំរិលរបៀបនេះវិលត្រ

ឡប់មកគំរៀមគំហែងកូនខ្មែរតទៅទៀតហើយ(។)កូនខ្មែរគេចពីរបបមួយ,មកជួបនឹងរបបមួយ,ឆ្នាំ១៩៥៣វឹលត្រ

ឡប់មកវិញ,ច្បាប់ទំលាប់របស់គេបង្កើតមក,គេមិនបាននាំគ្នាតាមទេ,គេយកទៅទ្រាប់គូតអង្គុយអស់ហើយ,ច្បាប់

គេនៅនឹងបបូរមាត់,គេនិយាយទៅវិញ,ត្រង់ណាទៅហៅថាច្បាប់,អំពើព្រៃផ្សៃលួចប្លន់,កាប់សម្លាប់,យកទ្រព្យសម្បត្តិ,

ចាប់កូនក្រមុំប្រជាពលរដ្ឋយកទៅធ្វើបាប,ឬចាប់កូនស្រីគេយកទៅដាក់គុក,ហើយឲឪពុកម្តាយយកប្រាក់ទៅលស់

យកមកវិញ(។)ពួកអ្នកប្រព្រឹត្តិអំពើរបៀបនេះ,គឺពួកទាហានភ្នំពេញប្រចាំការនៅខេត្តកំពង់ចាមកងពលលេខ៣៣,

និង៣៥,ហើយពួកខ្មែរក្រហម(។)ប្រជាពលរដ្ឋខ្មែរសែនវេទនាណាស់,ឪកំពុងស្រែកទាមទាររកសន្លឹកឆ្នោត,ប្រជាពលរដ្ឋ

ខ្មែរហើបមាតមិរួច,ឬមិដឹងនិយាយប្រាប់នរណាឲជួយខ្លួនទេ(។)ពាក្យថាសន្តិភាពឮរួចហើយតែមិនទាន់បានឃើញ

ទេ។

សេចក្តីអំពាវនាវរបស់ខ្ញុំបាទ,ក្នុងនាមខ្ញុំជាកូនខ្មែរមួយរូបដែរនោះ,សូមបងប្អូនរួមឈាមទាំងអស់នៅខាងក្រៅ

ប្រទេស,ហើយចេះដឹងច្បាប់ទំលាប់ច្បាស់ពិត,ហើយស្គាល់នូវសេចក្តីវេទនារបស់កូនខ្មែរពិតៗ,សូមមេត្តាវឹលមកជួយ

កូនខ្មែរឲបានរួចផុតពីសេចក្តីវេទនានេះផង(។)ខ្ញុំនិយាយនេះគឺរឿងពិត,បើលោក,ឬលោកស្រីបានអញ្ញើញមកស្រុក

យើងតាមជនបទ,ឬស្រុកស្រែចំការដូចរូបខ្ញុំ,ប្រាកដជាអស់លោក,លោកស្រីឈឺក្បាលជាងខ្ញុំទៅទៀត។

សូមបងប្អូនរួមឈាមរបស់ខ្មែរយើងនៅបរទេស,កុំភ្លេចកូនខ្មែរនៅក្នុងប្រទេសដែលកំពុងរងទុក្ខវេទនា។

សូមអរគុណ,ពីកូនខ្មែរមួយរូប,នៅក្នុងប្រទេសខ្មែរ៕

 

សរសេរដោយខ្មែរអនាមិកម្នាក់

Partager cet article
Repost0
1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 11:40

 

ធម្ម ឯកសារជាកំណត់ការចងចាំរបស់អ្នកស្នេហាជាតិ

 

 

ហេតុនៃទុក្ខរបស់ខ្មែរ

 

អត្ថបទនេះយើងដកស្រង់ពីនិវេទនប័ណ្ណរបស់ក្រុមខ្មែថ្មីរៀបរៀងដោយគណកម្មការ”មូលនិធិស៊ឺងង៉ុកថាន់

អត្ថបទធ្លាប់បានចុះផ្សាយក្នុងទស្សនាវដ្តី”មូលខ្មែរ”ក្នុងខែមកឆ្នាំ១៩៩២,លេខ១២៩

 

 

១.ខ្មែរជាម្ចាស់ស្រុក,តែខ្មែរខ្ញុំគេ

យើងជាខ្មែរ,យើងជាម្ចាស់ស្រុកខ្មែរ,ដូច្នេះយើងត្រូវមានសិទ្ធិនិងសេរីភាពចាត់ចែងរៀបចំ,និងគ្រប់គ្រងស្រុកយើង

តាមបំណងរបស់យើង(។)យើងម្នាក់ៗទទួលខុសត្រូវលើវាសនាស្រុកយើងនិងលើខ្លួនយើង។

ការពិតយើងជាខ្ញុំគេ,ព្រោះយើងមិនស្គាល់ស្រុកខ្មែរ,មិនស្គាល់សិទ្ធិរបស់យើងជាពលរដ្ឋ,និងសិទ្ធិយើងជាមនុស្ស។

យើងបណ្តោយឲវាសនាស្រុកខ្មែរ,ធ្លាក់ក្នុងកណ្តាប់ដៃអ្នកដទៃ,យើងគ្រាន់តែជាអ្នកដើរតាមបំរើគេ,យើងជាមនុស្ស

ចោលម្សៀត,យើងចោលស្រុកយើង,យើងចោលទាំងខ្លួនយើង។

 

២.ស្រុកខ្មែរមាន,តែខ្មែរក្រ

ស្រុកខ្មែរមានធម្មជាតិ,ទឹកដី,គ្រប់គ្រាន់ល្មមនឹងទ្រទ្រង់ជីវភាពប្រជាពលរដ្ឋបានថ្លៃថ្នូរ,ថ្វីត្បិតតែគមានរ៉ែ,តែខ្មែរ

មានប្រាសាទបុរាណដែលជាទីប្រភពនៃឧស្សាហកម្មខាងទេសចរណ៏។

ស្រុកខ្មែរមានមនុស្សដែលមានទឹកមុខញញឹម(។)ញញឹម”អប្សារា”មានន័យថាខ្មែរមានក្បាលពូកែរមធ្យ័ត,ញញឹម

អប្សារាប្រែថាខ្មែរមានសីលធម៍ភាវនា,នេះជាធនធានដើមរបស់ខ្មែរក្នុងការកសាងស្រុក។

ប៉ុន្តែខ្មែរក្រ,សដ្ឋកិច្ចទ្រុតទ្រោម,អ្នកស្រុកខ្វះខាត(។)ខ្មែរបាត់ទឹកដី,អស់កេរ្តិអាករណ៏,ខ្វះមធ្យោបាយបង្កើតផល,អស់

ថ្នល់,អស់អគ្គិសនីយ៏,អស់ទាំងគោក្របី,ខ្មែរខ្វេះឧបភោគបរិភោគ,សូម្បីតែផ្ទះសម្បែងនៅមិនសមរម្យ(។)យើងខ្វះថ្នាំ

ពេទ្យ,ខ្វះសាលារៀន,យើងជាស្មូមយាចក។

មកដល់សព្វថ្ងៃ,ខ្មែរអស់ទាំងមនុស្ស,អស់ទាំងពូជ,អ្នកផងមើលងាយ,គេពេបជ្រាយ,គេខ្លាចយើងព្រោះយើងមាន

ឈ្មោះថាជាអ្នកសម្លាប់ពូជសាសន៏ឯង។

 

៣.ខ្មែរជាអ្នកឈ្នះ,តែខ្មែរចាញ់

ក្នុងសាវតាខ្មែរ,ខ្មែរជាអ្នកតស៊ូ,មានវិរបុរសធ្វើការបដិវត្ត,រកយុត្តិធម៍,មានរូបចម្លាក់,ទាំងមនុស្សទាំងសត្វ,បង្ហាញ

ចលនានៃអ្នកឈ្នះជាសាក្សី។

ឯការតស៊ូរវាងភេទស្ត្រីនិងប្រុស,ក៏ខ្មែរមានមុនគេដែ(។)ក្នុងសម័យដើមបង្អស់ដែលគេស្រីជាទាសីនៅស្រុកគោកធ្លក,

ស្តេចខ្មែរជាស្រីមាននាមលីវយី(។)ភ្នំប្រុស,ភ្នំស្រីនៅកំពង់ចាម,ត្រពាំងប្រុសត្រពាំងស្រី,នៅកម្ពុជាក្រោមក៏ជាសញ្ញានៃ

ការតវ៉ារបស់ស្រីបញ្ជាក់ឲឃើញ,ថាស្រីឈ្នះជានិច្ច។

ប៉ុន្តែខ្មែរចាញ់៖

-ចាញ់ធម្មជាតិ,គ្មានដំរេះបង្កើតផល,នាំគ្នាវិលទៅយកមនុស្សមកផ្ជួរស្រែ។

-ចាញ់មនុស្សដ៏ទៃ,រហូតដល់បណ្តោយឲគេបណ្តើរទៅសម្លាប់ក៏មិនហានតប។

-ចាញ់ខ្លួនឯង,យើងរស់ជាម៉ាស៊ីនគ្មានវិញ្ញាន,យើងលក់ខ្លួនយើងក្នុងអបាយមុខ។

 

៤.ខ្មែរស្វែងរកសន្តិភាព,តែខ្មែរជួបតែសង្គ្រាម

ខ្មែរគ្រប់រូបជាសិល្បករពីកំណើត,ស្រឡាញ់រូបល្អនិងសម្លេងពិរោះ។យើងមានទំនៀមទំលាប់ជាអ្នកចំរើនសីលទាន

ភាវនា,យើងកាន់ព្រះពុទ្ធសាសនាស្វែងរកសេចក្តីសុខក្សេមក្សាន។

ប៉ុន្តែការពិត,ខ្មែរជួបប្រទះតែការព្រាត់ប្រះ,ទ្រហោរយំស្រែកក្នុងសង្គ្រាមជាដរាប(។)ចុះទឹកក្រពើ,ឡើងលើគោកខ្លា,

យើងរស់នៅជាមួយអំពើប្លន់,ប្លន់សម្បត្តិទ្រព្យ,ប្លន់អំណាច,ប្លន់ចិត្ត។

 

ហេតុនៃទុក្ខខ្មែរ

 

ហេតុនៃទុក្ខខ្មែរគឺមកពីខ្លួនខ្មែរម្នាក់ៗ,គ្មានអ្វីក្រៅពីនោះឡើយ(។)ខ្មែរមានផ្នត់គំនិតអភ័ពចាក់ស្រេះជាសំណាញ់

សង្រ្កបឲនៅក្នុងអន្លង់អវិជ្ជាជានិច្ច។

 

ចង្កោមទី១

-ផ្នត់គំនិតចម្លងគេ

យើងធ្លាប់ទន្ទេញមេរៀនចាំមាត់,សូត្រដូចសេក,យល់ក៏ដោយមិនយល់ក៏ដោយ(។)យើងធ្លាប់បាក់ផ្នត់នៅក្នុងសង្គម

លត់ក្រាប,ព្រោះធ្លាប់គេវាយដំ,បង្ខំឲធ្វើតាមគេ។

ម្លោះហើយយើងខ្លាចខុស,លែងហ៊ានពិចារណា,គិតតែពីចំឡងតាមគេ(។)យើងគិតតាមគេ,យល់តាមគេ,ធ្វើតាមគេ,

យើងលែងមានអ្វីជារបស់យើង,ឃើញរបស់គេសមល្អហើយត្រូវ,យើងជាមនុស្សបាក់ស្បាត(។)ហេតុនេះហើយបានជាអ្នក

នយោបាយខ្មែរដែលបានរៀនទ្រឹស្តីបរទេស,ចម្លងទ្រឹស្តីនេះយកមកអនុវត្តលើស្រុកខ្មែរ,គ្មានការពិចារណាឬយល់ហេតុ

ផលទៅថ្ងៃក្រោយឡើង។

 

ចង្កោមទី២

-ផ្នត់គំនិតចម្លងគេ,បណ្តុះផ្នត់គមនិតពឹងគេ

កាលណាយើងជាមនុស្សបាក់ស្បាត,ចេះតែចម្លងតាមគេ,យើងត្រូវការពឹងគេ។

យើងលែងទុកចិត្តលើខ្លួនឯង,ធ្វើអ្វីក៏ដោយឲតែមានការពិបាកតូចមួយ,យើងនឹកឃើញភ្លាមថាត្រូវតែមានគេជួយ,

ម្លោះហើយត្រូវតែផ្តេកផ្តួលលើគេ,ស្រូវសូកគេ,ត្រូវគេត្រួត។

យើងជឿកេស្លុង,រលះរលួយ,ដើតាមគេដឹក(។)យើងចាមនុស្សកំសាក។

ផ្នត់គំនិតនេះហើយដែលនាំឲខ្មែរពឹងគេចានិច្ច,ពឹងអារ័ក្ខអ្នកតា,ពឹងអ្នកធំ,ពឹងប័ក្សពួក,រហូតដល់ពឹងបរទេសឲគេ

មកកំចាត់បំបាក់បំបែកជាតិឯង,ពឹងសៀម,ពឹងយួន,ពឹងបារាំង,អាមេរិកាំង,ពឹងចិន,ឥឡូវពឹងអ.ស.ប.។

 

ចង្កោមទី៣

-ផ្នត់គំនិតពឹងគេ,បណ្តុះផ្នត់គំនិតផ្ទាល់ខ្លួន

កាលណាយើងជាមនុស្សកំសាក,ចិត្តយើងរួញទន់,យើងខ្លាចបាត់បង់,ដូច្នេះយើងខំប្រវេប្រវ៉ា,ប្រមូលប្រវាញ់អ្វីក៏ដោយ

ឲតែបានមកជារបស់ខ្លួន។

យើងមើលឃើញត្រឹមតែខ្លួនយើង,គ្រួសារយើងបក្សពួកយើង,ប្រយោជន៏យើង(។)យើងលែងចេះរួមកម្លាំងគ្នា,យើងជា

មនុស្សពាល។

ផ្នត់គំនិតនេះហើយដែលនាំឲខ្មែរភ្លេចធ្វើទានសិល,ប្លន់ទ្រព្យសម្បត្តិ,រហូតដល់ប្លន់អំណាចរាស្ត្រយកមកធ្វើជារបស់

ផ្ទាល់ខ្លួន។

 

ចង្កោមទី៤

-ផ្នត់គំនិតផ្ទាល់ខ្លួន,បណ្តុះផ្នត់គំនិតមានៈ

កាលណាយើងជាមនុស្សពាល,យើងពល់វង្វែងជាស្រវឹង,សប្បាយឲមានគេទះដៃហៃអើ,ដូច្នេះយើងចេះតែឈ្នះ,ប្រកាន់

ថាខ្លួនត្រូវទាំងអស់មិនអនុញ្ញាតិឲមានមតិផ្ទុយ(។)យើងជាឯការ,គ្មានឃើញខុសត្រូវធ្លាក់ក្នុងជ្រោះអបាយមុខ(។)

យើងជាមនុស្សស្ពឹក,ផ្តាច់ការ។

ផ្នត់គំនិតនេះហើយដែលនាំឲខ្មែរពូកែរបានតែម្នាក់ឯង,ឲតែមានគ្នាហួសពី២នាក់,យើងត្រូវប្រកាប់ប្រចាក់គ្នាភ្លាម,

ដើម្បីឲបានឈ្មោះថាខ្លួនជាអ្នកត្រូវ។

 

ចង្កោមទី៥

-ផ្នត់គំនិតមានៈ,បណ្តុះគំនិតសងសឹក

កាលណាយើងជាមនុស្សផ្តាច់ការ,ចិត្តយើងឫស្យាគិតតែឲបានលើគេ,លែងដឹងបតបាត,លែងស្គាល់មិត្ត,លែងស្គាល់

សត្រូវ,លែងស្គាល់ខ្លួនយើង។

យើងខ្លាចការពិត,យើងបំបាត់ផ្លូវត្រូវ,ឈ្នះក៏ដោយ,ចាញ់ក៏ដោយ,យើងតាមព្យាបាទសងសឹក,ផ្តាំកូនផ្តាំចៅ,ហិន

ហោចយ៉ាងណាក៏មិនរវល់,ធ្វើដូចម្តេចឲតែបានថាខ្លួនឈ្នះ,ឈ្នះតែម្នាក់ឯង,យើងជាមនុស្សឡប់សតិ។

ផ្នត់គំនិតនេះហើយដែលនាំឲយើងអ្នកកាន់អំណាចខ្មែរ,មិនព្រមចោលអំណាចតាមផ្លូវច្បាប់,សុខចិត្តនៅក្រាញ,លែង

ស្តាប់មតិរាស្ត្រ,លែងស្តាប់ប្រយោជន៏ស្រុក,ត្រូវតែរកមធ្យោបាយទប់ទល់និងសងសឹក៕

 

Partager cet article
Repost0
31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 06:41

សង្គ្រាម ឈ្លានពាន ដែល បង្កើតឡើង ដោយ ពួកកុម្មុយនិស្តឥណ្ឌូចិន មានយួនខាងជើង ជាមេក្លោង និង ចិនកុម្មុយ និស្ត ជាអ្នកគាំទ្រនោះ កំពុងតែបន្ត ឥតស្រាកស្រាន្ត នៅប្រទេសយួនខាងត្បូង ទោះបីកិច្ចព្រមព្រៀង បញ្ចប់សង្គ្រាម ត្រូវបានចុះហត្ថលេខា អស់រយៈពេលជិតពីរឆ្នាំហើយក៏ដោយ។ដោយឡែក នៅសាធារណរដ្ឋខ្មែរ សង្គ្រាមនេះ មានសភាពកាន់តែ សាហាវខ្លំាងឡើង រៀងរាល់ថ្ងៃ ទោះបី រដ្ឋាភិបាលសាធារណរដ្ឋខ្មែរ បានធ្វើសេចក្តីអំពាវនាវមួយលើក ជាពីរលើកសុំអញ្ជើញ ក្រមខ្មែរម្ខាងទៀត ចូលរួម អង្គុយតុចរចា ដើម្បី បញ្ចប់សង្គ្រាម ដែលបាននាំមក នូវទុក្ខវេទនាខ្លោចផ្សាដល់ប្រជារាស្ត្រខ្មែរស្លូតត្រង់អស់ពេលជិត៥ឆ្នាំហើយក៏ដោយ។ តើសង្គ្រាមនេះ កើតឡើងដោយសារអ្វី? ក្នុងលក្ខណៈបែបណា ?និង ក្នុងគោលដៅអ្វីដែរ ? មតិអន្តរជាតិមួយភាគប្រហែលជា នៅមានការស្រពិចស្រពឹលក្នុងរឿងនេះនៅឡើយ។ រីឯមតិជាតិមួយភាគតូចក៏នៅពុំទាន់យល់ ឬ « ធ្វើមិនយល់ » ចំពោះរឿងនេះដែរ។

Partager cet article
Repost0
29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 11:10

 

images-copie-3 ​​Éditorial MOULKHMER

 

Moulkhmer n° 127, Août 1991

   

Vers une mauvaise paix

 

Bloqué encore au mois de Mai, le processus de règlement du conflit cambodgien s’est débloqué soudainement et contre toute attente en Juin. Le 6 Juin, en effet, le Prince Sihanouk annonçait, à la surprise générale, qu’il retournerait à Phnom-Penh en Novembre invité par M. Hun Sen qui s’était entendu à Djakarta lors d’une réunion pourtant infructueuse du « Conseil National Suprême (C.N.S) ». A partir de ce moment-là les choses sont allées vite. Il est vrai qu’entretemps le rapprochement entre la Chine et le Vietnam communiste s’était précisé. Les grands « sponsors » des deux camps cambodgiens opposés (la « coalition » regroupée désormais au sein du « C.N.S. » et le gouvernement de Phnom-Penh, qui en fait également partie) étant d’accord entre eux au sujet du Cambodge, rien ne s’opposait plus, effectivement, au déblocage du processus devant conduire à la paix dans ce pays. On a vu alors les évènements s’accélérer, au rythme de nouvelles réunions du « C.N.S » tenues à intervalles assez rapprochés à Pattaya (Thaïlande), puis à Pékin et de nouveau à Pattaya tout récemment (du 26 au 29 Août).

 

Cette dernière réunion s’était achevée cependant sur un désaccord entre les quatre factions cambodgiennes, au sujet des modalités de scrutin concernant les élections, théoriquement « libres et démocratiques », qui doivent marquer l’achèvement du processus engagé pour en finir avec la guerre civile au Cambodge. Mais le demi-échec de la seconde réunion de Pattaya ne parait pas susceptible de remettre en cause le processus en question. D’ores et déjà la trêve fragile qui avait été instaurée le 1er Mai dernier a été transformée, le 24 Juin, en un cessez-le-feu pour une durée illimitée. Si bien que les combats entre factions adverses ont cessé, définitivement on veut l’espérer. Par ailleurs la suite du processus est déjà programmée, au moins dans les grandes lignes, et même si des retards se produisent (suite au demi-échec de « Pattaya bis »). Il parait fort possible que tout soit réglé, ou sur le point de l’être, d’ici à la fin de cette année.

 

Malheureusement le règlement qui se dessine, tel qu’on peut déjà l’entrevoir, ne s’annonce pas satisfaisant. En fait, on v vers une solution « rouge » ou « rose » plus ou moins déguisée. Car dès maintenant les Khmers Rouges sont assurés de pouvoir revenir à l’O.N.U. (sous la houlette de Sihanouk) et à Phnom-Penh (grâce à lui également), tandis que l’actuel régime provietnamien de Phnom-Penh est sûr de n’être pas démantelé jusqu’à la tenue d’élections générales qui sont encore hypothétiques. De toute manière ces élections dominantes (communistes l’une et l’autre) face aux deux factions « nationalistes non-communistes » dont la très faible implantation sur le terrain ne laisse rien augurer de bon.

 

Le « plan de paix » de l’O.N.U., intrinsèquement mauvais d’ailleurs puisque destiné à légaliser le retour des Khmers Rouges dans la vie politique cambodgienne – sous le prétexte d’un « règlement global compréhensif » - ne ressemblera plus à ce qu’il était à l’origine. Il ne sera dons jamais appliqué sous sa forme initiale. Certes, il est toujours prévu un déploiement onusien au Cambodge. Mais quand, comment et dans quelles proportions ? On peut se le demander puisque, jusqu’à présent du moins, l’O.N.U. et les cinq membres permanents de son Conseil de Sécurité se sont bien gardés d’avancer des chiffres (combien de « casques bleus » et combien de milliards de dollars pour financer leur déploiement ?). Tout reste donc encore dans le flou au sujet du rôle que l’O.N.U. devrait jouer concrètement au Cambodge le moment venu. Ce qui apparait par contre comme une donnée déjà irréversible, c’est le fait que les Nations-Unies ne prendront en considération que les quatre factions existantes qui, sous l’étiquette du « C.N.S. », vont occuper le siège du Cambodge à l’O.N.U. dès la fin de Septembre (siège qui était vacant depuis un an). Ces quatre factions auront donc le champ libre pour manœuvrer à leur guise, notamment lors d’éventuelles élections, puisqu’aucune autre composante politique n’est prise en compte dans le règlement de paix qui se met en place actuellement. Il faut malheureusement noter, à ce sujet, qu’aucune « cinquième force » cohérente et crédible n’a réussi à émerger depuis 1979…

 

En tout état de cause la paix qui se mijoter aujourd’hui sera une mauvaise paix, et cela pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce que les Khmers Rouges sont officiellement et étroitement associés au processus de règlement en cours. Le génocide est effacé, oublié, on n’en fera plus mention – ce qui est tout simplement scandaleux. Puis on constate que seules pourront parler, au nom du peuple cambodgien, quatre factions qui n’ont aucune légitimité d’aucune sorte et qui qui toutes sont aux antipodes des plus élémentaires notions de démocratie. Enfin le système qui va s’établir en attendant des élections est absolument inviable. Car comment vont coexister et fonctionner à Phnom-Penh simultanément un « super-gouvernement » (le « C.N.S. »), une administration Hun Sen qui reste en place (puisque non démantelée) et une « Autorité transitoire des Nations-Unies (UNTAC, qui n’existe encore que sur le papier) ? Il ne faut pas être grand clerc pour prévoir qu’un tel système – une sorte de monstre à trois têtes – sera, très vite, impossible à gérer. Et qu’il se transformera, très vite aussi, en un « panier de crabes » de la pire espèce, donnant naissance à un affreux gâchis et à une situation pour le moins chaotique. Situation dont, à plus ou moins long terme, profiteront seuls les Khmers Rouges (prochinois et provietnamiens) qui, dans l’intervalle, conserveront un « profil bas » et attendront patiemment leur heure.

 

Il parait donc difficile, dans ces conditions, de se réjouir à la perspective d’une paix qui s’annonce aussi franchement mauvaise. Les responsabilités, en ce qui concerne cette mauvaise paix qui approche, sont partagées entre le Prince Sihanouk – qui veut à tout prix revenir à Phnom-Penh avec le titre de Chef de l’État (et « après moi, le déluge ») – et les quatre factions d’une part, leurs « sponsors » étrangers et l’O.N.U. elle-même, d’autre part (pour cause de paternité d’un « plan de paix » irréaliste et irréalisable sous sa forme première et « global »). Mais épiloguer sur ces responsabilités n’aurait plus guère d’intérêt aujourd’hui, puisque le mal est fait – ou plutôt en train de se faire inéluctablement. Il ne reste donc plus qu’à attendre la suite, déjà prévisible, des évènements. En espérant toutefois que les régimes communistes de Pékin et Hanoi, qui veulent maintenir une Indochine « rouge », finiront par s’ »crouler entretemps, comme tous ceux d’Europe de l’Est. Tout serait alors remis en question, et les quatre factions cambodgiennes se trouveraient inévitablement écartées du paysage politique khmer. Mais dans quel état se trouvera le Cambodge, lorsque cette délivrance surviendra ?...            

 

 

MOULKHMER

Partager cet article
Repost0
27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 06:47

 

DSC05407 ប្រតិកម្មរហ័ស

 

ការពិតដែលយើងនឹងស្មានមិនខុស

 

ពីថ្ងៃទី២៤តុលាកន្លងមកនេះ,លោកសមរង្ស៊ី,ក្នុងនាមជាប្រធានគណបក្សសង្គ្រោះជាតិ,បានសរសេរលិខិតមួយទៀត

ផ្ញើទៅហ៊ុនសែន,សរសើរហ៊ុនសែន,និងរាជរដ្ឋាភិបាលអំពីការចាត់ទុកថ្ងៃទី២៣តុលាជាថ្ងៃបុណ្យជាតិសំរាប់ប្រជា

ពលរដ្ឋខ្មែរ(២៣តុលាជាថ្ងៃខួបការចុះហត្ថលេខានៅទីក្រុងបារីសនៃការយល់ព្រមយកផែនការសន្តិភាពសំរាប់ប្រទេស

កម្ពុជា,របស់អង្គការសហប្រជាជាតិមកអនុវត្ត)។

ទង្វើនេះ,លោកសមរង្ស៊ីធ្វើឡើងដើម្បីអ្វី(?)ស្វែងរកការផ្សះផ្សាជាតិ(?)សូមទោសហ៊ុនសែនមិនចំមុខដើម្បីបានវិលត្រ

ឡប់ចូលមាតុភូមិវិញ(?)ជាយុទ្ធសាស្ត្រនយោបាយពិសេសរបស់គណបក្សសង្គ្រោះជាតិ(?)ជានយោបាយល្ងីល្ងើរបស់បុគ្គល

សមរង្ស៊ី(?)។

 

យើងគ្មានការឆ្ងល់អ្វីបន្តិចនោះទេនៅលើគ្រប់សកម្មភាពដែលសមរង្ស៊ីកំពុងធ្វើបច្ចុប្បន្ននេះ,គឺគាត់កំពុងធ្វើ

នយោបាយ”សម្លកកូរ”,គឺគាត់កកូរគំនិតគាត់ដើម្បីរកផ្លូវដើរ,ប៉ុន្តែសម្លកកូរដែលគាត់កំពុងស្លនោះ,វាខ្វះគ្រឿងផ្សំ

សំខាន់បំផុតមួយដែលធ្វើឲសម្លកកូរគាត់មានរសជាតិ,គឺអំបិល(។)អំបិលនោះជារូបភាពនៃសេចកត្តីថ្លៃថ្នូររបស់សម

រង្ស៊ី(។)ដូចយើងដឹងស្រាប់រួចមកហើយថាសមរង្ស៊ីមានធាតុជាមនុស្សបាវបំរើស្តេចសីហនុ,ទោះបីខ្មោចស្តេចសីហនុ

បោះបង់ចោលគាត់យ៉ាងណាក៏ដោយ,ក៏គាត់នៅតែទុកខ្មោចសីហនុជាគារវរូបសំរាប់គាត់ធ្វើការបន់ស្រន់ជារាងរាល់

ថ្ងៃសំរាប់ស្វែងរកលាភរបស់គាត់(។)ធាតុជា”ខ្ញុំគេដាច់ថ្លៃ”នេះវាជាប់ស្អិតក្នុងសតិរបស់សមរង្ស៊ីជានិច្ច,នាំឲគាត់មើល

សេចក្តីថ្លៃថ្នូររបស់គាត់មិនឃើញ,ភាពខ្វាក់នេះនាំឲគាត់ខំបន្ទាបខ្លួនចំពោះមុខហ៊ុនសែន,ព្រោះគាត់យល់ថាជាអំពើ

ធម្មតារបស់គាត់,ពីព្រោះអំពើនេះជាធាតុរបស់គាត់តែម្តង។

 

បើយើងលើកយកទ្រឹស្តីចិត្តវិជ្ជា,មកឆ្លុះមើលចិត្តគំនិតលោកសមរង្ស៊ី,យើងឃើញថាគាត់ជាមនុស្សមួយមាន”ការខក

ចិត្ត”ច្រើនណាស់ក្នុងជីវិតរបស់គាត់(។)ការខកចិត្តនេះកើតមកពីការរស់នៅរបស់គាត់ក្នុងបដិវាទកម្ម

(Contradiction)ជាច្រើន,ដូចមានតទៅ៖

១.អនុស្សាវរីយ៍នៃឧត្តមជីវិតកាលពីកុមារភាពរបស់គាត់,និងគ្រួសាររបស់គាត់នៅស្រុកខ្មែរ,ដែលមានភាពផ្ទុយ

ស្រឡះពីជីវិតនិរទេសដោយបង្ខំ,ដ៏ពិបាកមួយ,នៅប្រទេសបារាំងចាប់តាំងពីកំលុងឆ្នាំ១៩៦៥មក។

២.អនុស្សាវរីយ៍នៃហិង្សារបស់បីតាគាត់(សមសារី)ក្នុងគ្រួសារ,ដែលមានភាពផ្ទុយស្រឡះពីរូបភាពដោយសិប្បនិមិត្ត

(artificiel)ជាឥស្សរជននយោបាយជាន់ខ្ពស់របស់បីតាគាត់។

៣.គាត់ជាអ្នកសីហនុនិយម,ដែលផ្ទុយស្រឡះពីគំនិតប្រឆាំងដាច់ខាតនឹងសីហនុរបស់បីតារបស់គាត់,រហូតដល់ខ្មោច

សម្តេចសីហនុដាក់ទោសបីតាគាត់ជាជនក្បត់ជាតិ។

៤.តាំងខ្លួនជាអ្នកសេរី,ដែលផ្ទុយស្រឡះពីការរកការគាំទ្រពីចិនកុម្មុយនិស្តដែលជាសត្រូវនឹងលទ្ធិប្រជាធិបតេយ្យសេរី។

៥.ការស្វែងរកការផ្សះផ្សាជាមួយហ៊ុនសែន,ដែលផ្ទុយស្រឡះពីគោលដៅនយោបាយរបស់គណបក្សសង្គ្រោះជាតិ,គឺរំលំ

ហ៊ុនសែនពីអំណាចនយោបាយផ្តាច់ការ,និងអាយ៉ងយួន។

(សូមអានសៀវភៅលោកសមរង្ស៊ី,មានចំណងជើងជាភាសារបារាំងថា(Des racines dans la pierre–Mon combat)។

 

បដិវាទកម្មទាំងនេះមានជានិច្ចក្នុងគំនិតលោកសមរង្ស៊ី,ហើយនាំឲគាត់៖

១.ធ្វើអ្វីៗដែលតែងតែផ្ទុយស្រឡះពីគំនិតដែលគាត់បានគិតធ្វើ(។)២.បាត់សេចក្តីទុកចិត្តលើសមត្ថភាពខ្លួនឯង,ហើយ

គិតតែស្វែងរក”ចៅហ្វាយ”(។)ត្រូវការ”ការបញ្ញោរ”ជានិច្ចក្នុងការរស់នៅរបស់គាត់។

រួមសេចក្តីមក,លោកសមរង្ស៊ីមានលក្ខណៈត្រឹមតែជា”ឥស្សរជននយោបាយ”,តែគាត់មិនមែនជា”កម្លាំងនយោបាយ”

ឬជា”មេដឹកនាំនយោបាយ”នោះឡើយ,ហើយគាត់រស់ក្នុងភាពខកចិត្ត(frustration)ជានិច្ច,ដែលកើតមកពីបដិវាទ

កម្មដែលមានក្នុងសតិរបស់គាត់។

 

ឩប-សង្ហា

Partager cet article
Repost0
25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 08:18

 

DSC05407 គួរលើកយកមកពិចារណាដែរ

 

រឿងល្ខោនរបស់ហ៊ុនសែន

 

images (5)

 

លោកហ៊ុនសែនទទួលបញ្ញាពីហាណូយនិងប៉េកាំង,កែនមនុស្ស,និងព្រះសង្ឃមកចូលរួមទុក្ខនៅមុខវាំង,ដែលជាទី

កន្លែងដែលហ៊ុនសែនទុកជាឆាកល្ខោនសំរាប់សំដែងរឿងល្ខោន,មានចំណងជើងថា”ទុក្ខរាស្ត្របាត់បីតាជាតិ”(។)នេះជា

ការសំដែងបង្គ្រប់កិច្ចមួយ,សំរាប់ទាញយកប្រយោជន៏ផ្នែកខាងសីលធម៍សំរាប់យកមុខមាត់បក្សពួកខ្លួន,និងចិនយួន

កុម្មុយនិស្តដែលជាចៅហ្វាយខ្លួនតែប៉ុណ្ណោះ(។)តែហ៊ុនសែនព្រមានដល់ប្រជាពលរដ្ឋ,មិនឲយកឪកាសនេះដើម្បីបង្ហាញ

ទុក្ខរាស្ត្រពិតដែលកើតចេញពី ស្នាដៃស្តេចសីហនុ,និងការដឹកនាំរបស់វា។

 

ក្នុងរឿងល្ខោននេះ,ហ៊ុនសែនត្រូវបានវិទ្យុ”អាស៊ីសេរីផ្សាយជាភាសារខ្មែរ,និងសម្លេងអាមេរិក”ជួយផ្សាយេចញមុខក្នុង

នាមខ្លួនជាអាយ៉ងរបបចោរម័ទ(ពូកែខាងលួចជាតិ,និងពុករលួយ),ដែលជារបបអាយ៉ងយួន(។)រួមសេចក្តីមកវិទ្យុអាស៊ី

សេរីផ្សាយជាភាសារខ្មែរ,និងសំឡេងអាមេរិកនេះជាវិទ្យុអាយ៉ងយួន,បំរើផលប្រយោជន៏ចិនយួនកុម្មុយនិស្តនៅលើទឹក

ដីសហរដ្ឋអាមេរិក(។)វិទ្យុអាស៊ីសេរីតែងតែប្រើល្បិចកល,ចៀសវាងផ្សាយមតិខ្មែរណាដែលប្រឆាំងនឹងគំនិតចៅហ្វាយ

ខ្លួន,គឺហ៊ុនសែនដែលជាអាយ៉ងចិន(/)យួនកុម្មុយនិស្ត,ដោយយកលេសថាៈ”ដើម្បីរក្សាសេចក្តីថ្លៃថ្នូរ,យើងខ្ញុំនឹងផ្សាយ

តែមតិណាដែលមិនជេរប្រមាថដល់អ្នកដទៃប៉ុណ្ណោះ”(។)ផ្ទុយទៅវិញវិទ្យុទាំងពីរនេះឥតខ្លាចផ្សាយគ្រប់មតិ,និងសំដី

ហ៊ុនសែនជេរដៀលអ្នកស្នេហាជាតិ,ដែលជាអំពើមួយបំភាន់ដល់មហាជនថាហ៊ុនសែនជាមនុស្សខ្លាំងនិយាយអ្វី,វិទ្យុ

អាស៊ីសេរីផ្សាយជាភាសារខ្មែរ,គេចាក់ផ្សាយជូនភ្លាម(។)វីទ្យុអាស៊ីសេរីផ្សាយជាភាសារខ្មែរ,និងសំឡេងអាមេរិក,ក្លាយជា

ឆាកល្ខោនចិន(/)យួនកុម្មុនិស្ត,សំរាប់លេងល្ខោនដែលមានហ៊ុនសែនជាសមិទ្ធិករផង,និងជាអ្នករៀបចំលេងល្ខោន

ផង(។)វិទ្យុទាំងពីរនេះប្រមាថប្រជាពលរដ្ឋអាមេរិកាំង,ដែលគេផ្ញើសេចក្តីទុកចិត្តរបស់គេចំពោះខ្លួន,ឲបំរើ”គំនិតសេរី

ភាព”,ដើម្បីរំដោះប្រជាពលរដ្ឋដែលរស់នៅក្នុងប្រទេសដឹកនាំដោយរបបផ្តាច់ការ(។)យើងជាខ្មែររងគ្រោះពុំអាចនៅ

ស្ងៀមអង្គុយស្តាប់ការភូតកុហកជារាងរាល់ថ្ងៃរបស់វិទ្យុ”ផ្សាយជាភាសារខ្មែរ”អាយ៉ងយួនកុម្មុយនិស្តនេះបានតទៅ

ទៀតនោះឡើយ,ត្រូវនាំគ្នាស្រែកទាមទារ,តាមសម្លេចបងប្អូនខ្មែរដែលមានសញ្ញាតិអាមេរិកាំង,ប្រើអំណាចខ្លួនជា

ប្រជាពលរដ្ឋអាមេរិកាំង,ដល់រដ្ឋាភិបាលអាមេរិកាំង,សូមឲធ្វើការអង្កេតលើសកម្មភាពវិទ្យុទាំងពីរ,ផ្សាយជាភាសារ

ខ្មែរ,ដែលកំពុងឃ្លាតចេញពីគោលដៅពិតរបស់វិទ្យុ,គឺបំរើសេរីភាពក្នុងគំនិតអព្យាក្រិតចំពោះគ្រប់មិតិដែលជា

មិតិជួយធ្វើអភិវឌ្ឍន៏”លទ្ធិប្រជាធិបតេយ្យ”។

 

ដោយមានជំនួយពីវិទ្យុអាស៊ីសេរី,ផ្សាយជាភាសារខ្មែរ,ហ៊ុនសែនអាចបង្ហាញភាពឧឡារិកនៃបុណ្យកាន់មរណៈទុក្ខ,ការ

ស្លាប់របស់ស្តេចសីហនុ,ដោយបង្ហាញតាមការផ្សាយទូរទស្សន៏របស់ខ្លួន(ទ.ទ.ជ),ហើយមានវីទ្យុអាស៊ីសេរីផ្សាយជា

ភាសារខ្មែរ,ជួយបន្ថែម,ថាមានប្រជាពលរដ្ឋចូលរួមទុក្ខច្រើនណាស់(។)តែតាមការពិត,អ្នកទាំងនោះជាមនុស្សហ៊ុនសែន

កែនមកដើរតួរាយរងសំរាប់បំរើនយោបាយហ៊ុនសែនដែលជាអាយ៉ងចិន(/)យួនកុម្មុយនិស្តតែប៉ុណ្ណោះ(។)តួរាយរង

ទាំងនោះត្រូវបានគណបក្សវ្រជាជនគេជ្រើសរើសសំរាប់ឲអ្នកសារព័តិមានវិទ្យុអាស៊ីសេរីផ្សាយជាភាសារខ្មែរ,យកទៅ

ផ្សាយដោយគ្មានការគិតពិចារណាអំពីកលល្បិចកុម្មុយនិស្ត,នាំឲចាកពីការពិត(។)តែយើងជឿច្បាស់ថាពួកអ្នកយកការឲ

វិទ្យុអាស៊ីសេរីផ្សាយជាភាសារខ្មែរ,ដឹងច្បាស់ណាស់ថាអ្វីដែលហ៊ុនសែនកំពុងធ្វើសុទ្ធជាកលល្បិចរកប្រយោជន៏តែប៉ុណ្ណោះ,តែ

ដោយខ្លួនឯងចង់បំរើហ៊ុនសែន,ដើម្បីប្រយោជន៏អ្វីមួយសំរាប់ពួកខ្លួន,ពួកខ្លួនធ្វើមិនដឹងឮ,ពីល្បិចកលហ៊ុនសែន,នាំ

គ្នាផ្សាយតាមសម្លេងទូរទស្សន៏ទ.ទ.ជតែម្តង,ដោយគ្មានការអៀនខ្មាសអ្វីបន្តិចនោះឡើយ(។)នេះហើយពួកខ្មែរបំផ្លាញ

ជាតិខ្លួនឯង!

 

តែយើងត្រូវកត់សំគាល់ចំណុចមួយ,ថាហ៊ុនសែនវាមានមនុស្សវាសំរាប់ប្រើសំរាប់បំរើប្រយោជន៏វា(។)ត្រង់នេះយើងត្រូវ

ទទួលស្គាល់ថាហ៊ុនសែនមានពឹសយួន(/)ចិនកុម្មុយនិស្តសំរាប់បំផ្លាញជាតិខ្មែរ(។)បើខ្មែរយើងនៅតែនាំគ្នាអង្គុយស្តាប់

វិទ្យុអាស៊ីសេរីផ្សាយជាភាសារខ្មែរ,ដែលជាវិទ្យុអាយ៉ងហ៊ុនសែន,គឺច្សាស់ជានាំគ្នាអង្គុយស្តាប់រឿងល្ខោនហ៊ុនសែន,និង

ចិន(/)យួនកុម្មុយនិស្តជាពុំខាន(។)ខ្មែរត្រូវហានងើបប្រឆាំងតាមវិធីអហិង្សានឹងអ្វីដែលយើងទុកជាសត្រូវជាតិខ្មែរ(។)

ចំពោះវិទ្យុអាស៊ីសេរី,និងសម្លេងអាមេរិកាំង,ផ្សាយជាភាសារខ្មែរ,មិនមែនជាសម្លេងបំរើ”សេរីភាព”នោះឡើយ,តែផ្ទុយ

ទៅវិញពួកខ្មែរទាំងនោះកំពុងបំរើហ៊ុនសែនចេញមុខតែម្តង(។)ពួកគាត់អាចបំភាន់ខ្មែរបានតែមួយរយៈពេលប៉ុណ្ណោះ,

ប៉ុន្តែពួកគាត់ពុំអាចពំភាន់ខ្មែរគ្រប់ពេលវេលាតាមរឿងល្ខោនរបស់ហ៊ុនសែនឲពួកគាត់,ជាតួរាយរង,លេងនោះបានឡើយ,

ព្រោះល្បិចរបស់ពួកគាត់ជាល្បិចមួយមានលក្ខណៈជា"ល្បិចក្បត់ជាតិ"ដែលពុំអាចលាក់បាំងខ្មែរបានទៀតនោះឡើយ(។)

ការបោកប្រាសខ្មែរថាពួកខ្លួនត្រូវរដ្ឋអំណាចហៅទៅព្រមាន,ជារឿងល្ខោនរបស់ពួកខ្លួនតែប៉ុណ្ណោះ,ព្រោះការកុហកនេះវា

ជាការកុហកមួយមានភាពធំមហិមាឥតអាចនរណាជឿបាននោះឡើយ។

 

ឩប-សង្ហា

 

Partager cet article
Repost0
23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 16:49

 

images-copie-3

La monarchie qui nous ruine

Par Ta Phoeun

Ancien professeur

 

Publié dans la revue MOULKHMER, n° 136, Avril 1993

  

Il est curieux de voir l’histoire du Cambodge après l’indépendance obtenue le 9 Novembre 1953. Les Khmers, contrairement à ce qu’on pourrait croire, ont essayé de renverser à plusieurs reprises la monarchie.

 

L’histoire de la rébellion anti-sihanoukiste et antimonarchiste remonte à 1941, avec le mouvement des « Khmers Issarak » dirigé par un jeune diplômé de l’université française, M. Son Ngoc Thanh.

 

Lors de la défaite japonaise en 1945, Son Ngoc Thanh fut arrêté le 16 Octobre 1945 sur l’ordre du Général Leclerc, emmené à Paris puis libéré le 29 Octobre 1951. Personnalité très populaire, il inquiéta le Roi Sihanouk qui chercha par tous les moyens à le mettre à genoux. N’ayant pas pu résister à la menace de Sihanouk, Son Ngoc Thanh prit le chemin du maquis le 9 Mars 1952.

 

Peu de temps après, en 1956, M. Sam Sary, ancien président du Conseil des Ministres et Ambassadeur du Cambodge à Londres, partit rejoindre Son Ngoc Thanh en créant un autre mouvement les « Khmers Sérei ». Ces deux mouvements unirent leurs forces pour renverser Sihanouk.

 

Le 31 Août 1959, un attentat à la bombe eut lieu dans la salle du Trône du Palais Royal entraînant la mort du Chef de Protocole (un des parents de Sihanouk). Sihanouk avait échappé de justesse. Après les coups manqués, d’autres mouvements anti-sihanouk se sont succédés les uns après les autres, de droite comme de gauche. Les premiers furent de droite, puis ce fut au tour des intellectuels de gauche qui ont amplifié leur mouvement entraînant la chute de la monarchie en 1970. Parmi ces gauchistes on peut citer les Khieu Samphân, Hou Youn, Hu Nim, etc.

 

Drames cambodgiens

 

Le peuple cambodgien n’a connu que des drames que ce soit sous le règne de Sihanouk ou de ses ancêtres. Ce dernier roi dirigea le pays selon ses rêves et sans principe. Il a attaqué tous les opposants de droite comme de gauche. Pour les premiers, des dizaines ont été fusillées en public près de Phnom-Penh. Beaucoup ont été jetés en prison sans jugement et l’on ne peut pas décrire les tortures dans ces prisons car elles dépassaient l’imagination. Quelques années plus tard ce fut le tour des Khmers Rouges.

 

Khieu Samphân a été humilié sur la voie publique et battu par le policier en chef de Sihanouk. Plus tard il gagna le maquis et dirigea l’insurrection. Durant les années 60, j’ai assisté à des départs par dizaines de mes confrères (professeurs) qui ont abandonné leur poste les uns après les autres pour rejoindre le maquis. Certains n’ont pas pu partir à temps et ont été emmenés dans la nuit vers la prison de Prey Sar. Durant cette période, Sihanouk a augmenté sa répression sur tout territoire.

 

Alors que l’économie était en ruine, Sihanouk faisait des films et un festival de cinéma pour montrer au peuple qu’il est capable d’être acteur, alors qu’il était Chef de l’Etat.

 

La monarchie, responsable de la chute de l’Empire Khmer

 

Au 12 siècle, l’Empire Khmer s’étendait de la mer de Chine à l’océan indien. À cause de la rivalité entre les prétendants du Trône des dynasties khmères, les voisins, Siam et Annam, ont cherché à se partager le royaume.

 

L’arrivée de la France eut lieu en 1863, et un traité de protectorat fut imposé par l’Amiral français Lagrandière au Roi Norodom 1er. Ce traité, signé le 17 Juin 1884, enlevait au roi les pouvoirs judiciaires, financiers, militaires et diplomatiques. Petit à petit le pays s’est rétréci et le dernier abandon du territoire fut celui de la Cochinchine.

 

Sous le règne de Sihanouk, le pays continue à souffrir et a perdu son autonomie. Les Viêt-Cong ont installé leurs troupes sur la frontière du Cambodge. Les manifestations populaires se sont multipliées alors dans toutes les provinces occupées par les Viercong. Le 18 Mars 1970 un grand évènement national eut lieu dans la capitale. Par des tracts distribués, les auteurs ont manifesté leur mécontentement contre Sihanouk d’avoir autorisé l’installation des troupes Viêt-Cong sur le territoire national. Il faut dire qu’à cette époque les Viêt-Cong avaient placé leurs agents dans les hautes sphères de dirigeants. Et le prince Sihanouk fut destitué par le Parlement cambodgien à 13 heures du 18 Mars 1970.

 

Le régime républicain de Lon Nol est né le 9 Octobre 1970. Lon Nol a fait appel à la force des Khmers Krom (Cambodgiens du Sud-Vietnam) dirigée par Son Ngoc Thanh. Nous avons reçu Son Gnoc Thanh pour la 1ère fois à la Faculté de Droit à Phnom-Penh en 1971. Il faut ajouter que dans le régime de Sihanouk, aucun gouvernement n’a montré le coût de la couronne au peuple khmer. Soulignons que dans ce régime tous les membres de la famille royale vivent avec des privilèges financés par l’argent du peuple. Chaque année il y avait un budget spécial appelé la « liste », prélevé sur le budget national pour financer les dépenses de la Couronne.

 

Faut-il laisser revenir le roi déchu ou réhabiliter la monarchie ?

 

A l’occasion des élections organisées par l’O.N.U., les partis politiques se présentent, parmi lesquels ont peut citer le parti de Sihanouk, dirigé par son fils Ranariddh. Nous ne devons pas oublier que nous avons aboli la monarchie en Octobre 1970. En 1993 le problème revient à la surface. Toutes les menaces ne sont pas écartées. Si le vieil homme qui a été condamné déjà pour haute trahison n’a pas été exécuté, au moins il ne faut pas le réhabiliter. Sur ce point, il est curieux de voir les dirigeants occidentaux faire semblant de ne pas connaître le passé de cet homme. On dirait qu’on a jeté de la poudre dans les yeux pour ne pas voir les choses clairement, et ils continuent à le soutenir. Pendant que l’Occident renouvelle ses dirigeants, au Cambodge les anciens qui ont été déjà ruiné leur pays tentent de revenir au pouvoir. Le temps de la « désihanoukisation » est arrivé. Abolissons le langage royal. Cela ne pourra se faire que si tout le monde accepte. Finie alors la nostalgie du Palais et de la Couronne.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Sangha OP
  • : រូបថតកាលជានិសិត្ស នៅសាកលវិទ្យាល័យ ភ្នំពេញ -មហាវិទ្យាល័យ អក្សរសាស្ត្រ និង មនុស្សសាស្ត្រ (ផ្នែកប្រវត្តិសាស្ត្រ) - ទស្សវត្សរ៏ ៧០
  • Contact

Recherche

Liens