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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 09:01

 

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Evasion 2012

Promenade de l’Esprit 8


La maison vide

 

Le temps se passe vide. Hier, aujourd’hui et demain se réunissent dans un seul temps, c’est celui de la vieillesse. La messe de joie se diminue et la saison de la mue n’existe plus. Chaque matin sera le même que le lendemain matin avec la main qui se tremble dans la maison vide où la fatigue s’impose sa loi au corps fané, où la lutte contre le temps n’est qu’une illusion, parce que le premier pas est déjà franchi dans la pente de descente. Et l’usure du frein après tant d’années d’effort dans la montée ne permet plus de ralentir la vitesse dans la descente. Dans la maison vide, l’hiver et le printemps est toujours dans l’attente du trépas qu’un jour se présentera sans invitation. Le contraste de couleur entre l’automne et l’été n’est plus le même ; vert se transforme en jaune alarme l’âme en détresse dans un corps séché sans vigueur. Oh Dieu ! Déesse ! Bouddha ! Chaque départ de la maison vide est comme un souffle du vent qui vient emporter des poussières qui tassent dans une vie et casser la tige qui lie le corps et l’esprit. Ils se séparaient sans avoir le temps de se dire au revoir, parce que l’esprit est inoccupé de pensée.

 

Tout n’est rien d’importance, parce qu’il n’y aurait rien à emporter. L’instant même de l’envol serait sans parole. Seul silence, sous le toit de la maison vide, est présent comme un noir d’espoir ; le droit de la vie s’abandonne au premier signe du trépas ; et le premier pas commence sans retour, mais pour aller où ? Voilà la question. Tout dépend de la confession, tout dépend de l’action avant le départ. Et, chaque cas sera examiné, jugé en fonction du mérite récolté dans la vie : que l’esprit qui fût pourrie va à l’enfer et le contraire, selon le Bouddha,  va au paradis et entre le haut le bas, ici-bas, il y a toujours la maison vide. À l’enfer, le rite de l’accueil est sommaire, la loi de fer est de rigueur, il faut payer ce qu’on a fait dans la vie, et cette loi est toujours en vigueur dans toutes les confessions. Au paradis, chaque religion a sa propre règle. Pour le Bouddhisme, l’âme, bourrée de mérite, renaîtra dans un corps d’un homme riche. Celle-ci continuerait à soutenir la sainte religion d’une vie à l’autre et durant les cinq mille ans de son existence. Les autres continueront leur réincarnation en fonction de leur mérite. Ils reviendront à la maison vide pour repartir à nouveau dans une autre vie, laquelle serait mieux que la précédente, mais il y aura toujours la fin et la maison vide.

 

Mais qu’est-ce que c’est la maison vide ? Je ne sais pas non plus. Je ne pourrai donc pas y répondre. Fichtre ! Elle est toujours là dans l’attente du trépas. La vie est si modeste et minuscule quand la vieillesse est au rendez-vous. Dans cette situation, tout le monde essaie d’apprivoiser la mort qui arrive dans la maison vide.

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 10:47

18 Mars 1970

Évènement  par défaut

Par Lim Kim-Ya

 

C’est déjà le 43è anniversaire de la destitution de Norodom Sihanouk, Chef de l’État, par les deux Chambres représentantes, Assemblée Nationale et le Conseil du Royaume, du Cambodge le 18 mars 1970. Le gouvernement de sauvetage présidé par le général LON Nol avait communiqué suite à l’annonce à l’unanimité du Parlement la déchéance de Norodom Sihanouk de ses fonctions de Chef d’État : « Suite à la crise politique provoquée par le Prince Norodom Sihanouk, durant ces derniers jours, l’Assemblée Nationale et le Conseil du Royaume, réunis en congrès, conformément à la Constitution du Royaume, ont retiré, à l’unanimité des voix, leur confiance au Prince Norodom Sihanouk.

A partir de ce jour, 18 Mars 1970 à 13 h 00, le Prince Norodom Sihanouk cesse d’être Chef de l’État du Cambodge, Son Excellence CHENG HENG, Président de l’Assemblée Nationale, assumera les fonctions du Chef de l’État, jusqu’à l’élection d’un nouveau Chef de l’État également suivant le texte de la Constitution du pays ».

Les motifs retenus par ces deux représentants de la Nation et du Royaume :

  1. Haute trahison ;
  2. Violation constante de la Constitution ;
  3. Dilapidation des biens de l’État et de l’argent du peuple ;
  4. Corruption ;
  5. Atteinte au prestige et à la dignité nationale.

Suite à la résolution de ces deux représentants M. Cheng Heng, en tant que Chef de l’État, avait adressé ce message à la Nation : «  Chers compatriotes,

L’Assemblée Nationale et le Conseil du Royaume, réunis en congrès, ont retiré le 18 Mars 1970, à 13h00, conformément à la Constitution, à l’unanimité des voix, leur confiance au Prince Norodom Sihanouk dans ses fonctions de Chef d’État.

Étant Président de l’Assemblée Nationale appelé à assurer les fonctions de Chef d’État jusqu’à l’élection d’un nouveau Chef de l’État, j’ai le devoir de préciser solennellement à cette occasion que le Cambodge adopte la même ligne politique, c’est-à-dire pour l’indépendance, la neutralité et l’intégralité territoriale, que le Cambodge reconnaît et respecte les traités et accords antérieurement conclus.

Je me permets enfin de lancer un appel à notre clergé des deux ordres, aux deux chefs de ces derniers notamment, aux fonctionnaires, étudiants, à notre jeunesse et à notre population de toutes les couches sociales, leur demandant de rester dans l’ordre pour le bonheur de notre patrie. »

Après cet évènement non préparé, à ce moment le climat politique et social au Cambodge a été calme, mais inquiet. Seulement à Pékin, Sihanouk avait beaucoup remué, poussé par les dirigeant Nord-Vietnamiens, et déclaré la guerre à son propre pays, en soutenant l’agression nord-vietnamienne contre le Cambodge, parce qu’ils lui avaient promis de le ramener au pouvoir en peu de temps.

Hélas ! il s’est revenu au pouvoir dans le chariot des Khmers Rouges, avec plus de sept cents mille morts de guerre et plus de deux millions de morts sous le régime des Khmers Rouges et des Khmers Vietminh (alias PPC).

A la veille du 18 Mars 1970, personne n’avait pensé, ni préparé la destitution du Prince Sihanouk, seulement des décisions de Sihanouk lui-même avait provoqué sa chute.

Au lieu de créer l’union sacrée contre la guerre d’agression nord-vietnamienne, les principaux acteurs du 18 mars 1970, par leur ambition démesurée, proclamaient la République au Cambodge le 9 octobre 1970 dans le seul but d’écarter du pouvoir la famille princière des Norodom au profit des Sisowath. Cela donnait raison à l’ennemi qui accusait le Prince Sisowath et d’autres d’avoir évincé Sihanouk dans le seul but de s’emparer du pouvoir. Ce qui était une erreur politique fatale, aboutissant à la débâcle de la République.

Je pense qu’il faut prendre des leçons de notre histoire passée, récente ou lointaine, sinon on tombe toujours dans le même erreur et abîme auxquels notre pays est entrain de faire face. Au lieu de méditer sur l’histoire de notre pays, certains se prennent dans la même folie, en pensant « qu’il n’y a qu’à faire-ci, qu’à faire-çà » et que cela suffira pour nous débarrasser du pouvoir actuel et libérer notre pays de la domination nord-vietnamienne.

LIM Kim-Ya

   

Le résultat du vote :

Bulletins blancs (pour) : 0

Bulletins bleus (contre) : 92

Bulletins blancs rayés de bleu  (abstention) : 0.

Page 64 du livre de Mme Billon Ung Boun Hor «  Rouge Barbare » Edition Respublica - 2009

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 10:30

La Queue-en-Brie le 14 mars 2012

Douc Rasy à  Monsieur OU Chal, Président de la Révolution Khmère du Lotus,

 

Cher Chal,

 

En recevant votre appel à tirer des enseignements de la tragédie que nous avons vécue dans les dernières années du siècle précédent, je suis heureux de vous communiquer l’annexe suivante en soulignant que vous êtes l’un des rares à chercher à connaître tous les causes et effets en vue de remonter la pente du déclin. Persévérez toujours dans cette voie et vous en serez récompensé.

 

 1°- D’abord votre lettre (p.1) OCh : Sihanouk pousse le Cambodge dans un gouffre…L’a-t-il fait sciemment ?  Ma réponse est OUI, puisque cela a duré depuis la conférence de Bandung (1955) où dans sa lettre du 17 janvier 2007, il avoua avoir aidé de multiples façons le VN à réaliser sa réunification nationale (qui ne pourra se réaliser qu’au détriment du Cambodge) ; et dans ses multiples discours, il ne cessait de répéter que le Vietnam a l’intention d’avaler le Cambodge ; d’ailleurs, il précisa qu’il s’agissait de la réunification du Nord, du Centre et du Sud Vietnam (p. NS).


 2°- p.4 NS … ma solidarité totale avec mes aides multiformes aux Viêt-Cong et Nord vietnamiens dans l’accomplissement de leur devoir sacré : la libération du Sud Vietnam.

 

 3°- en p.2 Och, NS aide clandestinement les Viêt-Cong à vaincre le Sud Vietnam.

 

 En réalité :

 

 Le 1er pas dans cette secrète politique a été faite à Pékin le 25 novembre 1965 quand il était en visite avec le Gal. Lon Nol ; il força alors Lon Nol à signer un accord secret par lequel,  le Cambodge s’engage à accueillir et à protéger les combattants communistes

vietnamiens dans les régions frontalières et à permettre le passage de matériel en provenance de Chine et destiné aux combattants vietnamiens (Les Clefs du Cambodge p.65). C’est le commencement de la trahison effective de NS.

 

 Le 2ème pas dans cette trahison, c’est quand NS expulsa les contrôleurs de la Conférence de Genève en 1969, non pas pour mener librement sa politique  (car, il n’avait plus de politique), sauf à revenir sur la Conférence de Genève qu’il avait déjà trahie en faisant cohabiter les VC (avec les délégués chargés de les expulser)  mais pour favoriser les desseins des VC et NVN qui, dès lors, se comportaient dans l’est cambodgien comme en pays conquis.

 

 Le 3ème pas dans cette trahison accomplie le 22 mars 1970, lorsque, au lieu de retourner à P. Penh comme l’avait suggéré Podgorny du Soviet Suprême de l’URSS, il prit l’avion pour Pékin où il rencontra Chou Enlai et Pham Van Dong avec lesquels, il fit un plan pour abattre le Cambodge, son propre pays par une armée portant son nom, le 23 mars.

 

 Son insensibilité aux malheurs du peuple cambodgien qui supporte de plus en plus mal cette guerre entre d’une part les coalisés Viets, Khmers Rouges et Polpotistes et de l’autre, les défenseurs du Cambodge, le Général Lon Nol demanda une trêve ; NS rejette la proposition dans les heures qui suivent en disant : je ne rentrerais à P. Penh que si toute la population en était chassée (le 9 juillet).  Le 9 octobre Lon Nol réitéra son offre, mais toujours sans succès (les clés du Cambodge p.75).  C’était là, la condition sine qua non de son retour au Cambodge, condition respectée contre vent et marée par les Khmers Rouges de tous bords et en toutes circonstances.

 

Lorsque le 17 avril 1975, les Khmers Rouges, dirigés par les Viêt-Cong entrèrent dans P. Penh,  toute la population de la capitale et d’autres villes, chassée de leurs domiciles par les vainqueurs,  devait errer sans savoir où s’arrêter ou s’abriter. NS, au lieu de savourer sa

victoire, disparut et ne revint que six mois plus tard pour présider un Conseil des Ministres des Khmers Rouges, avant de quitter précipitamment P. Penh pour aller défendre les Khmers

Rouges à l’ONU; mais, même rentré des Nations Unis et avant de retourner dans ses terres d’exil, en Chine ou en Corée du Nord, il n’avait aucun mot pour dire aux dirigeants KR de cesser leur abominable traitement d’une population dépouillée de tout, en proie à la faim, à une misère sans fin ; pourtant les KR l’avaient nommé chef de l’État. Était-il déjà complice de la punition infligée aux gens qui n’avaient pas quitté les villes pour les abris des KR ?

L’on se demande alors s’il n’était qu’un chef d’État de pacotille. La suite prouve que ses KR obéissaient totalement à sa terrible condition de ne rentrer que dans une capitale vide de ses habitants. Dès lors, celle-ci n’était défendue par personne ; c’est pour le Cambodge, une abdication de sa qualité d’État indépendant et souverain. C’est ce qui expliquera plus tard sa prise par une promenade militaire des soldats vietnamiens.

 

 Pour conclure sa lettre du 17 janvier 2007, il reconnaissait : « A tous ces égards, je me comportais en aveugle et idiot. Mais on ne refait pas l’Histoire ». En réalité NS n’était nullement aveugle des yeux ; mais il fait souvent, mine de ne pas voir ce qu’il ne veut pas voir et à force de jouer à l’aveugle, il devient idiot souvent sans le savoir. C’est là une première leçon pour ceux qui aspirent à diriger un pays.

 

 Que penser alors de la chute tranquille d’un État qui avait connu ses heures de gloire encore  récemment, lorsqu’en 1954, la Conférence de Genève le jugeait encore assez solide pour résister à l’agression et dont l’indépendance mérite d’être constatée par des agents de statut international.  Mais elle ne savait pas que le ver est dans le fruit ou pour utiliser une expression khmère, Que quelqu’un de l’intérieur donne une main traîtresse à l’extérieur ou, dans la langue khmère : Oy day pi khnong.

 

 Le problème pour tout Cambodgien qui veut relever son pays de la ruine est d’empêcher un seul dirigeant de disposer de la totalité de la politique de son pays. À cette fin, il faut qu’il se débarrasse une fois pour toute de :

 

 1°-  l’idée qu’il existe sur terre un homme prédestiné à qui la société tout entière peut confier tout son avenir ; autrement dit, il faut bannir à jamais la théorie du Maître de toutes

vies, trônant sur la tête de ses sujets et maître des pensées de ces derniers.

 

2° - l’idée que les gouvernants peuvent pratiquer en toute chose, la politique du secret d’État, même quand il s’agit d’une question d’intérêt public, comme notamment l’intégrité du territoire national.  Pour ce faire, il faut qu’ils apprennent à recourir à un système de travail en groupes spécialisés, chacun étant responsable d’une question. S’ils renâclent à le faire,  le public doit prendre la relève par tous moyens d’alerter l’opinion publique. Il faut que nous soyons conscients de la force d’une parole bien ciblée sur l’objectif et non dérapée sur l’individu.

 

Autrement dit, il faut passer d’un système féodal à un système bureaucratique dans sa pureté où chaque question de la compétence d’un bureau sera examinée entièrement par ce bureau (ou dans des cas compliqués par un collectif de bureaux) : de la cause jusqu’aux effets ; c’est à dire des tenants aux aboutissants, sans négliger aucun intermédiaire.

 

À présent, les États européens sont arrivés à passer du système féodal au système bureaucratique et par suite, ont abouti à assurer leur pérennité, même en l’absence d’un chef reconnu.  Ce que d’ailleurs avait voulu Bonaparte au début de sa carrière politique.

 

Nous, Cambodgiens, il ne faut pas nous cramponner à un système anachronique qui nous avait fait tant de mal parce que nous voulons nous débarrasser, par fierté mal placée, d’un apport étranger et sommes arrivés à une impasse grosse d’un protectorat. Or un protectorat exercé par un pays limitrophe, évolue inévitablement vers l’anéantissement de notre identité nationale.  La preuve est déjà faite à l’est comme à l’ouest, il est absolument inutile de contester  cette  évolution.

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 05:59

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Evasion 2012

Promenade de l’Esprit 6

 

 

ÉLECTIONS

 

Les oppositions, PSR et PDH, divisées encore à ce jour, ont quand même un point commun, la volonté de participer aux élections démocratiques, prévues en avril de cette année pour choisir des Conseillers communaux et celles de 2013 pour choisir des députés. Cette volonté est légitime et personne n’a droit d’en incriminer. Mais ce qui est incompréhensible dans cette décision, c’est que PSR et PDH reconnaissent d’avance que le PPC serait le gagnant, parce que ce dernier use des artifices dans cette compétition. Drôle de participation ! Je vous prie de m’excuser pour cette exclamation.

Je ne suis pas un activiste de boycottage des élections, parce que dans chaque suffrage, je pense qu’il y a toujours une portée de surprise même qu’il ne soit pas libre et équitable. Dans l’histoire politique, certains politiciens trouvent même leur profit dans des élections trichées par le pouvoir. Ils fixent donc des conjectures pour  provoquer la crise politique, à savoir :

- la préparation des élections par le comité Électoral soit décousue ;

- la campagne électorale soit impossible dans un climat de terreur ;  

- les fraudes sont massives et avérées qui discréditent le gagnant ;

- la victoire inattendue de l’opposition soit annulée par le pouvoir en place.

Mais pour jouer ce jeu, il faut que l’Opposition ait réellement sa force politique, et cette force soit prête à faire une démonstration de puissance pour tirer profit de ses calculs, cités ci-dessus. Quand je parle de la force politique réelle, ce n’est pas comme certains leaders politiques de l’Opposition racontent en mode autosatisfaction que dans les dernières élections, ils ont obtenu un grand nombre de voix que cela leur permet de réengager à nouveau avec une assurance dans le combat électoral. Pour moi, ce nombre de voix n’est pas une force politique, parce qu’il ait un effet temporaire. Les électeurs ne sont jamais une force politique pour personne, parce qu’ils changeraient leur comportement d’une élection à l’autre.

En effet, on trouve la force politique chez des militants du parti politique, leurs réseaux et leur relais amical. Cette mobilisation permet au parti politique de dynamiser en permanence ses activités politiques. Il ne faut jamais, en effet, laisser assoupir cette force, même dans un climat politique difficile, sous prétexte qu’elle ne serve que pour les élections.

On trouve aussi la force politique dans les forces vives du pays : La jeunesse, la religion, les fonctionnaires, les enseignants, les paysans, les commerçants et autres corps de la société. Il ne faut pas confondre les besoins matériels et la conscience politique de ces forces. Sinon on confond complètement des activités des ONG et celles des partis politiques. Bien entendu, on n’empêche pas le Parti politique de faire le travail des ONG, s’il avait les moyens légaux pour le faire.

Si l’Opposition est sûre de sa force politique, il serait possible de participer à toutes les élections, parce que sa participation soit vue comme une stratégie politique par ses militants et ses supporters. Sinon sa participation deviendrait, soit une association aux fraudeurs, soit une simple formalité pour parer son existence fanée. Après les élections, l’opposition sans force politique réelle s’effacera avec ou sans ses élus dans la vitrine du pouvoir.  

Bien sûr, l’Opposition peut argumenter que sa participation lui permettrait d’avoir une légitimité internationale et un statut officiel vis-à-vis du pouvoir. Dans ce cas, il faudrait cesser de parler des fraudes électorales, parce que le fait d’en répéter, on a l’impression qu’elle aide au contraire le pouvoir à poursuivre sa route. En tout cas, Participer, ou ne Pas Participer aux élections, c’est une question de conscience politique de chaque Parti, mais qu’il doit savoir que le public ne soit pas dupe à toute forme de complice déguisé avec le pouvoir. Un proverbe chinois qui dit : « Apporter des fagots pour éteindre un incendie ».

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 07:05

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Empire – Puissance – Décadence – misère – occupation – Interrogation

 

Promenade de l’Esprit 5

 

Interrogation !

 

Tout le monde veut faire du bien au Peuple Khmer en commençant par faire l’apologie qu’il fût héroïque dans le passé : Peuple bâtisseur, Peuple guerrier, Peuple intelligent, Citoyens de l’Empire et autres valeurs. Mais ce peuple est toujours pauvre dans le présent : Peuple mal logé, Peuple affamé, Peuple coolie, Peuple mal instruit et autres misères. Pourquoi ?

Pour éviter d’être le perroquet vieilli qui répétait sans cesse les causes du malheur du Peuple khmer dont tout le monde en parle, à savoir : La guerre civile, la dictature du pouvoir, la décadence, la domination étrangère et l’absence de la démocratie, etc. ou de résigner à jouer le rôle d’escroc qui prétend d’être le guérisseur des maux khmers. Cette fois-ci, j’essaie de raconter une histoire qui nous fait peur.

Dans la Constitution de 1947, la première pour mon pays, on me le disait que « je suis le sujet du Roi ». Alors, j’étais fier de l’être, parce je croyais que le Souverain fût le symbole du « Bien » et ce « Bien », ce qu’on me le disait aussi, fût l’âme de mon pays. Mon pays et le Bien était donc « Un ». Une raison de plus d’être né Khmer dont le Roi est le Protecteur (Varman).

En 1956, nouvelle Constitution, on me le racontait cette fois-ci que « je suis membre du Sangkum Reastr Niyum (Socialisme khmer). Alors, j’étais toujours fier d’être sujet du Roi et membre de cette Communauté dont l’idéologie est fondée sur deux composantes : La démocratisation de la vie politique khmère et la neutralité du Cambodge dont le but recherché était la restauration de la grandeur du passé. Cette idéologie avait été inventée par l’ancien Souverain qui devînt Chef de l’État à vie, mais il était toujours Protecteur de mon Pays. J’étais donc heureux d’apprendre de cette bonne nouvelle qui ne changeait pas grande chose pour moi et pour mon pays, parce que le Protecteur était toujours le même.   

En effet, de 1947 à 1956, mon statut était toujours le même. J’étais le Peuple et ce Peuple était toujours le sujet du Roi qui était toujours Maître du pays. Des agissements des partis politiques durant cette période n’a été qu’une parenthèse sans souffle. Après 1956, presque la totalité des leaders politiques faisaient le mea culpa et demandaient le pardon au Chef de l’État en jurant de travailler dans l’esprit d’union nationale pour le bien du peuple. J’en étais ravi, parce que tout le monde voulait me rendre heureux. J’étais le Peuple le plus heureux sur la planète terre. De quoi me plaignais-je ?

L’année 1963, les dollars US n’étaient plus la bienvenue au pays où je suis né. Comme j’étais le Peuple, on me demandait de détester les Yankees. Alors, j’en obéissais sans broncher. L’année suivante, j’ai cassé les grilles et des portes des ambassades des États-Unis et des Royaume-Unis comme un éléphant en manque de coït pour montrer que le Peuple Khmer  est brave face à ces deux puissances qui ne sont que des tigres de papier. Cette année-là, on me le disait que le Peuple Khmer est mature pour bâtir à nouveau la grandeur du passé. Alors, j’étais fier, parce qu’avec la main vide, nous pouvons brûler le drapeau des Yankees et les expulser hors du pays.

L’année 1969, je m’apercevais que 2/3 du territoire de mon pays est occupé par les forces étrangères, nommées Viêt-Cong et Nord-Vietnamiennes. Alors, je manifestais illico pour demander à ces dernières de partir. Mais, leur réponse était non avec un ton martial. La guerre s’éclata qui divisa le Peuple Khmer en trois couleurs : Bleu, Blanc et Rouge. L’année 1970, le Peuple Bleu choisit la République pour se défendre contre l’agression étrangère, le Peuple blanc choisit la monarchie pour se venger de la République et le Peuple rouge choisit le Communisme pour casser la République et la Monarchie. Ce changement fit naître en 1975 un nouveau Peuple Khmer, appelé tout simplement « Peuple Nouveau » dont la vie était rythmée par la violence de l’Angkar (Parti communiste khmer). Alors, ce Peuple nouveau acceptait la mort sans dire un mot, parce qu’il est habitué à obéir au Pouvoir, quel qu’il soit sa nature.

L’année 1979, triste ironie de l’histoire, l’armée vietnamienne vint libérer ce Peuple nouveau de l’enfer de l’Angkar. Ensuite, elle occupa pendant dix années le pays de cimetière de deux millions de morts. Cette occupation qui faisait découvrir le monde entier avec stupéfaction que 2 millions des Khmers innocents ont été massacrés par leur propre gouvernement, nommé Kampuchéa démocratique. Mais elle divisa encore une fois le Peuple martyrisé en deux catégories : Peuple réfugié qui fuyait le pays pour s’encrasser dans des camps en Thaïlande, et Peuple dominé qui décidait de vivre avec les occupants. Même pendant la durée d’observation du deuil des morts de leurs proches après l’enfer de l’Angkar, on leur demandait immédiatement qu’ils dussent se battre l’un contre l’autre. Pendant la guerre de dix ans (1979-1989), les réfugiés constituait un réservoir des combattants pour la force de résistance dont le leader n’était que leur ancien bourreau, appelé Khmer Rouge. Les dominés constituaient des auxiliaires des forces d’occupation dont la mission était d’aider ces dernières à occuper leur pays. Cette nouvelle guerre qui transformait le Peuple khmer, déjà divisé en deux fragments, en un Peuple reclus dans sa misère infinie.

L’année 1989, le mur de Berlin s’effondra qui entrainait la dislocation de l’Empire d’URSS. Allié de cette puissance moribonde, le Viêtnam chercha sa nouvelle voie ; il s’ouvrit sa porte au monde libéral en annonçant qu’il quitterait le Cambodge sans condition. En 1991, l’ONU était appelée par un grand nombre des pays occidentaux et asiatiques à administrer directement le Cambodge dont la mission était de mettre fin à la guerre et instaurer un régime de démocratie. Les Khmers réfugiés et les Khmers dominés étaient soulagés par cette mesure internationale qui leur permettrait de s’unir à nouveau en un seul peuple. L’année 1993, ce peuple avait droit et devoir de choisir un régime politique pour son pays en élisant des Constituants. La Monarchie constitutionnelle était choisie, un Roi était désigné et ce nouveau souverain n’était que le Prince Sihanouk, protecteur du pays depuis plus d’un demi-siècle (1941-1993).

En 2013, il y aura des élections législatives, 5e législature. Depuis 1947, le Peuple Khmer avait connu Sept régimes politiques : Monarchie Constitutionnelle (1947-1955), Socialisme national (1956-1970), République libérale (1970-1975), Communisme Maoïste (1975-1979), Protectorat vietnamien (1979-1989), Mandat onusien (1991-1993) et le retour de la Monarchie constitutionnelle (1993 à ce jour). 90 ans sous le protectorat français, et plus 65 ans dans la tempête politique, c’est-à-dire plus d’un siècle et demie, on constate qu’il y ait quand même une constance chez le Peuple Khmer : Son silence avec son sourire sans joie. Comment peut-il agir autrement face à un pouvoir sans indulgence ? Cette interrogation devient une ritournelle depuis toujours pour le Peuple Khmer.

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 05:08

 

 

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Siemreap 2011- Karaté 2010 

Promenade de l’Esprit 4


Le Présent qui nous dérange :

 

Le Passé est déjà passé, le Futur est obscur et le Présent qui nous dérange. Comment faut-il vivre avec notre temps ? Pour vivre dans le Présent, il faudrait laisser le temps au temps et laisser l’Esprit de vaguer entre le Passé et le Futur que nous l’appelons le temps de l’Espoir. Pour vivre dans le temps de l’Espoir, il faudrait avoir le Courage, parce que l’Espoir ait besoin son Courage, dont le congrès fait naître la Voie. La Voie existe toujours, mais nous ne la voyons nulle part, parce que nous y sommes déjà, elle est toujours avec nous, pourquoi faut-il la chercher ?

Mais, le Présent qui nous dérange toujours, le Futur est toujours sombre, le Passé est toujours mélancolique. Comment faut-il vivre avec notre Espoir ? Pour vivre dans l’Espoir, il faudrait chercher la Voie qui est dans notre Moi. Cette Voie est toujours là, mais nous ne la voyons pas, parce qu’elle soit trop grande pour notre esprit. Pourquoi donc faut-il la chercher ?

La Voie, il faut la trouver pour limiter les frontières entre le Passé, le Présent et le Futur, parce que le Présent qui nous dérange encore, le Futur qui nous ferme sa porte et le Passé qui nous fait toujours du cauchemar. Pourquoi de telle tourmente ? Parce que la mort est toujours présente donc dans notre esprit. Elle est toujours là, parce que 2 millions de victimes ne soit pas facile d’effacer en tournemain. Pourquoi faut-il l’oublier ?

Le Courage, il faut en avoir pour dompter le Passé, briller le Futur et vivre le Présent. La mort est sans doute toujours là, mais cette fois-ci, nous trouverions notre Voie qui s’appelle la Liberté. Quand nous aurons la liberté, nous aurons le choix et quand nous aurons le choix, nous prendrons conscient qu’il y ait une seule voie qui s’ouvre pour nous que nous l’appelons l’Espoir.

Nous avons déjà fait le tour du Présent qui nous dérange, dans lequel, il n’y a rien à jouir, mais il est toujours là, parce que nous voulions bien qu’il soit là pour penser du Passé et dessiner du Futur. Cela s’appelle le Combat. L’Espoir ait besoin le Courage, mais les deux aient besoin le Combat, parce qu’il soit la seule voie qui laisse la trace du Passé dans les mémoires pour construire l'Avenir dans le Futur et vivre le Présent dans la joie. Pourquoi le Présent qui nous dérange-t-il ?

Parce que le chemin de la vie est à la fois si long et si courte à parcourir. Si long, si nous vivons dans le temps d’attente, mais si court, si nous sommes dans le temps de l’action. À la fin, si nous voulons vraiment que le Présent qui ne nous dérange plus, la seule chose qui nous reste à faire, c’est de trouver rapidement notre Voie, dans laquelle qu’il y ait tout : Espoir, Courage, Combat et Joie de vivre. Cette voie est appelé la Voie de l’avenir. Et cet Avenir s’écrit Liberté.

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 06:22

 

Thailand 2009 1 316

WALK OF MIND 3

 

Cliquez ici pour lire le texte en français Le sillage de la décadence  


The wake of decadence:

 

We are always looking for a text on our country, written by French, an American, not to understand, but often to approve its content. This admiration is based on two things: the power of words and the beauty of the sentence that is the French or the correct English. He wrote well, because it is French, English or American, etc. Many of these Westerners become for us a reference to cite in support of our ideas. I read as other compatriots who love to write. It must be recognized that it is difficult to find among our elders and our contemporaries of their strong ideas which to highlight, because they do not like to write.

 

I asked the question to Mr. Keng Vanssak, deemed to be great Khmer thinker: Why do not you write about the ideas you have defended? His answer is simple: the writing is not a Khmer tradition. "In our society, the transmission of knowledge is always made by the oral route". And however, when we took time to search the trace of writings Khmers, we found it, but always in small quantity of publication everywhere.

 

During the French protectorate, after independence and even today, the publication of the Khmer literature is still absent in the national will. This default is that our nation today is a nation without books. This deficiency is in contradiction with the imposing Khmer temples on the territory of the country for itself the richness of the culture of our Nation. By this lack of Khmer books, our young Khmer continue to learn the history of their country, the culture of their ancestors and Khmer thinking in books written by foreigners. Thus, the foreign culture becomes a single thought for us.

 

For example, I heard a compatriot who told me: "my ideas do not count if they are not their support in learned Western ideas". Another said: "I don’t write, because I always fear to commit errors of French". What modesty to think so. Of course, they are always afraid to make errors, by the respect for the language. If our desire to write for a reason is sincere, why we are afraid? Of course, there is always the desire to enhance the ideas we want to defends, but what is the utility to search in the register of foreigners to strengthen the national value.

 

We feel to be always worn on the Khmer decadence with this deficiency of the books and this inferiority complex. Of course, we are not asking the khmers intellectuals to be superior to learned foreigners in scientific knowledge, but at least equality with them in the perception of our country and our culture. Do we speak or write with Khmer thought experience; we quickly see that how we see our homeland would be completely different.

 

There is today the internet allows us to communicate rapidly with the Khmer community in the world. But to pass the message in Khmer, we are largely behind the other languages, namely, the Thais, Vietnamese, for example. I recently tried to publish my articles in Khmer, but I struck immediately of the technical difficulties and Protocol with the site that hosts my blog. I can do, but it is not insured that other Internet users can read my articles and this use are authorized by the site longer. I address all computer scientist Khmer to work on these problems whose solution could compensate for the happiness of our compatriots, the inadequacy of the publication of the books or articles in the Khmer language. I also address leader’s different sites to help the young Khmer to communicate with each other in Khmer writing for one purpose: freedom of expression.

 

The internet gives us the freedom to express our ideas, without going through the complicated circuit of the search for a Publisher to publish a book, perhaps one for life, including the ideas expressed are quickly outdated after a few months of the publication of the book. Over the internet, we do not seek the quality of the text, but the speed of desire to share with others an idea, a passion that we loved it well. When I wrote a text to publish in my blog, I always wrote with the heart. I reread rarely my text after the end of the drafting, because if I connect, I'm sure that I wouldn't have the courage to publish. Oh well, if I've made mistakes, this is not serious, because it is my heart that speaks to their raw state. I ask all readers to forgive me this cute sin.

 

We need to learn Western science in all areas of high technology to allow us to live with the progress of today, but the Khmer culture must remain a foundation of knowledge, because this culture has a strong base that allows us to chart our own course: the way Khmer. I do not know where his way is, but I am sure that the Khmer can find it without foreign aid. If we continue to walk in the wake of our decadence, we would never see the beauty of Khmer thinking.

 

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 18:39

 

Thailand-2009-1-316.jpg

Promenade de l’Esprit 3

 

Le sillage de la décadence :

 

Nous cherchons toujours un texte sur notre pays, écrit par un Français, un Américain, non pas pour le comprendre, mais souvent pour approuver son contenu. Cette admiration est fondée sur deux choses : La puissance des mots et la beauté de la phrase, c’est-à-dire le Français ou l’Anglais correct. Il écrit bien, parce qu’il est Français, Anglais ou Américain, etc. Beaucoup de ces occidentaux deviennent pour nous une référence à citer pour appuyer nos idées. J’en fais comme les autres compatriotes qui aiment bien écrire. Il faut reconnaître qu’il est difficile de trouver chez nos aînés et nos contemporains de leurs idées fortes qui nous permette de les mettre en exergue, parce qu’ils n’aiment pas écrire.

J’ai posé la question à M. Keng Vanssak, réputé d’être grand penseur khmer : « Pourquoi n’écriviez-vous pas de toutes les idées que vous les avez toujours défendu avec conviction ? Sa réponse est simple : L’écriture n’est pas une tradition khmère. Dans notre société, la transmission de la connaissance est toujours faite par la voie orale ». Et pourtant, quand nous avons pris notre temps à chercher vraiment la trace des écrits khmers, nous en avons trouvé partout, mais toujours en petite quantité de publication.

Pendant le Protectorat français, après l’indépendance et aujourd’hui encore, la publication des écrits khmers soit toujours absente dans la volonté nationale. Ce défaut fait que notre nation d’aujourd’hui est une nation sans livres. Cette déficience est en contradiction avec l’imposant des temples khmers qui ornent le territoire du pays pour s’affirmer la richesse de la culture de notre Nation. Par ce manque des livres khmers, nos jeunes khmers continuent d’apprendre l’histoire de leur pays, la culture de leurs ancêtres et la pensée khmère dans les livres écrits par les étrangers. Ainsi, la culture étrangère devient une pensée unique pour nous.

Ainsi, j’ai entendu un compatriote qui me dit : « Mes idées ne comptent pas si elles ne trouvent pas leurs appuis dans les idées des savants occidentaux ». Un autre me dit : « Je n’écris pas, parce que j’ai toujours peur de commettre des fautes de français ». Quelle modestie de penser ainsi. Bien sûr, on a toujours peur de commettre des fautes, par le respect de la langue. Mais quelle importance de commettre ce péché, si le désir d’écrire pour servir une cause est sincère. Bien sûr, on a toujours le désir de valoriser les idées qu’on veut les défend, mais, quelle est l’utilité d’aller chercher dans le registre des étrangers pour renforcer la valeur nationale.       

Nous sentons d’être toujours portée sur la décadence khmère avec cette carence des livres et avec ce complexe d’infériorité. Bien entendu, nous ne demandons pas aux hommes de savoir khmers d’être supérieurs aux savants étrangers dans la connaissance scientifique, mais au moins en égalité avec eux dans la perception sur notre pays et notre culture. Faisons-nous une expérience de parler ou écrire avec la pensée khmère, nous nous apercevrions vite que notre façon de voir notre patrie serait complètement différente.

Il y a aujourd’hui l’internet qui nous permet de communiquer rapidement avec la communauté khmère dans le monde. Mais pour transmettre le message en Khmer, nous sommes largement en retard par rapport aux autres langues, à savoir, le Thaïlandais, le Vietnamien, par exemple. J’ai essayé récemment de publier mes articles en khmer, mais j’ai heurté tout de suite des difficultés techniques et de protocole avec le site qui héberge mon blog. Je peux le faire, mais ce n’est pas certain que les autres internautes puissent lire mes articles et cette utilisation soit autorisée plus longtemps par le site. Je m’adresse à tous les informaticiens khmer de haut vol de travailler sur ces problèmes dont la solution pourrait compenser, pour le bonheur de nos compatriotes, l’insuffisance de la publication des livres ou articles en langue khmère. Je m’adresse aussi aux responsables des différents sites d’aider aux jeunes khmers de se communiquer entre eux dans l’écriture khmère pour un seul but : la liberté d’expression.

L’internet qui nous donne la liberté de nous exprimer nos idées, sans passer par le circuit compliqué de la recherche d’un éditeur pour publier un livre, peut-être un seul pour toute la vie, dont les idées exprimées sont vite caduques après quelques mois de la parution du livre. Par l’internet, nous ne cherchons pas la qualité du texte, mais la rapidité du désir de partager avec les autres une idée, une passion que nous l’aimions bien. Quand j’ai écrit un texte pour publier dans mon blog, je l’ai toujours écrit avec le cœur. J’ai relu rarement mon texte après la fin de la rédaction, parce que si je le relie, je suis certain que je n’aurais pas le courage de le publier. Tant pis, si j’ai commis des fautes, ce n’est pas grave, parce que c’est mon cœur qui parle à l’état brut. Je demande à tous les lecteurs de me pardonner de ce péché mignon.                 

Nous avons sans doute besoin d’apprendre la science occidentale dans tous les domaines de haute technologie pour nous permettre de vivre avec le progrès d’aujourd’hui, mais la culture khmère doit rester une fondation de nos connaissances, parce que cette culture ait une base solide qui nous permette de tracer notre propre voie : La voie khmère. Je ne sais pas où est sa direction, mais je suis certain que les Khmers puissent la trouver sans aide étrangère. Si nous continuons de marcher dans le sillage de notre décadence, nous ne verrions jamais la beauté de la pensée khmère. 

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 19:45

 

Voyage en Thaïlande en 2007 332

Cliquez ici pour lire le texte en français  Le 18 Mars 1970

MARCH 18, 1970

 

Is a hard date for the Khmer people?

 

If we seek to know what was the cause of the fire at the House Khmer (Cambodia). It is true that the date of March 18, 1970 is the starting point of it engulfed in flames. In a few days only 2/3 of Cambodia were turned into ash. The landscape green Khmer campaign was tried blood that knowing an unhealthy smell the atmosphere. The sound of Thunder from the sky announces a usual dark during the dry season was replaced by that of the artillery shells of an armed force which is proclaimed loud and clear that it comes free Khmer people of American imperialism.

The authors of the "18 March 1970" were immediately accused of arsonist by the friends of "foreign force without a name": you're the bastards, because you able to disturb the sleep of the heavenly Saint called Tévoda that protects peace in Cambodia since 1863. Even today, the date of 18 March 1970 is often derided by some young Khmer educated, who are born or grew up in countries lush, known as the "West". They are not wrong to ridicule the date of "18 March 1970", as a "shameless defeat", because there is a kernel of truth in their swift judgment: the Khmer, born this date, Republic was immediately disappeared after having laid down their arms. It was impression, after five years of war of resistance that the Republic is born only to suffer the worst of the suffering to the Khmer people.

O woe! How much I have been tired, for several decades, to talk about "March 18, 1970" to friends and people who have an idea in mind: condemn "March 18, 1970", because they like not Lon Nol, In Tam, Sirik Matak, its Thanh, Sosthène Fernandez Gnoc, etc. Whether they are Sihanoukistes fans, or friends of the Khmer Rouge, or Communist Vietnamese, or that they want to simply show their intellectual status. Since 1991, I was wondering to the apology at the date of March 18, 1970, because the debate was impossible in the euphoric political climate of the time. After the departure of the Vietnamese troops of Cambodia, the «Country of the Khmers «dived into the "Holy water" of Preah Prom (God Hindu), called the «national Reconciliation ". But in this atmosphere of national day, organized by the Khmer warring parties, then they are balanced under the banner of the United Nations, the date of 18 March 1970 quickly became the goat-emissary of all Khmer evil: the war, the Vietnamese occupation and especially the abolition of the Khmer Millennium monarchy. On 18 March 1970, given as this angle is probably a bad date for the Khmer nation.

But why should talk about this date that evokes not in its contents, nor glory, nor the joy to the Khmer people? Because in this date, there is a truth that bothers many of the world: A challenge to the Government of Cambodia at the time the occupation of his country by armed forces of the Viet Cong and North Vietnam. The willingness of Cambodia was peaceful: the Khmer Government simply asked the VC\ANV to go to its war elsewhere. But the answer of the latter was belligerent: Hanoi decided to burn the Cambodia to punish the audacity of the Khmer Parliament who dared ask him to leave the territory conquered by the ruse. Vietnam was never leaving Cambodia without consideration.

I'm more an apology at the date of the "March 18, 1970. In the current situation in Cambodia, she defended herself. Today, I have only a single hereditary enemy, the "poverty of the Khmer people". Why is it that I'm Vietnam, the Khmer monarchy and other enemies of the Khmer people? This question is not a resignation, but indignation with those who preached a new revolution of the Khmer people. It would not "spring Khmer." I apologize to my friends who still have the inexhaustible energy to fight to save the Khmer Nation. This is, no doubt, a noble cause that we must never turn it off, but in this fight, I therefore ask me the question, is there is Khmer who are ready to follow that route? Mr. Vandy Kaoun probably has reason to give the title of his book which shows well the mentality of the Khmer leaders since the night of times: "the policy without the Cambodians." I ask me the question, if asked today to the Khmer Krom (Cochin China) and the Khmers living in the ancient Khmer provinces in Thailand, to choose between their connecting Cambodia and their autonomy in the Thailand and Vietnam prosperous, I have a conviction that their choice is the second solution. It is shocking for those who hear me speak, but it is also pure comedy of pretending to be shocked by and indignant of my remarks. I read the book in the language Khmer (which is the Angkar?) of Ms. Kim Thy Ouy, native of Kampuchea Krom, a phrase that fate of his "me", reveals how the Khmer people is disappointed in his own country. Here is the sentence: "Fortunately for the Kampuchea Krom as the colonial France was not attached to the Khmer Administration." Is she is devious in his country? No, she speaks the truth.

Is March 18, 1970 the last uprising of the Khmer people against imperialist Vietnam?

 

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 09:42

 

 

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Cliquez pour le texte en français : Le Cambodge, la Chine et le Vietnam : Quelle chimère ! ICI

CAMBODDIA, CHINA AND VIETNAM: How chimera! 

 

In the history of 1000 years relations between China and the Viet Nam at times, at least twice, mortal enemies.

 

This is a fascinating idea to consider. And I am pleased to share my analysis with our fellow citizens, because it is the heart of foreign policy Khmer since 1963, date on which Prince Sihanouk, then head of State of Cambodia, decided to reject American aid.

We knew what in the old history; China had always bullied Vietnam, because this small province wanted to assert its independence. Indeed, we take turf wars in the past between China and Vietnam to suit our thesis that these two nations were some deadly enemy times. We take an example, among other historical facts in conflict relations between China and Vietnam, namely in the years 1285-1287, invasion and defeat Chinese Kubilaï Khan before the resistance of the Dai Viet whose hero is Trân Hung Dao.

Kubilaï Khan was not Chinese and we knew that during his reign in China, the foreign sovereign had no political support of the Mandarin Chinese class. These Chinese scholars were to push this barbaric sovereign to make errors in the management of the Affairs of the State, so that it is recognizes the superior of Chinese culture, after each unfortunate decision. This art is called, "the art of taming the winner enemy by the superiority of the culture of China". I recommend China enthusiasts to read the book of Mr. Henry Kissinger, On China. This book is already translated in French. The war mentioned in the example above, it was not the war between China and the Dai Viet, despite the presence of Chinese troops in the conflict; it was the war of Kubilaï Khan, foreign Emperor of China. Of course, we does not refute that there is no other wars that the Chinese Empire was conducting against its Vietnamese neighbor. The most recent was the war on February 15, 1979, after a few weeks of the invasion of the Vietnamese troops in Cambodia which began 7 January 1979.

Talking to the cold war, in which China and Vietnam was in the opposing camps, the support of China to Prince Sihanouk and Pol Pot against the Khmer Republic, aid the Khmer from 1979 to 1989 against the Vietnamese of Cambodia occupation resistance and the choice of Vietnam of today to be the United States ally against China, but well know that in all armed conflicts or political, China was never a firm will to undermine Vietnam, doctrinal and cultural cousin since these two countries have chosen the same Communist regime. For centuries China had always left full freedom to his Vietnamese cousin to expand at the expense of the other States in the region that do not have the culture Chinese, such as Cambodia and the Champa.

China is still a great power. Once a physical power who had a large territory and population, today, an economic power which plays a leading role in the world economy, when it comes to choose between the interests of China and the progress of freedom of men, it has always chosen first its interests, the example of repression in Syria. Between Vietnam and the other, his choice is unequivocal, Vietnam, despite the finding of the disputes between China and Vietnam we just mention them above.

Since 1963, we, Khmer, were an illusion to the protection of China in our country against the territorial ambition of Vietnam and the contamination of communism. This illusion becomes a misfortune for Cambodia: Khmer Rouge Allied China killed 2 million innocent Khmer under the control of the latter. Vietnam occupied Cambodia by a mistaken policy of China, which Pol Pot is adhered without reservation.

Today, many Khmer politicians continue to believe that there is an option to choose between China and Vietnam, because China is enemy of Vietnam. Of course, there is, and there are still conflicts between these two nations of some portions of land, economic interests and security of China with the other powers, but the conflict in Cambodia, the problem is already solved along. We must see reality in the face.

During the war from 1979 to 1989, called the war of resistance against the occupation of Vietnam, to not interfere with China to Vietnam which always has a diplomatic relationship with the latter, Prince Sihanouk was invited by the North Korea, ally China, to reside, as he wants according to his mood in Pyongyang. Of course, Prince always keeps his luxurious residence in Beijing and he could return to live as he wishes. The Prince was never expelled by China in Beijing, but it simply wished to be the residence of Pyongyang a political residence where Prince has any freedom to receive all Khmer and foreign politicians. Pyongyang was the Office of Prince Sihanouk, in the Beijing, it was his principal residence.

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