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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 08:59

 

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Le fumet du félon

 

Comment être au-dessus de tout soupçon quand toutes les intentions, de Sam Rainsy et son second, de servir le PPC (Parti du Peuple Cambodgien) sautent aux yeux, à savoir : négociation sans fin, intention de faire une loi pour protéger les trois grands manitous du régime corrompu, et interdiction au khmer ayant double nationalité d’être Premier ministre. Ils sont en train de faire le contraire à la volonté populaire, c’est-à-dire, au lieu d’inciter la population révoltée de redoubler le feu de contestation contre l’injustice, ils recommandent d’attendre à la prochaine bataille électorale en 2018. Cette manœuvre stupide, n’est qu’une stratégie pour ne plus occuper la route de la justice. Ainsi, le Parti du Salut national (PSN) abandonne la « place de démocratie ». Et ce pendant il n’y plus de bataille pour la justice. La fervente des braves, tel est le nom qui sera encore une fois dans l’oubli. En effet, La force de la « Troisième main » s’empare l’espoir des indignés et domine le pays. Cette situation est-elle une faute, ou plutôt une négligence de Sam Rainsy, en livra la clé à Hun Sen. Bien sûr, Sam Rainsy a été choisi par des millions des khmers par défaut pour être leur porte-parole, mais son insuffisance du charisme d’un grand homme qui lui conduisait directement vers le même chemin de la défaite, dont le nom est connu de tout le monde : la déroute de Ranariddh.       

 

Pour le PSN, désormais, son immoralité s’ajoute à l’impéritie, parce qu’il a laissé faire le massacre des révoltés en continuant de négocier avec les assassins. Le Cambodge vit donc à la fois, le hideux spectacle de la perpétration d’un crime exécrable, et l’exemple d’un entier dévouement à la plus juste des causes, la défense de la justice. Et l'on savait, après ce massacre, les chefs, Sam Rainsy et Kem Sokha, se réunirent en conseil à deux; lequel opine pour se retirer à l’ambassade des Etats-Unis. On peut le dire, il faut qu’ils soient assez lâches pour être paniqués dans le combat pour le salut de la patrie. Ce geste est bien la plus sommation la plus insolente et en même temps la plus impolitique aux yeux des manifestants. Fatigués et écœurés par le mensonge du PSN, ces révoltés sont tentés aujourd’hui par l’abandon définitive leur combat politique. Cette fuite de responsabilité est une  aubaine pour le parti au pouvoir. Il décrète illico ceux qui oseront descendre dans la rue seront punis comme hors la loi ; la population khmère était invité à traiter Hun Sen en Premier ministre légitime. L’indignation populaire excitée par cette incroyable injonction, n’aurait pas entrainé le soulèvement de la nation contre le gouvernement anticonstitutionnel, elle brisa le PSN sans retour sa force fragile.

 

Aujourd’hui, PPC et PSN se sont mis d’accord en plusieurs points pour sauver et servir la patrie à leur manière : le pays est en danger, non pas à cause de l’injustice, mais celle de la division politique entre leur parti ; l’union au tour du roi est donc pour eux le seul chemin du salut national. A travers les cris de douleur des manifestants dans la capitale royale, verront-ils la misère du peuple khmer pour demain ? Norodom Sihamoni, Hun Sen et le couple Sam Rainsy – Kem Sokha sont-ils légitime vis-à-vis du peuple souverain ? Avec leur voix de fausset, chacun a un rôle à jouer pour briser la volonté populaire, appelée le « vent de liberté » pour qu’il ne porte dans tout le pays les grains de démocratie, pourvu qu’ils trouvent l’esprit fertile. Il est temps pour le peuple blasé qui n’entendait que des mensonges perpétré d’en finir avec l’espoir perfide, orchestré par le PSN avec l’aide du PPC et le Royal déloyal, car on ne peut pas sauver le pays avec le même mensonge. Si le peuple khmer ne s’en préoccupe pas de son sort calamiteux et les Khmers de toutes les couches sociales ne se lèvent pas pour accomplir leurs devoirs de citoyen, alors la dictature deviendra irréversible. Face à ce danger imminent, les Khmers n’ont qu’un seul choix possible de ne plus attendre de l’inaction du PSN, parti d’opposition qui sert d’« alibi politique » plutôt que de force politique. Ce parti, dans sa négociation avec PPC, appelé la sieste, attire pour lui tous avantages, ne laissant au peuple khmer que de l’amertume. Le choix du peuple khmer n’est plus aussi de contempler la statue du Bouddha, et de s’entretenir familièrement avec Neak Ta (génie) qui donne la fortune, ou bien recevoir des directives de Tévoda (ange protecteur), lequel témoigne de la grande estime et de confiance qu’il possède envers le Roi et le Premier ministre actuel en leur prêtant sa force divine pour leur maintien au pouvoir. Le choix juste est d’agir maintenant avec sa force révolutionnaire pour assainir l’air du pays, pollué par le fumet du félon et balayer la dictature qui ouvre la porte du pays grande ouverte aux Vietnamiens. Sur ce point, il est temps de l’expliquer que  ces arrivants ne sont pas bien venus au Cambodge, non pas parce que les Khmers sont racistes, mais le nombre des clandestins vietnamiens est disproportionnel au nombre de la population cambodgienne et à la richesse du pays. Aujourd’hui, l’association entre le fumet du félon et la dictature sanguinaire qui exhalent une mauvaise odeur pour la démocratie et bien sûr, qui soulève contre elle les indignations de tous les Khmers, épris de la liberté. Mais ce pacte de diable est victorieux comme une force de vérité pour saluer la patrie, et Sam Rainsy et Kem Sokha ne s’inquiètent pas qu’elle est morale ou immorale. Et le choix de ces deux perfides corrompront la probité et l’austérité du nouveau Tévoda du nouvel an khmer, si je puis dire la chasteté de sa pensée divine.

 

 

L’effondrement, le lamentable fiasco de la révolte populaire après les dernières élections avait guéri les Khmers de leur enthousiasme, de leurs chimères et de leur espoir au PSN. L’esprit du peuple khmer d’aujourd’hui est-il tout préparé à accepter de relever un nouveau défi contre la dictature ? Parce que dans cet esprit qui cherchera dans les combats le rôle d’être acteur dans l’action, qui le prendra comme seule base solide du raisonnement, qui ramènera le courage comme au seul principe de vérité de la lutte contre la dictature. Ce principe n’est que la révolution au sens du progrès de l’humanité, pas de la destruction des classes et des races.  Quand commencera-t-elle cette révolution dans un Cambodge, dans lequel le fumet de félon est devenu insupportable ? Tout dépendra du courage du peuple khmer : Est-il prêt à l’épreuve de force face à la « troisième main » meurtrière de Hun Sen ? Il faut que le peuple khmer soit conscient que le nouveau Tévoda ne viendra pas pour punir les dictateurs et les menteurs. S’il ne déclenchait pas sa révolution maintenant, le PPC reste au pouvoir à l’éternel printemps, et le peuple khmer ne verra plus l’été khmer, comme Sam Rainsy le promit pendant la campagne électorale en 2013. Il serait criminel d’abandonner la lutte, parce que le danger du pays d’aujourd’hui n’est pas une crise politique, mais une décadence qui tue le pays. Il serait une faute de surseoir à l’acte du combat, parce que les négociations entre le PSN et PPC n’est qu’une ruse pour décourager l’engagement du peuple khmer dans la bataille pour la liberté et l’indépendance du pays.        

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 09:22

 

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Le peuple khmer

 

Le mot peuple est un mot difficile à saisir, à déterminer et à définir. Il y a deux principes dans le mot peuple. Peuple en tant que corps civique qui appelle à l’unité et peuple en tant que forme sociologique, dans laquelle il y a de multitude des composantes qui existent dans une société.

 

Principe politique de la démocratie

Ce principe qui détermine la puissance d’un corps civique dont le peuple est un sujet collectif. Une unité autonome, dit Hegel, vers l’extérieur. On dit souvent peuple juridique ou peuple fictif. Et on sait que la constitution d’un individu fictif ne soit jamais satisfaite, parce qu’un sujet collectif est insaisissable. Comment reproduire une image une image d’une société d’individus ?

 

Principe sociologique

Le peuple est un corps social, un peuple réel. Mais on sait que le peuple réel est introuvable.

 

Il y a la tension entre ces deux principes au tour de l’idée du peuple. Une tension entre le concret et l’abstrait qui entraînera un écart entre la démocratie formelle et la démocratie réelle. Et on sait qu’aujourd’hui le peuple réel qui reste à déterminer, parce que lui-même qui n’a pas de forme évidente. Dans ces débats, il y a deux interprétations. Celle de Michelet et des socialistes.

 

Interprétation de Michelet

Le mot peuple est indéfinissable et de grand muet. Il ne peut prend le visage et la voix qu’à travers la narration qui forte par les historiens. Ce sont ceux qui valorisent le mot peuple par le travail d’interprétation. Donc, l’historien a une fonction de parler le grand muet. Michelet dit : « il faut parler peuple et il faut lui donner voix ».

 

Interprétation socialiste

Ce principe est la négation de la société d’individu. C’est aussi un projet de la restauration du corporatisme social, selon Pierre Leroux et Prud’hon : peuple du travail qui prendra conscience de sa force du travail.

Les différences catégorie du peuple : On peut distinguer 5 catégories, manifestations ou apparitions  du peuple :

 

Le peuple arithmétique ou peuple électeur

On le trouve pendant les élections (suffrage). Cependant l’existence du peuple est tangible, parce qu’on peut le chiffrer en nombre de voix votants.

Un mot sur le parti politique. C’est une logique moderne et ancienne d’appartenance du peuple qui peut donner une forme et une figure des différences composantes dans une société d’individu. Le parti politique représente un pluralisme arithmétique du peuple. C’est une notion idéale et peuple concrète. Aujourd’hui il existe une notion d’un peuple opinion. Cette existence commence à prendre d’ampleur dans société moderne. On parle souvent de la théorie de la psychologie du peuple.  

 

Le peuple évènement

Le printemps arabe est un exemple de cette caractéristique du peuple évènement. Ce peuple s’identifie avec l’action collective. Marx dit « une éclair de pensée ».

  

Le peuple raconté

Ce peuple existe à travers des témoignages, des reportages, des images. C’est un sujet d’étude qui donne l’identité de ce peuple invisible. Il y a aussi une notion de peuple de narration dans la société d’aujourd’hui. Cette notion correspond à un âge de société sociologique.

 

Le peuple histoire

C’est dans récits qu’on trouve l’existence de ce peuple. Ce sont des travaux des historiens qui agrandir cette existence.  

 

Le peuple principe

On l’appelle aussi peuple individu. Ce peuple est le tout et partie à la fois dans une société. Ce peuple individu est un sujet de droit. C’est un droit subjectif. Il est donc structurellement indéterminé.

 

Le peuple khmer et la science

Le peuple est composé des individus, appelés « Homme ». Celui-ci fait partie intégralement de la nature que presque tous les philosophes ont cru l’existence de quelque chose que l’on pouvait appeler « nature humaine », c’est-à-dire un ensemble de traits plus ou moins permanents – passions, désirs, capacités, vertus, etc. – qui caractérisaient l’homme en tant qu’homme. Alors que les hommes considérés individuellement pouvaient à l’évident varier, la nature essentiellement de l’homme n’avait guère changé avec le temps, qu’il fût paysan de l’Asie, intellectuel de l’Europe occidental. Cette vue philosophique, selon Hegel, est traduite par le cliché commun selon lequel « la nature humaine est immuable », dicton que l’on utilise à propos des manifestations les moins glorieuses mais les plus courantes de l’humanité telles que gloutonnerie, lubricité ou cruauté. Par contraste, Hegel ne refusait pas que l’homme eût un côté naturel dû aux besoins du corps, comme la nourriture ou le sommeil, mais il pensait que, dans sa caractéristique essentielle, l’homme était indéterminé, donc libre de créer sa propre nature. Et avec la découverte de la méthode scientifique moderne par l’homme, selon Francis Fukuyama, certains « faits » de la nature cachés aux plus grands esprits des générations antérieures, sont aujourd’hui accessibles à un étudiant de la première année simplement parce qu’il est né plus tard. La compréhension scientifique de la nature n’est ni cyclique ni aléatoire ; l’humanité ne revient pas périodiquement au même état d’ignorance primitive et les résultats de la science physique moderne ne sont pas soumis aux seuls caprices de l’homme.

 

Le peuple khmer et l’humanité

Le peuple khmer fait partie intégralement de l’humanité. Il bénéficie comme tous les peuples du monde une grande partie du progrès de l’humanité. Par conséquent, on ne peut pas dire que le peuple khmer d’aujourd’hui soit moins intelligent que ses ancêtres de l’époque angkorienne. Appeler donc, comme certains l’ont fait, les Khmers du XXIe siècle à s’identifier à ceux du XIIIe siècle, est une chimère, parce que comme l’on demande à revenir à son statut du peuple objet, c’est-à-dire un peuple dépourvu de la conscience de la liberté. Il est évident que le peuple khmer d’aujourd’hui, malgré sa souffrance identifiée, possède incontestablement cette conscience, parce que « l’histoire du monde n’est rien d’autre que le progrès de la conscience de la liberté ». On ne peut plus aujourd’hui corroborer l’affirmation de Montesquieu que l’esprit de servitude règne en Asie, le génie de liberté en Europe, en raison de l’absence d’une vraie zone tempérée, et de l’étendue des plaines en Asie, excluait les peuples de l’Asie d’être dans l’histoire de l’humanité. Le principe du progrès de la conscience de la liberté est comme acquisition cumulative et infinie de connaissance de l’humanité. Ainsi, la notion liberté à ses origines dans l’évolution de l’humanité qui nous permit d’affirmer son existence dans la conscience des peuples asiatiques comme ceux de l’Europe, sur la base du progrès de la démocratie libérale dans un grand nombre des pays asiatiques.     

 

Le peuple khmer et sa souffrance

La souffrance du peuple khmer d’aujourd’hui n’a pas de rapport avec la rupture du passé glorieux de l’époque angkorienne. Cette souffrance est la conséquence directe des erreurs commises par ses dirigeants et elles n’étaient pas corrigées par la génération suivante. Et on savait que Chaque lignée rajoutait une autre couche de bévue dont la cumulation constituait un jeu aveugle des passions qui conduisait les princes et dirigeants aux conflits et à la guerre pour conquérir le pouvoir et bâtir l’empire, mais cette grande nation démesurée finit par s’effondre parce qu’elle établissait cité divine, mais sans reconnaître les droits et la dignité des habitants humains. Cette « ruse de la raison » avait un prix à payer : la décadence durant plusieurs siècles qui s’ouvrait la porte à la convoitise des pays voisins d’emparer les territoires khmers. Heureusement, le peuple khmer continuait de faire la résistance aux déclins imposés avec une seule arme : la conscience de la liberté, laquelle lui permettait de préserver jusqu’à aujourd’hui la race khmère partout où il habitait. Et il savait que le salut de la nation se forgeait dans une exigence inflexible de cette conscience de liberté, qui lui donne du courage de braver le totalitarisme, une endurance collective face à l’affaiblissement de la qualité des dirigeants, et une patience d’airain vis-à-vis de l’avenir de son pays. La souffrance du peuple est bien identifiée, dont plusieurs générations ont été sacrifiée, plusieurs le seront encore pour que la liberté et l’égalité, appelée la démocratie libérale, soient une réalité.

                      

Conclusion

Nous n’avons pas besoin de puiser dans la grandeur d’Angkor pour faire un modèle du salut national, parce que l’homme khmer est déjà dans le présent, comme Condorcet écrit dans son ouvrage intitulé Progrès de l’esprit humain contenait une histoire de l’homme en dix étapes dont la dernière époque – en voie d’achèvement – était caractérisée par l’égalité des chances, la liberté, le rationalisme, la démocratie et l’éducation pour tous. L’auteur postulait que la perfectibilité de l’homme n’avait pas de fin, ce qui impliquait la possibilité d’une onzième étape de l’histoire inconnue à l’homme au moment où il écrivait. La solution à la souffrance du peuple khmer, est donc dans le présent. Bien sûr, il faut tenir compte le passé comme des leçons. Il faut le répéter sans relâche pour qu’il imprime dans la mémoire khmère, mais il faut que le peuple khmer soit conscient que le passé est toujours le passé. Ce qui est plus important aujourd’hui, c’est d’avancer dans le présent, sinon il n’y aura pas l’avenir.

 

 

Bibliographie1  

 

1 :

 - La fin de l’histoire et le dernier homme, par Francis Fukuyama ;

 - « La nature du climat » et les « lois de la servitude », par Montesquieu ;

 - La démocratie : Esquisse d’une théorie générale, par Pierre Rosanvallon de collège de France.

 -  L’édito de Christophe Barbier.

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 08:50

 

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La machine à perdre

 

En politique, le poids du mot est nécessaire mais pas suffisant pour nettoyer la crasse du pouvoir totalitaire et féodal, par exemple « Hun Sen va-t-en ! » est sans doute un mot qui sonne un idéal radieux, mais il n’est pas un moyen pour changer le destin du peuple khmer, dont son avenir sera à la morgue dans un Cambodge qui se prépare à recevoir davantage des millions des émigrants vietnamiens et des milliers des marchands chinois sans scrupule.

 

Cependant, chaque jour qui passe dans un Cambodge morbide rend plus difficile la pédagogie qui peut dessiller des dirigeants du Parti du salut national (PSN) que la politique est un art d’exécution et d’efficacité, pas des slogans de mots les plus crus. Autrement dit, l'ambition suprême du politique doit être que chaque minute de la vie de chaque citoyen soit aussi pleine d'épanouissement personnel que possible. Le coeur de l'action politique pour réaliser cette ambition, tient en un mot : décider. Mais décider vite ne suffit pas pour décider bien. Après le 4 janvier de cette nouvelle année, les cortèges des citadins en colère s’évanouissaient, alors les sbires du régime, appelés « la troisième main » sortent de leur tanière pour terroriser les opposants politiques et les ouvriers outrageux face aux patrons voyous. Cette apparition des hommes en casque intégral de moto ou « la troisième main » s’explique, peut-être, l’inefficacité des manifs pacifiques face à la détermination du régime actuel de rester coût que coût au pouvoir, ou la politique paralytique de l’opposition qui se transforme en machine à perdre. L'incapacité du PSN de penser son rôle exact dans la révolte populaire a été flagrante. Pendant cette révolte, on ne voyait qu'une succession de décisions potentiellemnt contradictoire, parce qu'il était dans sa logique de négociation avec Hun Sen, dont le trop grand souci de ménager ce dernier a paralysé ses actions. Et pourtant le peuple était prêt à faire la révolution, bien sûr non-violence, dont seuls les dirigeants du PSN feignaient d'ignorer l'existence.      

 

On le savait que Hun Sen se moque du « Khmer du peuple », nommé Sam Rainsy, qui propose aux manifestants une « prophylaxie anti-Hun Sen » dont le continu n’est que la négociation avec lui. Bien sûr, la métaphore « Khmer du peuple » est sans aucun doute à la hauteur du soutien des millions des Khmers à Sam Rainsy, mais cet évènement historique est toujours sous contrôle des conseillers politiques vietnamiens au Cambodge depuis le retour de ce dernier au pays. Et on le savait que sa politique « Chine contre Vietnam », laquelle n’est qu’un modèle obsolète de Sihanouk, a déjà couté au peuple khmer plusieurs millions de morts, c’est dire, il y a aujourd’hui, dans le Cambodge victime du communisme depuis 1970, des supporteurs de cette politique, à s’égarer, indifférents aux leçons de l’histoire de la même façon, après la restauration de la monarchie en 1993, de celui qu’on le nomme « Roi-Père ». Avec cette politique, le Cambodge a perdu son indépendance. Rien n'est plus dangereux pour un pays que de ne pas se souvenir de ce qui l'a menacé. A mon sens, Sihanouk ne transmit rien au peuple khmer, si ce n'est le musée S21 (Toul Sleing).   

 

Si cette politique paralytique de l’opposition perdure dans le temps d’agonie du peuple khmer, Hun Sen vaincra encore une fois sans faire beaucoup d’efforts et l’histoire repassera les plats des années 1993, 1997, 2008. Ces années furent aussi les « années de colère » du peuple khmer, nourris d’un même rejet du régime communiste, mais aussi celles de la « politique sans courage et sans efficacité » de l’opposition qui bloquait tout espoir d’un peuple de sortir de son malheur perpétuel. Peut-on croire que PSN, avec Sam Rainsy en tête, réussira à remonter la pente d’ici 2014 ? Avec la colère prompte du peuple après les élections du 28 juillet 2013, qui redevient aujourd’hui la rage silencieuse, la rupture entre le peuple et le PSN est donc évidente. Le premier n’ose plus descendre dans la rue pour crier « Hun Sen va-t-en ! » le second cherche péniblement une seconde voie pour sortir de l’impasse politique en faisant semblant qu’il est toujours avec le peuple, mais en réalité, il ne veut pas l’assumer idéologiquement. Durant six mois d’agitation, c’était une « parenthèse » pour le PSN. Cette épisode, c’était comme Sam Rainsy a décidé de courir le plus vite possible le 100 mètres pour atteindre la porte de sortie dans la case de 2 m² et sans issue du Vietnam communiste. A la fin, il s’épuisait. L’opposant inoxydable, comme disait l’autre, advient inopérant. Aujourd'hui, la survie politique de Sam Rainsy ne doit qu’à sa patience, mais sa puissance d’un Khmer du peuple est déjà atteinte sa limite. Cependant, sur le plan de sa culture politique, Sam Rainsy est resté lui-même : Sihanoukiste par opportunisme et royaliste par vice.      

 

Aujourd’hui, les choses sont dites, Hun Sen réitère son désir de négocier avec l’opposition, quant à Sam Rainsy, il disait à peu près la même chose : « tout le monde connaissait ses limites, ça suffit maintenant, il faut négocier. » Dans cette perspective d’arrangement qui autorise le mal, le jeu d’opposition stérile, on voit la machine à perdre du PSN est déjà mise en échauffement, et Sam Rainsy le savait très bien que ce démarrage s’ouvre aussi, comme d’habitude, le temps de l’intrigue, du traitre au sein du PSN. Quant au peuple khmer, il vit et vivra dans le présent et le futur qui sont et seront toujours dans le passé maladif. Une fois de plus, ce passé s’est imposé au présent et à l’avenir pour ce malheureux peuple. Mais s’il veut vraiment sortir de cette impasse morbide, dont la cruauté est quotidienne, il doit choisir sa propre voie : aide-toi, le ciel t’aidera. C’est ainsi qu’il pourra déplacer la montagne. Cette voie n’est que celle de la révolution : dès le départ, elle a l’avantage de prendre en charge un riche héritage du peuple khmer, un passé, tout un présent, déjà un avenir. Cette révolution pourrait remplacer la machine à perdre du PSN.            

 

 

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 09:58

 

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Une stratégie à reculons

 

 

Quand Sam Rainsy et Kem Sokha prorogent la négociation avec le Parti du peuple cambodgien (PCC), c’est sans doute pour exprimer l’aveu de leur échec, parce que dans les pourparlers entre les partis, celui de Sam Rainsy devrait s’abstenir d’évoquer le cas de Hun Sen, Premier ministre illégitime, qui pratique avec ses paras du 911, appelés la « Troisième main », les assassinats des manifestants pacifiques. Par la voie de négociation, Sam Rainsy obligera encore une fois de serrer ce troisième main, tachée de sang, de Hun Sen, en outrageant l’âme des 4 morts innocents, tués par les snipers de ce dernier, dont leurs revendications était de demander seulement une augmentation de salaire.

 

Nous le savons, après le 4 janvier 2014, date à laquelle la place de « Démocratie » étant assaillie par les hommes de Hun Sen, le Parti du salut national khmer venait de perdre l’initiative, parce que ces deux leaders, Sam Rainsy et Kem Sokha, ont perdu leur sang-froid en allant demander en vain l’aide de l’ambassade des États-Unis d’Amérique pour se cacher : ce geste est-t-il regardé comme l’acte de non-violence ou de lâcheté ? La question serait sans doute sans réponse, parce que ces deux leaders sont des humains normaux dont la peur de la mort est naturelle chez l’Homme. Et tous les humains sont compréhensibles à cette démarche. En revanche, ce qu’on sache, c’est que cette attitude a mis fin de leur anaphore « Je suis prêt à mourir pour mon pays ». En ce qui me concerne, je me demande, pourquoi Sam Rainsy a choisi l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique au lieu de celle de la République populaire de la Chine, dont il met tout son espoir à ce pays communiste d’être la solution khmère. Si sa foi intime à la Chine rouge s’ajoute à l’irénisme politique entre le Vietnam et la Chine en espérant que ces deux pays communistes aient la volonté de contraindre Hun Sen à partager le pouvoir avec lui, ne perdra-t-il encore plus la conscience des difficultés du Cambodge de faire pousser l’arbre de la démocratie libérale dans le champ des pays communistes ? S'il n'écarte pas rapidement de cette voie, le peuple khmer va accepter n'importe quels modèles démocratiques importés par les Chinois et des Vietnamiens. Ce peuple risque de ne pas avoir d'expériente pertinente dans la poursuite du maintien de la démocratie libérale et l'indépendance de son pays.        

 

Avec le choix de la solution communiste d’aujourd’hui, appelée la « stratégie à reculons » Sam Rainsy et Kem Sokha doivent prouver que, entre le peuple khmer, désiré du changement du régime, et eux, voulus partager le pouvoir, même pour une courte durée, avec Hun Sen, c’est encore du sérieux. C’est ce décalage qui crée le doute sur leur volonté sincère de servir le peuple. Mais on peut dire aussi que la politique est un art d’exécution et d’efficacité : seuls la méthode employée et les résultats obtenus diront si Sam Rainsy et Kem Sokha ont réussi. Mais, est-ce qu’ils ont aujourd’hui une méthode d’exécution ? La négociation avec le PPC est-elle une méthode ? Oui ! pour partager le pouvoir avec Hun Sen, Non ! pour révoquer Hun Sen de la fonction du chef du gouvernement, occupé illégalement depuis Chien Von, l’homme de paille de Hun Sen, a expulsé les députés du Parti Sam Rainsy de l’Assemblée nationale. Or on sait que la réussite souhaitée par la majorité des Khmers dans le conflit politique entre les électeurs et le parti au pouvoir se mesure par la fin immédiate du pouvoir totalitaire de Hun Sen. Donc, ceux qui soutiennent la « stratégie à reculons » sont des complices de la « Troisième main » parce qu'elle protège tous les crimes qui ont été commis par Hun Sen depuis belle lurette et ces forfaits sont restés impunis à ce jour.          

Et ceux qui applaudissent cette stratégie préfèrent le Parti au Peuple. Le choix probable du Parti du salut national khmer (PSNK) de siéger à l’Assemblée nationale pour préparer les élections, prévues dans deux ans ou trois ans… est idéologiquement infect, parce que ce choix évoque plutôt la victoire du PCC que celle de la justice, revendiquée par les électeurs. Peut-être Sam Rainsy et Kem Sokha ont-ils voulu que le peuple attendre la mort en attendant les choses s’arrangent d’elles-mêmes pour leur parti. En ce cas, leurs discours auront séduit leurs supporteurs inconditionnels, mais leurs actes seront arrachés sans pitié par les électeurs, et la communauté internationale, parce qu’ils vont laisser prospérer le mal dans le pays. Quand la « stratégie à reculons » sera mise en application par Sam Rainsy, et ce sera bientôt avec ou sans la garantie de l'O.N.U, le PCC et PSNK useront d’arguments similaires et s’autoriseront en avocats de la paix sociale et de la stabilité politique dans le pays, alors qu’ils partagent en fait le même objectif : la colonisation vietnamienne au Cambodge.                   

 

 

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 16:35

 

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Le grand danger

 

 

Le danger de la nation khmère est plus grave qu’on le croit. A tel point de déliquescence, ce n’est pas des immigrants vietnamiens qui menacent l’indépendance nationale, ni la dictature de Hun Sen qui bloque le processus démocratique prévu dans les accords de paix du 23 octobre 1991, c’est la capacité du peuple khmer de faire face au danger elle-même qui est remise en question. Cette interrogation, souvent effleurée, rarement abordée de front, qu’il convient d’élucider sans faux-fuyants et sans réserves. L’heure décisive où nous sommes exige cette franchise et nous fait un devoir de cette netteté.

 

Nous, Khmers, nous proclamons souvent : Nous sommes les héritiers du savoir en puissance du peuple d’Angkor qui sont capable de rebâtir la grande nation khmère comme nos aïeux, mais qui prennent soin de réclamer des aides des pays voisins et le Cambodge reste tributaire de l’étranger dans tous les domaines. Comment expliquer cette contradiction ?

Une première cause en est cette inertie de la pensée que M. Jean-François Revel(1) a appelé la « rémanence idéologique ». Une idéologie peut survivre longtemps aux réalités politiques et sociales qu’elle accompagnait. Malgré la restauration de la monarchie médiocre, cette inertie de la pensée jouait dans le débat des Khmers démocrates, bien que le monde évolue dans une direction opposée à leurs préoccupations superflues. C’est là le fait capital, la vérité pénible qu’il faut signaler, et dont il est nécessaire de dire froidement la douloureuse conséquence : Profitent de cette faiblesse des Khmers démocrates, la Chine et le Vietnam communiste, avec Hun Sen comme valet, sont aujourd’hui victorieux au Cambodge. Le fait en lui-même n’est pas niable. Tout le monde convient que l’éducation politique du peuple khmer n’est pas faite. Les adversaires de la liberté, y compris le Protectorat français, se font, cette absence, une arme ; ils proclament bien haut que « le peuple khmer n’est pas mûr pour la liberté. » Les communistes, Pol Pot, le premier, plus hautement encore, affirment que « l’ignorance des paysans est funeste ». Les uns et les autres sont dans le vrai ; mais s’il est exact que cette ignorance crée à l’implantation de la démocratie dans le pays de sérieuses difficultés; il n’est pas vrai, que dans l’esprit de la nation khmère se rencontre, à l’état rudimentaire sans doute, à l’état d’instinct, un sentiment d’autant plus puissant qu’il est moins raisonné, nous voulons dire : les révoltes contre le principe d’autorité (la révolte de Sdach Kan, de Por Kam Boar, des Khmers rouges, etc.) l’appétit de la liberté (la croyance au Bouddhisme, dont la liberté est au cœur sa philosophie.) Donc, dans son ensemble, ou du moins dans son immense majorité, la nation khmère présente ce double caractère, éminemment contradictoire :

 

1. Qu’elle est, par instinct et par sentiment, tout à fait incapable de subir longtemps un pouvoir autoritaire ;

2. Qu’elle n’a pas l’éducation et la netteté d’opinion strictement nécessaire pour réguler avec l’intelligence, avec calme, avec régularité, au gouvernement du pays par le pays.

 

De telle vérités sont dures et pénibles à dire ; mais il faut s’y résigner, car la situation qui forcément en résulte n’est pas de celles qu’on puisse dissimuler ni supporter longtemps. Comment, en effet, dissimuler une vérité par tous reconnue dont les adversaires de la liberté eux-mêmes ont fait abus.

 

Il y a deux manières, pour une idéologie, de finir, dans les faits et dans les esprits. Elle est très bien  être terminée dans les premiers et régner encore dans les seconds, n’avoir plus aucun effet dans l’action – sinon un effet freinage – et occuper une place énorme dans les mots. Elle obéit alors à la consigne suprême des idéologies. Par exemple, nous n’hésitions pas de glorifier par les mots ampoulés du Roi Jayavarman VII, sans doute, roi libérateur de l’occupation des Chams, roi bouddhiste, mais un conservateur indéniable de l’idéologie monarchique fondée sur l’obéissance inconditionnelle du peuple à son souverain. Ce roi a sans doute une place dans l’histoire de la gloire de la nation khmère, mais cette célébrité martiale ne faisait jamais le bonheur du peuple. Par cette glorification, nous oublions que la voie du progrès, de la libération du pays et du peuple devrait toujours accompagnée par le développement de la liberté du peuple. Et les adeptes des Khmers rouges disent souvent des mots absurdes, c’est une façon subreptice d’insinuer : « Voyez, Pol Pot, ce n’est pas si mal que ça, mis à part quelques "pratiques contre l’humanité" il combattait au moins les Vietnamiens, ennemis du peuple khmer et il rendait aussi tous les Khmers également avisés.» Enfin, les mots candides prononcés par le Président du  Parti du salut National khmer (PSNK), c’est une façon détournée d’honorer : « le roi Sihamoni est victime du régime totalitaire comme tous les Khmers, il n’est donc pas responsable de sa collaboration avec Hun Sen. »

 

Au sein des héritiers du peuple d’Angkor que nous revendiquons à tort ou à raison, il y a une masse presque toujours inerte et passive, constitue une énorme force de la nation. Elle est composée, presque en totalité, de femmes et d’hommes qui n’ont pas su ou n’ont pas pu se donner l’instruction, l’intelligence. C’est ce que les urbains ont le tort d’appeler avec dédain : « Neak Sré » (les ruraux) et, en langage hautain : « les ignares ». Le plus grand nombre, sans opinions bien arrêtées, subit l’influence de l’éducation première, toute pleine des préjugés et des traditions autoritaires, dominée par le Bouddhisme, sur qui la monarchie conserve une action puissante. On l’a constaté récemment : les prières publiques ordonnées par le parti PSNK, allié de la monarchie, l’invocation continue de la religion dans tous les discours politiques. C’est pourquoi le PSNK n’est quelque chose que par la monarchie. Du reste, c’est un fait naturel et logique. Le seul levier du principe d’autorité de la monarchie, sa seule base, c’est la foi ; la foi doit être aveugle, l’obéissance passive. N’ayant pas d’opinions précises et ferme, les ruraux, vivants dans les villes pour subvenir aux besoins de leurs familles, iraient au hasard de leurs mécontentements, c'est-à-dire la participation aux élections non démocratiques ; et c’est ce qui est arrivé : témoin les succès du PSNK aux élections du 28 juillet. C’est ce fait se rencontre les causes principales qui font en même temps la force et la faiblesse du PSNK : La force repose sur le soutien d’une masse de population qui désire le changement de ses conditions matérielles indécentes, le salaire, le logement, la gratuité des soins, la pension pour les personnes âgées etc. La faiblesse est l’absence d’une force politique qui suppose que la volonté de tous les citoyens, chez chacun d’eux la connaissance exacte des faits, des choses, des principes sur lesquelles ils sont appelés à se prononcer, c’est-à-dire une éducation politique.

 

La force politique étant donnée au nombre, si le nombre est aveugle ou ignorant, le pays est livré forcément à tous les hasards. Toutes les entreprises deviennent possibles. Il suffit de tromper ou de flatter les masses pour disposer de leur force.  Sihanouk pouvait le faire au moyen de la séduction et du régime de contrainte ; Pol Pot le faisait par le mensonge et la terreur, Hun Sen le fait par la corruption, la fraude et la force. Cette situation dangereuse n’a qu’une issue : donner à la masse gouvernante l’éducation politique qui lui manque. Toute autre solution serait vaine. Mais est-ce que le peuple khmer a-t-il le temps pour s’instruire ? Est-ce que la nation khmère peut se permettre d’attendre ? Le peuple khmer peut encore gagner cette bataille. Il peut gagner non pas par la voie non-violence, mais par celle de la révolution non-violence. La voie non-violence est une force isolée, elle n’a pas ennemi. En revanche celle de la révolution non-violence est une force collective organisée, c’est-à-dire une force politique, il est donc nécessaire qu’elle doit identifier ses ennemis, si non sa cause est en danger. Aujourd’hui le peuple connait bien ses ennemis : la vaillance est donc indispensable. Attendre, c’est perdre toutes ses chances, parce que chaque jour mille colons vietnamiens assaillent la terre khmère. S’il veut attendre cinq ans encore, il sera de cinq ans plus près de la mort. Par la voie de la révolution non-violence, il s’instruit de la politique, c'est-à-dire ses drois et ses devoirs, dans l’action de la révolution et combatte en même temps pour sa liberté et l’indépendance de sa patrie en tant que Citoyen responsable. La révolution non-violence, c’est tout simplement d’utiliser le pouvoir du peuple, une arme unique, pour défendre une cause juste et contre des ennemis de la nation. Cette arme ne doit jamais être utilisée en vue d’un projet injuste ni contre un faible ennemi.

Si le peuple khmer s'abstient; si confiné dans sa tradition d'obéissance à l'autorité arrogante, il ne jette pas dans le combat politique sa force prépondérante, il verra peu à peu s'effondrer son pays, le Cambodge. 

(1) Jean-François Revel : Philosophe et écrivain français.

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 08:54

 

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La révolution khmère

 

Si elle doit advenir la révolution khmère ne viendra jamais du parti PSNK (Parti du Salut National khmer). D’abord parce qu’il ne souhaite pas renverser le pouvoir actuel, qui demeure providence et ses argents sales avec quoi il survit. Ensuite parce que sa stratégie de lutte politique suit la voie de réforme, dont la négociation avec le PPC (Parti du Peuple Cambodgien) est une voie unique. Ce parti oublie qu’on ne peut pas réformer les institutions sans avoir préalable réformé les esprits, mais on ne peut pas réformer les esprits si l’on n’a pas préalable réformé les institutions. Au Cambodge, nous n’avons pas, ni réformé les institutions, ni réformé les esprits du peuple khmer, parce que nous avons peu de modifier la tradition, fondée sur la loi de l’obéissance. Avec cette loi, les manifestations successives après les élections du 28 juillet laisseront un souvenir d’un espoir amer aux yeux de la majorité du pays. Oui, le Cambodge est « monarchiste » nation millénaire qui veut de la gloire, mais point démocratie et le principe d’obéissance sous sa forme simple, en tant que principe, possède la majorité des cadres du PSNK.      

 

Si elle doit advenir la révolution khmère ne viendra pas des khmers pauvres les plus violemment frappés par l’injustice sociale. D’abord parce qu’ils ne souhaitent pas avoir des ennuis avec le pouvoir actuel. Ensuite, parce que leur colère emprunte les voies de la prudence. Ils sont indifférents à la politique tant que leurs intérêts matériels ne sont pas en jeu, affolés et surexcités dès que ces intérêts sont compromis, fournissent à tous les "sauveteurs" c'est-à-dire à tous les mensonges, le formidable appoint de leur nombre. Le peuple khmer, a-t-on dit souvent, est « conservatiste » Sans doute, il veut le changement, mais point chienlit, et c’est là une vérité flagrante. Cette mentalité qui fait que le Cambodge soit un des pays du monde où s’établissent, où se conservent avec plus regrettable aisance les despotismes les plus variés.

 

Si elle doit advenir la révolution khmère ne viendra pas des démocrates et des libéraux. D’abord parce qu’ils sont démocrates et libéraux d’instinct et de sentiment. Ils ont le goût de la liberté, sans en avoir le plus souvent le discernement ; ils sentent plus qu’ils ne pensent et, même chez les plus ardents, surtout chez ceux-là, l’opinion, peu en point raisonnée, flotte dans le vague et participe bien plus de la passion que de la conviction. Ils ont participé avec les communistes à restaurer la monarchie archaïque en choisissant Sihanouk, ami des Khmers rouges, comme roi. Avec cette restauration, le pays va de secousse en secousse et le maintien du PPC au pouvoir est l’ouvre de Sihanouk, et les désastres du peuple khmer sont ses faits.   

 

Si elle doit advenir la révolution khmère ne viendra jamais des intellectuels, ou plutôt des diplômés. D’abords parce qu’ils ne souhaitent pas renverser le régime actuel. Ensuite parce qu’ils s’écartent de la politique dont elle demeurait chose interdite, prohibée. C’est une chose « tabou » : tout citoyen qui s’occupe des affaires publiques est un brouillon. Ils pensent qu’ils peuvent sauver le pays avec uniquement par la lecture et l’écriture. Non ! ces deux éléments de savoir sont comme le labour dans une terre vierge : ils préparent l’esprit à recevoir telle semence qu’on y voudra jeter. Ils sont le labour et ne sont pas la semence. 

Ils sont loin d’avoir la même unité, d’observer la même règle intellectuelle. La discipline des opinions, c’est-à-dire la discussion, l’intelligence, n’étant pas imposée comme celle de la foi, mais simplement volontaire et consentie. Ils préfèrent vivre sous la protection du pouvoir, quel que soit sa nature. Ils veulent le progrès, mais point liberté. L’inertie des hommes de savoir depuis toujours qui coûte si cher au pays. Comment s’étonner de l’ignorance où s’attarde le pays ? Comment éviter que, dans la majorité du pays, les idées fausses pénètrent et s’incrustent ? Voilà pourquoi le Cambodge est la terre promise de tous les aventuriers de la politique tyrannique, comme Pol Pot avait cherché sa route dans les ténèbres, tombait dans l’utopie, dans le « système » totalitaire, et la restauration de la monarchie aboutit à la dictature.

 

Eh bien ! ce qu’il faut faire comprendre au peuple khmer, c’est que l’heure est venue de combattre activement la dictature, non pas pour conserver son repos, mais pour son existence, il faut lui faire sentir que sa somnolence l’a compromise, et que le danger est grand. Entre la violence du régime actuel, l’inertie des hommes de savoir, le conformisme des démocrates et des libéraux, la prudence des Khmers pauvres et la négociation du PSNK avec le PPC est aujourd’hui placé le peuple khmer comme entre l’enclume et le marteau. Le centre de la nation, débordé par les deux désastres, est pris entre la violence et le mensonge. D’un côté, la dictature du PPC, de l'autre, l'esprit de réforme inadéquate souhaité par le PSNK, ces deux dangers se valent l’un l’autre, parce qu’ils souhaitent maintenir le régime actuel. La résistance pourtant est facile. Quand le Peuple marchera pour combattre la dictature avec ou sans le PSNK, dès le premier pas, la force et le nombre se formeront en espoir national. Certes, la révolution khmère n’est point facile, mais elle n’est pas impossible à faire, comme pour toutes les grandes entreprises, quand les premiers difficultés du commencement seront surmontées, la chose ira de soi, chaque pas avancé facilité par les avancements de la veille. Cette révolution du peuple, par le peuple et pour le peuple constitue la véritable force souveraine d’influence et d’autorité.

Cette force n’est qu'une force républicaine. Et la constitution d’une monarchie, d’un despotisme quelconque ne nous arrêterait pas dans une série de chutes. Toute dictature, en un peu de temps, nous conduirait à des révolutions. Par quelque temps que commence la série, elle forme un cercle dont nous parcourrons toujours tous les points : révolution, dictature, corruption, révolution, et ainsi de suite, nous ne trouverions la formule définitive d’une république qui puisse durer. C’est le Peuple khmer de faire cette révolution pour bâtir une république​ dans laquelle il sera souverain, il est responsable, et cette responsabilité porte en elle-même une suffisante sanction : Si le Peuple khmer ne fait pas, il périra le premier.             

 

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 16:01

 

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La nausée

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Les  Cambodgiens n’ont pas besoin ces images qui leur donnent sans aucun doute la nausée. Oui, il y a, au fond, de Sam Rainsy une mélancolie étrange qui lui fait aimer la Chine communiste. Ainsi depuis quelque temps, ce dernier cherche à faire savoir à Hun Sen qu’il a le soutien de la Chine communiste, fabricant du régime sanguinaire des Khmers Rouges au Cambodge (1975-1978). Et les Cambodgiens victimes, le savaient que cette Chine-là, avec ses idées, anti-liberté, anti-démocratie, est toujours l’ennemi du peuple khmer.

 

Après les élections du 28 juillet et les scrutins truqués, les électeurs ont provoqué la colère populaire, parce qu’ils n’ont pas accepté que leur vote est trafiqué par le Parti au pouvoir. Ils ont voté par défaut le Parti salut national khmer (PSNK) sans le savoir qu’il n’est que le paravent qui sert à stopper le vent de leur indignation contre le régime actuel. Oui, ils ont cru qu’ils pouvaient compter sur ce parti qui, jusqu’ici, leur a manqué pour défendre contre l’injustice.

 

Sam Rainsy est aujourd’hui dans un tel état de déréliction qu’il souhaite que la Chine communiste intervienne dans la politique intérieure du Cambodge. Il persuade que cette Chine chassera Hun Sen du poste de Premier Ministre ou le forcera à partager le pouvoir avec lui. Il a porté le drapeau de la Chine communiste dans les rues de la capitale pour attirer l’attention de cette dernière. Ce geste est insensé de la part d’un Cambodgien qui prétend à un titre de « Sauveur du peuple khmer en danger de mort » ou « Premier Ministre élu ». Ce désordre d’esprit, organisé tout à coup contre le peuple khmer, montre bien que Sam Rainsy est incapable d’incarner une alternative crédible, il cède à la Chine communiste le rôle d’arbitre dans son conflit avec Hun Sen, protégé du Vietnam communiste.

 

Par le vote du 28 juillet, les Cambodgiens ont envie de punir le Parti du peuple cambodgien (PPC) pour trente-quatre ans de pouvoir communiste (1979-2013). Comment peut-il donc accepter l’aide de la Chine communiste en espérant que le Cambodge sans le PPC sera un pays non communiste. Et comment peut-il donc croire que la Chine communiste punisse le Vietnam communiste pour des incartades à répétition de Sam Rainsy depuis 1993 : cette fois-ci, pendant la marche de colère des électeurs dans les rues de Phnom-Penh pour réclamer la justice, il s’est désigné porte drapeau de la Chine rouge aux méprises de deux millions des Khmers victimes du régime des Khmers rouges, soutenu par cette dernière. Ce geste montre bien aussi que Sam Rainsy n’hésite pas de trahir le peuple khmer pour être ami de Hun Sen, parce que la Chine communiste et le Vietnam sont des camarades et frères de sang. Il faut savoir que Sam Rainsy cesse depuis un certain temps d’appeler son ami « le dictateur », Samdech est son nouveau vocabulaire. Ce changement de ton change aussi la ligne politique du PSNK. Ce parti  aboie mais ne mord plus. Les colères populaires, orchestrées par ce parti, se succèdent, jamais le refuse du résultat des scrutins du 28 juillet ne se transforme en contestation du maintien de Hun Sen au pouvoir. Ce dernier ne redoute plus la mobilisation des électeurs en colère contre son régime totalitaire, parce qu’elle ne menace plus son pouvoir. Il dort tranquille, parce que Sam Rainsy ne dort plus dans la cage de la Chine communiste. Hun Sen le savait que son opposant devient simplement un supplétif de son parti, additif dopant du pouvoir communiste au Cambodge. Ce héros d’hier qui empêchera pour le bonheur du PPC des colères populaires de devenir une révolution contre le régime communiste.

 

Si la poursuite de la négociation du PSNK avec le PPC n’est qu’une discussion entre les partenaires pour partager le pouvoir, si le partage demeure interdit au PPC, que se passera-t-il ? L’attente est la seule voie pour le PSNK, parce que ce parti n’est plus capable de transformer les mécontentements populaires en révolution. Ne pouvant suivre le PSNK dans cette attente, le peuple khmer doit agir maintenant comme une ribambelle de brasiers devient un incendie, un bouquet de jasmins d’indignation peut aboutir à une révolution en Tunisie. Le peuple khmer d’aujourd’hui, victime du communisme, ne peut plus accepter de voir Sam Rainsy comme porte drapeau de la Chine communiste dans les rues de Phnom-Penh, parce que ce geste ne différencie guère de Hun Sen qui a l’échine souple devant ses supérieurs vietnamiens communistes. Aujourd’hui, l’affaiblissement du pouvoir n’a égal que l’impuissance de l’opposition : les échanger ne mènerait à rien. Il faut accélérer donc le processus de la révolution en créant un Conseil National de la Transition(1), afin de bloquer la coalition des partis antidémocratiques, le PPC et le PSNK, parce que cette alliance sera un fléau national. La nausée est le mot juste pour dénoncer la trahison de Sam Rainsy.

 

1. Ecouter la radio du Mouvement de la révolution Lotus (Discours de méthodes de la libération de la Nation Khmère de l'occupation vietnamienne et du régime communiste). 

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 05:19

 

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Le courage

 

 

De manifestations en manifestations à Phnom-Penh, on ne parvienne plus à distingue l’indignation du révolte populaire. On a l’impression que le Parti du salut national khmer (PSNK), parti de l’opposition, travaille toujours persuadé qu’il suffit de donner du temps au temps et on sait que pendant ce temps le Parti populaire du Cambodge (PPC), parti au pouvoir, gagne à petit pas, mais surement, sur le terrain international et l’opinion des Khmers. A travers ses revendications, le PSNK reconnaît de facto le gouvernement royal, dirigé par Hun Sen, qu’il a accusé d’institution inconstitutionnelle. L’affaire de fraude électorale devient aujourd’hui une affaire banale, parce que les escrocs deviennent des acteurs incontournables dans la stratégie de négociation du PSNK.

 

Sam Rainsy et Kem Sokha continuent de persuader les électeurs trompés que la négociation avec le PPC ne serait pas une entente ou une soumission, parce que le PSNK maintient toujours sa position. Mais on le savait que cette position est obsolète, parce que le PPC ne veut point changer sa condition préalable : le PPC est le seul gagnant des élections du 28 juillet. La négociation complexe souhaitée par le PSNK qui se trouve aujourd’hui son impasse. Continuer donc d’en parler aujourd’hui serait de réduire l’élan du peuple khmer pour combattre la dictature et le régime inféodé au Vietnam et à la Chine communiste. Mais, vous, Sam Rainsy et Kem Sokha et les autres, quels sont vos mandants ? D’où tirez-vous cette légitimité dont vous faites un usage d’autant plus ostentatoire pour négocier avec des voleurs de la victoire électorale ?

 

 

Que faire ? Quand on se proclame Premier ministre élu, Sam Rainsy devrait, comme Hun Sen, former un  gouvernement avec sa majorité absolue de 63 sièges à l’assemblée nationale. Ce serait à partir de cette formation du gouvernement dirigé par Sam Rainsy, on pourrait parler de la crise politique et le pose dans les milieux de chanceliers des pays étrangers au Cambodge : qui est le Premier ministre légitime ? Mais ce problème n’existe pas. Et Hun Sen continue de diriger le pays si les artères du pays ne gonflent pas du sang de l’ire du peuple, et l’apoplexie publique l’obligera à quitter le pouvoir. Mais si Sam Rainsy et Kem Sokha veulent élargir leur base démocratique, ils devraient créer « un Conseil National de la Transition(1) » avec les autres mouvements politiques qui se battent politiquement contre le régime actuel, dont la mission principale c’est de faire appliquer les accords de paix du 23 octobre 1991.

 

Le Cambodge a, aujourd’hui, le devoir de tirer les leçons du passé qui faisaient plonger le pays dans le chaos. Le courage en politique, c’est d’avoir le courage de changer ces aberrations. La contrition collective n’est pas une force populaire qui pourrait subvertir le courant de la décadence de la nation khmère, il faut donc faire une révolution, mais pas comme Pol Pot. Et ça tombe bien, parce que la majorité des Khmers ont envie de changer le régime actuel. Le peuple khmer d’aujourd’hui ne demande pas à Sam Rainsy et Kem Sokha une chance comme Napoléon Bonaparte exigeait de ses généraux dans les champs de bataille, mais il les réclame un courage et une méthode pour conduire cette révolution avec le peuple et pour le peuple. Ont-ils le courage de faire une véritable révolution qui toucherait à la matrice même du pays ? S’ils continuent de négocier avec Hun Sen, ce serait condamner à terme au statut de collaborateur. Quel absurde aveuglement !

 

1 Cette conception a été inventée par le Mouvement de la révolution du lotus. Ecouter (radio Khmer révolution lotus) les discours de méthode de révolution de M. Ou Chal, membre fondateur de ce mouvement.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 06:55

 

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Le mal est fait !

 

Le mal est fait, et le parti du salut national (PSN) ne peut pas faire semblant qu’il ne soit pas responsable du maintien de Hun Sen au pouvoir pendant encore cinq ans et plus longtemps encore si son esprit est toujours guidé par une impuissance analyse du danger de la nation khmère. Après avoir promis le peuple khmer qu’ils pourraient faire tomber la dictature par les élections non démocratiques, Sam Rainsy et Kim Sokha, deux stratèges velléitaires à l’audace douteuse, continuent de malmener leurs compatriotes par une nouvelle stratégie qui ressemble à celle de Norodom Ranariddh. Elle consiste à se crever leurs yeux afin que Hun Sen se porte mieux. Ils ont donné un nom à leur ruse «duopole de la victoire », d’où la possibilité de négocier pour partager le pouvoir avec ce dernier. Mais, on le savait depuis belle lurette que Hun Sen a un principe dans la négociation avec ses ennemis : « ce qui est à moi est à moi, ce qui est à toi est négociable ».

 

Mais, on constate que la négociation de Sam Rainsy avec Hun Sen, laquelle s’ouvre un processus sui generis dont on ne connaisse toujours pas l’aboutissement,  ressemble plutôt à une offre de services du premier au second : PSN contrôle le pouvoir législatif avec ses 55 députés et PPC dirige le pouvoir exécutif avec l’appui de sa majorité absolue de 68 élus à l’Assemblée nationale et chacun donne selon ses moyens pour le bien de tous les Khmers. Que c’est malin de la part de Sam Rainsy et Kem Sokha d’y rajouter pour tromper leurs électeurs que cette mesure serait provisoire, dont le but était de débloquer la crise politique, en attendant la création d'un comité neutre pour examiner des irrégularités qui ont été commises au cour des élections du 28 juillet. Hun Sen ne juge pas bon y accepter, parce que pour lui, il n’y ait pas la crise politique au pays khmer : Son parti a gagné les élections législatives en obtenant la majorité absolue à l’Assemblée nationale pour diriger le pays. Avec cette position de domination inexpugnable, Hun sen est en train de tirer son épingle du jeu. Seul un évènement extraordinaire pourrait l’ébranler. Cet évènement sera sans doute une révolte du peuple khmer contre la dictature.

 

Mieux encore, sa présence à la réunion à huis clos des hauts dignitaires des partis PPC et PSN du 16 septembre, Hun Sen a réussi à faire accepter par Sam Rainsy et Kem Sokha qu’il y avait une entente de trois points majors entre son parti et le PSN. Le communiqué a été lu par Prak Sokhon, conseiller spécial de Hun Sen, pour informer le public. La confusion était totale dans le rang des manifestants à la « place démocratie ». Le lendemain, Sam Rainsy et Kem Sokha n’osaient même pas y rendre visite aux manifestants pour remercier de leur audace ébouriffante pendant trois jours pour faire face au pouvoir dictatorial. En effet, ce communiqué signait l’échec de ces trois jours historiques et créait un malaise dans l'esprit du peuple khmer.           

 

Oui, la stratégie de négociation du PSN est injuste et inefficace. Injuste, parce que la justice revendiquée par les électeurs est minimisée par cette négociation sans fin et cependant, on est certain que Hun est déjà le gagnant : il préserve son pouvoir intact avec la bénédiction du roi pantin. Et oui, le mal est déjà fait. Inefficace, parce que cette stratégie est déjà utilisée sans résultat par Ranariddh. Le PSN ne pourrait jamais contrôler le pouvoir législatif en position de minorité à l’Assemblée nationale et dans un pays où il n’y a pas l’État de droit. Et oui, Sam Rainsy et Kim Sokha continuent de rêver d’être plus intelligents que des conseillers politiques vietnamiens communistes au Cambodge, mais leur stratégie de négociation dit le contraire, parce qu’ils sont en train de féliciter Hun Sen pour avoir volé le pouvoir avec effraction de la constitution.

 

Dans cette stratégie, Sam Rainsy ne peut pas exiger un changement politique et une révolution, parce que tout le pouvoir est toujours dans la main d’un dictateur tout puissant. Le changement politique doit l’amener à imposer une existence d’un État de droit et d’une administration irréprochable. Or, ces deux leviers, on le sait, sont bannis par Hun Sen. La révolution est celle de l’arrêt de l’immigration des Vietnamiens au Cambodge et celle du retour au Vietnam des millions ressortissants vietnamiens qui sont venus s’installer inégalement au Cambodge. Après les élections du 28 juillet, en acceptant la négociation à huis clos avec Hun Sen, puis en discourant sur la détermination inébranlable de sauvetage du pays en danger, Sam Rainsy et Kem Sokha ont menti leurs électeurs, parce que leur objectif principal dans leur foucade, c’est de partager le pouvoir avec Hun Sen.

 

Que s’engagent-ils le pays dans cette voie ? Si Sam Rainsy et Kem Sokha ne changent pas de vision et préfèrent la négociation avec le PPC, Hun Sen à toutes les changent de rester au pouvoir jusqu’à la fin de sa vie, parce qu’il sait ce qu’il veut. A travers la dictature, soit, mais il y va pour préserver son pouvoir. Avec ce pouvoir, il passera son temps à servir la Chine et le Vietnam communiste, et le Cambodge subira le même sort que le Kampuchéa Krom. En revanche, si ces deux leaders du PSN restent avec le peuple et combattent avec lui la dictature et l’occupation vietnamienne, ils prendront des risques nécessaires, et devant eux, ils verront s’ouvrir les portes de l’histoire. Comme dit François-René de chateaubriand ; le champignon vénéneux pousse au pied du chêne, mais n’est pas le chêne. Hun Sen n’est pas le chêne, les citoyens khmers pourraient donc l’arracher avec leurs mains pour le jeter dans la poubelle comme un champignon vénéneux.

 

La monarchie khmère est morte aujourd’hui. Le roi Sihamoni est inutile pour la nation khmère. Sam Rainsy et Kem Sokha peuvent se passer de lui. Il faut oublier son existence médiocre : le peuple khmer suffit pour faire comprendre à Hun Sen, il est temps qu’il quitte le pouvoir. Le mal naît avec la négociation avec le dictateur. Il prospère avec l’argent de ce dernier. Le cas de Ranariddh est la leçon pour ceux qui veulent offrir leurs services du patriotisme à Hun Sen. Ils finissaient toujours leur existence dans la poubelle du PPC. Bien sûr, dans mes propos, je me garde bien de donner des leçons de stratégie à Sam Rainsy et Kem Sokha. Mais, je ne peux que constater que le mal est fait depuis qu’ils ont décidé de participer aux élections non démocratiques du 28 juillet.

 

Pour ceux qui veulent le changement, la stratégie de négociation du PSN avec le PCC serait sans doute dans les urgences oubliées, et dans les indignations retombées. D’ici quelques semaines, les 55 élus du PSN siègeront à l’Assemblée nationale à côté les 68 voleurs et tout redeviendra comme avant, parce que le mal est fait. Que reste-t-il au peuple khmer malheureux ? C’est affreux d’avoir y pensé. Peut-il vivre infiniment dans les conditions douloureuses ? Sa révolte est-elle repoussée sine die ? Attend-t-il encore l’hallali du PSN pour faire tomber le régime actuel ?

Le mal est fait, mais hun sen n’est pas le chêne !   

      

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 07:30

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Le 23 septembre 2013

 

 

Ce lundi 23 septembre 2013, l’assemblée nationale, entourée en ce moment-là d’un imposant déploiement de troupes, étant en séance d’ouverture pour la cinquième législature en présente du roi et les soixante-huit représentants du parti du peuple du Cambodge(PPC), à la suite de la proclamation officielle du Comité national électoral (CNE) des résultats, laquelle a été approuvée par le Conseil constitutionnel du Cambodge (CCC), donnant le PPC gagnant avec 68 sièges et le parti du salut national khmer (PSNK) perdant avec 55 sièges. Le PSNK a contesté immédiatement ces résultats et les 55 députés élus ont boycotté cette séance d’ouverture, en la qualifiant d’anticonstitutionnel.

 

Ce 23 septembre, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale moitié vide, le roi Sihamoni, au perchoir qui se ressemble à un juchoir, se leva et proclama solennellement avec laconisme tranquille l’ouverture de cette cinquième législature. Cette déclaration royale, c’était l’avenir qui entrait, un avenir connu : le Cambodge sera gouverné par des voleurs. Ce moment eut quelque chose de tristesse. L’assemblée nationale n’était plus la maison du peuple khmer, c’était une cachette des malfaiteurs vivant hors la loi. Oui, ce moment de monotonie connu déjà depuis deux décennies, Hun Sen, le chef des bandits, devait remercier à son roi qu’il avait fait ses efforts pour lui transmettre à nouveau le pouvoir dictatorial intact pour maintenir la tranquillité du régime et la monarchie.

 

Ce 23 septembre, le roi Sihamonie et les 68 bandits venaient à violer la souveraineté du peuple khmer et la constitution. On savait depuis le 28 juillet, journée des élections truquées avec la participation du parti salut National Khmer (PSNK), un guet-apens réussi, un crime odieux qui a été commis par les partis PPC et le PSNK. Ce crime contient tous les crimes, la trahison dans la conception, le parjure dans l’exécution, la spoliation, et le vol dans le triomphe ; ce crime traîne après ces élections injustes, comme parties intégrantes de lui-même : la négociation entre ces deux partis, en ce moment même pour partager la victoire, constitue la suppression de la volonté du peuple et des lois, parce que le criminel est absout et la volonté du peuple est proscrite. Et oui ! ceci est poignant à dire, le roi Sihamoni, le garant des inviolabilités constitutionnelles, est dans le coup et le peuple khmer pourrait lui dire « C’est un faux poids qui règne dans le Royaume des 68 bandits ».

 

A l’heure qu’il est que tous ceux qui servent ces 68 bandits et leur roi, s’ils se croient les serviteurs du peuple, qu’ils se détrompent. Ils sont les camarades des voleurs et du parti communiste vietnamien. Depuis le 23 septembre, il n’y a plus au Cambodge de fonctionnaires de l’Etat, il n’y a que des complices. Le moment est venu que chacun se rende bien compte de ce qu’il a fait et de ce qu’il continue de faire. Continuer à obéir Hun Sen et le PPC est un crime contre le peuple khmer et de l’humanité. Accepter de partager le pouvoir avec Hun Sen est une trahison aux électeurs qui avaient le courage de briser les chaînes de la dictature.

 

Allons, consciences, debout ! éveillez-vous, il est temps ! Et si la loi, le droit, le devoir, la raison, le bon sens, l’équité, la justice, ne suffisent pas, que nous continuons à songer à notre avenir meilleur sans la dictature. Si la peur se tait, que la responsabilité de chacun parle pour faire tomber la dictature ! Certes, la démocratie est menacée, c’est là un état de choses grave. S’endormir sur une telle situation dans laquelle, il y a le triomphe du crime, c’est un déshonneur de plus. Nous, Khmers, ne devons pas adhérer au gouvernement des voleurs par le consentement de la léthargie. Ce gouvernement est la honte du pays. Soit, cette honte est attirée des investisseurs chinois et vietnamiens. N’espérons rien de ces exploiteurs !

 

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