Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 04:30

DSC05407Promenade de l’Esprit

 

Une interview imaginaire

 

Sainte Kéméra est une sainte protectrice du Cambodge pour l’année 2256 de l’ère bouddhique. Arrivée au Srok Khmer le 13 avril 2012, dans son palais à Siemreap, elle a reçu un journaliste terrien, nommé Samnang, qui travaille pour le journal « Nouvel Angkor », pour parler de ses missions terrestres, dont voici le contenu de cet entretien :

 

Comme tous vos prédécesseurs depuis la nuit des temps, vous venez s’assurer des Khmers contre la force du mal. Cette mission n’est-elle pas un continuum de la protection divine ?

Chaque mission est différente. Elle varie en fonction du climat social et politique du pays. Chaque saint a son style propre, mais il ou elle doit respecter impérativement un cadre de mission, fixée par la loi divine : Protéger sans intervenir ;

 

Comment pouviez-vous protéger des gens sans intervenir ?

Dieu (Bouddhisme) a donné l’homme trois dons : pouvoir de création, pouvoir de l’invention et le pouvoir de l’imagination. Ces trois pouvoirs s’inscrivent donc dans le cadre de la protection divine. L’homme doit les utiliser pour se protéger, parce que dans ses difficultés, il doit savoir que Dieu ne pourrait pas intervenir, parce que la force divine soit immatérielle.

 

Mais la force du mal est réelle, elle frappe facilement l’homme ;

La force du mal émane de l’homme. Elle est inventée par l’homme en utilisant les dons divins. Comment Dieu peut-il intervenir pour oblitérer ces dons dont il est le donateur ? Enlever ces dons pour empêcher l’homme de faire du mal à lui-même ou à ses semblables, c’est comme on coupe les relations entre les humains et les divins. Sans ces trois dons, l’homme devient l’animal. Le moi d’un homme est plus vaste et plus profond encore que la volonté divine. Cela est voulu par Dieu pour donner à l’homme un pouvoir de vivre sa vie en toute liberté. Il est donc responsable de ses actes. En un mot, que le « Mal et le Bien » soit affaire de décision des humains, pas de Dieu ou des dieux. À savoir comme dit Stéfan Zweig (La guérison par l’esprit) : « C’est la souffrance tout d’abord qui a créé chez l’homme le sentiment de la religion, l’idée de Dieu ».

 

Mais vous êtes ici-bas pour faire quoi ?

Notre présence ici-bas, au Srok Khmer, c’est pour rappeler aux humains, d’une part qu’ils sont indépendants de nous et que chaque homme devrait mourir demain, et pour l’éternité, mais la mort est nécessaire à la vie pour sa durée sur la terre, d’autre part que le fait qu’il y a des progrès de la science n’a rien changé à leur nature humaine, fondée sur le désir de reconnaissance. Même le pape et Dalaï Lama auront besoin un titre et un trône pour se montrer qu’il est le Supérieur des autres croyants. L’homme est une force en lui-même. Chaque fois qu’un homme a osé, armé de sa seul foi en sa force, entrer en conflit avec la puissance du monde et se lancer dans une lutte qui semblait absurde et sans chance de succès – qu’il s’agisse de Gandhi (1869-1948) luttant avec le Royaume Uni ayant la force pour régner sur la terre – . Cet homme, au look d’un paysan, avait su communiquer aux autres hommes son énergie intérieure et tirer du néant des forces incommensurables pour faire face à celle du colonialisme. La force féconde de sa foi en dieu était seulement le résultat de la connaissance de soi. Ma tâche principale ici-bas serait de ne pas contrecarrer obstinément la force humaine, mais seulement de renforcer, en cas de souffrance, la volonté de vaincre toujours existante chez l’homme.

 

La volonté de vaincre ne suffit pas, il faut avoir aussi les moyens, et les Khmers en ont besoins ?  

Qu’ils refusent de s’ennuyer dans leur combat. Saint Isaac le Syrien dit : « Quand tu vois ton frère en train de pécher, couvre-le du manteau de ton amour. ». Et cette prière, du même, qui est sublime : « J’ai péché en tant qu’homme, pardonne-moi en tant que Dieu. ». Quand on est humain, pourquoi vouloir être quelque chose d’autre. Les moyens, c’est l’homme. Et l’homme, c’est l’amour parce qu’il est Dieu. L’homme n’a pas besoin d’autres moyens que de sa propre force qui possède les trois pouvoirs souverains déjà cités : Création, Invention et Imagination.    

Partager cet article

Repost0
25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 10:06

 

Voyage en Indonésie en Juillet 2008 362

Evasion 2012

Promenade de l’Esprit 9

 

La couleur de la vie

 

Y-t-il combien de couleurs dans une vie ? Mes réflexions sporadiques de philosophe amateur et observateur de la vie des autres m’avaient entraîné, à la conclusion suivante. Il me semblait, à vrai dire, que n’importe quel point de départ de la vie, si heureux fût-il, si discret, si dérisoire, m’aurait mené, chemin faisant, au même but : la recherche du bonheur.

 

Nous le savons que le mot bonheur est difficile à cerner. Dans mon pays natal, j’essayais quelques fois à observer un riche, un ministre, un instituteur, un paysan, un mendiant et à imaginer leurs destins dans l’espace et le temps de leur vie : on arrivait assez vite à l’incertitude. Le Bouddha devrait être fier, en effet, de l’efficacité de sa théorie de l’« impermanence » qui corrobore bien dans la vie des millions des Khmers. Mais dans l’impermanence, il y a toujours un minuscule temps de bonheur que chaque être humain s’y refuge pour échapper à la pesanteur de la souffrance. Dans cet espace-temps limité, tous les individus sont égaux ; riche et pauvre se diluent dans le bain du paroxysme.

 

Le bonheur est la couleur de la vie que j’essaie ici de saisir son existence pour caresser sa douceur et humer son parfum. Au bord de l’étang dont l’eau est transparente et parfumée, je vois des lotus rouges caressés par la brise qui dansent comme des Apsaras célestes. Le son du vent et le parfum de l’eau et de lotus rouges créent pour les humains un espace et un temps paradisiaque. Un souffle de respiration absorbe la joie et le gai. On est heureux dont le prix ne coûte même pas un sou. Ma couleur préférée est toujours le rouge, mais cette couleur « Rouge » n’est ni du sang, ni du drapeau de l’Angkar. Elle est toujours dans mon cœur et c’est la couleur de mon bonheur.

 

Merci pour cette échappée belle dans l’espace et le temps de bonheur dont la vie est peint de couleur rouge. On n’oublie toujours que le rouge est la vie. Au bord de l’étang calme, je n’imagine plus mon bonheur, je le vis tout simplement. Je caresse le lotus rouge dans son état pur et je murmure quand je pourrais revoir cette fleur pour la dernière fois. J’envoie toujours ma pensée à cette fleur bien aimée, sa couleur rouge exceptionnelle est toujours la couleur de mon bonheur. Quand on me demande, qu’est-ce que c’est le Bonheur. Ma réponse est la couleur rouge, parce que cette couleur, pour moi, est la couleur de la vie. Vous voyez, même dans l’incertitude de la vie, nous pouvons toujours trouver notre temps du bonheur. Le rouge, pour moi, est la couleur de la vie.

 

Partager cet article

Repost0
23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 09:01

 

Voyage-en-Indonesie-en-Juillet-2008-362.jpg

Evasion 2012

Promenade de l’Esprit 8


La maison vide

 

Le temps se passe vide. Hier, aujourd’hui et demain se réunissent dans un seul temps, c’est celui de la vieillesse. La messe de joie se diminue et la saison de la mue n’existe plus. Chaque matin sera le même que le lendemain matin avec la main qui se tremble dans la maison vide où la fatigue s’impose sa loi au corps fané, où la lutte contre le temps n’est qu’une illusion, parce que le premier pas est déjà franchi dans la pente de descente. Et l’usure du frein après tant d’années d’effort dans la montée ne permet plus de ralentir la vitesse dans la descente. Dans la maison vide, l’hiver et le printemps est toujours dans l’attente du trépas qu’un jour se présentera sans invitation. Le contraste de couleur entre l’automne et l’été n’est plus le même ; vert se transforme en jaune alarme l’âme en détresse dans un corps séché sans vigueur. Oh Dieu ! Déesse ! Bouddha ! Chaque départ de la maison vide est comme un souffle du vent qui vient emporter des poussières qui tassent dans une vie et casser la tige qui lie le corps et l’esprit. Ils se séparaient sans avoir le temps de se dire au revoir, parce que l’esprit est inoccupé de pensée.

 

Tout n’est rien d’importance, parce qu’il n’y aurait rien à emporter. L’instant même de l’envol serait sans parole. Seul silence, sous le toit de la maison vide, est présent comme un noir d’espoir ; le droit de la vie s’abandonne au premier signe du trépas ; et le premier pas commence sans retour, mais pour aller où ? Voilà la question. Tout dépend de la confession, tout dépend de l’action avant le départ. Et, chaque cas sera examiné, jugé en fonction du mérite récolté dans la vie : que l’esprit qui fût pourrie va à l’enfer et le contraire, selon le Bouddha,  va au paradis et entre le haut le bas, ici-bas, il y a toujours la maison vide. À l’enfer, le rite de l’accueil est sommaire, la loi de fer est de rigueur, il faut payer ce qu’on a fait dans la vie, et cette loi est toujours en vigueur dans toutes les confessions. Au paradis, chaque religion a sa propre règle. Pour le Bouddhisme, l’âme, bourrée de mérite, renaîtra dans un corps d’un homme riche. Celle-ci continuerait à soutenir la sainte religion d’une vie à l’autre et durant les cinq mille ans de son existence. Les autres continueront leur réincarnation en fonction de leur mérite. Ils reviendront à la maison vide pour repartir à nouveau dans une autre vie, laquelle serait mieux que la précédente, mais il y aura toujours la fin et la maison vide.

 

Mais qu’est-ce que c’est la maison vide ? Je ne sais pas non plus. Je ne pourrai donc pas y répondre. Fichtre ! Elle est toujours là dans l’attente du trépas. La vie est si modeste et minuscule quand la vieillesse est au rendez-vous. Dans cette situation, tout le monde essaie d’apprivoiser la mort qui arrive dans la maison vide.

Partager cet article

Repost0
12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 07:05

 Empire.jpgimages-copie-2.jpgimages--4-.jpgimages-copie-1Armee-vietnamienne.jpg  ?

Empire – Puissance – Décadence – misère – occupation – Interrogation

 

Promenade de l’Esprit 5

 

Interrogation !

 

Tout le monde veut faire du bien au Peuple Khmer en commençant par faire l’apologie qu’il fût héroïque dans le passé : Peuple bâtisseur, Peuple guerrier, Peuple intelligent, Citoyens de l’Empire et autres valeurs. Mais ce peuple est toujours pauvre dans le présent : Peuple mal logé, Peuple affamé, Peuple coolie, Peuple mal instruit et autres misères. Pourquoi ?

Pour éviter d’être le perroquet vieilli qui répétait sans cesse les causes du malheur du Peuple khmer dont tout le monde en parle, à savoir : La guerre civile, la dictature du pouvoir, la décadence, la domination étrangère et l’absence de la démocratie, etc. ou de résigner à jouer le rôle d’escroc qui prétend d’être le guérisseur des maux khmers. Cette fois-ci, j’essaie de raconter une histoire qui nous fait peur.

Dans la Constitution de 1947, la première pour mon pays, on me le disait que « je suis le sujet du Roi ». Alors, j’étais fier de l’être, parce je croyais que le Souverain fût le symbole du « Bien » et ce « Bien », ce qu’on me le disait aussi, fût l’âme de mon pays. Mon pays et le Bien était donc « Un ». Une raison de plus d’être né Khmer dont le Roi est le Protecteur (Varman).

En 1956, nouvelle Constitution, on me le racontait cette fois-ci que « je suis membre du Sangkum Reastr Niyum (Socialisme khmer). Alors, j’étais toujours fier d’être sujet du Roi et membre de cette Communauté dont l’idéologie est fondée sur deux composantes : La démocratisation de la vie politique khmère et la neutralité du Cambodge dont le but recherché était la restauration de la grandeur du passé. Cette idéologie avait été inventée par l’ancien Souverain qui devînt Chef de l’État à vie, mais il était toujours Protecteur de mon Pays. J’étais donc heureux d’apprendre de cette bonne nouvelle qui ne changeait pas grande chose pour moi et pour mon pays, parce que le Protecteur était toujours le même.   

En effet, de 1947 à 1956, mon statut était toujours le même. J’étais le Peuple et ce Peuple était toujours le sujet du Roi qui était toujours Maître du pays. Des agissements des partis politiques durant cette période n’a été qu’une parenthèse sans souffle. Après 1956, presque la totalité des leaders politiques faisaient le mea culpa et demandaient le pardon au Chef de l’État en jurant de travailler dans l’esprit d’union nationale pour le bien du peuple. J’en étais ravi, parce que tout le monde voulait me rendre heureux. J’étais le Peuple le plus heureux sur la planète terre. De quoi me plaignais-je ?

L’année 1963, les dollars US n’étaient plus la bienvenue au pays où je suis né. Comme j’étais le Peuple, on me demandait de détester les Yankees. Alors, j’en obéissais sans broncher. L’année suivante, j’ai cassé les grilles et des portes des ambassades des États-Unis et des Royaume-Unis comme un éléphant en manque de coït pour montrer que le Peuple Khmer  est brave face à ces deux puissances qui ne sont que des tigres de papier. Cette année-là, on me le disait que le Peuple Khmer est mature pour bâtir à nouveau la grandeur du passé. Alors, j’étais fier, parce qu’avec la main vide, nous pouvons brûler le drapeau des Yankees et les expulser hors du pays.

L’année 1969, je m’apercevais que 2/3 du territoire de mon pays est occupé par les forces étrangères, nommées Viêt-Cong et Nord-Vietnamiennes. Alors, je manifestais illico pour demander à ces dernières de partir. Mais, leur réponse était non avec un ton martial. La guerre s’éclata qui divisa le Peuple Khmer en trois couleurs : Bleu, Blanc et Rouge. L’année 1970, le Peuple Bleu choisit la République pour se défendre contre l’agression étrangère, le Peuple blanc choisit la monarchie pour se venger de la République et le Peuple rouge choisit le Communisme pour casser la République et la Monarchie. Ce changement fit naître en 1975 un nouveau Peuple Khmer, appelé tout simplement « Peuple Nouveau » dont la vie était rythmée par la violence de l’Angkar (Parti communiste khmer). Alors, ce Peuple nouveau acceptait la mort sans dire un mot, parce qu’il est habitué à obéir au Pouvoir, quel qu’il soit sa nature.

L’année 1979, triste ironie de l’histoire, l’armée vietnamienne vint libérer ce Peuple nouveau de l’enfer de l’Angkar. Ensuite, elle occupa pendant dix années le pays de cimetière de deux millions de morts. Cette occupation qui faisait découvrir le monde entier avec stupéfaction que 2 millions des Khmers innocents ont été massacrés par leur propre gouvernement, nommé Kampuchéa démocratique. Mais elle divisa encore une fois le Peuple martyrisé en deux catégories : Peuple réfugié qui fuyait le pays pour s’encrasser dans des camps en Thaïlande, et Peuple dominé qui décidait de vivre avec les occupants. Même pendant la durée d’observation du deuil des morts de leurs proches après l’enfer de l’Angkar, on leur demandait immédiatement qu’ils dussent se battre l’un contre l’autre. Pendant la guerre de dix ans (1979-1989), les réfugiés constituait un réservoir des combattants pour la force de résistance dont le leader n’était que leur ancien bourreau, appelé Khmer Rouge. Les dominés constituaient des auxiliaires des forces d’occupation dont la mission était d’aider ces dernières à occuper leur pays. Cette nouvelle guerre qui transformait le Peuple khmer, déjà divisé en deux fragments, en un Peuple reclus dans sa misère infinie.

L’année 1989, le mur de Berlin s’effondra qui entrainait la dislocation de l’Empire d’URSS. Allié de cette puissance moribonde, le Viêtnam chercha sa nouvelle voie ; il s’ouvrit sa porte au monde libéral en annonçant qu’il quitterait le Cambodge sans condition. En 1991, l’ONU était appelée par un grand nombre des pays occidentaux et asiatiques à administrer directement le Cambodge dont la mission était de mettre fin à la guerre et instaurer un régime de démocratie. Les Khmers réfugiés et les Khmers dominés étaient soulagés par cette mesure internationale qui leur permettrait de s’unir à nouveau en un seul peuple. L’année 1993, ce peuple avait droit et devoir de choisir un régime politique pour son pays en élisant des Constituants. La Monarchie constitutionnelle était choisie, un Roi était désigné et ce nouveau souverain n’était que le Prince Sihanouk, protecteur du pays depuis plus d’un demi-siècle (1941-1993).

En 2013, il y aura des élections législatives, 5e législature. Depuis 1947, le Peuple Khmer avait connu Sept régimes politiques : Monarchie Constitutionnelle (1947-1955), Socialisme national (1956-1970), République libérale (1970-1975), Communisme Maoïste (1975-1979), Protectorat vietnamien (1979-1989), Mandat onusien (1991-1993) et le retour de la Monarchie constitutionnelle (1993 à ce jour). 90 ans sous le protectorat français, et plus 65 ans dans la tempête politique, c’est-à-dire plus d’un siècle et demie, on constate qu’il y ait quand même une constance chez le Peuple Khmer : Son silence avec son sourire sans joie. Comment peut-il agir autrement face à un pouvoir sans indulgence ? Cette interrogation devient une ritournelle depuis toujours pour le Peuple Khmer.

Partager cet article

Repost0
9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 05:08

 

 

DSC04244DSC05082.JPG

Siemreap 2011- Karaté 2010 

Promenade de l’Esprit 4


Le Présent qui nous dérange :

 

Le Passé est déjà passé, le Futur est obscur et le Présent qui nous dérange. Comment faut-il vivre avec notre temps ? Pour vivre dans le Présent, il faudrait laisser le temps au temps et laisser l’Esprit de vaguer entre le Passé et le Futur que nous l’appelons le temps de l’Espoir. Pour vivre dans le temps de l’Espoir, il faudrait avoir le Courage, parce que l’Espoir ait besoin son Courage, dont le congrès fait naître la Voie. La Voie existe toujours, mais nous ne la voyons nulle part, parce que nous y sommes déjà, elle est toujours avec nous, pourquoi faut-il la chercher ?

Mais, le Présent qui nous dérange toujours, le Futur est toujours sombre, le Passé est toujours mélancolique. Comment faut-il vivre avec notre Espoir ? Pour vivre dans l’Espoir, il faudrait chercher la Voie qui est dans notre Moi. Cette Voie est toujours là, mais nous ne la voyons pas, parce qu’elle soit trop grande pour notre esprit. Pourquoi donc faut-il la chercher ?

La Voie, il faut la trouver pour limiter les frontières entre le Passé, le Présent et le Futur, parce que le Présent qui nous dérange encore, le Futur qui nous ferme sa porte et le Passé qui nous fait toujours du cauchemar. Pourquoi de telle tourmente ? Parce que la mort est toujours présente donc dans notre esprit. Elle est toujours là, parce que 2 millions de victimes ne soit pas facile d’effacer en tournemain. Pourquoi faut-il l’oublier ?

Le Courage, il faut en avoir pour dompter le Passé, briller le Futur et vivre le Présent. La mort est sans doute toujours là, mais cette fois-ci, nous trouverions notre Voie qui s’appelle la Liberté. Quand nous aurons la liberté, nous aurons le choix et quand nous aurons le choix, nous prendrons conscient qu’il y ait une seule voie qui s’ouvre pour nous que nous l’appelons l’Espoir.

Nous avons déjà fait le tour du Présent qui nous dérange, dans lequel, il n’y a rien à jouir, mais il est toujours là, parce que nous voulions bien qu’il soit là pour penser du Passé et dessiner du Futur. Cela s’appelle le Combat. L’Espoir ait besoin le Courage, mais les deux aient besoin le Combat, parce qu’il soit la seule voie qui laisse la trace du Passé dans les mémoires pour construire l'Avenir dans le Futur et vivre le Présent dans la joie. Pourquoi le Présent qui nous dérange-t-il ?

Parce que le chemin de la vie est à la fois si long et si courte à parcourir. Si long, si nous vivons dans le temps d’attente, mais si court, si nous sommes dans le temps de l’action. À la fin, si nous voulons vraiment que le Présent qui ne nous dérange plus, la seule chose qui nous reste à faire, c’est de trouver rapidement notre Voie, dans laquelle qu’il y ait tout : Espoir, Courage, Combat et Joie de vivre. Cette voie est appelé la Voie de l’avenir. Et cet Avenir s’écrit Liberté.

 

Partager cet article

Repost0
8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 06:22

 

Thailand 2009 1 316

WALK OF MIND 3

 

Cliquez ici pour lire le texte en français Le sillage de la décadence  


The wake of decadence:

 

We are always looking for a text on our country, written by French, an American, not to understand, but often to approve its content. This admiration is based on two things: the power of words and the beauty of the sentence that is the French or the correct English. He wrote well, because it is French, English or American, etc. Many of these Westerners become for us a reference to cite in support of our ideas. I read as other compatriots who love to write. It must be recognized that it is difficult to find among our elders and our contemporaries of their strong ideas which to highlight, because they do not like to write.

 

I asked the question to Mr. Keng Vanssak, deemed to be great Khmer thinker: Why do not you write about the ideas you have defended? His answer is simple: the writing is not a Khmer tradition. "In our society, the transmission of knowledge is always made by the oral route". And however, when we took time to search the trace of writings Khmers, we found it, but always in small quantity of publication everywhere.

 

During the French protectorate, after independence and even today, the publication of the Khmer literature is still absent in the national will. This default is that our nation today is a nation without books. This deficiency is in contradiction with the imposing Khmer temples on the territory of the country for itself the richness of the culture of our Nation. By this lack of Khmer books, our young Khmer continue to learn the history of their country, the culture of their ancestors and Khmer thinking in books written by foreigners. Thus, the foreign culture becomes a single thought for us.

 

For example, I heard a compatriot who told me: "my ideas do not count if they are not their support in learned Western ideas". Another said: "I don’t write, because I always fear to commit errors of French". What modesty to think so. Of course, they are always afraid to make errors, by the respect for the language. If our desire to write for a reason is sincere, why we are afraid? Of course, there is always the desire to enhance the ideas we want to defends, but what is the utility to search in the register of foreigners to strengthen the national value.

 

We feel to be always worn on the Khmer decadence with this deficiency of the books and this inferiority complex. Of course, we are not asking the khmers intellectuals to be superior to learned foreigners in scientific knowledge, but at least equality with them in the perception of our country and our culture. Do we speak or write with Khmer thought experience; we quickly see that how we see our homeland would be completely different.

 

There is today the internet allows us to communicate rapidly with the Khmer community in the world. But to pass the message in Khmer, we are largely behind the other languages, namely, the Thais, Vietnamese, for example. I recently tried to publish my articles in Khmer, but I struck immediately of the technical difficulties and Protocol with the site that hosts my blog. I can do, but it is not insured that other Internet users can read my articles and this use are authorized by the site longer. I address all computer scientist Khmer to work on these problems whose solution could compensate for the happiness of our compatriots, the inadequacy of the publication of the books or articles in the Khmer language. I also address leader’s different sites to help the young Khmer to communicate with each other in Khmer writing for one purpose: freedom of expression.

 

The internet gives us the freedom to express our ideas, without going through the complicated circuit of the search for a Publisher to publish a book, perhaps one for life, including the ideas expressed are quickly outdated after a few months of the publication of the book. Over the internet, we do not seek the quality of the text, but the speed of desire to share with others an idea, a passion that we loved it well. When I wrote a text to publish in my blog, I always wrote with the heart. I reread rarely my text after the end of the drafting, because if I connect, I'm sure that I wouldn't have the courage to publish. Oh well, if I've made mistakes, this is not serious, because it is my heart that speaks to their raw state. I ask all readers to forgive me this cute sin.

 

We need to learn Western science in all areas of high technology to allow us to live with the progress of today, but the Khmer culture must remain a foundation of knowledge, because this culture has a strong base that allows us to chart our own course: the way Khmer. I do not know where his way is, but I am sure that the Khmer can find it without foreign aid. If we continue to walk in the wake of our decadence, we would never see the beauty of Khmer thinking.

 

Partager cet article

Repost0
7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 18:39

 

Thailand-2009-1-316.jpg

Promenade de l’Esprit 3

 

Le sillage de la décadence :

 

Nous cherchons toujours un texte sur notre pays, écrit par un Français, un Américain, non pas pour le comprendre, mais souvent pour approuver son contenu. Cette admiration est fondée sur deux choses : La puissance des mots et la beauté de la phrase, c’est-à-dire le Français ou l’Anglais correct. Il écrit bien, parce qu’il est Français, Anglais ou Américain, etc. Beaucoup de ces occidentaux deviennent pour nous une référence à citer pour appuyer nos idées. J’en fais comme les autres compatriotes qui aiment bien écrire. Il faut reconnaître qu’il est difficile de trouver chez nos aînés et nos contemporains de leurs idées fortes qui nous permette de les mettre en exergue, parce qu’ils n’aiment pas écrire.

J’ai posé la question à M. Keng Vanssak, réputé d’être grand penseur khmer : « Pourquoi n’écriviez-vous pas de toutes les idées que vous les avez toujours défendu avec conviction ? Sa réponse est simple : L’écriture n’est pas une tradition khmère. Dans notre société, la transmission de la connaissance est toujours faite par la voie orale ». Et pourtant, quand nous avons pris notre temps à chercher vraiment la trace des écrits khmers, nous en avons trouvé partout, mais toujours en petite quantité de publication.

Pendant le Protectorat français, après l’indépendance et aujourd’hui encore, la publication des écrits khmers soit toujours absente dans la volonté nationale. Ce défaut fait que notre nation d’aujourd’hui est une nation sans livres. Cette déficience est en contradiction avec l’imposant des temples khmers qui ornent le territoire du pays pour s’affirmer la richesse de la culture de notre Nation. Par ce manque des livres khmers, nos jeunes khmers continuent d’apprendre l’histoire de leur pays, la culture de leurs ancêtres et la pensée khmère dans les livres écrits par les étrangers. Ainsi, la culture étrangère devient une pensée unique pour nous.

Ainsi, j’ai entendu un compatriote qui me dit : « Mes idées ne comptent pas si elles ne trouvent pas leurs appuis dans les idées des savants occidentaux ». Un autre me dit : « Je n’écris pas, parce que j’ai toujours peur de commettre des fautes de français ». Quelle modestie de penser ainsi. Bien sûr, on a toujours peur de commettre des fautes, par le respect de la langue. Mais quelle importance de commettre ce péché, si le désir d’écrire pour servir une cause est sincère. Bien sûr, on a toujours le désir de valoriser les idées qu’on veut les défend, mais, quelle est l’utilité d’aller chercher dans le registre des étrangers pour renforcer la valeur nationale.       

Nous sentons d’être toujours portée sur la décadence khmère avec cette carence des livres et avec ce complexe d’infériorité. Bien entendu, nous ne demandons pas aux hommes de savoir khmers d’être supérieurs aux savants étrangers dans la connaissance scientifique, mais au moins en égalité avec eux dans la perception sur notre pays et notre culture. Faisons-nous une expérience de parler ou écrire avec la pensée khmère, nous nous apercevrions vite que notre façon de voir notre patrie serait complètement différente.

Il y a aujourd’hui l’internet qui nous permet de communiquer rapidement avec la communauté khmère dans le monde. Mais pour transmettre le message en Khmer, nous sommes largement en retard par rapport aux autres langues, à savoir, le Thaïlandais, le Vietnamien, par exemple. J’ai essayé récemment de publier mes articles en khmer, mais j’ai heurté tout de suite des difficultés techniques et de protocole avec le site qui héberge mon blog. Je peux le faire, mais ce n’est pas certain que les autres internautes puissent lire mes articles et cette utilisation soit autorisée plus longtemps par le site. Je m’adresse à tous les informaticiens khmer de haut vol de travailler sur ces problèmes dont la solution pourrait compenser, pour le bonheur de nos compatriotes, l’insuffisance de la publication des livres ou articles en langue khmère. Je m’adresse aussi aux responsables des différents sites d’aider aux jeunes khmers de se communiquer entre eux dans l’écriture khmère pour un seul but : la liberté d’expression.

L’internet qui nous donne la liberté de nous exprimer nos idées, sans passer par le circuit compliqué de la recherche d’un éditeur pour publier un livre, peut-être un seul pour toute la vie, dont les idées exprimées sont vite caduques après quelques mois de la parution du livre. Par l’internet, nous ne cherchons pas la qualité du texte, mais la rapidité du désir de partager avec les autres une idée, une passion que nous l’aimions bien. Quand j’ai écrit un texte pour publier dans mon blog, je l’ai toujours écrit avec le cœur. J’ai relu rarement mon texte après la fin de la rédaction, parce que si je le relie, je suis certain que je n’aurais pas le courage de le publier. Tant pis, si j’ai commis des fautes, ce n’est pas grave, parce que c’est mon cœur qui parle à l’état brut. Je demande à tous les lecteurs de me pardonner de ce péché mignon.                 

Nous avons sans doute besoin d’apprendre la science occidentale dans tous les domaines de haute technologie pour nous permettre de vivre avec le progrès d’aujourd’hui, mais la culture khmère doit rester une fondation de nos connaissances, parce que cette culture ait une base solide qui nous permette de tracer notre propre voie : La voie khmère. Je ne sais pas où est sa direction, mais je suis certain que les Khmers puissent la trouver sans aide étrangère. Si nous continuons de marcher dans le sillage de notre décadence, nous ne verrions jamais la beauté de la pensée khmère. 

Partager cet article

Repost0
27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 18:36

 

DSC04190

Promenade de l’Esprit 2

 

Pouvons-nous parler de la souffrance du peuple khmer, en tant que Khmer, avec la langue de Molière ou de Shakespeare ?

 

Je me pose cette question depuis mon professeur de français m’a sanctionné avec une note 0/20 d’une dissertation de français : Faute de syntaxe, faute des règles de grammaire et faute d’orthographe, c’est-à-dire, le texte est illisible, vous êtes nul Monsieur Sangha ! Oui, aujourd’hui, je continue de faire les mêmes fautes, parce que depuis ce jour-là, j’avais l’idée de ne plus faire d’effort pour améliorer la connaissance de cette langue que je la juge trop intelligente pour ma petite tête. Mais, à chaque fois, je lis un texte en français, de style des Grands français, lequel est écrit par des Cambodgiens enrubannés de titre prestigieux, j’avoue que je bois à satiété de la fierté khmère. Mais, j’ai toujours une concupiscence de lire aussi un texte en Khmer de ces caciques, adoubés par leur compatriote au rang des savants. Ici je ne parle pas des enfants khmers nés à l’étranger. Ils ont le choix d’apprendre la langue de leurs parents ou de l’ignorer complétement.

 

Je me rappelle encore bien, dans une réunion publique en France, présidée par S.E. Sam Rainsy, alors Ministre des Finances du Royaume du Cambodge, il y avait à peu près cent Cambodgiens et trois et quatre Français qui y assistaient. Pendant ce conciliabule, S.E. Sam Rainsy a demandé aux assistants khmers de parler en français pour que ce petit groupe des amis Français ait pu comprendre son exposé sur la situation politique du Cambodge, au lieu de s’excuser auprès de ces amis Français, pour leur faire comprendre que les assistants Khmers sont dix fois plus nombreux qu’eux et le sujet de conférence est un sujet qui les concerne directement. Je pense que nos amis Français soient compréhensibles à ces arguments.

 

Vous êtes nul en français, Monsieur Bouddha (ce professeur de français, aimait bien me taquiner ainsi, parce que Sangha signifie pour lui Bouddha). Quand on est nul en français, on est nul en tous, Monsieur Bouddha ! Mon père s’inquiète du résultat de mes études. Il me propose donc, en riant, pendant un repas de famille, de rentrer dans les ordres. Mais, il me rassure par un parole affectif : Mon fils, quand on est nul à l’école, ça ne veut pas dire qu’on soit nul dans la vie. J’ai toujours répété cette phrase à mes enfants, bien sûr en rajoutant une phrase occidentale pour les impressionner que je connais aussi cette culture : tous les chemins mènent à Rome.

 

Je me rappelle encore bien la réaction d’une de mes tantes, institutrice, favorable à l’utilisation de la langue khmère comme langue de l’enseignement au Cambodge, à propos de ma note en français, 0/20, pendant ce repas de famille. Vous le saviez, elle s’adresse à mon père, que la France coloniale nous, Khmers, ait transformé en illettrisme des deux langues, Français et Cambodgien. Il n’est pas certain, après les études supérieures, un Cambodgien diplômé puisse maîtriser bien, ni le Français, ni le cambodgien : il parle et écrit mal ces deux langues. Il mélange les mots français et khmers dans chaque phrase prononcée. On a l’impression qu’il parle le patois incompréhensible. Un an plus tard, mon père m’a envoyé chez ma tante à Kompong Thom pour poursuivre mes études dans une école primaire de Kompong Thom Ville. Trois Maître d’école que je me rappelle encore bien leur nom : Has San (CE2), Ong Naring (maitresse de CM1) et Yos Chham (CM2). Je me rappelle aussi bien, ma première note de dissertation en khmer, sujet : « la pagode de mon ville », j’ai eu 15/20. J’ai écrit à mon père, ma première lettre, pour annoncer cette bonne nouvelle. Il était venu me voir seul en m’amenant un cadeau, nouveau stylo Pilote. Ce soir-là, nous avons mangé en tête à tête dans un restaurant au marché central de la ville. Quel souvenir ! Je pleurais à chaque fois ce souvenir surgit dans mon esprit.

 

Il est normal que chaque Cambodgien doive savoir parler écrire parfaitement une ou des langues étrangères, mais il doit savoir aussi que 98% des Khmers ne savent pas parler ces langues, parce qu’ils n’ont pas la chance de les apprendre. Ils sont très pauvres !  

Partager cet article

Repost0
24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 12:12

Promenade de l’Esprit 1

 

Depuis toujours, les Khmers ne parlaient que le mot d’union pour leur Nation. Mais, cherchaient-ils vraiment à réaliser cette union ? Pour le faire, il fallait d’abords trouver le sens commun des idées d’« intérêts supérieurs de la nation ».

 

Nous le savions que la société khmère se fendait déjà depuis la nuit des temps. Ce béant est sans doute les conséquences de plusieurs siècles de décadence. Aujourd’hui, cette société est-elle au seuil de l’implosion ? Personne n’est capable de prophétiser avec certitude l’avenir de la société khmère. Des Khmers pessimistes pensent que les jours de la société khmère sont comptés, dans vingt ans, la société khmère serait sino-vietnamisée. La population khmère serait minoritaire dans son propre pays, comme les Khmers Krom en Cochinchine.

 

La décadence est-elle suffisante pour expliquer ce pessimisme ? Bien sûr que non. Il y en a d’autres facteurs qu’on peut les étaler pour confirmer cette angoisse. Hippolyte Taine (1828-1893), philosophe et historien français, écrit ainsi dans son livre « La France contemporaine » : « Faible est toujours la proie du fort. Malheur à ceux que leur évolution trop lente livre au voisin qui subitement s’est dégagé de sa chrysalide et sort le premier tout armé !  Malheur aussi à celui dont l’évolution trop violente et trop brusque a mal équilibré l’économie intérieure, et qui, par l’exagération de son appareil directeur, par l’altération de ses organes profonds, par l’appauvrissement graduel de sa substance vivante, est condamné aux coups de tête, à la débilité, à l’impuissance, au milieu de voisins mieux proportionnés et plus sains ! ».          

 

Mais, au milieu de nulle part, il y a aussi des Khmers optimistes, qui ne sont pas dans la déprime, veulent croire encore à la solidité de la fondation millénaire de la société khmère : Les fondamentaux, bâtis autour d’un noyau massif, en s’appuyant sur une tradition solide et dynamique, sont toujours conservés. Il nous reste donc de trouver une noria qui permettra de prendre les « valeurs unifiantes » dans le puits des « fondamentaux khmers » pour bâtir une « Union des Forces Vivantes Khmères ». Certains groupes Khmers instruits ont fait le raccourci en prenant les accords de paix du 23 Octobre 1991, signés à Paris par les parties belligérantes khmères, sous l’auspice de l’ONU, comme un repère de rassemblement des opposants du régime de Phnom-Penh et son protecteur, le Vietnam. Récemment encore, un autre groupe khmer a même l’idée de créer un Protocole d’Entente (PE) entre les Khmers, sur la base des accords du 23 Octobre 1991, dans le but, de soigner le péril khmer.

 

Je constate que les Pessimistes et les Optimistes ne croisent pas les bras pour regarder le péril de leur pays. Les Premiers pensent et analysent les causes de ce danger, les Seconds font des propositions pour le soigner. Mais, leurs gesticulations durent déjà deux décennie et chaque démonstration annuelle de survie de ce flamme patriotique, à Paris et ailleurs, soulevait plus du problème de division que de l’union. Mon ami Lim Kim Ya a sans doute raison d’insister au groupe PE que sa volonté est estimable, mais la logique de cette démarche est regrettable : Pourquoi cherchions-nous toujours la solution compliquée en créant une nouvelle structure d’opposition, et nous savons pertinemment qu’il en existe déjà plusieurs. Lim Kim Ya accentue encore dans ses propos ainsi : Ce qui nous, Khmers, manquons aujourd’hui, ce n’est pas les idées, c’est plutôt le courage d’affronter directement le péril khmer au Srok Khmer. Sur ce point, Patrick Deville dans son livre « Kampuchéa », (Edit. Seuil Sept 2011) fait une remarque déplaisante qu’au Cambodge, un certain nombre des Altesses et des membres de l’opposition ont des passeports français ou autres pays occidentaux. Je laisse aux lecteurs la liberté de jaser avec leurs amis sur cet humour noir.

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de Sangha OP
  • : រូបថតកាលជានិសិត្ស នៅសាកលវិទ្យាល័យ ភ្នំពេញ -មហាវិទ្យាល័យ អក្សរសាស្ត្រ និង មនុស្សសាស្ត្រ (ផ្នែកប្រវត្តិសាស្ត្រ) - ទស្សវត្សរ៏ ៧០
  • Contact

Recherche

Liens