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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 09:14

 

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LE CAMBODGE, LA CHINE ET LE VIETNAM : Quelle chimère !

 

Cliquez pour lire le texte en Anglais CAMBODIA, CHINA AND VIETNAM: How chimera ! ICI

 

Dans l’histoire de 1000 ans des relations entre la Chine et le Vietnam à certains moments, au moins par deux fois, ennemis mortels.

 

Voilà une idée captivante à examiner. Et j’ai le plaisir de partager mes analyse avec nos compatriotes, parce qu’elle soit le cœur de la politique étrangère khmère depuis 1963, date à laquelle Prince Sihanouk, alors Chef de l’État du Cambodge, décida de rejeter l’aide américaine.

Nous le savions que dans l’histoire ancienne, la Chine avait toujours rudoyé le Viêtnam, parce que cette petite province voulût revendiquer son indépendance. En effet, nous prenons les guerres intestines dans le passé entre la Chine et le Viêtnam  pour convenir notre thèse que ces deux nations étaient quelques fois ennemies mortelles. Nous prenons un exemple, parmi d’autres faits historiques dans des relations batailleuses entre la Chine et le Viêtnam, à savoir dans les années 1285-1287, l’invasion et défaite chinoise de Kubilaï Khan devant la résistance du Dai Viêt dont le héros est Trân Hung Dao.

Kubilaï Khan n’était pas Chinois et nous le savions que pendant son règne en Chine, ce souverain étranger n’avait pas le soutien politique de la classe mandarine chinoise. Ces lettrés chinois faisaient tout pour pousser ce souverain barbare à commettre des erreurs dans la gestion des affaires de l’État, afin qu’il se reconnaitrait la supérieur de la culture chinoise, après chaque décision malheureuse. Cet art est appelé, « l’art de dompter l’ennemi vainqueur par la supériorité de la culture chinoise ». Je recommande les passionnés de la Chine de lire le livre de M. Henry Kissinger, intitulé On Chine. Ce livre est déjà traduit en langue française. La guerre évoquée dans l’exemple ci-dessus, ce n’était pas la guerre entre la Chine et le Dai Viêt, malgré la présence des troupes chinoises dans ce conflit, c’était la guerre de Kubilaï Khan, empereur étranger de la Chine. Bien sûr, nous ne réfutons pas qu’il n’y ait pas d’autres guerres que l’Empire chinois menait contre son voisin vietnamien. La plus récente, c’était la guerre du 15 Février 1979, après quelques semaines de l’invasion des troupes vietnamiennes au Cambodge qui avait débuté le 7 Janvier 1979.

Nous évoquons aussi de la guerre froide, dans laquelle la Chine et le Viêtnam se trouvait dans les camps adverses, le soutien de la Chine au Prince Sihanouk et Pol Pot contre la République Khmère, l’aide à la résistance khmère de 1979 à 1989 contre l’occupation vietnamienne du Cambodge et le choix du Viêtnam d’aujourd’hui d’être alliée des États-Unis contre la Chine, mais il faut bien savoir que dans tous ces conflits armées ou politiques, la Chine n’avait jamais une volonté ferme d’affaiblir le Viêtnam, son cousin culturelle et doctrinale depuis ces deux pays ont choisi le même régime communiste. Des siècles durant la Chine avait toujours laissé la liberté totale à son cousin vietnamien de s’agrandir au détriment des autres États de la région qui n’ont pas la culture chinoise, tels le Cambodge et le Champa.

La Chine est toujours une grande puissance. Jadis, une puissance physique qui possédait un grand territoire et la population nombreuse, aujourd’hui, une puissance économique qui joue un rôle prépondérant dans l’économie du monde, quand il s’agit de choisir entre les intérêts de la Chine et du progrès de la liberté des hommes, elle a toujours choisi d’abord ses intérêts, l’exemple de la répression en Syrie. Entre le Viêtnam et les autres, son choix est sans équivoque, le Viêtnam, malgré le constat des différends entre la Chine et le Viêtnam que nous venons de les évoquer ci-dessus.

Depuis 1963, nous, Khmers, faisions une illusion à la protection de la Chine de notre pays contre l’ambition territoriale du Viêtnam et la contamination du Communisme. Cette illusion devient un malheur pour le Cambodge : Les Khmers Rouges, alliées de la Chine, ont tué 2 millions des Khmers innocents sous le contrôle de cette dernière ; le Viêtnam a occupé le Cambodge par une politique erronée de la chine, de laquelle, Pol Pot y adhérait sans réserve.

Aujourd’hui, beaucoup des politiciens khmers continuent de croire qu’il y ait une option à choisir entre la Chine et le Viêtnam, parce que la Chine soit ennemie du Viêtnam. Bien sûr, il y a, et il y aura encore des conflits entre ces deux nations concernant de quelques portions de terre, les intérêts économiques et la sécurité de la Chine vis-à-vis des autres puissances, mais le conflit sur le Cambodge, le problème est déjà résolu depuis une belle lurette. Il faut voir la réalité en face.

Pendant la guerre de 1979 à 1989, appelée la guerre de résistance contre l’occupation vietnamienne, pour ne pas gêner la Chine vis-à-vis du Viêtnam qui a toujours une relation diplomatique avec cette dernière, le Prince Sihanouk fut invité par la Corée du Nord, alliée de la Chine, à résider aussi, comme il souhaite selon son humeur, à Pyongyang. Bien entendu, le Prince garde toujours sa résidence luxueuse à Pékin et il pouvait revenir y habiter comme il voudrait. Le Prince n’était jamais expulsé par la Chine de Pékin, mais celle-ci souhaitait tout simplement que la résidence de Pyongyang soit une résidence politique où le Prince a toute liberté de recevoir toutes les personnalités politiques khmères ou étrangères. Pyongyang était le bureau du Prince Sihanouk, quant au Pékin, c’était sa résidence principale.

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 10:27

 

Voyage en Thaïlande en 2007 332

Cliquez ici pour lire le texte en anglais  MARCH 18, 1970     

Le 18 Mars 1970

 

Est-elle une date néfaste pour le Peuple Khmer ?

 

 

Si nous cherchions à savoir quelle était la cause de l’incendie de la maison khmère (Cambodge), il est vrai que la date du 18 Mars 1970 soit le point de départ de l’embrase. En quelques jours seulement 2/3 du Cambodge furent transformés en cendre. Le paysage verdoyant de la campagne khmère fut tâché du sang qui dégagea une odeur malsaine dans l’atmosphère. Le bruit de tonnerre venant du ciel qui annonce habituelle une tombée pendant la saison sèche était remplacée par celui des obus de canon d’une force armée qui se proclamait haut et fort qu’elle vienne libérer le Peuple Khmer de l’impérialisme américain.

 

Les auteurs du « 18 Mars 1970 » étaient immédiatement accusés de pyromane par les amis d’une « force étrangère sans Nom » : Vous êtes des salauds, parce que vous osiez déranger le sommeil du Saint céleste, appelé Tévoda, qui protège la paix du Cambodge depuis l’année 1863. Aujourd’hui encore, la date du 18 Mars 1970 est raillée par certains jeunes khmers instruits, qui sont nés ou grandis dans des pays luxuriants, appelés l’« Occident ». Ils n’ont pas tort de ridiculiser la date du « 18 Mars 1970 », comme une « Défaite éhontée », parce qu’il y ait une part de vérité dans leur jugement véloce : La République Khmère, née de cette date, était immédiatement disparue après avoir déposé les armes. On a impression, après cinq ans de guerre de résistance, que cette République soit née uniquement pour faire subir le pire de la souffrance au Peuple Khmer.        

 

Ô malheur ! Combien j’ai été fatigué, pendant plusieurs décennies, pour parler du « 18 Mars 1970 » aux gens et amis qui aient une idée en tête : Condamner le « 18 Mars 1970 », parce qu’ils n’aiment pas Lon Nol, In Tam, Sirik Matak, Son Gnoc Thanh, Sosthène Fernandez, etc. Ou qu’ils soient Sihanoukistes inconditionnels, ou amis des Khmers Rouges, ou des Vietnamiens communistes, ou qu’ils veuillent se montrer tout simplement leur statut d’intello. Depuis 1991, je cessais de faire l’apologie à la date du 18 Mars 1970, parce que le débat fût impossible dans le climat politique euphorique de l’époque. Après le départ des troupes vietnamiennes du Cambodge, le « Pays des Khmers » s’immergeait dans l’ «Eau bénite » du Preah Prom (Dieu Hindou), appelée la « Réconciliation nationale ». Mais dans cette ambiance de fête nationale, organisée par les parties belligérantes khmères, alors, elles s’étaient réconciliées sous la bannière de l’ONU, la date du 18 Mars 1970 devenait vite le bouc-émissaire de tous les maux khmers : la guerre, l’occupation vietnamienne et surtout l’abolition de la monarchie millénaire khmère. Le 18 Mars 1970, vu sous cet angle est sans doute, une date néfaste pour la nation Khmère. 

 

Mais pourquoi fallait-il parler de cette date qui n’évoque pas dans son contenu, ni la gloire, ni la joie au Peuple Khmer ? Parce que dans cette date, il y a une vérité qui dérange beaucoup du monde : La contestation du gouvernement du Cambodge de l’époque à l’occupation de son pays par des forces armées du Viêt-Cong et du Nord-Viêtnam. La volonté du Cambodge était pacifique : Le gouvernement khmer demande simplement au VC\ANV d’aller faire sa guerre ailleurs. Mais la réponse de ce dernier était belliqueuse : Hanoi décide de brûler le Cambodge pour punir l’audace du Parlement khmer qui osait lui demander de partir du territoire conquis par la ruse. Le Viêtnam ne quittait jamais le Cambodge sans la contrepartie.

 

Je ne fais plus l’apologie à la date du « 18 Mars 1970 ». Dans la situation actuelle du Cambodge, elle se défend toute seule. Aujourd’hui, je n’ai qu’un seul ennemi héréditaire, la « Pauvreté du Peuple Khmer ». Pourquoi faut-il que j’accuse le Viêtnam, la monarchie khmère et les autres, ennemis du Peuple Khmer ? Cette interrogation n’est pas une résignation, mais une indignation vis-à-vis de ceux qui prêche une nouvelle révolution du Peuple Khmer. Il n’y en aurait pas le « Printemps Khmer ». Je m’excuse auprès de mes amis qui ont encore l’énergie inépuisable de se battre pour sauver la Nation Khmère. C’est, sans aucun doute, une noble cause qu’on ne doive jamais l’éteindre, mais dans ce combat, je me pose donc la question, est-ce qu’il y aurait encore des Khmers qui sont prêts à suivre cette voie ? M. Vandy Kaoun a sans doute raison de donner le titre de son livre qui révèle bien la mentalité des dirigeants khmers depuis la nuit des temps : « La politique sans les Cambodgiens ». Je me pose la question, si on demande aujourd’hui aux Khmers Krom (Cochinchine) et les Khmers qui vivent dans les anciennes provinces khmères en Thaïlande, de choisir entre leur rattachement au Cambodge et leur autonomie dans la Thaïlande et le Viêtnam prospère, j’ai une conviction que leur choix ait la seconde solution. C’est choquant pour ceux qui m’entendre parler ainsi, mais c’est aussi de pure comédie de faire semblant d’être choqué par des indignés de mes propos. J’ai lu le livre en langue khmère (Qui est l’Angkar ?) de Madame Kim Thy Ouy, native du Kampuchéa Krom, une phrase qui sort de son « moi » révèle bien, combien le Peuple Khmer soit déçu de son propre pays. Voici la phrase : « heureusement pour le Kampuchéa Krom que la France coloniale n’a pas rattaché à l’Administration khmère ». Est-elle une traîtresse de son pays ? Non, elle s’exprime la vérité.

 

Le 18 Mars 1970 est-il le dernier soulèvement du Peuple khmer contre le Viêtnam impérialiste ?     

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 08:17

LA MARCHE VERS L’OUEST – INDOCHINE EN L’AN 2000

Par Noun Khieun

 

Traduction non officielle par Sangha OP

 

Lorsque le sage désigne la lune, l’imbécile regarde le doigt.

 André Gulcksmann

 

 

Avertissement : Cet essai est écrit par un historien et intellectuel khmer, engagé dans la vie politique de son pays. L’auteur a écrit cet essai pendant la période (1969-1970) où le Cambodge était menacé par l’implantation, au mépris de la loi internationale, des forces armées communistes vietnamiennes de 50 000 hommes dans son territoire. Il faut noter que le 24 mai 1970, ces forces ont attaqué l’armée khmère sans faire la déclaration de guerre. Cette époque l’auteur n’avait que 24 ans, mais à cet âge de raison, M. Noun Khieun n’hésitait pas à montrer à ses compatriotes combien le Cambodge est fragile par ses faiblesses économiques vis-à-vis de ses voisins. Son pronostic sur l’avenir du Cambodge s’avère juste aujourd’hui.

 

Epilogue

 

La participation de chaque khmer à la défense de son pays qui se trouve dans une région où la menace est permanente sur son existence, est une aide précieuse. Cette volonté n’est pas le fruit du hasard ; c’est un sentiment qui se cristallise autour de la haute valeur de la culture, de la civilisation et en particulier de l’histoire de son pays.  

 

L’histoire de notre nation est indiscutablement notre héritage que nos ancêtres nous ont légué et que nous assumons entièrement aujourd’hui. Cet héritage fait naître une conscience nationale. Nous sommes donc le fruit de cet héritage.

 

Malgré ses défaites répétitives à partir du XIIIème, après  avoir connu pendant une longue période de gloire (VIIIème au XIIIème siècle), la civilisation khmère est encore là, debout et vivant dans le monde d’aujourd’hui. En revanche, beaucoup d’autres grandes civilisations, comme Chaldée, Assyrie, Grèce, Rome etc. sont hébergées seulement dans les musées et les livres d’histoire.

 

Ceci nous montre bien que le peuple khmer  savait se battre pendant 6 siècles et il continue de se battre contre toutes sortes d’agressions à son égard. Il n’accepte jamais d’être vaincu. Cette volonté de vaincre est sans aucun doute notre destin supérieur.     

 

Au XIXème siècle, le nombre de la population khmère était à peine un million habitants   (800 000, selon un savant français). À cette époque, nous avons cru que la fin de notre peuple est proche. Au lieu d’être un peuple condamné à disparaître, le peuple khmer redevient aujourd'hui comme un peuple qui sait transformer son pays en un État moderne et scientifique. Et actuellement, le régime féodal, monarchie absolue, qui était le fardeau de notre peuple et la source de la décadence de la nation khmère, est destitué par le peuple khmer. La victoire sur ce régime est acquise. Cette fois-ci, nous regardons la lumière de notre fierté avec courage. Il n’y a plus d’obstacles qui nous empêchent de marcher vers une un monde meilleur. Aujourd'hui, le nombre de la population khmère est de 8 millions habitants, sans compter les Khmers krom et les Khmers vivant en Thaïlande dont le nombre est environ de 3 à 4 millions personnes. Ici 30 ans, le nombre de la population khmère va atteindre 15 millions habitants. La question est donc de savoir : Avec 15 millions habitants, la nation khmère sera-t-elle encore menacée de mort par ses voisins ou les grands puissants étrangers ?

 

Demain, nous continuons de vivre. La question est de savoir : comment nous allons vivre ? vivre pour vivre ou vivre dans la prospérité et la dignité. Si c’était seulement vivre dans la pauvreté extrême et sans la dignité, il faut mieux mourir que vivre. Pour éviter de vivre dans la pauvreté comme le peuple khmer a vécu pendant 6 siècles, il faut reconstruire le nouveau Kampuchéa sur une base de démocratie politique et sociale. Cette base est la nouvelle fondation de notre Nation.

 

Je pense que si l’application de la démocratie dans la vie de tous les jours de la population et partout dans le pays est seulement sur le papier, notre peuple ne pourra jamais débarrasser de la peur, de l’ignorance et du manque de confiance en soi.

 

Nous le savons que la volonté de changer la mentalité est le désir le plus difficile à réaliser, surtout, si cette mentalité s’incruste dans notre esprit depuis plusieurs siècles. Mais, le désir du changement n’est pas non plus une chose irréalisable. Dans le cas de notre pays, il suffit que nos dirigeants aient le courage et le bon sens de bâtir une stratégie politique claire et cohérente, à laquelle, le peuple khmer adhère totalement.  Il faut savoir que le plus difficile à faire, c’est de franchir le premier pas en avant, parce qu’il représente le pas de la réussite de notre révolution.     

 

Je suis un optimiste de nature, c’est pourquoi, j’écris cet essai, dans lequel, il y a des idées nouvelles pour notre Nation. Ces idées sont, peut-être, un peu hors temps pour nos compatriotes et elles peuvent aussi les choquer. Ils pensent que celui qui écrit cela est sans doute un rêveur.    

 

Je suis un Khmer, né à six kilomètres du temple l’Angkor Wat. J’aime ce temple comme mes propres biens. Angkor Wat est pour moi un trésor inestimable pour la Nation khmère. Il symbolise la gloire de l’ère Angkor Thom. A chaque fois, je le rends visite en tant que historien et adorateur, il me rend mélancolique : un désir de revoir le Kampuchéa redevient un grand pays et puissant comme dans le passé. Enfin, j’ai une seule idée en tête pour écrire cet essai : Défendre les intérêts supérieurs de mon pays.

 

Ces intérêts ont un lien avec l’avenir du pays et le peuple khmer. Pour cette raison, je ne crains pas d’en parler. Les idées dans cet essai, sont les fruits de mes recherches et de mes réflexions. Je voudrais donc en partager avec mes compatriotes afin qu’ils y réfléchissent aussi. Je demande aux Khmers, citoyens de leur pays, soient juges de mes propos. Je pense que si nous parlions aujourd’hui de l’avenir de notre pays, c’est pour moi, «un acte de patriotisme porté à son paroxysme». Je conviens en plus d’ajouter que ce paroxysme est la conscience nationale. Enfin, pour moi, si les Khmers s’intéressaient un peu à mes idées, je pense que mon objectif est déjà atteint.

 

Je demande aux lecteurs de m’excuser de certains excès dans mes propos, parce que je ne peux pas tout contrôler mes passions quand il s’agit de parler de l’avenir du pays. Il est normal qu’un homme est triste quand son esprit est envahi par un passé douloureux et un avenir incertain de son pays.

 

Mais, j’ai l’espoir en avenir de mon pays et je veux que mes compatriotes y aient aussi, parce que nos ancêtres nous avaient fait confiance. Cet espoir et cette confiance s’inscrivent dans notre mémoire collective, comme dit notre adage « le pays khmer ne périra jamais ! ».

 

Phnom Penh, décembre 1970.

 

Lettre ouverte aux compatriotes khmers.

 

Chers compatriotes au Kampuchéa,

Chers compatriotes au Kampuchéa Krom,

Chers compatriotes en Thaïlande,

 

Nous sommes aujourd'hui très loin de l’époque où l’on imposait à vous séparer de nous. Elle nous fait oublier notre lien de sang, depuis notre nation s’enfonça dans l’abîme. Actuellement, notre peuple est réveillé et il est conscient de la tragédie du passé. Cette tragédie nous avons fait verser beaucoup de larmes qui se transformaient en sang, lequel s’arrosaient tout notre corps depuis déjà plusieurs siècles. Pourquoi ces larmes ? C’est parce que nous sommes accablés par notre séparation forcée et laquelle nous fait oublier notre identité de bâtisseur du temple d’Angkor qui symbolise la gloire de notre Nation.

 

Un exemple provenant des Khmers du Kampuchéa Krom et en Thaïlande nous montre bien que l’identité khmère n’est pas perdue, parce que les Khmers partout où ils habitent se manifestent leur volonté de demeurer Khmer. Cette volonté nous donne l’espoir. C’est pourquoi, aujourd’hui, nous devons nous montrer à nos ennemis que nous ne sommes pas un peuple qui accepte facilement d’être vaincu. D’ores et déjà, nous devons lutter afin que notre objectif final soit atteint. Bien entendu, le sang khmer va encore couler, mais ce sacrifice est un mal nécessaire pour montrer combien nous sommes déterminés à défendre notre pays et notre religion.

 

Avoir l’Espoir, c’est nos atouts dans notre combat, destiné à avoir une meilleure vie. Pour réaliser ce dont, il faut que nous cessions de croiser les bras en attendant que le ciel nous aide. Ensemble, levons-nous, comme un seul être, sera une force qu’aucunes autres forces ne puissent opposer. Nos voisins n’ont pas de pitié envers notre pays. Leur seule convoitise est d’exterminer notre peuple, notre langue, notre tradition et d’envahir le reste de notre territoire actuel.

 

Où se trouve notre espoir ? Chaque Khmer fixe ses yeux vers la capitale Phnom-Penh qui est le cœur de 13 millions âmes khmers dans la région d’Asie Sud-Est. A la base, il y a toujours un groupe d’hommes qui enflamme l’opinion par son verbe, son allure, son patriotisme, sa pureté. C’est à partir de cette base, notre rêve pourra devenir une réalité. Cet espoir nous donnera une occasion  de nous réunir comme un seul peuple pour bâtir à nouveau la gloire de notre Nation. Ce moment là, nous nous rencontrerons, nous nous serrerons la main et nous nous embrassons avec larme de joie. Nous le savions que cette réalité-là est loin d’être réalisée ou peut-être, elle ne saurait jamais réalisée. Mais notre espoir existe aujourd’hui. Il est donc notre premier pas. L’espoir est notre potion magique qui peut faire renaître notre âme nationale.

 

Mes chers compatriotes, nous sommes en train de vivre à nouveau dans l’ère d’espoir. À partir aujourd'hui, nous nous tenons nos mains dans un seul but : l’union et la nouvelle vie de notre Nation khmère.

 

Introduction :

 

En tant que Khmer, vivre et mourir dans son pays et en tant qu’Historien, je dédie cet essai à la renaissance de la conscience du peuple khmer et à la compréhension croissante entre les nations qui est l’unique facteur de cohabitation dans la paix dans le monde.

 

Est-ce que le Vietnam devienne-t-il l’Allemagne nazie en Asie Sud-Est, en particulier au Kampuchéa ?

 

Je ne peux pas évoquer ce sujet sans que mon esprit soit envahi par la désolation. Et en tant que Khmer, mon obsession d’aujourd’hui, c’est la question de survivre de mon pays et, je sais que personne ne saurait prévenir sa destinée. Toutefois l’histoire confirme le contraire. Certains faits historiques se répètent, il est donc possible de prévoir les aboutissements de ces faits.

 

Qu’est-ce que la leçon de l’histoire ?           

 

Mon but n’est pas d’écrire un livre d’histoire. Néanmoins, il est nécessaire de rappeler ses principes de base pour avertir les lecteurs sur le caractère de mon essai dont le fondement est « déterminisme », pas « dogmatisme ».

 

Beaucoup des historiens posent des questions : est-ce que l’histoire, peut-elle nous fournir des leçons pour la société ? Est-elle utile pour les hommes ? Selon Hegel et Paul Valery, l’histoire pourrait y avoir un reflet pour les hommes et, elle pourrait aussi être inutile pour la société. Tout dépend des évènements historiques.

 

En ce qui me concerne, j’ai essayé de donner ici une opinion personnelle concernant la question posée ci-dessus.

 

L’histoire n’a pas son utilité. L’histoire ne se répète pas, néanmoins pas de la même façon. Les conditions sociales, politiques, économiques de chaque période sont différentes des uns aux autres. Ainsi, nous ne pouvions pas assimiler un fait historique à un autre. En tout cas, il ne puisse pas y avoir un modèle de l’histoire. Par exemple :

 

L’Allemagne était-il coupable du déclenchement de la première mondiale ?

 

L’Allemagne n’était pas le seul responsable. Les causes sont nombreuses et complexes. L’Europe avait une part de responsabilité dans cette guerre meurtrière, parce qu’elle avait créé au sein d’elle-même des rivalités violentes dans le domaine économique, industrielle, commerciale, politique, diplomatique et militaire. La crise économique sans précédente qui entraînait ensuite une crise du capitalisme international en Europe était aussi un des facteurs du déclenchement de la 1ère guerre mondiale.

 

Lorsque la 2e guerre mondiale s’éclate, on pense tout de suite que l’histoire se répète, parce que l’Allemagne était encore une fois le déclencheur de cette guerre.

Et pourtant, si nous examinons de près les situations sociales, économiques, politiques et militaires de l’Allemagne et du monde entier depuis Guillaume II à Hitler, nous constatons qu’il y avait une mutation radicale. Avec ces deux situations différentes, il n’est pas logique de dire que les causes du déclenchement des deux guerres étaient analogues. Nous savons que la seconde guerre mondiale était l’œuvre d’un seul homme, fou, qui était Hitler.

 

L’histoire a son utilité. On ne peut pas couper l’histoire en morceaux.  Aujourd'hui est le fruit du passé récent, et le passé récent, à son tour, est le fruit du passé lointain et ça remonte ainsi jusqu’au début de la naissance du monde.

 

Bien entendu, dans ce monde, tout est lié à tout. En tout cas, nous ne pouvons pas séparer le passé récent à l’époque antique et le présent au futur. Ainsi, l’histoire est sans doute le reflet du passé sur le présent et le présent sur le futur.

 

Revenons à notre question : Est-ce que le Vietnam devienne-t-il l’Allemagne nazie en Asie Sud-Est, en particulier au Kampuchéa ? Pour répondre à cette question, il est nécessaire de faire un rappel historique concernant les relations khméro-vietnamiennes depuis le début des contacts entre les deux pays.    

 

Le Vietnam et nous dans le passé

 

Le phénomène de migration des hommes d’une région à l’autre est un phénomène général dans l’histoire de l’humanité. Le cas du peuple vietnamien correspond bien au phénomène de la marche vers le sud des hommes de l'hémisphère nord.

 

En Europe, les hommes du nord, les Normands, les Germaniques, font le mouvement vers le sud depuis le Ve siècle jusqu’au XIe siècle. En Inde, les Aryens de peau blanche, descendent du Nord de la Russie vers le Sud et s’installent à l’Himalaya. Quant aux Indiens de peau noire, les Dravidiens et les Dekkan, migrent vers le Sud.

 

Au Nord et à l’Est du Kampuchéa, les Siamois, originaires de la province chinoise, Yunnan, commencent à migrer vers le Sud à partir du XIIe siècle et ils s’installent dans des provinces khmères de l’Est jusqu’à aujourd'hui. Ils continuent leur mouvement jusqu’au territoire de Malaisie. En Indochine, les Vietnamiens, originaires de Tonkin font le mouvement vers le Sud depuis le Xème siècle jusqu’au XIème siècle. Ils annexent plusieurs provinces du Champa, telles que Quang Tri, Hué et Tourane (Danang). Et, à partir du XVe siècle jusqu’au XVIIe siècle, le Champa est totalement annexé par les Vietnamiens. Dernière province du Champa, annexée, est Binh Thuan. En 1696, la totalité des territoires de Champa sont conquis et ils deviennent les provinces vietnamiennes d’aujourd’hui.

 

Après le Champa, les colons vietnamiens continuent leur avance jusqu’à Kampuchéa Krom (Cochinchine). Le delta du Mékong (territoire du Kampuchéa Krom), est fertile pour l’agriculture et riche en ressources naturelles, les poissons etc.

 

La population khmère de cette région n’était pas nombreuse. Au XVIIe siècle, le nombre était de 40 000 familles khmères, c’est-à-dire, à peu près 200 000 d’habitants, vivants sur un vaste territoire de 60 000 Km². Attirés par les ressources naturelles abondantes et la faiblesse de la densité de la population khmère, les Vietnamiens du delta du fleuve rouge sont venus s’installer dans le delta du Mékong. À partir du XVIIe siècle, les objectifs à court terme des Vietnamiens sont la conquête du Sud. Au début du XVIIe siècle, les Vietnamiens s’infiltrent discrètement dans les différentes provinces khmères, telles que, Baria (Preah Sourkir), Chanva (Bien Hoa), Prey Nokor (Saigon) d’aujourd'hui. Deux causes majeures qui permettaient aux Vietnamiens de venir s’installaient dans ces provinces sont : La négligence du gouvernement cambodgien et la guerre civile entre les prétendants du trône khmer. En 1651, le roi Khmer sollicite l’aide du roi vietnamien, Hien Vuong, pour résister à ses opposants politiques et armés. En compensation de son aide, Hien Vuong annexe deux provinces khmères Baria et Bien Hoa. Après quoi, les Vietnamiens continuent de mener leur politique de colonisation des terres khmères, ainsi, en 1696, la province Prey Nokor devient province vietnamienne. Au XVIIe siècle, les Vietnamiens, prenant les prétextes de défendre leurs intérêts contre l’invasion siamoise dans les provinces khmères de l’Est, décident d’envahir et annexer les provinces khmères suivantes : Peam (Ha Tien) et Kramoung Sâr (Rach Gia). Plusieurs provinces khmères étaient aussi annexées au cours du XVIIIe siècle : En 1731, Mé sâr (My Tho), Loung Hoa (Ving Long), en 1757, Psâr Dec (Sa Dec), Mouth Chrouk (ChauDoc), malgré la contestation du roi khmer. En 1765, le Kampuchéa Krom tout entier est tombé sous la domination vietnamienne, à l’exception de deux provinces, Trang (Soc Trang) et Chhroy Teûk Khmao (Camau), mais, en 1840, leur sort est décidé par l’ambition des Vietnamiens. À partir de ce temps, l’histoire du Kampuchéa Krom comme celle de Champa, font parties intégrantes de l’histoire du Vietnam d’aujourd'hui.

 

Le conflit entre les trois colonies de l’Indochine

 

Le rappel du passé douloureux de notre Nation est une pièce majeure sur l’évolution de l’histoire de l’Indochine. Ce rappel a pour but de réveiller notre conscience collective, afin de comprendre les causes de notre malheur. Les analyses de ces causes n’ont pas pour objectif d’insulter qui que soit, ou pousser à des peuples à se détester. En tout cas, il n’est pas dans les démarches des historiens. Notre travail consiste seulement à expliquer des faits historiques pour comprendre leur évolution.

 

Depuis toujours, la politique d’expansion du territoire, menée par le Vietnam et la Thaïlande, constitue une menace mortelle pour le Kampuchéa et le Laos. Avant l’arrivée des Français dans la région, au début du XIXe siècle, le Kampuchéa et Laos ont connu un destin tragique comme celui du Champa et ceux des autres pays, annexés par leurs voisins, dans le monde entier.

 

Sous le règne de l’empereur vietnamien, Minh Mang (1820-1841), le Kampuchéa était divisé en deux. Les lignes de démarcation étaient tracées à partir des limitrophes des provinces Pursat, Battambang, traversant le Tonlé Sap, Mlou Prey et Stung Treng jusqu’aux frontières vietnamiennes d’aujourd'hui. Ainsi, un tiers du territoire khmer au Nord du Tonlé Sap était sous le contrôle thaïlandais et le reste, était sous le contrôle vietnamien, dont le nom était Trân Tay Thanh. Ce territoire était placé sous le commandant d’un général vietnamien, Trung Minh Giang, dont le quartier général se trouvait à Phnom Penh (Nam Yân).     

 

Nous pouvons noter que pendant cette occupation permettait aux Vietnamiens d’annexer définitivement la province Teûk Khmao (Camau).

 

L’occupation de Trân Tay Than ne dure pas trop longtemps. La politique d’assimilation forcée du Général Trung Minh Giang provoque un soulèvement populaire. Ce soulèvement est dirigé par le prince Ang Doug, prince khmer, avec l’aide des Siamois. Battu par les Khmers, en 1841, le Général Trung Ming Giang s’est réfugié à Ang Giang. Ce retrait forcé marque aussi la fin de la politique de Trung Minh Giang au Kampuchéa.

 

En revanche, les Siamois continuent à occuper les provinces khmères, Siem reap, Battambang et Mlou Prey (Preah vihear actuel) jusqu’en 1907. Ces provinces ont été rétrocédées au Kampuchéa, grâce aux actions diplomatiques et à la pression militaire de la France sur le Siam. Néanmoins dans cette rétrocession, la France oblige de céder définitivement au Siam deux provinces khmères Trat et Chanthaburi. Au Laos, la situation était presque identique qu’au Kampuchéa. Début XIXe siècle, le pays était partagé entre le Vietnam et la Thaïlande. Il ne restait que deux petites provinces, Loung PreahBang et ChampaSak qui attendent à leur tour d’être annexées, s’il n’y a pas eu l’intervention de la France, le Laos aurait été annexé par ces voisins.

 

Bien entendu, au XIXe siècle, la France était sans aucun doute un frein efficace à bloquer l’ambition expansionniste du Vietnam et de la Thaïlande sur le Kampuchéa et le Laos.

 

Où est le danger ?

 

Où est notre danger ? Le Vietnam ou la Thaïlande ? Est-ce que la Thaïlande soit un danger pour l’avenir du Kampuchéa ?

 

La Thaïlande d’aujourd’hui a une population plus de 30 millions d’habitants. Elle se trouve au milieu de l’Asie Sud-Est continental et sur une terre fertile, possédant beaucoup de ressources agricoles, grâce au fleuve Ménam. Son emplacement au milieu d’une plaine riche permet à la Thaïlande de jouer un grand rôle dans cette région. En fait, la Thaïlande est un pays dont la superficie est très grande : Du Nord, elle atteint le Laos et la Birmanie et au Sud, elle atteint la Malaisie dont la distance est à peu près 2 000 km. En revanche, on constate qu’il y a l’absence d’unité géographique, politique et économique. La région riche est le delta du Ménam avec 460 Km en longueur, 200 Km en largeur. Cette région est le grenier du riz et le cœur économique de la Thaïlande. D’autres régions ne jouent qu’un rôle secondaire pour les Siamois où la population n’est pas d’origine siamoise. Au Nord, il y a les Karens, Chams et Laotiens ; Au Nord-Est, il y a les Khmers et Laotiens ; Au Sud-Est, il y a les Khmers, Vietnamiens et chinois ; Au Sud, il y a les Malaisiens de religion musulmane. Ces minorités vivent au tour du Ménam et ils sont très mécontents, parce que les siamois les considèrent comme des citoyens de seconde zone. Entre outre, ces régions sont en retard au point de vue de développement économique par rapport à celle de Bangkok et du long du fleuve Ménam où il y a une grande densité des Siamois et des Chinois. Cette situation provoque une naissance du mouvement séparatiste qui constitue un grand danger pour l’unité politique du pays.

 

Le grand problème de la Thaïlande d’aujourd’hui est la démographie galopante du peuple thaïlandais. La région du delta du Ménam ne peut plus supporter le poids de cette démographie et les terres au tour du Ménam ne sont pas riches pour nourrir tout le monde. Pour faire face à cette question, il est impératif pour le gouvernement de développer le secteur industriel. Il y d’autres solutions pour les Thaïlandais, le territoire khmer, la plaine du Mékong, le Tonlé Sap, Battambang qui sont riches en ressources agricoles, où il puisse nourrir plusieurs millions d’habitants. Pour cette raison, la Thaïlande se nourrit toujours de réoccuper cette région. Cette volonté est freinée aujourd’hui par des problèmes internes thaïlandais. Mais, dans l’avenir, si le développement de l’économie thaïlandaise ne pourra pas faire face à l’accroissement de la population, la ruée de la population thaïlandaise, accablée par la faim, vers la région riche de l’Est du Kampuchéa puisse devenir une réalité. Il faut noter que pendant la seconde guerre mondiale, ces provinces khmères citées ci-dessus ont été réoccupées en 1940 par la Thaïlande.

 

Actuellement, le Siam est préoccupé par la menace des minorités ethniques sur l’unité nationale. Ce problème interne lui empêche de développer davantage son ambition territoriale. Par conséquent, je pense que dans l’immédiat, le danger du Kampuchéa ne vient pas de l’ouest, mais plutôt de l’est.

 

Le Vietnam unifié constitue un danger pour le Kampuchéa

 

Si le Vietnam du Nord et le Vietnam du Sud se réunissaient, il se formera un grand pays dans le Sud-Est asiatique.

 

Nous le savons que la quantité de la population de chaque État n’est pas un facteur majeur pour déterminer sa force politique, mais plutôt, les qualités du peuple et l’évolution démographique, sont sans aucun doute des facteurs importants pour déterminer la force politique d’un pays.

 

Nous constatons que le Vietnam possède indiscutablement ces trois facteurs :

 

Le nombre important de la population lui permette de dominer l’Indochine ;

La démographie galopante ;

Les qualités de son peuple.

 

Ainsi, nous pouvons comparer le peuple vietnamien au peuple japonais et allemand. Le peuple vietnamien est peuple intelligeant, énergique, courageux et en particulier battant etc. L’histoire du Vietnam nous montre bien que son peuple fait tout temps la guerre contre ses voisins, Cambodge, Thaïlande, Laos et même entre les Vietnamiens. Ces guerres durent depuis plusieurs siècles et nous en posons la question : Comment ces guerres puissent s’arrêter, même après la fin de la guerre d’aujourd'hui.

 

Le destin du peuple vietnamien est guidé par la guerre de conquête territoriale. Cette guerre continue aujourd’hui et continuera encore demain.

 

Cette guerre renforce le peuple vietnamien à devenir un peuple déterminé dans sa lutte, enduré dans sa souffrance et persévéré dans son projet. Cela lui permet de mener des combats violents. Je pense qu’en effet, ces guerres constituent un facteur psychologique important pour le peuple vietnamien. Rappelons-nous bien, qui ont envahi le Cham et Kampuchéa Krom ? Les Vietnamiens.

 

Dans le passé, les Vietnamiens étaient des prisonniers chinois, chassés du Nord, errants, pauvres, venant s’installer dans le Sud comme soldats et colons. Au début, ils s’étaient discrets et ensuite ils commençaient à se quereller avec les propriétaires du lieu jusqu’à ces derniers se retiraient pour s’installer ailleurs. Ce phénomène recommence au Kampuchéa Krom d’aujourd’hui. Notre inquiétude est donc confirmée.

 

Colonialisme territorial ou colonialisme économique ?

 

La conquête territoriale par la force armée est révolue au XXe siècle. Actuellement, de nombreuses institutions internationales comme l’ONU, opinions publiques internationales, organismes de défense de la paix, alliances politiques etc. sont des forces d’opinion qui empêchent la conquête territoriale d’une nation sur l’autre. Mais, notre inquiétude se repose sur une nouvelle forme du colonialisme, celle de l’économie. Le Vietnam du Nord possède une grande force industrielle et celui du Sud est riche en ressources agricoles. Leur complémentarité permettra le Vietnam unifié de devenir une force économique dans le Sud-Est asiatique. La richesse des ressources minières, énergétiques, le développement du système du marché moderne dans les grands pays et la qualité des agriculteurs, etc. ceux-ci existent réellement dans Vietnam d’aujourd'hui. Ils constituent, en effet, les facteurs du développement économique de ce pays, malgré la destruction de toutes sortes d’infrastructures durant ces dernières années. Les Etats-Unis d’Amérique ne pourront pas abandonner le Vietnam dans la misère après la fin de la guerre. Pour se montrer sa bonne volonté, ils aideront ce pays à reconstruire. Ainsi, l’économie du Vietnam dépassera celle de ses voisins. Cela entraînera le Kampuchéa dans le premier temps à perdre son indépendance dans le domaine économique et ensuite dans le domaine politique. L’histoire parlera encore une fois, la marche vers l’Ouest du peuple vietnamien. Ce mouvement vers l’Ouest a un caractère naturel comme le courant d’eau qui coule du haut vers le bas. Ce «bas» n’est que le Kampuchéa où il n’y a pas des obstacles naturels qui empêchent l’eau vietnamienne de venir inonder la terre Khmer. Ceci est un phénomène géographique.

 

La politique du Grand Vietnam ?

 

Il n’y a aucune formule magique pour lire l’avenir de notre pays. Néanmoins, il est dans notre devoir d’avoir un minimum de prévision en tenant compte les faits historiques du passé dans le monde. Les exemples ne manquent pas dans l’histoire récente de l’humanité, parmi lesquelles, celle de la seconde guerre mondiale est encore marquée dans la mémoire de chacun de nous, à savoir : L’ambition d’Hitler de conquérir un espace vital pour le peuple allemand. Cette ambition, à l’époque, s’inscrivait dans la politique nationale de l’Allemagne. Elle était fondée, d’une part sur la supériorité du peuple allemande sur les autres peuples en Europe, à l’Est comme à l’Ouest, c’est-à-dire, les Slaves et les Latins. Cette supériorité, selon les dirigeants nazistes, donnait le droit au peuple allemand pour son bien-être d’occuper un grand territoire. Cette ambition était favorisée par le développement extraordinaire de l’économie de l’Allemagne, à noter, le secteur industriel et militaire. Personne n’avait pu croire que cette ambition aurait pu arriver par une volonté d’un seul homme, Hitler. 

 

Pour commencer, les dirigeants allemands nazistes revendiquaient le retour dans la Nation allemande, une partie des territoires de l’Europe central et de l’Ouest où il y a des allemands et ceux qui parlent la langue germanique y habitent. Ces dirigeants encourageaient les Allemands qui vivaient dans ces territoires à créer le parti naziste. Une fois, ces mouvements autonomistes ou mouvements séparatistes étaient mis en place, ces mouvements faisaient appel à la mère-patrie allemande de venir leur aider par les moyens militaires et diplomatiques. Ainsi, les Nazistes ont pu réaliser leur but noir de transformer, en provinces allemandes, l’Autriche en 1936 et la région des Sudètes, à l’Est de la Tchécoslovaquie, où y vivent trois millions d’Allemands. Ensuite, la Tchécoslovaquie tout entier qui fut placée sous la domination allemande. Cet exemple, nous laisse donc à nous poser la question : Est-ce que cet événement pourra se produire à nouveau dans l’histoire de l’humanité ?

 

Bien sûr, compte tenu du caractère de répétition des faits historiques, cet événement pourra se reproduire à n’importe quel moment. Par exemple, après la seconde guerre mondiale, l’URSS a envahi les pays de l’Asie centrale, parce qu’elle était économiquement et militairement forte. Il y ait un risque éventuel pour les petits pays d’être agressés par les grands puissants.

 

 L’exemple de l’Allemagne, pourra-t-il se produire en Indochine ? L’avenir nous dira. Néanmoins, pour contribuer dans ces réflexions, nous essayons d’analyser la situation politique et économique de l’Indochine.                        

 

Le peuple vietnamien est incontestablement un peuple dynamique et possède les qualités intellectuelles importantes. L’économie du Vietnam après la guerre sera une économie puissante et moderne. En outre, le peuple vietnamien aura un niveau élevé dans le domaine éducatif, scientifique et technique. Son pays aura une force armée puissante dans la région de l’Asie Sud-Est. Cette force n’est-elle pas une menace pour les pays voisins ? Il faut rajouter qu’il y ait des Vietnamiens qui vivent actuellement dans les pays suivants :

 

500 000 personnes au Kampuchéa ;

70 000 personnes au Laos ;

50 000 personnes en Thaïlande.

 

Aujourd'hui, cette présence des Vietnamiens dans notre pays constitue déjà un souci majeur pour le pays. Et demain, si les Vietnamiens continuent de pénétrer clandestinement en grand nombre au Kampuchéa, ce souci deviendra un fardeau économique et politique pour notre nation. Il faut bien noter que ces Vietnamiens ne veulent jamais intégrer dans la société où ils vivent. Ils préservent toujours leur mode de vie, leur tradition et continue d’avoir un lien sentimental très fort avec leur mère-patrie.

 

Pour toutes ces raisons citées, nous considérons que le peuple vietnamien représente sans aucun doute un grand danger pour notre pays. Le Vietnam fort donnera davantage la fierté aux colons vietnamiens partout où ils habitent. Avec ses réseaux économiques et politiques dans le monde, le Vietnam deviendra rapidement un puissant économique en Asie. C’est seulement question de temps parce que toutes les conditions pour permettre le Vietnam deviennent grand pays puissant de la raison, sont presque réunies.

 

Nous pouvons en conclure sans ambages que la renaissance nationale vietnamienne, en premier lieu, son développement économique et sa propagande idéologique, constitue une menace réelle pour notre nation d’aujourd’hui et de demain.

 

 

En ce qui concerne les Chinois du Kampuchéa, compte tenu de la situation géopolitique de notre pays, de leur capacité et de leur volonté à intégrer dans notre société khmère, je pense qu’ils ne présentent pas une menace pour notre pays.

 

L’avenir vital de notre pays dépendra donc de notre capacité à faire face au danger cité ci-dessus. Quelle sera notre force nationale qui permet de faire face à ce danger mortel ?

 

La réponse est dans nos possibilités et nos capacités à agir devant cette menace.

 

Comment faire ?

 

Nos analyses n’ont pas pour but de considérer le peuple vietnamien comme notre ennemi. En revanche, nous souhaitons sincèrement que le peuple vietnamien nous considère comme son ami. Le passé, c’est le passé. Dans notre esprit, nous n’aimons pas mélanger le passé, le présent et le futur.

 

Notre idéal d’aujourd’hui, comme celui des peuples civilisés dans le monde, est de construire notre avenir, lequel sera basé sur la compréhension réciproque entre les nations et les peuples. Nous ne souhaitons pas que notre tragédie se répète parce que notre idéal dépendra d’elle. Aujourd’hui, nous sommes assurés par les dirigeants vietnamiens qu’ils respectent la souveraineté et l’intégralité territoire de notre pays. Cette assurance est sans doute pour d’aujourd’hui et, demain ? Le peuple vietnamien continue-t-il de nous respecter ? Le temps passe et le monde change, chaque époque est différente et des solutions aux problèmes sont aussi différentes. Nous supposons que malgré la bonne foi du peuple vietnamien, est-ce que deux pays qui sont en contact permanent dont l’un est en développement fulgurant et l’autre en stagnation, le plus puissant ne menace-t-il pas le plus faible ? Dans cette situation d’inégalité de développement, il est logique que le plus faible soit menacé de mort par le plus fort. Notre pays d’aujourd’hui est dans cette situation.

 

En conséquence, il faut que nous sommes conscients de notre danger, parce qu’il existe réellement. Aucune arme spéciale puisse contenir l’ambition de l’homme, si on n’était pas conscient du danger encouru et ne connaît pas les devoirs en tant que le responsable. Pour nous, notre arme efficace qui puisse nous sauver, c’est notre conscience nationale. Avoir la conscience nationale, est la connaissance de la valeur sociale et culturelle de notre nation. En outre, cette conscience nationale, renforce notre patriotisme, et notre nationalisme. Le nationalisme politique et économique constitue l’unique arme pour notre survie en tant que nation.

 

Le nationalisme n’est pas seulement l’amour de la patrie, il est aussi un moyen pour revaloriser l’idéologie nationale et toute autre valeur qui favoris la réalisation de notre objectif, tel que le développement de la force nationale dans le domaine politique et économique. Dans cet objectif, notre premier devoir est de renforcer notre nationalisme, lequel constituera la fondation solide de notre nation. Cette fondation pourra transformer en idéologie nationale efficace. Autrement dit, pour que le mot  « nationalisme » soit dans son vrai sens, il faut que tous les éléments cités ci-dessus soient réunis. En outre, le développement du nationalisme dépendra le développement de la démocratie qui permettra au peuple de participer réellement et profondément dans les affaires de l’Etat. Cela renforcera réellement la justice sociale. S’il n’y avait pas « devoirs » en tant que citoyen responsable, il n’aura jamais le nationalisme. Ainsi, le sens du mot « amour de la patrie » se ressemble plutôt au son venant d’un tambour caché, auquel personne n’attache aucune importance.

 

Le facteur humain est le principal facteur de la construction nationale pour le haut progrès de la civilisation d’une nation

 

Lorsque le facteur humain devient un facteur responsable, il ne reste qu’à développer l’économie nationale comme un dernier devoir. Notre unique but, c’est le développement la force économique de notre pays pour faire face à celles des pays voisins. On dit toujours que l’économie dirige la politique. On dit aussi que, si l’économie est faible, il n’y ait pas l’indépendance nationale. Autrement dit, le mot indépendance nationale est vide de sens si l’économie est faible.

 

L’époque actuelle n’est plus une époque où l’on peut vivre en autarcie et l'on peut vivre sans avoir des relations économiques avec les autres pays. Il y a seulement deux grands puissants dans le monde qu’ils puissent réaliser leur indépendance économique. Ces deux puissants ont des richesses abondantes dont la nature a fourni. Nous le savons que notre pays n’a pas beaucoup de richesses naturelles, à l’exception d’une quantité très importante de l’alluvion fertile du Mékong et la chaleur du soleil, autrement dit, nous n’avons que trois ressources naturelles : eau, terre et chaleur du soleil. Ces trois ressources nous obligent en premier lieu à développer notre économie dans le secteur agricole. Nous devons considérer donc comme une priorité pour notre économie. Nous avons déjà les ressources, il nous reste à former la technique à nos paysans. Si notre agriculture était en développement maximum, notre pays sera en tête des pays de l’Asie du Sud-Est.

 

Ce développement, est-il une excellente base pour soutenir notre nationalisme et notre économie ? La réponse est oui.

 

 Ce qui nous manque aujourd’hui, c’est notre détermination de fer et notre volonté sans réserve pour pousser en avance le développement de notre agriculture. Avec notre détermination et notre volonté, la durée de Dix à Vingt ans seraient suffisante pour réaliser notre objectif. En outre, dans trente ans, le nombre de notre population sera de 15 millions d’habitants. Notre pays deviendra grand et riche dans la région de l’Asie Sud-Est.

 

Avec ces richesses, notre peuple n’aura plus de complexe d’infériorité vis-à-vis de nos voisins. Notre pays sera reconnu dans le monde entier comme pays qui remporte la victoire sur la pauvreté. Cette victoire sera la libération de notre peuple de la décadence perdurée pendant plus siècles qui écrase pendant longtemps déjà notre santé physique et moral de notre Nation. Cette renaissance nous donne, en effet, le courage, l’énergie et la confiance en notre valeur, dont nous avons besoin.

 

Conclusion

 

Dans un monde où la force économique est une force indispensable pour la survie de chaque pays et dans une région où il y a les troubles l’instabilité permanents, il est difficile pour nous de faire un pronostic sur l’avenir. Le Kampuchéa se trouve dans une zone géopolitique compliquée. A chaque étape de son évolution, il rencontre toujours des difficultés à surmonter. Pour construire le Kampuchéa pour qu’il devienne un pays développé, possédé une force économique suffisante pour faire face à l’expansion économique des pays voisins, le seul moyen, c’est de réunir notre force spirituelle et physique.

 

La survie de notre pays dans cette situation difficile dépendra totalement de notre détermination et de notre solidité. Rappelons-nous bien que la réussite du développement de notre économie repose sur la réussite de notre développement agriculture. Cette réussite est notre seul moyen pour faire face à l’impérialisme économique et au colonialisme de nos voisins. Pour terminer la première partie de mon essai, nous citons ici les paroles du docteur Nehru : « Dans le cas où notre économie serait encore faible, il est normal que nous ne puisse pas avoir notre politique extérieure parce que nous ne sommes pas maître de nous-même et notre indépendance nationale ne soit qu’une illusion pour nous. Ne soyons pas déçu, si nous ne savions pas comment faire pour aider nous-même ».

 

Phnom-Penh, le 24 novembre 1969

 

La marche vers l’Ouest

Document

 

Le dernier numéro du bulletin «Etudes Cambodgiennes» (n°18, avril-juin 1969, page 2), publié par le Ministère de l’information, Monsieur Charles Meyer, dans son éditorial, a écrit dans le cadre des relations Khméro-Vietnamienne : «La présence des colons vietnamiens sur le territoire khmer représente un danger politique auquel se manifeste dans certaines régions. On constate que les agents de propagande vietnamien mènent des actions en secret dans des différents villages et en outre, ils guident et conduirent les manifestants, suppôts de l’idéologie vietnamienne». Un peu plus loin, l’auteur a ajouté : «Un autre danger venant des problèmes Khméro-Vietnamien est l’implantation pacifique des immigrés vietnamiens en territoire khmer». «Pour éviter les bombardements américains, des centaines de familles se forcent de fuir leur foyer pour venir s’installer au Kampuchéa. Une grande partie de ces réfugiés, s’installera définitivement dans le pays après la fin de la guerre. Il est probable que des Vietnamiens, partisans des Américains et de l’autorité de Saigon, viendront aussi s’installer dans le territoire khmer après la guerre. Ce phénomène créerait sans aucun doute une grande inquiétude pour les Khmers frontaliers.

 

Ces propos, nous font savoir où sont le danger immédiat et à venir du peuple khmer ? Nous avons déjà soulevé le problème de la marche vers l’Est du peuple vietnamien. À part son caractère politique et idéologique, ce mouvement n’est que la représentation exacte de l’évolution historique de l’Indochine française : Au début, le peuple vietnamien fut mouvement vers le Sud par les chaînes de montagne annamite pendant neuf siècles. Au XIXe siècle, le Champa et le Kampuchéa Krom (année 1940), furent absorbés totalement par le Vietnam. Ainsi, Chhroy Teûk Khmao (Camau), province khmère, se trouve à l’extrême Sud de l’Indochine, fut tombée sous le contrôle vietnamien.

 

Dans l’avenir, la suite de l’expansion territoriale sera la marche vers l’Est, c’est-à-dire vers le Kampuchéa. La guerre du Vietnam depuis 1945 jusqu’à aujourd’hui, favoriserait déjà une infiltration inquiétante des vietnamiens au Kampuchéa. Si aujourd’hui, nous ne prenions pas des mesures efficaces pour face à ce problème, demain, il sera de plus en plus important.

 

Un autre facteur à tenir compte dans ce problème si compliqué, est l’accroissement rapide des vietnamiens vivants à l’étranger. L’inquiétude s’agrandit, si on tient compte le résultat d’enquêtes sur l’accroissement démographique, fondées sur des méthodes scientifiques : Le taux d’accroissement démographique du peuple khmer est de 2,5 % à 2,6 %. En revanche, celui du peuple vietnamien est supérieur que le nôtre, 3%%. En outre, ce taux va certainement augmenter plus de 3%, après la guerre. Cela pourrait créer des problèmes aux pays voisins. En outre, cet accroissement rapide pourrait aussi créer des problèmes agraires. Le Vietnam aurait sans doute besoin un espace suffisant pour nourrir à l’augmentation sans cesse de la population. Actuellement, le nombre de la population du Nord et du Sud réunis, est déjà 40 millions d’habitants. Avec ce nombre, le problème de terre se pose déjà. Lorsque le nombre de la population atteindra 80 millions d’habitants dans 20 à 30 ans, combien le problème de terre va-t-il augmenter ? Sauf, l’économie vietnamienne deviendra une économie dont les industries sont très puissantes. Cette situation permettra le Vietnam à résoudre son problème de terre. Sinon, beaucoup des Vietnamiens vont obliger de quitter leur pays pour venir s’installer sur les terres disponibles, lesquelles se trouvent au Kampuchéa. Quant au Laos, pays montagneux, d’après l’histoire, les vietnamiens n’aiment guerre y vivre parce qu’ils sont des hommes de la plaine et la plaine se trouve forcément au delta du Mékong. Il ne faut pas oublier, en l’an 2000, le nombre de la population khmère sera de 15 millions d’habitants, selon la prévision, basée sur la méthode scientifique, quant au nombre des vietnamiens, il sera de 70 à 80 millions d’habitants. Sans avoir trouvé des solutions aux problèmes démographiques, il risque de faire naître parmi les intellectuels et les nationalistes vietnamiens des idées ultranationalisme fondées sur une nouvelle théorie de l’espace vital. Si cette théorie naissait, l’avenir de notre Kampuchéa se souffrira énormément.

 

Par ailleurs, le nombre des colons vietnamiens au Kampuchéa est de plus en plus nombreux.  Actuellement, leur nombre est de 450 000 à 500 000 personnes, c'est-à-dire à peu près 7 % de la population khmère. Le taux de naissance chez les colons vietnamiens est supérieur que celui qui est chez notre population. Plus les infiltrations clandestines, le nombre des colons vietnamiens augmenterait sans cesse sur le territoire khmer. Nous avons constaté que les colons vietnamiens sont en général pauvres. Cette pauvreté génère beaucoup des problèmes sociaux : Vols, crimes, chômage, jeux hasard, prostitution etc.… Les Khmers en subiraient indiscutablement donc, toutes sortes de conséquences de leur contact avec les colons vietnamiens. Ceci est un problème sociologique, il faut que nous soyons conscients afin de préserver la pureté de notre société.

 

Une autre difficulté que nous soyons attentive pour notre avenir, est l’addition entre les colons vietnamiens et ceux des chinois. Actuellement, le nombre des étrangers est plus ou moins d’un million de personnes sur sept millions de notre population, c'est-à-dire sur sept Khmers, il y a un Chinois ou vietnamien. Cette situation pourrait créer un problème racial qui fait partie du problème de société. Par exemple, dans la Malaisie actuelle, il y a eu et il y a encore des problèmes de religion qui provoquent l’instabilité politique du pays. Les colons vietnamiens ne vivent pas en discrétion chez nous. Ils ont toutes sortes d’organisations : Religion et politique. Tout le monde est au courant de ceci. Actuellement, ils n’agissent pas parce que le Vietnam est en guerre. Leurs intérêts premiers sont de vivre en bonne entente avec l’autorité khmère. Quand la guerre sera terminée, et la réunification des deux Vietnam sera réalisée, que sera-t-il passé ?

 

Si la réunification des deux Vietnams ne soit pas possible pour raison politique, le monde entier prévoit qu’il y aura certainement une réunification économique et culturelle. Cette réunification transformera les deux Vietnams en un pays puissant en Asie. Cela réveillera la conscience des colons vietnamiens de leur force en tant que minorité ethniquement et politiquement dominante. Il y aura donc des diverses revendications dans le domaine social et politique. Cela sera un grand danger et entraînera sans cesse des troubles dans des relations khméro vietnamiennes. Nous avons affirmé ainsi, ne signifie pas, nous avons de haine héréditaire envers le peuple vietnamien. Cette affirmation n’est que nos réflexions sur des problèmes khméro vietnamiens. Ces problèmes existent dans l’histoire de l’humanité au XXe siècle.

 

Où est la solution ?

 

Résoudre les problèmes entre le Kampuchéa et le Vietnam, la bonne solution n’est pas l’utilisation de la force comme moyen. Parce que la force entraînera sans cesse une réponse par la force. Elle aggraverait la situation et entraînera une instabilité politique en Indochine. Nous voulons dire l’utilisation la force, veut dire, nous allons forcer les Vietnamiens à retourner ces eux par la force (le rapatriement forcé). Cette méthode aurait une mauvaise conséquence pour notre économie : Perte des techniques et le marché à l’intérieur du pays qui sont nécessaires au développement de nos industries. Même, le rapatriement forcé soit possible, mais il générerait des problèmes énormes qui sont au-delà de nos capacités. La méthode applicable et qui évite de créer trop de problèmes, serait de contrôler toutes les activités dans le domaine religieux, social et politique pour neutraliser toutes les préparations de mauvaises intentions des colons vietnamiens. Le plus important, serait la fermeture des frontières à l’immigration clandestine par le réseau économique et l’organisation crapuleuse. Il faut comprendre que l’infiltration temporaire des vietnamiens au Kampuchéa ne constitue pas un grand danger, mais l’implantation permanente avec la construction de maisons, l’exercice de métier de l’agriculteur et autres, s’enracine sur notre terre. Il est difficile pour eux avec des enfants et leur lien avec des amis sur place de retourner au pays. Notre frontière serait peuplée, en effet, de nombreux colons vietnamiens qui provoquent des conflits avec notre population, auxquels deviennent invivables pour ces derniers. Dans cette situation, comme le peuple khmer est un peuple paisible qui n’aime pas le conflit, se lui oblige de quitter les lieux pour aller vivre ailleurs. Voilà, les Vietnamiens ont pu occuper en silence la terre khmère. Il faut que nous en soyons conscients.

 

Notre espoir en face de ce péril pour notre nation, repose complètement sur le gouvernement de sauvetage national dont il est conscient. Si nous ne résolvons pas ces problèmes, notre avenir serait recouvert par de nuages noirs dans une Indochine conflictuelle.

 

Phnom-Penh, 23 décembre 1969

  

Indochine en l’an 2000

 

La théorie sur le rôle important de la population et de l’évolution de cette population dans la vie politique nationale et internationale, n’est pas une nouvelle théorie. Chaque région, par son peuplement, a sans doute une influence sur les dirigeants politiques de chaque pays ou de chaque région. Bien entendu, quand on place l’Homme au centre de toute forme du régime du gouvernement d’une nation ou une société, la population et le régime de gouvernement sont inséparables.

 

Le surpeuplement

 

Fondée sur la théorie citée ci-dessus, beaucoup des sociologues expliquent ceci : Les causes des guerres entre les nations et les mouvements révolutionnaires dans chaque pays et chaque région dans le monde, sont basées sur la situation et l’évolution de chaque peuple. L’histoire de l’humanité nous montre quelques exemples auxquels nous pouvons prendre comme base pour expliquer la théorie déjà citée : En l’an 1930, en Europe, l’Allemagne de l’époque Hitler et en Asie, le Japon de l’époque militarisme, avaient pratiqué une politique militarisme, provoquant le déclenchement de la guerre mondiale pendant plusieurs années, dans laquelle régnait la tristesse humaine. Les deux pays, de cette époque, sont des pays où il y avait le surpeuplement, auquel ne permettait pas aux dirigeants de mener une politique normale pour leur pays. Ils avaient donc choisi la politique de conquête territoriale par la force militaire sur les pays voisins. Leur unique but était la recherche de l’espace vital pour nourrir la population dont le nombre ne cesse d’augmenter de chaque année. Dans ce but, avant même la seconde guerre mondiale, le Japon avait conquis la Corée et la Mandchourie du Nord de la Chine. En outre, il menaçait certaines provinces de l’union soviétique. Cette conquête provoqua un conflit sino-japonais pendant plusieurs années, de 1938 jusqu’à 1945. Quant à l’Allemagne, durant des années 1938 à 1945, elle avait annexé l’Autriche, la Pologne et une grande partie de la Russie. On constate depuis l’année 1814 jusqu’à 1914, qu’il y ait un doublement de la population en Europe. Dès l’aube du XIXe siècle, ce continent avait connu le bouleversement qui remenait directement à la seconde guerre mondiale. Enfin, on constate que les pays sous-développés d’aujourd'hui, qui viennent de connaître le problème d’accroissement de la population en vitesse de flèche, rencontre en même le problème de révolution à laquelle est soutenue par le mouvement communiste international.  Cette révolution a pour but d’abattre la politique économique de l’ancien régime pour bâtir un pouvoir révolutionnaire dans lequel, il croit trouver des solutions efficaces pour résoudre des problèmes de société, en particulier des solutions aux problèmes d’accroissement de la population. Dans cette théorie, il y a des savants de réputation internationale comme Gaston Bouthoul, démographe français, avait considéré la guerre comme un système d’équilibrage de l’accroissement de la population dans le monde.

 

Un contre deux

 

Pour bien comprendre le péril qui pèse de manière permanente sur le Kampuchéa de demain, il est nécessaire de nous rappeler certaines réalités historiques comme repère. Dans l’évolution historique des trois pays, Khmer, Siam et Vietnam ; Les relations entre Khmer et Vietnam, les relations entre Khmer et Siam et enfin, les relations entre Siam et Vietnam, sont une permanence historique dans l’histoire des peuples de l’Indochine depuis plusieurs siècles. Le Siam est une nation jeune (née au XIVe siècle). Après l’invasion d’une grande partie du Nord-Est du Kampuchéa actuel, il poursuivait sa politique de séduction le pays Khmer pour le ramener sous sa domination, c'est-à-dire faire le Kampuchéa un protectorat siamois. Le but était de faire le Kampuchéa une ligne de défense contre les nouveaux ennemis, les Vietnamiens. De cette façon-là, le conflit entre le pays Khmer et Siam était un conflit entre une nation jeune et vieille. Il est normal, une civilisation jeune est toujours plus énergique que celle plus âgée. Pour cette raison, nous avons perdu beaucoup de provinces. En revanche, la marche du peuple vietnamien vers le Sud par les côtes du Champa et Kampuchéa Krom, avait pour objectif d’envahir pour annexer directement le territoire khmer et de supprimer la religion et la culture khmère, c’est-à-dire de transformer le pays Khmer en un nouveau territoire vietnamien. Ce sont des faits qui s’expliquent la politique vietnamienne sur le pays Khmer durant des 18e-XIXe siècles et du XXe siècle au Kampuchéa Krom d’aujourd'hui. L’accroissement de la population vietnamienne et le manque des terres fertiles pour nourrir cette population, sont des causes profondes de la politique d’expansion territoriale du Vietnam en Indochine. Il faut noter, la division du pays Khmer en deux, est la conséquence de la confrontation successive entre le Siam et le Vietnam. Et on en conste aussi au Laos. Les Siamois sont de plus en plus méfiants envers leurs ennemis Vietnamiens. Dans cette situation, la prochaine confrontation entre ces deux nations sera sur le territoire Khmer et Lao. Pour nous, le problème majeur à noter, est l’accroissement de la population vietnamienne et thaïlandaise. Par notre position géographique qui se situe au milieu du Vietnam et le siam, notre pays va subir certainement la conséquence de l’accroissement de la population des deux pays. Le nombre faible et le retard de l’accroissement de la population khmère sont des causes de notre inquiétude justifiée. Dans le cadre de la vision sur l’avenir de notre nation, nous pouvons nous poser la question afin de pouvoir y réfléchir : En Indochine, est-ce que le nombre de la population khmère peut-il faire face aux nombres de la population thaïlandaise et vietnamienne ?

 

Quinze millions d’habitants en l’an 2000

 

Nous avons déjà parlé succinctement de la région dans le monde où elle connaît l’accroissement trop rapide de la population et ses mauvaises conséquences. Nous pourrions réfléchir ces mêmes conséquences en Indochine dans le cas où il y aurait une évolution normale, c'est-à-dire pas de guerre et pas des évènements qui pourraient modifier cette évolution.  Parlons de ce problème n’est pas un rêve pour nous. Nous en parlons en tant que l’Homme, possédant une conscience d’un homme normal, qui veut réfléchir pour savoir davantage.

 

Nous pouvons faire une prévision sur le nombre de la population khmère en l’an 2000 en basant sur le taux d’accroissement démographique de 2,5 % à 2,6%%. Par conséquent, nous estimons par la méthode scientifique que le nombre de notre population en l’an 2000 sera de 14 à 15 millions de personnes, bien entendu : Pas de guerre ou l’insécurité qui vient modifier ces donnes. Notre densité sera de 80 d’habitants sur 1km2. Dans cette situation, dans 30 ans, l’espace vital de notre terre n’est pas encore serré. Par ailleurs, notre terre est une plaine, riche en ressources naturelles, le fleuve du Mékong par exemple. Nous pourrions augmenter nos exploitations agricoles par l’irrigation. Il nous reste beaucoup de l’espace pour la culture de légumes. Actuellement, nous en utilisons seulement 18%. Nous pourrions encore augmenter cette espace de culture de légumes pour répondre à l’accroissement de notre population. Dans 30 ans à 50 ans, comme nous avons déjà dit, notre terre ne sera pas encore serré. Dans l’avenir, nous pourrions encore augmenter le rendement de notre agriculture parce qu'il y aura un progrès dans la technique de l’exploitation. Nous ne sommes pas effrayés pour notre avenir parce que notre pays pourra nourrir suffisamment notre population. Notre pays n’a pas besoin de recourir à la politique d’expansion territoriale envers nos voisins. Mais la question inquiétante est de savoir, est-ce que nos voisins, l’Est comme l’Ouest, veut-il nous laisser vivre en paix ? Ici dans 30 ans et 50 ans, leur territoire sera plein comme l’eau pleine dans un réservoir. Elle se débordera et se versera dans la plaine, sans avoir l’eau. Cette plaine est la vallée du Mékong. Ainsi, le Kampuchéa pourrait-il éviter ce péril ?

 

Notre danger vient de l’Est où 80 millions d’individus se tâchent pour vivre dans un étroit territoire

 

Les Vietnamiens sont venus du Nord par les côtes du Champa pour conquérir, à la fin du XVIIe siècle, la terre de nos ancêtres de l’Est et du Sud. À peine 150 ans, les Vietnamiens avaient envahi totalement notre terre du Kampuchéa Krom et devenaient en l’an 1840, les propriétaires de la terre. Il faut rappeler qu’une grande partie de terre annexée, représente une superficie de 64 000 km2, équivalente à celle du Ceylan. À l’époque, malgré la fertilité incomparable de la terre de nos ancêtres, nous étions peu nombreux sur cette terre. C’était la cause de là poussé des Vietnamiens vers le Sud. En effet, le Vietnam n’avait pas assez de terre cultivable pour nourrir la population de plus en plus nombreuse.  Pour cette raison, il menait sans cesse une politique de conquête territoriale sur le Kampuchéa. À cette époque, les Vietnamiens ne cessent plus d’entrer inégalement pour s’installer sur nos terres non habitées.

 

Actuellement, le Vietnam a une superficie de 330 000Km2, deux fois plus grande que la nôtre. C’est un pays, ayant une longueur très longue du Nord au Sud, 2 000km2. En 1970, le nombre de la population est à peu près 40 000 millions d’habitants, 20 millions au Nord et 18 millions au Sud. La terre du Vietnam est riche en forêt et en montagnes, auxquelles couvre une superficie de 80 % (260 000 km2), sur la superficie totale. 20 millions sur une population de 38 millions d’habitants concentrent sur 20 % (60 000km2) de la superficie totale. La densité est donc de 600/1km2. Comme nous avons constaté, qu’actuellement la terre du Vietnam est déjà encombrée. Le rendement de la production du riz est insuffisant. Le grand grenier du riz du Vietnam, se trouvant au delta du fleuve Mékong et celui du fleuve rouge, peut fournir le riz 6 millions de tonnes en moyen par an, 4 millions d’autres au delta du fleuve Sok Kay. En tout, 10 millions de tonnes. Cette quantité sera insuffisante pour les besoins de la population en accroissement. Parmi les pays d’Asie, le Vietnam a un taux d’accroissement démographique de 3%. Selon ce taux, la population vietnamienne va augmenter très raidement, à laquelle s’ajoute au nombre actuel, 40 millions d’habitants, qui est déjà nombreux. Sur cette augmentation, s’il n'y avait pas des évènements qui ne viennent pas en perturber, le nombre de la population vietnamienne atteindra 80 millions d’habitants dans 30 ans. En ce qui concerne le Kampuchéa, en l’an 2000, nous serons 15 millions d’habitants. Dans cette situation, au XXIe siècle et la suite, le nombre démesuré de la population vietnamienne par rapport à l’espace vital, à laquelle est déjà encombré aujourd'hui, constituera un lourd fardeau pour les petites nations en Indochine, comme le Kampuchéa et le Laos. Ce lourd fardeau aura une influence sur la politique intérieure et extérieure du Vietnam. À l’avenir, elle pèsera sans aucun doute sur la politique économique de notre pays, parce que nous ne pouvons pas fermer, d’une façon hermétique, les frontières Khméro-Vietnamiennes. En effet, nos frontières avec le Vietnam n’ont pas des obstacles naturels pour défendre notre pays.

 

Quelles sont ces lourdes conséquences ?

 

Nous avons déjà nous posé la question : Le 20 % (60 000km2) seulement de terre cultivable sur une superficie de 330 009km2, pourrait-il fournir de nourritures suffisantes pour un nombre de populations de 80 millions d’habitants ?

 

Nous pouvons y répondre illico : Avec 40 millions d’habitants, le Vietnam d’aujourd'hui est à peine de les nourrir. Lorsque que le nombre atteindra 80 millions d’habitants, combien des grands problèmes surgiront-ils ?

 

Le Vietnam, deviendrait-il le deuxième Japon en Asie ou l’Allemagne en Europe ?

 

Il y a 3 réponses :


En revanche, si la force économique du Vietnam ne développait pas suffisante et la limitation des naissances n’était pas appliquée, le Kampuchéa devra faire de deux à dix fois à son péril.

 

Comment se fait-il que toutes ces éventualités soient-elles possibles ?

 

La guerre pourrait éclater entre Khmers et Vietnamiens. Cette guerre est difficile à éviter parce que le nombre de la population vietnamienne continuer sans cesse à augmenter, 50, 60, 70,90 millions dans 10 à 30 ans. Et ses ressources agricoles restent au même niveau ou augmentent lentement. Ces conditions ne permettent pas donc, le Vietnam à nourrir suffisant sa population. Cette situation entraînera la crise sociale, ensuite la crise politique, à laquelle provoqueront le mécontent et la pauvreté de la population. C’est à ce moment-là, les Vietnamiens ultra-nationalistes élaborent la théorie d’expansionnisme, avec la théorie d’Allemande d’Hitler comme référence, pour conquérir d’espace vital pour leur population. Ces terres se trouvent au Kampuchéa, au Laos et en Thaïlande. Pour réaliser cet objectif, ils provoqueront la 3e guerre d’Indochine. Si c’était le cas, le ciel indochinois recouvra les nuages noirs qui cachent définitivement notre espoir avec beaucoup de tristesse. Si cette politique de conquête de l’espace vital était appliqué, nos terres et notre population seront absorbées petit à petit jusqu’au nom de notre pays sera rayé de ce monde comme le Royaume du Champa et le Kampuchéa Krom. L’histoire décrira plus tard la marche vers l’Ouest du peuple vietnamien sous la pression de l’accroissement démographique maximal. Ce dont, le Vietnam attend une occasion depuis déjà plusieurs siècles pour anéantir notre pays. En conclusion, la région indochinoise, est une région qui n’a aucune stabilité où le Kampuchéa dans son avenir, traversera un grand danger pour sa survie. N’importes quelles conditions où se trouvent le Vietnam, la menace sur notre existence, nous poursuivent en permanence. Notre danger se montrera de plus en plus précis avec le temps. Comme nous avons déjà dit, seul le renforcement rapide de notre force économique nous donnera des moyens pour nous défendre toutes ces éventualités.

 

Ces idées ne sont qu’une opinion ou une thèse d’un homme. Ainsi, on ne peut les considérer comme une réalité, laquelle dépendra dans l’avenir de l’évolution de l’histoire. C’est elle qui déterminera.

Mais, il n’y ait pas que des Vietnamiens qui nous guettent pour nous anéantir, il y ait aussi à l’Ouest, des siamois qui attendent une bonne occasion pour emparer les terres de nos ancêtres.

 

La Thaïlande et ses 70 millions d’habitants

 

À l’Ouest et au Nord du Kampuchéa, il y a un autre qui pourrait nous poser des problèmes.

Nous avons déjà soulevé les problèmes vietnamiens pour y réfléchir afin de pouvoir éclaircir notre conscience nationale. En revanche, nous ne pouvons pas oublier qu’il y ait un autre danger qui pourrait aussi menacer notre pays. Bien entendu, ce danger n’est pas venu de l’Est ou du Sud et de nos ennemis qui ont déjà volé nos terres dont la superficie est de  60 000km2, c'est-à-dire 3 fois plus grand que l’Israel. Nous avons un autre ancien ennemi qui a emparé beaucoup de nos provinces : Cet ennemi inoubliable, qui a envahi en 1907, 1/3 de notre territoire et 1941 jusqu’à 1945, nous a attaqué par la force pour réoccuper nos provinces, Siemreap, Kampong Thom, Battambang, est le Siam ou la Thaïlande.

Dans notre histoire, les Vietnamiens étaient vraiment dangereux pour nous. Quant à nos voisins Thaïlandais, ils étaient aussi dangereux et sauvages que les premiers. Pour cette raison, avoir des préoccupations sur les ces deux dangers, est un moyen pour nous de nous préparer pour les résister. Ces préoccupations constituent notre conscience précieuse.

L’histoire récente de notre pays, nous a donné une leçon. Il ne faut plus attendre le niveau d’eau qui monte jusqu’au nez pour chercher de tous les côtés un nouvel abri. Parce qu’il est trop tard et ce sera le début de naufrage ou de désespoir.

 

Quelles sont les influences de la population thaïlandaise sur l’avenir de notre pays

 

Il n’y aura pas la réponse juste à 100 % à cette question. Personne n’est capable d’y répondre avec précision, mais on pourrait faire des prévisions dont le contenu est plus ou moins vrai, comme des thèses.

Dans le document de Monsieur La Loubère, écrit en 1693, le nombre de la population siamoise était seulement 1 900 000 d’habitants. Un siècle après, il était augmenté à 5 200 000 d’habitants. À la même époque, la population khmère était de 800 000 d’habitant. En 1910, le nombre des siamois était de 8 200 000 d’habitants. En 1937, ils étaient 14 500 000. En 1965, ils étaient déjà 22 800 000. En 1970, le nombre de la population est augmenté à 34 millions d’habitants. Après le calcul scientifique, en 1975, ils seront 40 millions.

 

Comme nous avons le constaté, la population siamoise a augmenté rapidement, en particulier, après la seconde mondiale. Cette augmentation sans cesse est une conséquence de la baisse du taux de mortalité. Avant l’année 1950, la Thaïlande était considérée comme pays prospère et paisible. Après 1950, la Thaïlande avait rencontré beaucoup de beaucoup de problème. Les causes sont : L’augmentation rapide de la population thaïlandaise et l’évolution politique internationale dans la région de l’Asie d’Extrême-Orient.

 

La Thaïlande : 70 000 000 d’habitants en l’an 2000 !

 

Selon les statistiques, le taux de naissance de la population thaïlandaise est de 3%, celui des Khmers est seulement de 2,6%. S’il y avait aucun évènement qui vient troubler le cours normal de l’accroissement démographique de la Thaïlande, le nombre de sa population atteindra 70 millions d’habitants au début du XXIe siècle. À la même période, le nombre de la population khmère sera de 15 millions d’habitants. Nous ne pouvons pas ignorer ce nombre de 70 millions thaïlandais en 30 ans, parce qu’il transformera l’Indochine en une région surpeuplée. La somme des Thaïlandais et des Vietnamiens est égale à 150 millions d’habitants. Avec 15 millions d’habitants, un contre 10, quels sont nos moyens pour faire face à nos ennemis ? Et, s’ils se réunissaient pour nous faire du mal avec toutes sortes de leurs mauvaises intentions ? En plus ; Avec notre position géopolitique centrale, tout est facile pour eux. L’exemple est la Pologne. Ce pays, quelles fois, avaient perdues ses territoires, son existence en tant que l’État et était un objet de partage entre l’Allemagne, partie Ouest, et la Russie, partie Est, pendant la seconde guerre mondiale.

           

En conséquence, à l’avenir, l’Indochine rencontrera certainement le grand problème surpeuplement.

 

Conséquence de surpeuplement

 

Quelles sont les mesures prises par le gouvernement thaïlandais pour résoudre le problème de l’accroissement démographique ?

 

Aujourd’hui, même que le nombre de la population n’est pas encore atteint à 40 millions d’habitants, les dirigeants thaïlandais commencent déjà à s’inquiéter. Dans les 1956-1958, la B.I.R.D., sur la demande du gouvernement thaïlandais, a rendu un rapport d’études sur la situation économique thaïlandaise. La conclusion est la suivante : L’avenir de l’économie thaïlandaise sera très faible. En revanche, le développement de la force économique devrait passer nécessairement par l’augmentation de la production des produits agricoles et industriels pour résoudre le problème d’accroissement démographique. Ces augmentations ont pour but d’empêcher la baisse du niveau de vie de la population jusqu’à la carence de nourriture.

Actuellement, les produits exports à l’étranger sont en baisses, comme les bois Mey Sak, les plombs, Pa Haing, Caoutchoucs et le riz en particulier. D’où le renforcement de la force économique est une priorité pour la Thaïlande. Dans ces idées, le gouvernement royal thaïlandais a des grands projets : Construction du barrage pour produire les courants électriques et irriguer les plantations dont on prévoit d’augmenter la superficie. Quant au secteur industriel, le gouvernement fait appel à des capitaux étrangers pour son développement. Parmi ces capitaux, le Japon est en première position à investir, ensuite, il y a le Taiwan, et en 3e position, est les Etats-Unis. Dans ces projets de développement son économie, le gouvernement royal fait le maximum pour faciliter les investissements des capitaux étrangers.

 

Le problème le plus important pour la Thaïlande est le riz. 1/4 de la superficie de la plaine du fleuve Ménam, grenier du riz du Siam, est riche en eau. Malgré cela, la Thaïlande a moins de problème que le Vietnam pour augmenter ses terres de plantation. La Thaïlande a une superficie 500 000km2 dont une grande partie est une plaine. Dans 30 ans ou 50 ans, la Thaïlande ne sera pas encore un pays en défaut de terres. Elle pourra encore augmenter sa production agricole, au moyen de l’irrigation, des engrais et machine agricole, pour répondre aux besoins croissants de sa population. Depuis 1950, pour réaliser cet objectif, le gouvernement siamois a eu beaucoup de grands projets : Construire des barrages, creuser des canaux avec l’aide des pays étrangers. Ces projets permettront d’augmenter la superficie de plantations et les énergies électriques. Si les projets d’augmenter les productions agricoles et industrielles soient réalisés, une partie des crises sociales sera résolues et la force économique sera de plus en plus forte grâce à son immense marché intérieur (de 15 million sà 70 d’habitants au XXe siècle). Cette force économique menacera le Kampuchéa qui a un petit marché intérieur. Il est normal que l’eau coule d’en haut vers le bas. Le Kampuchéa, se trouvant d’en bas et au milieu du Vietnam et la Thaïlande, ne pourra pas éviter les pressions d’ordre économique et démographique grandissant la part de ces deux pays. En outre, il est impossible de bâtir des frontières impénétrables avec les pays voisins.

La Kampuchéa est une petite enclume, pourra-t-il résister à un gros marteau qui frappe sur lui ? Pour l’avenir, il est nécessaire d’augmenter l’épaisseur de l’enclume pour qu’elle soit solide.

Il vaut mieux que la Thaïlande réussisse dans son développement économique. Dans le cas contraire, quelle sera sa solution ?  Les dirigeants siamois se voient obliger de fixer leurs yeux sur notre province de Battambang et notre plaine de Tonlé Sap où il y a beaucoup de poissons et du riz.

Si la Thaïlande s’entendait avec le Vietnam, comme en 1840, au XIXe siècle, pour partager notre pays. Est-ce que nous pouvons en faire face ? ou il suffit d’attendre notre mort.

 

Conclusion

 

Ce que nous venons d’écrire ci-dessus, n’est qu’une pensée réfléchie et projetée dans l’avenir. Personne ne peut affirmer que cette situation pourra se réaliser et deviendra une réalité. L’histoire pourrait nous donner une leçon à laquelle nous permet de mieux nous préparer pour faire face à toutes les éventualités qui pourront se produire. Il faut donc entrée dans l’histoire pour éclairer le futur parce que le futur est une boîte noire.

 

Nous pouvons nous tromper dans nos analyses. Mais, nous savons que le poids de l’économie, de l’accroissement démographique et de la politique de nos voisins, nous menace réellement sur l’avenir de notre pays où le ciel sera voilé de nuages noirs.

 

Dans ces conditions, notre chemin à parcourir est le devoir de développer au maximum notre économie pour faire face aux pressions des pays voisins, auxquelles constitue une menace sur notre survie.

 

Si l’économie était forte, la politique la suivra comme dirait l’autre : C’est l’économie qui conduit la politique.

 

Ces idées sont les résultats de réflexions d’un homme. Elles ne représentent donc pas une généralité, dans lesquelles, il existe normalement des erreurs. Notre avons seulement essayé d’éclairer notre avenir et notre conscience. Et les moyens pour développer l’économie moderne sont les affaires des techniciens.

 

Nous souhaitons que le Kampuchéa, notre patrie bien aimé, vive dans la prospérité.

 

 

Kampong Cham, le 20 janvier 1970

 

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 18:36

 

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Promenade de l’Esprit 2

 

Pouvons-nous parler de la souffrance du peuple khmer, en tant que Khmer, avec la langue de Molière ou de Shakespeare ?

 

Je me pose cette question depuis mon professeur de français m’a sanctionné avec une note 0/20 d’une dissertation de français : Faute de syntaxe, faute des règles de grammaire et faute d’orthographe, c’est-à-dire, le texte est illisible, vous êtes nul Monsieur Sangha ! Oui, aujourd’hui, je continue de faire les mêmes fautes, parce que depuis ce jour-là, j’avais l’idée de ne plus faire d’effort pour améliorer la connaissance de cette langue que je la juge trop intelligente pour ma petite tête. Mais, à chaque fois, je lis un texte en français, de style des Grands français, lequel est écrit par des Cambodgiens enrubannés de titre prestigieux, j’avoue que je bois à satiété de la fierté khmère. Mais, j’ai toujours une concupiscence de lire aussi un texte en Khmer de ces caciques, adoubés par leur compatriote au rang des savants. Ici je ne parle pas des enfants khmers nés à l’étranger. Ils ont le choix d’apprendre la langue de leurs parents ou de l’ignorer complétement.

 

Je me rappelle encore bien, dans une réunion publique en France, présidée par S.E. Sam Rainsy, alors Ministre des Finances du Royaume du Cambodge, il y avait à peu près cent Cambodgiens et trois et quatre Français qui y assistaient. Pendant ce conciliabule, S.E. Sam Rainsy a demandé aux assistants khmers de parler en français pour que ce petit groupe des amis Français ait pu comprendre son exposé sur la situation politique du Cambodge, au lieu de s’excuser auprès de ces amis Français, pour leur faire comprendre que les assistants Khmers sont dix fois plus nombreux qu’eux et le sujet de conférence est un sujet qui les concerne directement. Je pense que nos amis Français soient compréhensibles à ces arguments.

 

Vous êtes nul en français, Monsieur Bouddha (ce professeur de français, aimait bien me taquiner ainsi, parce que Sangha signifie pour lui Bouddha). Quand on est nul en français, on est nul en tous, Monsieur Bouddha ! Mon père s’inquiète du résultat de mes études. Il me propose donc, en riant, pendant un repas de famille, de rentrer dans les ordres. Mais, il me rassure par un parole affectif : Mon fils, quand on est nul à l’école, ça ne veut pas dire qu’on soit nul dans la vie. J’ai toujours répété cette phrase à mes enfants, bien sûr en rajoutant une phrase occidentale pour les impressionner que je connais aussi cette culture : tous les chemins mènent à Rome.

 

Je me rappelle encore bien la réaction d’une de mes tantes, institutrice, favorable à l’utilisation de la langue khmère comme langue de l’enseignement au Cambodge, à propos de ma note en français, 0/20, pendant ce repas de famille. Vous le saviez, elle s’adresse à mon père, que la France coloniale nous, Khmers, ait transformé en illettrisme des deux langues, Français et Cambodgien. Il n’est pas certain, après les études supérieures, un Cambodgien diplômé puisse maîtriser bien, ni le Français, ni le cambodgien : il parle et écrit mal ces deux langues. Il mélange les mots français et khmers dans chaque phrase prononcée. On a l’impression qu’il parle le patois incompréhensible. Un an plus tard, mon père m’a envoyé chez ma tante à Kompong Thom pour poursuivre mes études dans une école primaire de Kompong Thom Ville. Trois Maître d’école que je me rappelle encore bien leur nom : Has San (CE2), Ong Naring (maitresse de CM1) et Yos Chham (CM2). Je me rappelle aussi bien, ma première note de dissertation en khmer, sujet : « la pagode de mon ville », j’ai eu 15/20. J’ai écrit à mon père, ma première lettre, pour annoncer cette bonne nouvelle. Il était venu me voir seul en m’amenant un cadeau, nouveau stylo Pilote. Ce soir-là, nous avons mangé en tête à tête dans un restaurant au marché central de la ville. Quel souvenir ! Je pleurais à chaque fois ce souvenir surgit dans mon esprit.

 

Il est normal que chaque Cambodgien doive savoir parler écrire parfaitement une ou des langues étrangères, mais il doit savoir aussi que 98% des Khmers ne savent pas parler ces langues, parce qu’ils n’ont pas la chance de les apprendre. Ils sont très pauvres !  

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 12:12

Promenade de l’Esprit 1

 

Depuis toujours, les Khmers ne parlaient que le mot d’union pour leur Nation. Mais, cherchaient-ils vraiment à réaliser cette union ? Pour le faire, il fallait d’abords trouver le sens commun des idées d’« intérêts supérieurs de la nation ».

 

Nous le savions que la société khmère se fendait déjà depuis la nuit des temps. Ce béant est sans doute les conséquences de plusieurs siècles de décadence. Aujourd’hui, cette société est-elle au seuil de l’implosion ? Personne n’est capable de prophétiser avec certitude l’avenir de la société khmère. Des Khmers pessimistes pensent que les jours de la société khmère sont comptés, dans vingt ans, la société khmère serait sino-vietnamisée. La population khmère serait minoritaire dans son propre pays, comme les Khmers Krom en Cochinchine.

 

La décadence est-elle suffisante pour expliquer ce pessimisme ? Bien sûr que non. Il y en a d’autres facteurs qu’on peut les étaler pour confirmer cette angoisse. Hippolyte Taine (1828-1893), philosophe et historien français, écrit ainsi dans son livre « La France contemporaine » : « Faible est toujours la proie du fort. Malheur à ceux que leur évolution trop lente livre au voisin qui subitement s’est dégagé de sa chrysalide et sort le premier tout armé !  Malheur aussi à celui dont l’évolution trop violente et trop brusque a mal équilibré l’économie intérieure, et qui, par l’exagération de son appareil directeur, par l’altération de ses organes profonds, par l’appauvrissement graduel de sa substance vivante, est condamné aux coups de tête, à la débilité, à l’impuissance, au milieu de voisins mieux proportionnés et plus sains ! ».          

 

Mais, au milieu de nulle part, il y a aussi des Khmers optimistes, qui ne sont pas dans la déprime, veulent croire encore à la solidité de la fondation millénaire de la société khmère : Les fondamentaux, bâtis autour d’un noyau massif, en s’appuyant sur une tradition solide et dynamique, sont toujours conservés. Il nous reste donc de trouver une noria qui permettra de prendre les « valeurs unifiantes » dans le puits des « fondamentaux khmers » pour bâtir une « Union des Forces Vivantes Khmères ». Certains groupes Khmers instruits ont fait le raccourci en prenant les accords de paix du 23 Octobre 1991, signés à Paris par les parties belligérantes khmères, sous l’auspice de l’ONU, comme un repère de rassemblement des opposants du régime de Phnom-Penh et son protecteur, le Vietnam. Récemment encore, un autre groupe khmer a même l’idée de créer un Protocole d’Entente (PE) entre les Khmers, sur la base des accords du 23 Octobre 1991, dans le but, de soigner le péril khmer.

 

Je constate que les Pessimistes et les Optimistes ne croisent pas les bras pour regarder le péril de leur pays. Les Premiers pensent et analysent les causes de ce danger, les Seconds font des propositions pour le soigner. Mais, leurs gesticulations durent déjà deux décennie et chaque démonstration annuelle de survie de ce flamme patriotique, à Paris et ailleurs, soulevait plus du problème de division que de l’union. Mon ami Lim Kim Ya a sans doute raison d’insister au groupe PE que sa volonté est estimable, mais la logique de cette démarche est regrettable : Pourquoi cherchions-nous toujours la solution compliquée en créant une nouvelle structure d’opposition, et nous savons pertinemment qu’il en existe déjà plusieurs. Lim Kim Ya accentue encore dans ses propos ainsi : Ce qui nous, Khmers, manquons aujourd’hui, ce n’est pas les idées, c’est plutôt le courage d’affronter directement le péril khmer au Srok Khmer. Sur ce point, Patrick Deville dans son livre « Kampuchéa », (Edit. Seuil Sept 2011) fait une remarque déplaisante qu’au Cambodge, un certain nombre des Altesses et des membres de l’opposition ont des passeports français ou autres pays occidentaux. Je laisse aux lecteurs la liberté de jaser avec leurs amis sur cet humour noir.

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 09:16

La guerre des mémoires

 

MM. Khieu Samphan et Noun Chea sont en train de mener une nouvelle guerre des mémoires au sein du tribunal à Phnom-Penh. Cette guerre consiste à raconter leurs souvenirs sélectifs et vachards aux Khmers qu’ils ne sont pas responsables des crimes commis par un État contre son propre peuple dont ils étaient hauts dignitaires. La plaidoirie du docteur de Sorbonne est pathétique. Sa voix sérieuse avec un corps vieilli, on croit voir un sage professeur ou humaniste qui est en train de donner des cours du patriotisme au peuple khmer. Quant à M. Noun Chea, idéologue du Parti Communiste Khmer (P.C.K.), il propulse les mots d’accusation aux Vietnamiens d’être l’auteur du cataclysme khmer.

 

Les grands historiens disaient toujours qu’on ne doive pas servir l’Histoire comme preuve dans les actions de justice, car l’Histoire, même qu’elle soit fabriquée sur l’autel de la science, est toujours contaminée plus ou moins par le « moi » de l’auteur ou des auteurs. Mais dans la guerre des mémoires, l’histoire est utilisée comme une stratégie de défense par ces deux lieutenants de Pol Pot. On sait qu’avant le procès, M. Khieu Samphan, sur conseil de son avocat, a écrit un livre sur ses prises de position dans les évènements majeurs de son pays. Le livre est intitulé, bien entendu « L’histoire récente du Cambodge ». La volonté de l’auteur est de placer les débats, pas dans les faits juridiques, mais dans la dimension de l’histoire. Comme M. Ieng Sary, un autre sicaire du régime, refusait de répondre aux questions posées par le procureur général, parce qu’il juge que le tribunal ne soit pas compétent pour juger l’histoire d’un pays.

 

Quand M. Khieu Samphan veut inscrire son procès dans la dimension de l’histoire, il est évident que cette détermination soit un casus belli pour lui : La guerre des mémoires entre le Kampuchéa Démocratique et le Vietnam. En effet, MM Khieu Samphan et Noun Chea veulent utiliser le tribunal comme un amphithéâtre de Faculté d’Histoire pour instruire l’Histoire récente du Cambodge au peuple khmer. Cette guerre des mémoires consiste à effacer la responsabilité des individus qui ont pris leurs positions dans un contexte politique majeures dans leur pays. L’homme de ne peut pas être responsable de la chute de la météorite sur la terre. Par cet argument, M. Khieu Samphan ne peut pas être fautif des faits qui lui reprochent dont la dimension est planétaire et historique. Comme M. Khieu Samphan aimait toujours dire une vilenie : « Je suis un simple fonctionnaire de l’État, comment pourrais-je être au courant de la haute politique de l’Angkar (Comité Central du P.C.K.).

 

M. Khieu Samphan et Noun Chea veulent aussi que leur guerre des mémoires soit un coup de grisou pour le Vietnam, (ami ou ennemi du P.C.K. dont la nature change en fonction de ses intérêts circonstanciels), parce que le malheur du peuple est planifié depuis toujours par ce Vietnam assoiffé du sang khmer et de la terre du Kampuchéa. On se demande, comment M. Khieu Samphan pourrait-il vivre avec un tel cauchemar ? Dans sa guerre des mémoires, il a quand même des mémoires altérés : Son embrassade avec des dirigeants communistes vietnamiens en tant que Chef de guerre du FUNK. Je n’imagine pas que la guerre des mémoires menée par ces deux sicaires dans un tribunal soit une bombe pour le Vietnam. Furibard, le régime de Phnom-Penh, cuirassé par le Vietnam, coupe tous les micros, bien entendu cette décision, c’est pour raturer aussi le rôle de son protecteur dans la guerre des mémoires de M. Khieu Samphan. Mais, il y a un point de l’histoire que le régime de Phnom-Penh voudrait garder en mémoire de l’histoire, c’est le 7 Janvier 1979. En tout cas, c’est quand même une bonne guerre des mémoires entre les deux fractions communistes khmères dans l’histoire récente du Cambodge, racontée par l’ancien Chef de l’État du Kampuchéa Démocratique, un État qui a assassiné directement ou indirectement la population khmère dont le nombre est estimé à plus de deux millions de morts.

Comment pourrais-je trouver par euphémisme un mot pour adoucir le mot « Assassinat », une expression jugé trop choquant par les amis des Khmers Rouges. Impossible d’en avoir ce mot, parce que mon esprit est voilé de honte pour le peuple khmer.

 La guerre des mémoires menée par M. Khieu Samphan et Noun Chea est une habitude de mensonge de ces deux hommes, et on sait que peu à peu, « l’habitude devient nature », dit un proverbe chinois.

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 22:25

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 20:22

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ézáTI20ExmizunaqñMa2010

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 17:31

KYrGaNitExµr

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 08:33

L’avenir du Cambodge

 

L’avenir du Cambodge, c’est maintenant. Partir d’une question : Comment alors garder la société khmère unie ?

Non par la force du système des croyances, des pratiques religieuses et des traditions, mais en valorisant la conscience collective de la société.  Durkheim définit la sociologie comme la science des faits sociaux, les questions qu’il pose sont celles de l’intégration de l’individu dans la société, de l’existence d’un ordre social, de la cohérence et de la cohésion de la société.

Le Cambodge avait connu au cours de son histoire deux périodes de désastre : La décadence (XIVe-XIXe siècle) et la terreur rouge (1975-1978). Ces deux périodes plongeaient le pays dans une catastrophe humanitaire.

Vers la fin du XIXe siècle le nombre de la population khmère a été de 800.000 habitants. Ce petit nombre ne permettait pas le Cambodge de se défendre, d’où la nécessité de faire appel à la puissance étrangère, la France, de lui aider à stopper la convoitise territoriale de ses deux voisins, la Thaïlande et le Vietnam.

 

En 1975, la terreur rouge (Khmers Rouges) vidait en trois années seulement le sang du peuple khmer. Ce désastre  bouleversait ce qui reste des traditions, paysannes et familiales khmères et qui entraînait à son tour un développement de l’individualisme, l’éclatement de la société et la perte des valeurs unifiantes. À la recherche du temps révolutionnaire, Pol Pot avait – Ô honte ! – mis en application sa science meurtrière. Dans ce désastre, la perte du Cambodge était incommensurable : le territoire, la population et la culture millénaire. Malgré cela, il y a encore certains intellectuels khmers qui n’arrêtent pas de prendre ce modèle funeste comme une référence du « patriotisme ». Ces intellectuels sont souvent le talent mis au service de la bêtise. Seront-ils toujours en quête de grands hommes, en invoquant les noms sinistres, tels Khieu Samphan, Noun Chea, Pol Pot etc., dans leurs communiqués ? Et pourtant ils savaient qu’il est difficile de convaincre des victimes d’être fier du « nationalisme parricide » de M. Khieu Samphan. En tout cas, ces intellectuels sont libres de croire à une force maléfique. J’ai une question à poser à tous ces docteurs en quoi ( ?) : Pourrions-nous aujourd’hui en jouir dans l’insouciance au nom du nationalisme, si le régime sanguinaire des Khmers Rouges restait encore au pouvoir et continuait de tuer son propre peuple ?

 

Mais après la terreur rouge ou Khmers Rouges, l’avenir du Cambodge était en suspens pendant dix années d’occupation vietnamienne et la guerre de résistance. J’ai dit la « guerre de résistance », pas de « libération nationale », parce que l’ONU et les puissances, la Chine et les États-Unis voulaient ainsi : Une aide militaire symbolique et un siège à l’ONU accordés aux divers mouvements de résistance khmère pour condamner la violation des droits internationaux par le Vietnam. Ce qu’on l’appelle le « service minimum ». Dans cette guerre, la Chine n’avait jamais voulu mettre K-O. le Vietnam, symbole de la victoire du Communisme contre l’Amérique impérialiste en Asie. Quant aux États-Unis, ils ne voyaient aucun intérêt de revenir en Indochine qu’ils avaient déjà abandonné en 1975 aux forces communistes. C’était un drôle de guerre qui prolongeait sans doute la souffrance du peuple khmer.

 

En 1989, le Vietnam acceptait de quitter le Cambodge après la chute de l’Empire Soviétique. Ce départ permettait à l’ONU, en 1991, de réunir les parties belligérantes khmères autour d’une table de négociation  pour leur faire signer un accord de cesser la guerre fratricide et d’organiser des élections libres sous sa tutelle. Cet accord donnait une lueur d’espoir au peuple khmer après deux décennies de souffrance (1970-1991). Il croyait donc que son avenir fût assuré par cet accord. En 1993, les élections démocratiques ont eu lieu sans la participation de la fraction des Khmers Rouges. Heureusement pour le peuple khmer que ces Khmers Rouges refusaient de s’intégrer dans le processus démocratique afin qu’on pût les condamner plus tard comme « hors la loi » ou « assassins » dont ils étaient à 100% responsables.    

 

Funcinpec, parti royaliste, avait gagné les élections législatives en 1993, mais il manquait de sièges à l’Assemblée constituante (majorité à 2/3) pour former un gouvernement. Malgré cette carence, le peuple khmer croyait encore que son avenir fût dans le changement de la gouvernance. Mais la popularité du Funcinpec se transformait vite en inefficacité. La formation du gouvernement bicéphale, Funcinpec/PPC, c’était le premier signe de la faiblesse du Funcinpec face à la menace du PPC de séparer le pays en deux. L’acceptation du Funcinpec de se partager le pouvoir avec le PPC démontrait que la solidité du Funcinpec et son leader, le Prince Ranariddh, ne se trouvassent pas grandis aux yeux de l’opinion. Ensuite, la démission de Sam Rainsy, Ministre des Finances et le Prince Sirivudh, Ministre des Affaires étrangères, du gouvernement bicéphale prouvait que Funcinpec manquât en plus de la solidarité au sein du parti. À la fin, l’éviction de Sam Rainsy du parti et l’exil forcé du Prince Sirivudh pour faire plaisir à Hun Sen mettaient la crédibilité du leadership du Prince Ranariddh enjeu. Une partie des membres du Funcinpec commençaient à penser que leur Prince n’eût pas l’étoffe pour diriger le parti et le pays : Son va-tout divise son parti était en contradiction avec son slogan avant les élections si cher à lui « un parti uni, rien ne lui résiste ». À partir de-là, le Funcinpec n’attendait que sa chute imminente. À qui la faute ? Avec cet effondrement, l’avenir du Cambodge était à nouveau en suspens en attendant le nouveau signe d’espérance. Mais dans cette chute, le PPC s’assurait de son avenir. Sa progression reflète les difficultés des autres (l’expression de Manuel Valls). Au fil des jours, le PPC assurait le Cambodge en bas sur sa solidité et sa solidarité entre ses membres et devait un refuge pour les déçus des difficultés des autres. Il se montre « sans complexé » qu’il soit le parti de combat face aux autres partis de résistance. Ses opposants parlent qu’il ait eu une assistance technique vietnamienne. Je me pose donc la question sans prendre le parti : les autres, en particulier le Funcinpec, n’aurait-il pas eu une assistance tactique politique de la Chine ? Le gouvernement bicéphale, la démission de Sam Rainsy et le Prince Sirivudh, n’aurait-il pas été la stratégie chinoise ? Il fallait comprendre, à cette époque, que l’avenir du Cambodge aurait été des affaires à régler entre la Chine et le Vietnam sur une base idéologique communiste et une base philosophique du Confucius.

 

L’avenir du Cambodge, c’est maintenant. À nous, Khmers, de trouver les valeurs unifiantes qui font du ciment de l’unité de la société khmère. Que nous soyons conscient que la composition de la société khmère d’aujourd’hui n’est plus la même qu’il y a 50 ans. Cette nouvelle composition est, que nous voulions ou non, le fruit des guerres fratricides, de la folie des Khmers Rouges et de l’occupation vietnamienne pendant 10 longues années. À qui la faute ? Presque la moitié des Khmers d’aujourd’hui sont nés des parents étrangers (Vietnamiens et Chinois) dont la tradition et la culture ne sont pas les mêmes que des Khmers de souche. On fête aussi le Têt et le nouvel an chinois en grande pompe au Cambodge comme on fête le nouvel an khmer. Que faire ? Empêcher ces Khmers de ne plus pratiquer le culte de leurs ancêtres ? Cette interdiction est irréaliste et dangereuse qui mène à un conflit racial et culturel sans fin. Si le gouvernement vietnamien empêchait les Khmers Krom (Khmers de Cochinchine) de pratiquer la culture khmère, serions-nous en indignés ?

 

Je ne suis ni provietnamien, ni défaitiste, ni humaniste, mais je suis réaliste qui ose parler de la réalité de la société khmère d’aujourd’hui, parce que je pense que l’avenir du Cambodge, c’est maintenant, c’est-à-dire, au-delà de notre devise, Nation, Religion et Roi, l’avenir khmer serait dans la « multiculture ». Fallait-il attendre une autre révolution, des guerres civiles et des guerres de libération nationale pour changer le cours de l’avenir khmer ? Employer la force, avec toutes les responsabilités que des « Nationalistes » croyaient résoudre en disant « on agit maintenant » ? On agit pour qui, contre qui et pour quelle forme de l’avenir ? On agit pour le peuple khmer. Qui est-il  aujourd’hui ce peuple ? Massacré comme des bêtes, ce peuple n’a pas oublié les grands peurs des années 1975-1978, lorsque, sur les champs du riz, flottait le drapeau rouge de l’Angkar. On agit contre le pouvoir actuel, accusé à tort ou à raison de « valet des Vietnamiens » par des patriotes douteux, qui étaient hier frères d’arme des Bodois, est une action d’absence de perspicacité, parce qu’elle était prononcée pour de belles phrases depuis une belle lurette. On agit pour maintenir la tradition khmère. Mais le Cambodge d’aujourd’hui retrouve sa royauté qui est le symbole éminente de la tradition khmère. En 1993, la majorité des Khmers s’attachaient à mettre leur espoir dans son retour. Le Roi-père n’était-il plus aujourd’hui le messie ?

 

Pour moi, l’avenir khmer ne repose plus seulement sur la force du système des croyances, des pratiques religieuses et des traditions, il faut qu’il s’appuie en plus sa confiance en son avenir en valorisant la conscience collective de la société autour des valeurs unifiantes. La « Paix » en est une. Mais sa finalité doive être au service du progrès économique et social.

    

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