Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 13:12
Partager cet article
Repost0
2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 04:13

Littérature, écriture et liberté

 

La littérature ici vise à tous les hommes qui, pour des diverses raisons, prennent la plume pour s’exprimer leur pensée. Ces gens sont des écrivains, des journalistes et des amoureux de la lettre qui vivent assez mal en général de leur plume. Dans tous les pays de démocratie faible, le Pouvoir considère depuis toujours la littérature comme une bête noire, car elle déclenche dans la plus part du temps les hostilités contre son système politique. La littérature contribue, en effet, à ébranler un système qui trouve sa justification dans la superstition et son fondement dans la préservation des privilèges et des pouvoirs d’une caste ou d’un groupe. Sa volonté de tout examiner, tout remuer s’inscrit dans un but d’améliorer et réformer l’ordre ancien pour le bien être des hommes et de l’humanité. Jean d’Ormesson écrit : « La littérature et le pouvoir ne se rencontrent guère. Il y a plus souvent entre eux une incompréhension qui peut aller jusqu’à antipathie, et parfois la haine. Le pouvoir est du côté de l’ordre et de responsabilité ; la littérature, du côté de désordre et de irresponsabilité. Le pouvoir commande, la littérature désobéit. Le pouvoir incline tout naturellement à sa perpétuation ; la littérature, à sa renouvellement ».

Et nous le savions qu’au XVIIe siècle,  pour ramener la littérature du côté du pouvoir au lieu de laisser s’agiter contre lui, le cardinal de Richelieu avait créé l’Académie française.

 

En occident, le mot « littérature » prend au XVIIIe siècle son sens moderne mais le livre est encore, à cette époque, un produit rare réservé à une élite sociale et intellectuelle de lettrés et de savants. Le XIXe siècle marque à cet égard une rupture capitale. On assiste tout d’abord à un développement considérable de l’instruction. Dès lors, le livre, même s’il reste assez couteux et ne concerne qu’une minorité de la population, devient un objet de consommation plus courant pour un public de lecteurs toujours plus large.

 

M. Keng Vannsak, un intellectuel khmer  écrit : « toute Littérature se manifeste comme une Science des Problèmes Humains qu’elle essaie de répondre par des procédés esthétiques et selon chaque Société. Si minime soit-elle, une véritable compréhension des principales caractéristiques de la Littérature Khmère aide à éclairer non seulement ce qui est spécifiquement khmer, mais encore les insuffisances, surtout lorsque cette littérature prétend rester l’expression vivante de la société khmère, et devenir une Science Esthétique des Problèmes Humains, au milieu de ce XXe siècle ».

 

Au XXe siècle où le mot « liberté » est affiché comme l’idée maîtresse de la pensée humaine, laquelle enlève toutes les barrières que la raison n’aura point posée. Cet esprit humain de la vérité n’empêche pas à Jean Paul Sartre de se poser les questions suivantes : Qu’est-ce qu’écrire ? Pourquoi écrit-on ? Et pour qui ?

 

Qu’est-ce qu’écrire ?

Sartre définirait volontiers l’écrivain comme un parleur. Celui qui désigne, démontre, ordonne, refuse, interpelle, supplie, insulte, persuade, insinue. S’il le fait à vide, il ne devient pas poète pour autant. C’est un prosateur qui parle pour ne rien dire. La prose est d’abord une attitude d’esprit : il y a prose quand, pour parler comme Valery, le mot passe à travers notre regard comme le verre au travers du soleil. Il y a le mot vécu, et le mot rencontré. Mais dans les deux cas, c’est au cours de l’entreprise, soit de moi sur les autres, soit de l’autre sur moi. L’écrivain engage sa pensée dans ses actions. Il sait que sa parole est action ; il sait que dévoiler c’est changer. On ne peut dévoiler qu’en projetant de changer. L’écrivain est l’être qui ne peut même voir une situation sans la changer, car son regard fige, détruit, ou sculpte ou, comme fait l’éternité, changer l’objet en lui-même. Sans doute l’écrivain engagé peut-être médiocre, il peut même avoir conscience de l’être, mais comme on ne saurait écrire sans le projet de réussir parfaitement, la modestie avec laquelle il envisage son œuvre ne doit pas le détourner de la construire comme si elle devait avoir le plus grand retentissement. Il ne doit jamais se dire : « Bah, c’est à peine si j’aurai trois mille lecteur » ; mais « qu’arriverait-il si tout le monde lisait ce que j’écris ? ». Les mots pour l’écrivain engagé sont des « pistolet chargés ». S’il parle, il tire. Il peut se taire, mais puisqu’il a choisi de tirer, il faut que ce soit comme un homme, en visant des cibles et non comme un enfant, au hasard, en fermant les yeux et pour le seul plaisir d’entendre les détonations. On n’est pas écrivain pour avoir choisi de dire certaines choses mais pour avoir choisi de les dire d’une certaine façon. De cela, on est en droit de lui poser la question : pourquoi as-tu parlé de ceci – pourquoi veux-tu changer ceci plutôt que cela ? L’écrivain d’aujourd’hui ne doit pas en aucun cas s’occuper des affaires temporelles ; il ne doit pas non plus aligner des mots sans signification ni rechercher uniquement la beauté des phrases et des images : sa fonction est de délivrer des messages à ses lecteurs. Qu’est-ce donc qu’un message ? Jean-Jacques Rousseau, père de la révolution française et Joseph Arthur de Gobineau, père du racisme, nous ont envoyé des messages l’un et l’autre. Il faudrait opter pour l’un contre l’autre, aimer l’un, haïr l’autre. L’écrivain raisonne donc, qu’il affirme, qu’il nie, qu’il réfute et qu’il prouve, mais la cause qu’il défend ne doit être que le but apparent de leurs discours : le but profond, c’est de se livrer sans avoir l’air. Son raisonnement, il faut qu’il le désarme d’abord, comme le temps a fait pour ceux des classiques, qu’il le fasse porter sur des sujets qui n’intéressent personne ou sur des vérités si générales que les lecteurs en soient convaincus d’avance ; ses idées, il faut qu’il les donne un air de profondeur, mais à vide, et qu’il les forme de telle manière qu’elles s’expliquent évidemment par une enfance malheureuse, une haine de classe ou un amour incestueux. Qu’il ne s’avise pas de penser pour de bon : la pensée cache l’homme et c’est l’homme seul qui nous intéresse. L’écrivain doit s’engager tout entier dans ses écrits, et non pas comme une passivité abjecte, en mettant en avant ses vices, ses malheurs et ses faiblesses, mais comme une volonté résolue et comme un choix.

 

Pourquoi écrit-on ?

Sartre écrit que chacun a ses raisons : pour celui-ci, l’art est une fuite, pour celui-là, un moyen de conquérir. Mais on peut dans l’ermitage, dans la folie, dans la mort, on peut conquérir par les armes. Pourquoi justement écrire ? Un des principaux motifs de la création artistique, est certainement le besoin de nous sentir essentiels par rapport au monde. Cet aspect des champs ou de la mer, cet air de visage que j’ai dévoilé, si je les fixe sur une toile, dans un écrit, en resserrant les rapports, en introduisant de l’ordre là où il ne s’en trouvait pas, en imposant l’unité de l’esprit à la diversité de la chose, j’ai conscience de les produire, c’est-à-dire que je sens essentiel par rapport à ma création. Mais cette fois-ci, c’est l’objet créé qui m’échappe : je ne puis dévoiler et produire à la fois. La création passe à l’inessentiel par rapport à l’activité créative. Mais il va de soi que nous avons d’autant moins la conscience de la chose produite que nous avons davantage celle de notre activité productrice. Si nous produisons nous-mêmes les règles de production, les mesures et les critères, et si notre élan créateur vient du plus profond de notre cœur, alors nous ne trouvons jamais que nous dans notre œuvre : c’est nous qui avons inventé les lois d’après lesquelles nous la jugeons ; c’est notre histoire, notre amour, notre gaieté que nous y reconnaissons ; quand même nous la regarderions sans plus y toucher, nous ne recevons jamais d’elle cette gaieté ou cet amour , nous les y mettons ; les résultats que nous avons obtenus sur la toile ou sur le papier ne nous semblent jamais objectifs ; nous connaissons trop les procédés dont ils sont les effets. Ces procédés demeurent une retrouvaille subjective : ils sont nous-mêmes, notre inspiration, nous répétons mentalement les opérations qui l’on produit, chacun de ses aspects apparaît comme un résultat. Ainsi dans la perception, l’objet se donne comme l’essentiel et le sujet comme l’inessentiel ; celui-ci recherche l’essentialité dans la création et l’obtient, mais alors c’est l’objet qui devient l’inessentiel.

 

Pour qui écrit-on ?

La réponse de Sartre est la suivante : L’objet littéraire est une étrange toupie qui n’existe qu’en mouvement. Pour la faire surgir, il faut un acte concret qui s’appelle la lecture, et elle ne dure qu’autant que cette lecture peut durer. Hors de là, il n’y a que des tracés noires sur le papier. Or l’écrivain ne peut pas lire ce qu’il écrit, au lieu que le cordonnier peut chausser les souliers qu’il vient de faire, s’ils sont à sa pointure et l’architecte peut habiter la maison qu’il a construite. En lisant, on prévoit, on attend. On prévoit la fin de la phrase, la phrase suivante, la page d’après, on attend qu’elle confirme ou qu’elle infirme ces prévisions. La lecture se compose d’une foule d’hypothèses, de rêves suivis de réveils, d’espoirs et de déceptions. Les lecteurs sont toujours en avance sur la phrase qu’ils lisent, dans un avenir seulement probable qui s’écroule en partie et se consolide en partie à mesurer qu’ils progressent, qui reculent d’une page à l’autre et attendent. Vous êtes parfaitement libres de laisser le livre ou l’article sur la table. Mais si vous l’ouvrez, vous en assumez la responsabilité. Car la liberté ne s’éprouve pas  dans la jouissance du libre fonctionnement subjectif mais dans un acte créateur requis par un impératif. Si j’en appelle à mon lecteur pour qu’il mène à bien l’entreprise que j’ai commencée, il va de soi que je considère comme liberté pure, pur pouvoir créateur, activité inconditionnée.  Je ne saurais donc en aucun cas m’adresser à sa passivité, c’est-à-dire tenter de l’affecter, de lui communiquer d’emblée des émotions de peur, de désire ou de colère. La lecture est un rêve libre. En sorte que tous les sentiments qui se jouent sur le fond de cette croyance imaginaire sont comme des modulations particulières de ma liberté. Loin de l’absorber ou de la masquer, ils sont autant de façons qu’elle a choisies de se révéler à elle-même. Ainsi l’auteur écrit pour s’adresser à la liberté des lecteurs. L’écrivain, homme libre s’adressant à des hommes libres, n’a qu’un seul sujet : la liberté.

 

Partager cet article
Repost0
5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 09:57

Codes of conduct : 

The text is written in Khmer verse. We do not know the name of the author and the date of writing. Assume that this code was written in the past far. Mr. Khin Hoc Dy, specialist literature khmer writes: "When you do not know the date of writing and the author's name, it remains only to assess the literary value of the text. 

Here, I only translate into French the meaning of ideas. I leave readers to walk through these ideas to understand the thought Khmer. I will continue to bring many codes of conduct written by the sages Khmer. This is the first code, called the "words of the sages (Chbap Peak Chas). 

The words of the sages. 

1.     You do not try to understand your own fault, but a little lacking in others you see as a mountain.

2.     You like to have companions in the forest, but to taste honey, you hide in the house to enjoy.

3.     You always want to have more, you enjoy not selected, you think only of yourself, you forget everything else.

4.     You think only eat, but you lament of being tired to chew the food; one who has the same surname is seen as brother, but why not see a foreigner as nephew.

5.     You confuse the grandfather to the grandmother, you confuse the son for the nephew, you take two for one, you see the sadness to happiness.

6.     You will have the goodness to evil, you take heaven to hell, you take good for evil, you take the dung to the flower.

7.     You wear the pants in keeping your hair, you look in the mirror, closing your eyes, you take the horse to the ass, you take the kapok for rats.

8.     These are the words of the sages, you will understand them better while studying, you take the pool for the path, you should avoid anger, avoiding faults.

9.     Scientists are always honest about which are the words of the wise; Scientists do not commit violence, whose value is despised by the people well.

10. These are the words of the wises, do not complain that you had studied enough.

11. In night, you should not sleep too, because the thief came to the door, eat moderately, share with others.

12. You should lift the weight for your strength, it allows you to avoid getting sore shoulders, you should order with the address that you avoid having scrambled

13. You should think without precipitation, run a job after thinking, it will avoid having enemies and trouble.

14. You take the raw for the cooked, resolve a problem with a method, listen to others, it helps you increase your intelligence.

15. In business, think about all the details, because nothing is simple, listen to the experiences of others, it allows you to plan long term.

16. The old saying, do not feed the tiger ; do what you say.

17. When you hold the shot of the snake, be firm, otherwise it could turn against you, you should take the canoe without shaking, so the water was clear, we must ensure that it is cloudy.

18. When the leaves move, because it is windy, when the water is cloudy, because there are waves.

19. You should shake the hand of the weak, because they will sooner or later your friends when you have much, give a little to friends in need.

20. The rich help the poor as the cloth covering the body, scientists aid the ignorant as the ship helps the boat wrecked.

21. We must remain humble when you're a prominent person, give the fed the hungry, blessed the poor think, these are the words of the wise.

22. You help without waiting to ask you, good action in this, which protects the future, as the wall of thorns to protect the remains.

23. When you have lots of things to eat, give a little bit hungry.

24. Do not try to deceive others, you take the crocodile to the boat, you take the wood from the fence to the wood kitchen, if so, your worries are not far away.

25. When you have a boat, you should also have a gaffe, an oar, an anchor, a rope, a pillar;

26. to face a possibility of the storm, if you are careful in this preparation, they are told you are careful.

27. These are the words of the wises, which you speak;

28. These words are the custom, which has a value of laws, these are the intimate words, that impregnate themselves in the memory.

29. It's the end of words of the sages, now you just have to think about.

Partager cet article
Repost0
5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 08:37

Les codes de conduites :

Cliquez ici pour obtenir texte en anglais.  

 Le texte en khmer est écrit en vers. On ne connaît pas le nom de l’auteur et la date de l’écriture. On suppose que ce code a été écrit dans le passé lointain. M. Khin Hoc Dy, grand spécialiste de la littérature khmer écrit ceci : « Quand on ne connaît pas la date de l’écriture et le nom de l’auteur, il nous reste d’apprécier uniquement la valeur littéraire du texte ».

 Ici, je ne fais que traduire en français le sens des idées. Je laisse aux lecteurs de se promener dans ces idées pour comprendre la pensée khmère. Je continuerai de traduire de nombreux codes de conduites, écrits par les sages khmers. Voici la première code, intitulée les « paroles des sages (Chbap Peak Chas).

 

Les paroles des sages.

 

1.      Vous ne cherchez pas à comprendre votre propre faute, mais pour un petit défaut des autres, vous le voyez comme une montagne.

2.      Vous aimez bien avoir des compagnons dans la forêt, mais pour goûter du miel, vous vous cachez dans la maison pour le savourer.

3.      Vous voulez en avoir toujours plus, vous en profitez sans retenu ; vous ne pensez qu’à vous-même, vous oubliez tout le reste.

4.      Vous ne pensez qu’à déjeuner, mais vous lamentez d’être fatigué pour mâcher l’aliment ; celui qui a le même patronyme est vu comme frère, mais pourquoi de ne pas voir une personne étrangère comme neveu.

5.      Vous confondez le grand-père pour la grande-mère, vous confondez le fils pour le neveu ; vous prenez deux pour un, vous voyez la tristesse pour le bonheur.

6.      Vous prendrez la méchanceté pour une bonté, vous prendrez le paradis pour l’enfer ; vous prendrez le bien pour le mal, vous prendrez les excréments pour la fleur.

7.      Vous portez le froc en gardant vos cheveux, vous vous regardez dans le miroir en fermant vos yeux ; vous prendrez le cheval pour l’âne, vous prendrez le kapok pour le rat.

8.      Ce sont les paroles des sages, vous les comprendrez mieux en étudiant ; vous prendrez la flaque pour le chemin, vous devriez éviter la colère pour éviter la faute.

9.      Les savants tiennent toujours des propos honnêtes, qui sont les mots des sages ; les savants ne commettent pas la violence, dont la valeur est méprisée par les êtres de bien.

10.  Ce sont les paroles des sages, ne vous plaignez pas que vous en aviez assez étudié.

11.  À la vêprée, vous ne devriez pas trop dormir, parce que le voleur vient à la porte ; mangez modérément, partagez avec les autres.

12.  Vous devriez lever le poids en fonction de votre force, cela vous permet d’éviter d’avoir le mal aux épaules, vous devriez commander avec l’adresse, cela vous évitez d’avoir des embrouilles,

13.  Vous devriez réfléchir sans précipitation, exécutez un travail après avoir réfléchi, cela vous évitez d’avoir des ennemis et des ennuis.

14.  Vous prendrez le cru pour le cuit, résolvez un problème avec une méthode, écoutez les autres, cela vous aide à renforcer votre intelligence.

15.  Dans les affaires, il faut penser tous les détails, parce que rien est simple, écoutez les expériences des autres, cela vous permet de prévoir à long terme.

16.  Les anciens disent, il ne faut pas nourrir le tigre ; faites ce que vous dites.

17.  Quand vous tenez le coup du serpent, soyez ferme, sinon, il pourrait retourner contre vous ; vous devriez tirer la pirogue sans la secouer, si l’eau était limpide, il faut éviter qu’elle soit trouble.

18.  Quand les feuilles bougent, parce qu’il y a du vent, quand l’eau est trouble, parce qu’il y a des vagues.

19.  Vous devriez serrer la main des faibles, parce qu’ils deviendront tôt ou tard vos amis ;  quand vous possédez beaucoup, donnez un petit peu aux amis nécessiteux.

20.  Les riches aident les pauvres comme l’étoffe couvre le corps, les savants aides les ignorants comme le navire vient en aide la barque naufragée.

21.  Il faut demeurer humble, quand vous êtes une personnalité importante ; les repus donnent à manger aux affamés, bienheureux, pensez aux déshérités, ceci sont les paroles des sages.

22.  Vous aidez sans attendre qu’on vous demande ; bonne action dans le présent, qui protège dans le futur, comme le mur des épines qui protège la demeure.

23.  Quand vous avez beaucoup des choses à manger, donnez un petit peu aux affamés.

24.  Il ne faut pas chercher à tromper les autres ; vous prendrez le crocodile pour la barque ; vous prendrez les bois de la clôture pour les bois de cuisine, si c’était le cas, vos soucis ne sont pas très loin.

25.  Quand vous avez une barque, vous devriez avoir aussi une gaffe, une rame, une ancre, une corde, un pilier ;

26.  pour affronter une éventualité de l’orage, si vous êtes minutieux dans cette préparation, on vous dit, vous êtes prudent.

27.  Ce sont les paroles des sages, qui vous parlent ;

28.  Ces paroles sont la coutume, qui a une valeur de lois, ce sont les paroles intimes, qui s’imprègnent dans la mémoire.

29.  C’est la fin des paroles des sages, maintenant, il ne vous reste qu’à y réfléchir.          

Partager cet article
Repost0
20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 10:44

Conte khmer : M. Kong Hien.

Morale de l’histoire : Semis du riz soulève la terre, la femme soulève l’homme.           

Jadis, il y avait un homme, nommé Kong. Celui-ci a deux épouses, nommées Aing et Kom. Un jour, Kong amène ses deux épouses pour se rendre visite aux parents habités dans une contrée lointaine. Leur chemin doit traverser une forêt où il y a un tigre féroce qui rôde jour et nuit à la recherche de la nourriture. Ce jour-là, le tigre ayant les crocs, vient se cacher tout près du chemin dans l’espoir de trouver sa proie. Quelques heures d’attente, il aperçoit trois hommes qui marchent à la queue le leu. D’un bond, il sort de sa cachette, émette un cri et se précipite vers Kong. Vu le titre en colère de faim, le cœur de Kong remplie vite l’air de frayeur. Avec son stimulus, Kong ne pense qu’à courir pour se cacher dans un trou d’un arbre. Dedans, son corps tout entier se tremble, il ne se contrôle plus de sa crainte d’être dévoré vivant par le tigre. Il pisse dans son sarong et prie les génies de la forêt pour venir en aide. En revanche, les deux épouses n’ont pas peur de l’animal. Avec leur bâton à la main, elles courent vers le tigre et l’abattent à mort. Vu le tigre ne bouge plus, Kong sort de sa cachette, arrache le bâton de la main d’une de ses épouses, frappe avec toutes ses forces sur le corps du tigre sans vie.  

- Pourquoi tu frappes encore, tu es aveugle ou quoi ? il est mort, Aing gronde son mari,

-Tu ne peux pas me faire croire que ce titre a été tué par vous deux. Les femmes ne peuvent pas faire ce genre de chose, il n’y a que l’homme qui peut tuer ce tigre, met ça dans ta petite tête, imbécile, dit Kong.

Connaissant le caractère de leur mari, les deux épouses n’ont pas prêté attention à lui répondre. En tout cas, dans ce genre de situation, la meilleure solution, c’est de lui laisser parler jusqu’au bout, quelque incongrue que soit sa parole. Après quoi Kong arrache quelques tiges de lianes pour attacher le titre et l’amène sur son dos au village. Vus Kong porte le tigre au dos, les villageois courent après Kong pour lui demander, comment il a fait pour tuer ce tigre féroce. Les femmes de Kong racontent l’histoire aux badauds, mais Kong les interrompe et dit : « Il ne faut pas croire à mes femmes, elles se plaisantent. Depuis la nuit des temps, on n’est jamais vu les femmes pouvant tuer un tigre de cette taille avec du simple bâton.  C’est moi, qui l’ai tué avec mes techniques des arts martiaux ». Quand il termine sa phrase, Kong fait une démonstration de ses techniques en soutant et criant comme un maître de boxe. Il mélange les gestes et les cris, ce qui donne un effet à la fois comique et touchant. Vu cette démonstration, les gens n’ont plus de doute sur la capacité de Kong. Ils admirent Kong et lui attribue un surnom  « Hien » (Kong le courageux). Cet exploit se répand jusqu’au roi du pays. Il convoque ce brave et le nomme Grand officier de son armée.

Quelque temps après, le pays est attaqué par des troupes étrangères. Kong a reçu l’ordre du roi pour partir combattre les ennemis du Royaume. Arrivé à la maison, Kong a l’air triste et ne mange plus son repas. Vu l’état de leur mari, les deux épouses demandent à Kong :

Pourquoi es-tu triste ?

J’ai reçu l’ordre du roi de partir à la guerre, j’en ai peur, répond Kong.

Les deux épouses rassurent leur mari en promettant d’aider Kong dans cette mission militaire.

Le lendemain matin, Kong conduit ses troupes aux champs de bataille. Il s’assied sur la tête de son éléphant de guerre, ses deux épouses montent aussi sur l’animal. À la vue de la formation des troupes d’ennemis, la peur envahit l’esprit de Kong. Son ventre se contracte, bien entendu cela laisse sortir les excréments et l’urine par la voie naturelle dans sa culotte.  Sentir la fraîcheur sur sa tête, l’éléphant pense que son maître lui à donner l’ordre de charger les ennemis. Il sort de la ligne et commence à courir tout seul vers les ennemis. Vus, cette attaque soudaine, les soldats d’ennemis pensent qu’ils sont en train de faire face à un génie invincible et invulnérable. Ils abandonnent leur formation de combat et courent dans toutes les directions pour se sauver leur vie. Quelques instances plus tard, Kong se réalise, malgré sa peur, il est en train de gagner la bataille. Les soldats de Kong crient la victoire et ruèrent vers les ennemis en les tuants en grand nombre. Quand Kong descend de son éléphant, beaucoup des officiers sentent l’odeur des excréments venant de Kong. Pourquoi vous avez fait vos besoins dans votre culotte, demande un de ses officiers. Kong lui répond avec un ton moqueur :  « Tu crois quoi, dans cette situation, je ne peux pas demander la permission à mes ennemis d’aller au petit coin. Tout le monde rit. Cette réponse ne convainc pas l’ensemble des auditeurs. Quelques officiers pensent que Kong ment. Les autres ont accepté cette explication sans chercher à savoir plus. Ayant appris la victoire de Kong, le roi est content et récompense Kong. 

Quelque temps plus tard, les gens sont venus se plaindre au roi qu’il y a un crocodile féroce qui attaque tout le temps les pêcheurs et les villageois. Le roi ordonne à Kong d’aller tuer ce crocodile. Pendant la nuit, taraudé par un ordre du roi, il commence à observer des étoiles qui se situent de part et d’autre de la Voie lactée. Un sentiment de honte l’assaille : Kong se dit, cette fois, c’est fini pour lui :  « Comment je peux tuer la chose dans l’eau, je ne sais même pas nager. Vus, la tristesse de leur mari, les épouses rassurent encore une fois à aider Kong dans sa mission humanitaire. Le lendemain matin, Kong part avec ses épouses et les autres membres de sa famille au point d’eau où vit le crocodile féroce. Arrivé à cet endroit, désespéré, Kong décide de se suicider en offrant son corps au crocodile. Quand il voit ce grand reptile, il saute dans l’eau à l’endroit où il y a deux arbres côte à côte. Le crocodile entend le bruit et voit un corps humain dans l’eau, il quitte précipitamment sa tanière pour dévorer sa proie. Sur son élance rapide, son corps est coincé entre les deux arbres. Il s’efforce en vain de toute son énergie pour se libérer de ce piège naturel. Quelques instances plus tard, Kong ne voit pas le crocodile vient dévorer son corps, il sort de l’eau et voit son meurtrier se bloque entre les deux arbres. Il ordonne aux membres de sa famille de tuer immédiatement le crocodile. Encore une fois, Kong est récompensé par le roi.


Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Sangha OP
  • : រូបថតកាលជានិសិត្ស នៅសាកលវិទ្យាល័យ ភ្នំពេញ -មហាវិទ្យាល័យ អក្សរសាស្ត្រ និង មនុស្សសាស្ត្រ (ផ្នែកប្រវត្តិសាស្ត្រ) - ទស្សវត្សរ៏ ៧០
  • Contact

Recherche

Liens