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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 10:03

DSC05407

Merci M. le Président

 

La France est coupée, électoralement parlant, en deux, mais elle a un nouveau Président, il s’appelle François Hollande. Celui-ci est élu avec 51,62 % des voix. Mais 48,38 % des Français ont voté pour le Président sortant, M. Sarkozy. Celui-ci est battu sans doute, mais sa sortie est respectable, parce qu’il résistait mieux qu’on avait fait croire dès le début de la compagne électorale qu’il n’aurait pas pu passer au second tour. Ce score ne ferme pas l’espoir à la droite républicaine de garder la majorité à l’Assemblée nationale aux élections législatives au mois de juin prochain.

 

Je salue le bilan du Président sortant. Pendant cinq ans de sa présidence, la France maintient bien son rang de grande puissance européenne et mondiale. Avec l’Allemagne, elle fait tout pour sauver l’Euro, fragilisé par la crise mondiale. Avec la panne de croissance, l’économie française n’est pas en situation de récession. Certes, le taux de chômage augmente, mais moins vite que les autres pays européens. Bien sûr la France est derrière l’Allemagne, mais elle n’est pas non plus un pays sous perfusion d’aides et placée sous surveillance de la banque européenne et FMI. Elle reste toujours un acteur incontournable pour bâtir l’avenir de la communauté européenne et joue un rôle majeur sur la scène internationale dans le domaine de défense de la démocratie et des droits de l’homme. La France est toujours respectée dans toutes les institutions internationales. Elle est considérée comme l’héritier légitime de la culture humaniste. Son nom s’est fondu avec des grands noms de l’humanité, tels que Jean Jacques Rousseau, Victor Hugo, Jean Jaurès, et les autres. M. Sarkozy n’avait pas sali la France que je sache. Soyez un peu lucite avant de juger son bilan par voie raccourcie. Ce jugement lapidaire, c’est faire fi de la réalité du bilan du quinquennat de M. Sarkozy.

 

Je salue l’homme, parce qu’il est courageux et combattif. M. Sarkozy aime son pays et pendant trente-cinq ans, il sert son pays avec passion comme maire, député, ministre et président de la république. Il est élu de la nation. Son mandat est toujours démocratique. Les détracteurs de M. Sarkozy prétendaient que ce dernier soit primesautier. Ils prenaient une réplique du Président sortant « Case-toi, pauv’con » à une insulte venant d’un homme comme il avait fait étriper à ce citoyen. Cette histoire devient le bréviaire des journalistes. Bien sûr, M. Sarkozy est marri de sa réaction spontanée. Cela prouve qu’il est un être humain comme des autres,  comme vous et moi. Président ou pas, l’humain est toujours spontané devant l’injustice. M. Sarkozy n’est pas du même acabit des dictateurs. Il est citoyen français et Président de la République française. Je lui salue en tant que l’homme et lui remercie en tant que Président. Merci M. le Président. Et je souhaite bon vent pour le nouveau Président, M. Hollande. La France a besoin un Président fort pour défendre ses intérêts.

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 06:49

Voyage-en-Indonesie-en-Juillet-2008-140.jpgLe choix

 

Trois jours d’attente après le débat du 2 mai entre les deux candidats finalistes, lequel est qualifié par la presse internationale de « pugila ». Chaque camp applaudissait leur champion et pensait qu’il fût convaincant et belliqueux. Ces deux qualités requises pour être le futur Président de la République française en crise.

 

Le candidat Sarkozy était en position défensive, mais il ne manquait jamais l’occasion de contrattaquer son adversaire quand le coup de ce dernier manquait de précision. Il frappait le point névralgique de son concurrent en espérant de le mettre au tapis. Mais le candidat Hollande savait garder une distance de sécurité avant de donner des coups à son adversaire. Cette zone de défense qui lui permettait de repoussait à temps les contrattaques de Sarkozy. Plusieurs fois qui étaient au corps à corps et cherchaient en vain à faire mal à l’adversaire par des coups de coude et de genou. Cela obligeait Madame Ferrari et M. Pujadas, d’arbitres du combat, de les séparer pour qu’ils reprissent le combat selon des règles fixées. Le combat se durait plus de trois heures, sans pose de récupération, ce dont s’impose une remarque : il fallait être un homme fort pour pouvoir supporter la fatigue et les coups reçus. Et les deux étaient courageux et forts à la fois qui offraient un spectacle inoubliable aux Français.

 

Dans trois jours, les Français vont désigner le vainqueur. Hollande, le combattant intello qui savait utiliser le cerveau pour frapper son adversaire. Sarkozy, le lutteur expérimenté qui voulait conquérir, par la douceur plus que par la force, le cœur des électeurs de Madame et Le Pen et M. Bayrou. Mais, la dame de la mer, appelée bleue marine, décide de voter blanc, et l’homme du centre fixe son choix sur Hollande. Mais les deux n’ont pas donné la consigne de vote à leurs sympathisants. Ces électeurs vont choisir leur futur président en âme et conscience entre deux hommes : M. Hollande, Président qui veut changer la France en prenant le concept du socialisme comme référence : l’État-providence ; M. Sarkozy, Président qui veut réformer le modèle de la société français en prenant le concept du libéralisme nouveau comme fondation : l’économie sociale de marché. Hollande, l’intellectuel qui se rêve homme d’État, et Sarkozy, élitiste qui s’imagine homme d’action. Cocteau prétendait que « le talent fait ce qu’il veut et le génie ce qu’il peut ». Il s’avère que M. Sarkozy ait un immense talent pour réformer la société française et on observe que M. Hollande ait une grande capacité intellectuelle pour faire rêver des Français que le Socialisme soit encore une solution possible pour changer la société française. Le 6 mai, les Français vont donc choisir entre deux conceptions de la politique et de la méthode de travail : socialisme et libéralisme ; changement et réforme. Le style binaire Socialisme/Changement, les Français l’ont déjà connu ; et celui du Libéralisme/Réforme, les Français l’ont déjà vécu. Leur choix du 6 mai sera donc un choix de leur avenir pour cinq ans.

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 16:42

 

DSC05407La gauche, la droite et l’extrême ?

 

« On a essayé la droite, la gauche, il faut essayer l’extrême. Et on verra après… ». Cet argument m’effraie. Si nous avions de bonne mémoire, le fascisme et nazisme ont été élus démocratiquement en Italie et en Allemagne dans les années 30, et nous connaissons le résultat de ce choix. Je ne fais pas la comparaison des extrêmes de France au fascisme et au nazisme, mais je crains que l’extrême soit incontrôlable, une fois il aurait le pouvoir. L’extrême prônait la haine ou la lutte des classes et il considérait que l’acte de tuer un ennemi de classe ou d’idéologie est un simple acte de foi. Al-Qaïda est l’exemple de cette foi meurtrière en activité dans le monde d’aujourd’hui. Pol Pot avait tué plus de deux millions de ses compatriotes pour un simple plaisir de supprimer les autres. Bien entendu, Madame Le Pen et M. Mélenchon ne sont pas Pol Pot et Ben Laden, parce que les deux agissent pour le bien-être des Français et des pauvres, mais dans leurs discours, l’amour des autres classes et races est en déficit inquiétant. M. Mélenchon a fait une promesse aux 3,9 millions des Français qu’il y aurait le troisième tour social, mais à la veille du résultat du premier tour, il demandait immédiatement aux Français qui ont voté pour lui de se taire et d’abattre Sarkozy. J’appelle cette déclaration d’extrême gauche. Quant au Madame Le Pen, après le premier tour, elle utilise des 6,4 millions de voix qui ont voté pour elle pour faire l’OPA sur la droite républicaine pour donner un avenir à son parti. J’appelle cette manœuvre d’extrême droite. Ces deux extrêmes sont en fait des opportunistes extrêmes, parce qu’ils utilisent la colère des 10 millions de Français pour mettre en valeur de leurs idées extrêmes.

 

Voter pour le changement n’est pas toujours rassurant pour l’avenir. Mais, c’est ce que la gauche demande aux Français de faire au 6 mai prochain. Je ne suis pas contre l’alternance, mais ce qui m’inquiète c’est le mot changement pendant la tempête. Depuis toujours le vocabulaire « changement » est cher à la gauche, parce que cela est dans sa nature révolutionnaire. Bien entendu, M. Hollande n’est pas un révolutionnaire à l’instar de Madame Arthaud et M. Poutou, parce qu’il est énarque et titulaire d’un diplôme d’HEC. Il veut en fait changer seulement la gouvernance de la France, c’est-à-dire M. Sarkozy. M. Hollande désigne les banquiers comme ennemi de l’économie française, mais il oublie que les banques françaises sont dirigées en général par les énarques et des HEC, bien sûr, cette attaque est crédible et bien vue par le peuple de gauche parce qu’elle vient de celui qui possède les mêmes diplômes des ennemis désignés. Je m’inquiète aussi dans le mot de changement venant de la classe des dirigeants du Parti socialiste, parce qu’il y a quelques mois de ce là, la majorité d’entre eux ont choisi M. Strauss Kahn comme leur champion, et aujourd’hui ils préféraient partir à la vue de ce dernier à l’anniversaire de M. Julien Dray, député du PS, qui aimait porter la montre de valeur. Le changement voulu par M. Hollande et ses amis socialistes est sans doute sincère et légitime après une décennie de pouvoir de la droite, mais cette volonté, compte tenu des résultats du premier tour, ne soit pas non plus une volonté de la majorité des Français. Bien sûr, 15,5 millions des Français qui ont voté incontestablement contre M. Sarkozy, mais, ce n’est pas certain que ces électeurs souhaitent le retour du PS au pouvoir. Je n’ai aucun souvenir quand celui-ci était à la commande, les Français inhalaient un bonheur exceptionnel. Il faut se rappeler pendant quatorze années de pouvoir de M. Mitterrand, durant lesquelles, les Français préféraient donner, deux fois, les moyens à la droite de gouverner la France. Pourquoi ?

 

La droite était toujours critiquée quand il était au pouvoir. Cela est une petite ritournelle que la gauche chantait tous les matins. Mais à chaque changement, quelques temps après, les Français découvraient avec étonnement dans les mesures prises par le gouvernement de gauche : nationalisation des entreprises, semaine de 35 heures, augmentation du nombre des fonctionnaires etc. Cette fois-ci, M. Hollande veut être plus réaliste que M. Mitterrand, parce qu’il fait moins de promesses, mais malgré le nombre en moins, les Français trouvent-ils dans les 60 propositions de M. Hollande des remèdes miraculeux pour faire face à la crise planétaire d’aujourd’hui ? Bien sûr, il y a des solutions pour remettre la France sur le rail de la croissance, mais ces solutions, les Français les trouvent aussi dans les propositions de M. Sarkozy. Les socialistes peuvent y répliquer, pourquoi ce dernier n’a pas fait pendant son quinquennat ? Il ne pouvait pas tout fait en cinq ans avec une crise que la France a subie. C’est pourquoi, M. Sarkozy sollicite un autre mandat pour faire ce qu’il estime d’être en mesure de faire pour la France et les Français.

 

Le 6 mai prochain, les Français vont faire l’élagage des propositions dans le programme des deux finalistes et choisir un candidat parmi les deux pour être leur président pendant cinq ans. L’élu sera enfin le Président de tous les Français. Cela explique aussi que les Français sont tous démocrates, c’est-à-dire des partisans du principe de la souveraineté populaire. Et on sait que les pays les plus développés de la planète sont aussi les démocraties les lieux réussies. 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 16:42

DSC05407J’ai voté Sarkozy et je voterai pour lui au second tour

 

J’ai voté Sarkozy et M. Hollande doit me comprendre, parce que la politique n’est pas uniquement une affaire de bilan de gestion du Président sortant, parce que chaque bilan ça se discute. La politique est aussi une idéologie et une conviction profonde de chaque individu. Ainsi je respecte les votes des Français qui ont donné leur voix à leur champion, mais je ne partage certainement pas les idées de certains candidats qui sont en opposition avec les miennes, tels que Mesdames Le Pen et Arthaud, MM. Mélenchon et Poutou.

 

Je voterai M. Sarkozy au deuxième tour, parce que je votais toujours pour la droite républicaine et je ne vois pas pourquoi pour raison de manque de quelques résultats du Président sortant dans la gestion de la crise à l’échelle planétaire que je dois changer ma conviction politique, laquelle repose sur l’ensemble : un homme, une équipe, un parti et des valeurs : la politique est comme l’art : « rien de pareil dans l’art. L’art n’est pas successif. Tout l’art est ensemble. » (Victor Hugo).

 

Je n’ai rien contre M. Hollande et des Socialistes, mais de tout regarder avec mon âme tranquille, je constate que chez des Socialistes il y ait le déséquilibre entre l’ordre moral et l’ordre matériel. Ils font des efforts sans doute pour parler la langue du peuple et défendre une éthique en politique, mais ils vivent leur vie à peine cachée en bourgeois. J’ai l’impression que certains socialistes aient choisi le socialisme par opportunité.

 

Je ne crois pas que M. Hollande, Président, puisse faire mieux pour la France et les Français que M. Sarkozy, Président. Pendant cinq ans, le Président sortant n’a pas fait de faute majeure dans sa gestion de crise planétaire pour maintenir la France en situation de leader avec l’Allemagne en Europe. Avec la crise, le gouvernement de Fillon a pu endiguer le déluge du chômage dont le taux est moins élevé par rapport aux autres pays en Europe et dans le monde. L’économie française n’est pas en rose, mais elle n’est pas en berne non plus. Pendant le printemps arabe, la France a choisi et soutenu les camps de la démocratie.

 

Mon choix de voter Sarkozy est fondé sur la compétence, l’expérience et la sincérité du candidat sortant qui a déjà fait ses preuves en tant que président de la république.             

    

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 10:04

DSC05407 Cambodge : Kéméra, une Sainte révolutionnaire

 

 

L’année 2556 de l’ère bouddhique

 

Kéméra est une nouvelle Sainte protectrice du Cambodge, envoyée par Preah Prom (Dieu de l’univers) pour emparadiser le pays des Khmers. Elle sait qu’au Srok Khmer (Cambodge) l’orgueil et la honte des humains sont partout, parce que le mal est là, incarné dans l’homme, parce que dans la solitude il n’y a que la bête, tandis que dans la cité il y a le monstre. La mission de Kéméra est délicate, parce qu’elle sait aussi que dans ce pays, les Khmers n’ont plus de juge et de roi qu’elle, et elle sera la déesse qui a un peuple, et ce peuple qui a besoin un Dieu ou une Déesse pour se protéger. Mais Kéméra est une sainte spéciale, parce qu’elle croit à la science. Elle l’interpelle en disant : « la science est ignorante et n’a pas le droit de rire ; un savant qui rit du possible est bien près d’être un idiot. L’inattendu doit toujours être attendu par la science (Extrait du livre de Victor Hugo – William Shakespeare)». Je suis une sainte, dit Kéméra, j’ai besoin des savants pour aider le peuple khmer et je refuse de croire que le cerveau des Khmers ait besoin des auxiliaires extérieurs, et c’est une bizarre erreur de tous temps de faire chanter une strophe par les enfants tous les matins pendant le salut du drapeau national que Srok Khmer soit protégé par les Tévoda célestes (Saints bouddhiques). Que l’hymne national soit limité à une demande d’aide que la volonté du peuple se déforme en chimère, c’est triste.

L’esprit humain a une cime. Cette cime est l’idéal, dit Victor Hugo, Dieu y descend, l’homme y monte. Une rencontre entre l’homme et le dieu serait donc, une occasion d’échanger l’appétit de l’esprit qui débauche l’intelligence. La pensée humaine noyée dans l’aide divine ne peut plus faire signé à l’âme ivrogne, mais l’esprit humain sans lumière de dieu est plus rien, ni dignité, ni pudeur, ni honneur, ni vertu ; la jouissance animale toute crue, l’impureté toute pure. Victor Hugo dit : « Cette réduction de l’homme à la bête humaine est une grande misère ».    

Kéméra est une sainte révolutionnaire. Elle est venue sur terre avec une devise : Aide-toi, le ciel t’aidera. Elle tâte le pouls à la société khmère. Elle hoche la tête, et éclate de rire. Est-ce parce que la société khmère est malade ? non, c’est parce qu’elle croie trop en dieu. Elle mourra d’indigestion de croyance, si sa foi pantagruélique n’est pas moins grandiose que sa foi en sa force. Cette force s’appuie sur trois dons souverains : la création, qui produit les idées ; l’invention, qui fait étinceler l’homme sur le destin ; l’imagination, qui, lumière, met le clair-partout, et, donnant le relief, fait vivre. Je suis une déesse, dit Kéméra, montée sur un bœuf, qui croit à la sagesse, la raison des humains ; c’est là l’histoire étrange de l’esprit humain. La sagesse et la raison, telle qu’elles doivent être pour vaincre le mal et les préjugés, sont toujours dans l’âme de l’homme. Elles font progresser l’humanité depuis la nuit des temps. Les humains sont toujours les créateurs, les inventeurs de leurs sociétés, dans lesquelles Dieux ont une place dominante dans leurs imaginations.

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 07:11

 

Voyage-en-Indonesie-en-Juillet-2008-291.jpg De quoi je m’emmêle ?

 

 

La grâce royale est-elle encore possible pour S.E. Sam Rainsy ?

 

Depuis son exil en 210, Son Excellence Sam Rainsy, leader de l’opposition, ne cesse pas de répéter pour son retour au pays qu’il y aurait bientôt une solution politique comme dans le passé : Exil volontaire en 1997 et exil forcé en 2006.

 

Je souhaite de tout mon cœur que ce rêve soit une réalité pour lui, parce que sa présence aux élections, trop tard pour les communes, encore possible pour les législatives, s’inscrit dans la logique de démocratie. Mais la logique du Pouvoir actuel n’aurait pas le même verbe que S.E. Sam Rainsy l’utilise, parce que les donnes politiques ne soient plus les mêmes que celles d’hier. À la troisième législature (2003-2008), le Pouvoir actuel n’a pas eu la majorité absolue pour gouverner. Avec 73 sièges, il a eu besoin les 26 sièges du Funcinpec pour exercer le pouvoir. Dans cette législature, le PSR (Parti Sam Rainsy) a eu 24 sièges, et malgré ses différends avec le Funcinpec, les membres des deux partis étaient encore frères du sang, parce qu’ils sont nés de la même mère qui est la monarchie.

 

Quand le Roi-père, Norodom Sihanouk,  intervint en 2006 pour le retour au pays de S.E. Sam Rainsy, exilé forcé depuis 22 Décembre 2005, PPC céda pour éviter la crise politique avec le Funcinpec, Parti royaliste, qui faisait partie de la majorité gouvernementale. Ainsi Sam Rainsy avait reçu la grâce royale du Roi Norodom Sihamoni et rentrait au pays le 10 Février 2006, après être jugé par contumace par le tribunal le 22 décembre 2005 et condamné à 18 mois de prison ferme (avoir diffamé le PPC et le Funcinpec : accusations de corruption). Pendant la période du deuxième d’exil, S.E. Sam Rainsy aimait répéter une phrase : Pour mon retour au pays, je chercherais une solution avec Samdech Hun Sen, dans laquelle il n’y aura « ni vainqueur, ni vaincu ». Cet énoncé alambiqué suscitait une controverse : on peut dire que l’auteur adopte la voie de sagesse pour régler le problème avec son adversaire politique ; mais on peut interpréter aussi que cette solution soit un aveu de faiblesse de l’auteur. Peu importe que la solution soit juste ou faible, quand elle pourrait apporter la paix, c’est la démocratie qui soit le grand gagnant.

 

Aujourd’hui les nouvelles donnes politiques changent complétement les rapports de forces politiques. Le Parti au pouvoir a la majorité absolue pour gouverner tout seul.  Aux dernières élections législatives (27/07/08), le Funcinpec cesse d’être une force politique avec 2 sièges à l’Assemblée Nationale ; le Parti Norodom Ranariddh, avec 2 sièges aussi, perte tout l’espoir de reconquérir le pouvoir ; le PDH, avec 3 sièges, ne présente ni une menace, ni un intérêt pour les autres partis ; le PSR ne gagne pas assez de sièges, 2 de plus, qui devient, avec ses 26 députés, une force de l’opposition majeure, mais il n’aurait pas assez de force politique pour faire face à une majorité qui n’ait plus besoin des alliés politiques.


- Avec ces nouvelles donnes politiques, je ne vois pas pourquoi le Parti au pouvoir compte donner une possibilité à S.E. Sam Rainsy de revenir au pays avec la grâce royale comme la dernière fois, sans passer par la case de prison.


- Avec le fonctionnement normal du Parti PSR à l’Assemblée nationale, après le départ en exil de son Chef du Parti, je ne crois pas que le PPC s’inquiète de l’avenir politique de S.E. Sam Rainsy.


- Avec le déroulement régulier des élections sénatoriales, je n’imagine pas que le PPC craigne que les élections communales et législatives ne se passent pas normalement.


- Avec toutes les menaces de S.E. Sam Rainsy à l’adresse de Samdech Hun Sen (affaire d’assassinat de l’actrice du cinéma), je ne comprends pas pourquoi S.E. Sam Rainsy parle encore de dénouement du problème de retour au pays par la solution politique. Avec ces agissements, S.E. Sam Rainsy ait transformé le problème politique en affaire personnelle pour son cas.

 

À l’heure où je parle, je ne vois pas une issue pour S.E. Sam Rainsy. La pression internationale sur le Pouvoir actuel, cheval de bataille de S.E. Sam Rainsy, n’ait aucun effet pour améliorer son sort. Bien sûr, je regrette comme tous les démocrates khmers que S.E. Sam Rainsy ne pourrait pas se présenter aux élections législatives, prévues en 2013, parce que sa participation ferait grandir la démocratie au Cambodge.                                             

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 05:59

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Evasion 2012

Promenade de l’Esprit 6

 

 

ÉLECTIONS

 

Les oppositions, PSR et PDH, divisées encore à ce jour, ont quand même un point commun, la volonté de participer aux élections démocratiques, prévues en avril de cette année pour choisir des Conseillers communaux et celles de 2013 pour choisir des députés. Cette volonté est légitime et personne n’a droit d’en incriminer. Mais ce qui est incompréhensible dans cette décision, c’est que PSR et PDH reconnaissent d’avance que le PPC serait le gagnant, parce que ce dernier use des artifices dans cette compétition. Drôle de participation ! Je vous prie de m’excuser pour cette exclamation.

Je ne suis pas un activiste de boycottage des élections, parce que dans chaque suffrage, je pense qu’il y a toujours une portée de surprise même qu’il ne soit pas libre et équitable. Dans l’histoire politique, certains politiciens trouvent même leur profit dans des élections trichées par le pouvoir. Ils fixent donc des conjectures pour  provoquer la crise politique, à savoir :

- la préparation des élections par le comité Électoral soit décousue ;

- la campagne électorale soit impossible dans un climat de terreur ;  

- les fraudes sont massives et avérées qui discréditent le gagnant ;

- la victoire inattendue de l’opposition soit annulée par le pouvoir en place.

Mais pour jouer ce jeu, il faut que l’Opposition ait réellement sa force politique, et cette force soit prête à faire une démonstration de puissance pour tirer profit de ses calculs, cités ci-dessus. Quand je parle de la force politique réelle, ce n’est pas comme certains leaders politiques de l’Opposition racontent en mode autosatisfaction que dans les dernières élections, ils ont obtenu un grand nombre de voix que cela leur permet de réengager à nouveau avec une assurance dans le combat électoral. Pour moi, ce nombre de voix n’est pas une force politique, parce qu’il ait un effet temporaire. Les électeurs ne sont jamais une force politique pour personne, parce qu’ils changeraient leur comportement d’une élection à l’autre.

En effet, on trouve la force politique chez des militants du parti politique, leurs réseaux et leur relais amical. Cette mobilisation permet au parti politique de dynamiser en permanence ses activités politiques. Il ne faut jamais, en effet, laisser assoupir cette force, même dans un climat politique difficile, sous prétexte qu’elle ne serve que pour les élections.

On trouve aussi la force politique dans les forces vives du pays : La jeunesse, la religion, les fonctionnaires, les enseignants, les paysans, les commerçants et autres corps de la société. Il ne faut pas confondre les besoins matériels et la conscience politique de ces forces. Sinon on confond complètement des activités des ONG et celles des partis politiques. Bien entendu, on n’empêche pas le Parti politique de faire le travail des ONG, s’il avait les moyens légaux pour le faire.

Si l’Opposition est sûre de sa force politique, il serait possible de participer à toutes les élections, parce que sa participation soit vue comme une stratégie politique par ses militants et ses supporters. Sinon sa participation deviendrait, soit une association aux fraudeurs, soit une simple formalité pour parer son existence fanée. Après les élections, l’opposition sans force politique réelle s’effacera avec ou sans ses élus dans la vitrine du pouvoir.  

Bien sûr, l’Opposition peut argumenter que sa participation lui permettrait d’avoir une légitimité internationale et un statut officiel vis-à-vis du pouvoir. Dans ce cas, il faudrait cesser de parler des fraudes électorales, parce que le fait d’en répéter, on a l’impression qu’elle aide au contraire le pouvoir à poursuivre sa route. En tout cas, Participer, ou ne Pas Participer aux élections, c’est une question de conscience politique de chaque Parti, mais qu’il doit savoir que le public ne soit pas dupe à toute forme de complice déguisé avec le pouvoir. Un proverbe chinois qui dit : « Apporter des fagots pour éteindre un incendie ».

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 19:45

 

Voyage en Thaïlande en 2007 332

Cliquez ici pour lire le texte en français  Le 18 Mars 1970

MARCH 18, 1970

 

Is a hard date for the Khmer people?

 

If we seek to know what was the cause of the fire at the House Khmer (Cambodia). It is true that the date of March 18, 1970 is the starting point of it engulfed in flames. In a few days only 2/3 of Cambodia were turned into ash. The landscape green Khmer campaign was tried blood that knowing an unhealthy smell the atmosphere. The sound of Thunder from the sky announces a usual dark during the dry season was replaced by that of the artillery shells of an armed force which is proclaimed loud and clear that it comes free Khmer people of American imperialism.

The authors of the "18 March 1970" were immediately accused of arsonist by the friends of "foreign force without a name": you're the bastards, because you able to disturb the sleep of the heavenly Saint called Tévoda that protects peace in Cambodia since 1863. Even today, the date of 18 March 1970 is often derided by some young Khmer educated, who are born or grew up in countries lush, known as the "West". They are not wrong to ridicule the date of "18 March 1970", as a "shameless defeat", because there is a kernel of truth in their swift judgment: the Khmer, born this date, Republic was immediately disappeared after having laid down their arms. It was impression, after five years of war of resistance that the Republic is born only to suffer the worst of the suffering to the Khmer people.

O woe! How much I have been tired, for several decades, to talk about "March 18, 1970" to friends and people who have an idea in mind: condemn "March 18, 1970", because they like not Lon Nol, In Tam, Sirik Matak, its Thanh, Sosthène Fernandez Gnoc, etc. Whether they are Sihanoukistes fans, or friends of the Khmer Rouge, or Communist Vietnamese, or that they want to simply show their intellectual status. Since 1991, I was wondering to the apology at the date of March 18, 1970, because the debate was impossible in the euphoric political climate of the time. After the departure of the Vietnamese troops of Cambodia, the «Country of the Khmers «dived into the "Holy water" of Preah Prom (God Hindu), called the «national Reconciliation ". But in this atmosphere of national day, organized by the Khmer warring parties, then they are balanced under the banner of the United Nations, the date of 18 March 1970 quickly became the goat-emissary of all Khmer evil: the war, the Vietnamese occupation and especially the abolition of the Khmer Millennium monarchy. On 18 March 1970, given as this angle is probably a bad date for the Khmer nation.

But why should talk about this date that evokes not in its contents, nor glory, nor the joy to the Khmer people? Because in this date, there is a truth that bothers many of the world: A challenge to the Government of Cambodia at the time the occupation of his country by armed forces of the Viet Cong and North Vietnam. The willingness of Cambodia was peaceful: the Khmer Government simply asked the VC\ANV to go to its war elsewhere. But the answer of the latter was belligerent: Hanoi decided to burn the Cambodia to punish the audacity of the Khmer Parliament who dared ask him to leave the territory conquered by the ruse. Vietnam was never leaving Cambodia without consideration.

I'm more an apology at the date of the "March 18, 1970. In the current situation in Cambodia, she defended herself. Today, I have only a single hereditary enemy, the "poverty of the Khmer people". Why is it that I'm Vietnam, the Khmer monarchy and other enemies of the Khmer people? This question is not a resignation, but indignation with those who preached a new revolution of the Khmer people. It would not "spring Khmer." I apologize to my friends who still have the inexhaustible energy to fight to save the Khmer Nation. This is, no doubt, a noble cause that we must never turn it off, but in this fight, I therefore ask me the question, is there is Khmer who are ready to follow that route? Mr. Vandy Kaoun probably has reason to give the title of his book which shows well the mentality of the Khmer leaders since the night of times: "the policy without the Cambodians." I ask me the question, if asked today to the Khmer Krom (Cochin China) and the Khmers living in the ancient Khmer provinces in Thailand, to choose between their connecting Cambodia and their autonomy in the Thailand and Vietnam prosperous, I have a conviction that their choice is the second solution. It is shocking for those who hear me speak, but it is also pure comedy of pretending to be shocked by and indignant of my remarks. I read the book in the language Khmer (which is the Angkar?) of Ms. Kim Thy Ouy, native of Kampuchea Krom, a phrase that fate of his "me", reveals how the Khmer people is disappointed in his own country. Here is the sentence: "Fortunately for the Kampuchea Krom as the colonial France was not attached to the Khmer Administration." Is she is devious in his country? No, she speaks the truth.

Is March 18, 1970 the last uprising of the Khmer people against imperialist Vietnam?

 

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 09:42

 

 

250px-Mao Sihanouk

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Cliquez pour le texte en français : Le Cambodge, la Chine et le Vietnam : Quelle chimère ! ICI

CAMBODDIA, CHINA AND VIETNAM: How chimera! 

 

In the history of 1000 years relations between China and the Viet Nam at times, at least twice, mortal enemies.

 

This is a fascinating idea to consider. And I am pleased to share my analysis with our fellow citizens, because it is the heart of foreign policy Khmer since 1963, date on which Prince Sihanouk, then head of State of Cambodia, decided to reject American aid.

We knew what in the old history; China had always bullied Vietnam, because this small province wanted to assert its independence. Indeed, we take turf wars in the past between China and Vietnam to suit our thesis that these two nations were some deadly enemy times. We take an example, among other historical facts in conflict relations between China and Vietnam, namely in the years 1285-1287, invasion and defeat Chinese Kubilaï Khan before the resistance of the Dai Viet whose hero is Trân Hung Dao.

Kubilaï Khan was not Chinese and we knew that during his reign in China, the foreign sovereign had no political support of the Mandarin Chinese class. These Chinese scholars were to push this barbaric sovereign to make errors in the management of the Affairs of the State, so that it is recognizes the superior of Chinese culture, after each unfortunate decision. This art is called, "the art of taming the winner enemy by the superiority of the culture of China". I recommend China enthusiasts to read the book of Mr. Henry Kissinger, On China. This book is already translated in French. The war mentioned in the example above, it was not the war between China and the Dai Viet, despite the presence of Chinese troops in the conflict; it was the war of Kubilaï Khan, foreign Emperor of China. Of course, we does not refute that there is no other wars that the Chinese Empire was conducting against its Vietnamese neighbor. The most recent was the war on February 15, 1979, after a few weeks of the invasion of the Vietnamese troops in Cambodia which began 7 January 1979.

Talking to the cold war, in which China and Vietnam was in the opposing camps, the support of China to Prince Sihanouk and Pol Pot against the Khmer Republic, aid the Khmer from 1979 to 1989 against the Vietnamese of Cambodia occupation resistance and the choice of Vietnam of today to be the United States ally against China, but well know that in all armed conflicts or political, China was never a firm will to undermine Vietnam, doctrinal and cultural cousin since these two countries have chosen the same Communist regime. For centuries China had always left full freedom to his Vietnamese cousin to expand at the expense of the other States in the region that do not have the culture Chinese, such as Cambodia and the Champa.

China is still a great power. Once a physical power who had a large territory and population, today, an economic power which plays a leading role in the world economy, when it comes to choose between the interests of China and the progress of freedom of men, it has always chosen first its interests, the example of repression in Syria. Between Vietnam and the other, his choice is unequivocal, Vietnam, despite the finding of the disputes between China and Vietnam we just mention them above.

Since 1963, we, Khmer, were an illusion to the protection of China in our country against the territorial ambition of Vietnam and the contamination of communism. This illusion becomes a misfortune for Cambodia: Khmer Rouge Allied China killed 2 million innocent Khmer under the control of the latter. Vietnam occupied Cambodia by a mistaken policy of China, which Pol Pot is adhered without reservation.

Today, many Khmer politicians continue to believe that there is an option to choose between China and Vietnam, because China is enemy of Vietnam. Of course, there is, and there are still conflicts between these two nations of some portions of land, economic interests and security of China with the other powers, but the conflict in Cambodia, the problem is already solved along. We must see reality in the face.

During the war from 1979 to 1989, called the war of resistance against the occupation of Vietnam, to not interfere with China to Vietnam which always has a diplomatic relationship with the latter, Prince Sihanouk was invited by the North Korea, ally China, to reside, as he wants according to his mood in Pyongyang. Of course, Prince always keeps his luxurious residence in Beijing and he could return to live as he wishes. The Prince was never expelled by China in Beijing, but it simply wished to be the residence of Pyongyang a political residence where Prince has any freedom to receive all Khmer and foreign politicians. Pyongyang was the Office of Prince Sihanouk, in the Beijing, it was his principal residence.

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 09:14

 

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LE CAMBODGE, LA CHINE ET LE VIETNAM : Quelle chimère !

 

Cliquez pour lire le texte en Anglais CAMBODIA, CHINA AND VIETNAM: How chimera ! ICI

 

Dans l’histoire de 1000 ans des relations entre la Chine et le Vietnam à certains moments, au moins par deux fois, ennemis mortels.

 

Voilà une idée captivante à examiner. Et j’ai le plaisir de partager mes analyse avec nos compatriotes, parce qu’elle soit le cœur de la politique étrangère khmère depuis 1963, date à laquelle Prince Sihanouk, alors Chef de l’État du Cambodge, décida de rejeter l’aide américaine.

Nous le savions que dans l’histoire ancienne, la Chine avait toujours rudoyé le Viêtnam, parce que cette petite province voulût revendiquer son indépendance. En effet, nous prenons les guerres intestines dans le passé entre la Chine et le Viêtnam  pour convenir notre thèse que ces deux nations étaient quelques fois ennemies mortelles. Nous prenons un exemple, parmi d’autres faits historiques dans des relations batailleuses entre la Chine et le Viêtnam, à savoir dans les années 1285-1287, l’invasion et défaite chinoise de Kubilaï Khan devant la résistance du Dai Viêt dont le héros est Trân Hung Dao.

Kubilaï Khan n’était pas Chinois et nous le savions que pendant son règne en Chine, ce souverain étranger n’avait pas le soutien politique de la classe mandarine chinoise. Ces lettrés chinois faisaient tout pour pousser ce souverain barbare à commettre des erreurs dans la gestion des affaires de l’État, afin qu’il se reconnaitrait la supérieur de la culture chinoise, après chaque décision malheureuse. Cet art est appelé, « l’art de dompter l’ennemi vainqueur par la supériorité de la culture chinoise ». Je recommande les passionnés de la Chine de lire le livre de M. Henry Kissinger, intitulé On Chine. Ce livre est déjà traduit en langue française. La guerre évoquée dans l’exemple ci-dessus, ce n’était pas la guerre entre la Chine et le Dai Viêt, malgré la présence des troupes chinoises dans ce conflit, c’était la guerre de Kubilaï Khan, empereur étranger de la Chine. Bien sûr, nous ne réfutons pas qu’il n’y ait pas d’autres guerres que l’Empire chinois menait contre son voisin vietnamien. La plus récente, c’était la guerre du 15 Février 1979, après quelques semaines de l’invasion des troupes vietnamiennes au Cambodge qui avait débuté le 7 Janvier 1979.

Nous évoquons aussi de la guerre froide, dans laquelle la Chine et le Viêtnam se trouvait dans les camps adverses, le soutien de la Chine au Prince Sihanouk et Pol Pot contre la République Khmère, l’aide à la résistance khmère de 1979 à 1989 contre l’occupation vietnamienne du Cambodge et le choix du Viêtnam d’aujourd’hui d’être alliée des États-Unis contre la Chine, mais il faut bien savoir que dans tous ces conflits armées ou politiques, la Chine n’avait jamais une volonté ferme d’affaiblir le Viêtnam, son cousin culturelle et doctrinale depuis ces deux pays ont choisi le même régime communiste. Des siècles durant la Chine avait toujours laissé la liberté totale à son cousin vietnamien de s’agrandir au détriment des autres États de la région qui n’ont pas la culture chinoise, tels le Cambodge et le Champa.

La Chine est toujours une grande puissance. Jadis, une puissance physique qui possédait un grand territoire et la population nombreuse, aujourd’hui, une puissance économique qui joue un rôle prépondérant dans l’économie du monde, quand il s’agit de choisir entre les intérêts de la Chine et du progrès de la liberté des hommes, elle a toujours choisi d’abord ses intérêts, l’exemple de la répression en Syrie. Entre le Viêtnam et les autres, son choix est sans équivoque, le Viêtnam, malgré le constat des différends entre la Chine et le Viêtnam que nous venons de les évoquer ci-dessus.

Depuis 1963, nous, Khmers, faisions une illusion à la protection de la Chine de notre pays contre l’ambition territoriale du Viêtnam et la contamination du Communisme. Cette illusion devient un malheur pour le Cambodge : Les Khmers Rouges, alliées de la Chine, ont tué 2 millions des Khmers innocents sous le contrôle de cette dernière ; le Viêtnam a occupé le Cambodge par une politique erronée de la chine, de laquelle, Pol Pot y adhérait sans réserve.

Aujourd’hui, beaucoup des politiciens khmers continuent de croire qu’il y ait une option à choisir entre la Chine et le Viêtnam, parce que la Chine soit ennemie du Viêtnam. Bien sûr, il y a, et il y aura encore des conflits entre ces deux nations concernant de quelques portions de terre, les intérêts économiques et la sécurité de la Chine vis-à-vis des autres puissances, mais le conflit sur le Cambodge, le problème est déjà résolu depuis une belle lurette. Il faut voir la réalité en face.

Pendant la guerre de 1979 à 1989, appelée la guerre de résistance contre l’occupation vietnamienne, pour ne pas gêner la Chine vis-à-vis du Viêtnam qui a toujours une relation diplomatique avec cette dernière, le Prince Sihanouk fut invité par la Corée du Nord, alliée de la Chine, à résider aussi, comme il souhaite selon son humeur, à Pyongyang. Bien entendu, le Prince garde toujours sa résidence luxueuse à Pékin et il pouvait revenir y habiter comme il voudrait. Le Prince n’était jamais expulsé par la Chine de Pékin, mais celle-ci souhaitait tout simplement que la résidence de Pyongyang soit une résidence politique où le Prince a toute liberté de recevoir toutes les personnalités politiques khmères ou étrangères. Pyongyang était le bureau du Prince Sihanouk, quant au Pékin, c’était sa résidence principale.

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