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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 10:27

 

Voyage en Thaïlande en 2007 332

Cliquez ici pour lire le texte en anglais  MARCH 18, 1970     

Le 18 Mars 1970

 

Est-elle une date néfaste pour le Peuple Khmer ?

 

 

Si nous cherchions à savoir quelle était la cause de l’incendie de la maison khmère (Cambodge), il est vrai que la date du 18 Mars 1970 soit le point de départ de l’embrase. En quelques jours seulement 2/3 du Cambodge furent transformés en cendre. Le paysage verdoyant de la campagne khmère fut tâché du sang qui dégagea une odeur malsaine dans l’atmosphère. Le bruit de tonnerre venant du ciel qui annonce habituelle une tombée pendant la saison sèche était remplacée par celui des obus de canon d’une force armée qui se proclamait haut et fort qu’elle vienne libérer le Peuple Khmer de l’impérialisme américain.

 

Les auteurs du « 18 Mars 1970 » étaient immédiatement accusés de pyromane par les amis d’une « force étrangère sans Nom » : Vous êtes des salauds, parce que vous osiez déranger le sommeil du Saint céleste, appelé Tévoda, qui protège la paix du Cambodge depuis l’année 1863. Aujourd’hui encore, la date du 18 Mars 1970 est raillée par certains jeunes khmers instruits, qui sont nés ou grandis dans des pays luxuriants, appelés l’« Occident ». Ils n’ont pas tort de ridiculiser la date du « 18 Mars 1970 », comme une « Défaite éhontée », parce qu’il y ait une part de vérité dans leur jugement véloce : La République Khmère, née de cette date, était immédiatement disparue après avoir déposé les armes. On a impression, après cinq ans de guerre de résistance, que cette République soit née uniquement pour faire subir le pire de la souffrance au Peuple Khmer.        

 

Ô malheur ! Combien j’ai été fatigué, pendant plusieurs décennies, pour parler du « 18 Mars 1970 » aux gens et amis qui aient une idée en tête : Condamner le « 18 Mars 1970 », parce qu’ils n’aiment pas Lon Nol, In Tam, Sirik Matak, Son Gnoc Thanh, Sosthène Fernandez, etc. Ou qu’ils soient Sihanoukistes inconditionnels, ou amis des Khmers Rouges, ou des Vietnamiens communistes, ou qu’ils veuillent se montrer tout simplement leur statut d’intello. Depuis 1991, je cessais de faire l’apologie à la date du 18 Mars 1970, parce que le débat fût impossible dans le climat politique euphorique de l’époque. Après le départ des troupes vietnamiennes du Cambodge, le « Pays des Khmers » s’immergeait dans l’ «Eau bénite » du Preah Prom (Dieu Hindou), appelée la « Réconciliation nationale ». Mais dans cette ambiance de fête nationale, organisée par les parties belligérantes khmères, alors, elles s’étaient réconciliées sous la bannière de l’ONU, la date du 18 Mars 1970 devenait vite le bouc-émissaire de tous les maux khmers : la guerre, l’occupation vietnamienne et surtout l’abolition de la monarchie millénaire khmère. Le 18 Mars 1970, vu sous cet angle est sans doute, une date néfaste pour la nation Khmère. 

 

Mais pourquoi fallait-il parler de cette date qui n’évoque pas dans son contenu, ni la gloire, ni la joie au Peuple Khmer ? Parce que dans cette date, il y a une vérité qui dérange beaucoup du monde : La contestation du gouvernement du Cambodge de l’époque à l’occupation de son pays par des forces armées du Viêt-Cong et du Nord-Viêtnam. La volonté du Cambodge était pacifique : Le gouvernement khmer demande simplement au VC\ANV d’aller faire sa guerre ailleurs. Mais la réponse de ce dernier était belliqueuse : Hanoi décide de brûler le Cambodge pour punir l’audace du Parlement khmer qui osait lui demander de partir du territoire conquis par la ruse. Le Viêtnam ne quittait jamais le Cambodge sans la contrepartie.

 

Je ne fais plus l’apologie à la date du « 18 Mars 1970 ». Dans la situation actuelle du Cambodge, elle se défend toute seule. Aujourd’hui, je n’ai qu’un seul ennemi héréditaire, la « Pauvreté du Peuple Khmer ». Pourquoi faut-il que j’accuse le Viêtnam, la monarchie khmère et les autres, ennemis du Peuple Khmer ? Cette interrogation n’est pas une résignation, mais une indignation vis-à-vis de ceux qui prêche une nouvelle révolution du Peuple Khmer. Il n’y en aurait pas le « Printemps Khmer ». Je m’excuse auprès de mes amis qui ont encore l’énergie inépuisable de se battre pour sauver la Nation Khmère. C’est, sans aucun doute, une noble cause qu’on ne doive jamais l’éteindre, mais dans ce combat, je me pose donc la question, est-ce qu’il y aurait encore des Khmers qui sont prêts à suivre cette voie ? M. Vandy Kaoun a sans doute raison de donner le titre de son livre qui révèle bien la mentalité des dirigeants khmers depuis la nuit des temps : « La politique sans les Cambodgiens ». Je me pose la question, si on demande aujourd’hui aux Khmers Krom (Cochinchine) et les Khmers qui vivent dans les anciennes provinces khmères en Thaïlande, de choisir entre leur rattachement au Cambodge et leur autonomie dans la Thaïlande et le Viêtnam prospère, j’ai une conviction que leur choix ait la seconde solution. C’est choquant pour ceux qui m’entendre parler ainsi, mais c’est aussi de pure comédie de faire semblant d’être choqué par des indignés de mes propos. J’ai lu le livre en langue khmère (Qui est l’Angkar ?) de Madame Kim Thy Ouy, native du Kampuchéa Krom, une phrase qui sort de son « moi » révèle bien, combien le Peuple Khmer soit déçu de son propre pays. Voici la phrase : « heureusement pour le Kampuchéa Krom que la France coloniale n’a pas rattaché à l’Administration khmère ». Est-elle une traîtresse de son pays ? Non, elle s’exprime la vérité.

 

Le 18 Mars 1970 est-il le dernier soulèvement du Peuple khmer contre le Viêtnam impérialiste ?     

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 09:16

La guerre des mémoires

 

MM. Khieu Samphan et Noun Chea sont en train de mener une nouvelle guerre des mémoires au sein du tribunal à Phnom-Penh. Cette guerre consiste à raconter leurs souvenirs sélectifs et vachards aux Khmers qu’ils ne sont pas responsables des crimes commis par un État contre son propre peuple dont ils étaient hauts dignitaires. La plaidoirie du docteur de Sorbonne est pathétique. Sa voix sérieuse avec un corps vieilli, on croit voir un sage professeur ou humaniste qui est en train de donner des cours du patriotisme au peuple khmer. Quant à M. Noun Chea, idéologue du Parti Communiste Khmer (P.C.K.), il propulse les mots d’accusation aux Vietnamiens d’être l’auteur du cataclysme khmer.

 

Les grands historiens disaient toujours qu’on ne doive pas servir l’Histoire comme preuve dans les actions de justice, car l’Histoire, même qu’elle soit fabriquée sur l’autel de la science, est toujours contaminée plus ou moins par le « moi » de l’auteur ou des auteurs. Mais dans la guerre des mémoires, l’histoire est utilisée comme une stratégie de défense par ces deux lieutenants de Pol Pot. On sait qu’avant le procès, M. Khieu Samphan, sur conseil de son avocat, a écrit un livre sur ses prises de position dans les évènements majeurs de son pays. Le livre est intitulé, bien entendu « L’histoire récente du Cambodge ». La volonté de l’auteur est de placer les débats, pas dans les faits juridiques, mais dans la dimension de l’histoire. Comme M. Ieng Sary, un autre sicaire du régime, refusait de répondre aux questions posées par le procureur général, parce qu’il juge que le tribunal ne soit pas compétent pour juger l’histoire d’un pays.

 

Quand M. Khieu Samphan veut inscrire son procès dans la dimension de l’histoire, il est évident que cette détermination soit un casus belli pour lui : La guerre des mémoires entre le Kampuchéa Démocratique et le Vietnam. En effet, MM Khieu Samphan et Noun Chea veulent utiliser le tribunal comme un amphithéâtre de Faculté d’Histoire pour instruire l’Histoire récente du Cambodge au peuple khmer. Cette guerre des mémoires consiste à effacer la responsabilité des individus qui ont pris leurs positions dans un contexte politique majeures dans leur pays. L’homme de ne peut pas être responsable de la chute de la météorite sur la terre. Par cet argument, M. Khieu Samphan ne peut pas être fautif des faits qui lui reprochent dont la dimension est planétaire et historique. Comme M. Khieu Samphan aimait toujours dire une vilenie : « Je suis un simple fonctionnaire de l’État, comment pourrais-je être au courant de la haute politique de l’Angkar (Comité Central du P.C.K.).

 

M. Khieu Samphan et Noun Chea veulent aussi que leur guerre des mémoires soit un coup de grisou pour le Vietnam, (ami ou ennemi du P.C.K. dont la nature change en fonction de ses intérêts circonstanciels), parce que le malheur du peuple est planifié depuis toujours par ce Vietnam assoiffé du sang khmer et de la terre du Kampuchéa. On se demande, comment M. Khieu Samphan pourrait-il vivre avec un tel cauchemar ? Dans sa guerre des mémoires, il a quand même des mémoires altérés : Son embrassade avec des dirigeants communistes vietnamiens en tant que Chef de guerre du FUNK. Je n’imagine pas que la guerre des mémoires menée par ces deux sicaires dans un tribunal soit une bombe pour le Vietnam. Furibard, le régime de Phnom-Penh, cuirassé par le Vietnam, coupe tous les micros, bien entendu cette décision, c’est pour raturer aussi le rôle de son protecteur dans la guerre des mémoires de M. Khieu Samphan. Mais, il y a un point de l’histoire que le régime de Phnom-Penh voudrait garder en mémoire de l’histoire, c’est le 7 Janvier 1979. En tout cas, c’est quand même une bonne guerre des mémoires entre les deux fractions communistes khmères dans l’histoire récente du Cambodge, racontée par l’ancien Chef de l’État du Kampuchéa Démocratique, un État qui a assassiné directement ou indirectement la population khmère dont le nombre est estimé à plus de deux millions de morts.

Comment pourrais-je trouver par euphémisme un mot pour adoucir le mot « Assassinat », une expression jugé trop choquant par les amis des Khmers Rouges. Impossible d’en avoir ce mot, parce que mon esprit est voilé de honte pour le peuple khmer.

 La guerre des mémoires menée par M. Khieu Samphan et Noun Chea est une habitude de mensonge de ces deux hommes, et on sait que peu à peu, « l’habitude devient nature », dit un proverbe chinois.

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 22:25

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 17:31

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 08:33

L’avenir du Cambodge

 

L’avenir du Cambodge, c’est maintenant. Partir d’une question : Comment alors garder la société khmère unie ?

Non par la force du système des croyances, des pratiques religieuses et des traditions, mais en valorisant la conscience collective de la société.  Durkheim définit la sociologie comme la science des faits sociaux, les questions qu’il pose sont celles de l’intégration de l’individu dans la société, de l’existence d’un ordre social, de la cohérence et de la cohésion de la société.

Le Cambodge avait connu au cours de son histoire deux périodes de désastre : La décadence (XIVe-XIXe siècle) et la terreur rouge (1975-1978). Ces deux périodes plongeaient le pays dans une catastrophe humanitaire.

Vers la fin du XIXe siècle le nombre de la population khmère a été de 800.000 habitants. Ce petit nombre ne permettait pas le Cambodge de se défendre, d’où la nécessité de faire appel à la puissance étrangère, la France, de lui aider à stopper la convoitise territoriale de ses deux voisins, la Thaïlande et le Vietnam.

 

En 1975, la terreur rouge (Khmers Rouges) vidait en trois années seulement le sang du peuple khmer. Ce désastre  bouleversait ce qui reste des traditions, paysannes et familiales khmères et qui entraînait à son tour un développement de l’individualisme, l’éclatement de la société et la perte des valeurs unifiantes. À la recherche du temps révolutionnaire, Pol Pot avait – Ô honte ! – mis en application sa science meurtrière. Dans ce désastre, la perte du Cambodge était incommensurable : le territoire, la population et la culture millénaire. Malgré cela, il y a encore certains intellectuels khmers qui n’arrêtent pas de prendre ce modèle funeste comme une référence du « patriotisme ». Ces intellectuels sont souvent le talent mis au service de la bêtise. Seront-ils toujours en quête de grands hommes, en invoquant les noms sinistres, tels Khieu Samphan, Noun Chea, Pol Pot etc., dans leurs communiqués ? Et pourtant ils savaient qu’il est difficile de convaincre des victimes d’être fier du « nationalisme parricide » de M. Khieu Samphan. En tout cas, ces intellectuels sont libres de croire à une force maléfique. J’ai une question à poser à tous ces docteurs en quoi ( ?) : Pourrions-nous aujourd’hui en jouir dans l’insouciance au nom du nationalisme, si le régime sanguinaire des Khmers Rouges restait encore au pouvoir et continuait de tuer son propre peuple ?

 

Mais après la terreur rouge ou Khmers Rouges, l’avenir du Cambodge était en suspens pendant dix années d’occupation vietnamienne et la guerre de résistance. J’ai dit la « guerre de résistance », pas de « libération nationale », parce que l’ONU et les puissances, la Chine et les États-Unis voulaient ainsi : Une aide militaire symbolique et un siège à l’ONU accordés aux divers mouvements de résistance khmère pour condamner la violation des droits internationaux par le Vietnam. Ce qu’on l’appelle le « service minimum ». Dans cette guerre, la Chine n’avait jamais voulu mettre K-O. le Vietnam, symbole de la victoire du Communisme contre l’Amérique impérialiste en Asie. Quant aux États-Unis, ils ne voyaient aucun intérêt de revenir en Indochine qu’ils avaient déjà abandonné en 1975 aux forces communistes. C’était un drôle de guerre qui prolongeait sans doute la souffrance du peuple khmer.

 

En 1989, le Vietnam acceptait de quitter le Cambodge après la chute de l’Empire Soviétique. Ce départ permettait à l’ONU, en 1991, de réunir les parties belligérantes khmères autour d’une table de négociation  pour leur faire signer un accord de cesser la guerre fratricide et d’organiser des élections libres sous sa tutelle. Cet accord donnait une lueur d’espoir au peuple khmer après deux décennies de souffrance (1970-1991). Il croyait donc que son avenir fût assuré par cet accord. En 1993, les élections démocratiques ont eu lieu sans la participation de la fraction des Khmers Rouges. Heureusement pour le peuple khmer que ces Khmers Rouges refusaient de s’intégrer dans le processus démocratique afin qu’on pût les condamner plus tard comme « hors la loi » ou « assassins » dont ils étaient à 100% responsables.    

 

Funcinpec, parti royaliste, avait gagné les élections législatives en 1993, mais il manquait de sièges à l’Assemblée constituante (majorité à 2/3) pour former un gouvernement. Malgré cette carence, le peuple khmer croyait encore que son avenir fût dans le changement de la gouvernance. Mais la popularité du Funcinpec se transformait vite en inefficacité. La formation du gouvernement bicéphale, Funcinpec/PPC, c’était le premier signe de la faiblesse du Funcinpec face à la menace du PPC de séparer le pays en deux. L’acceptation du Funcinpec de se partager le pouvoir avec le PPC démontrait que la solidité du Funcinpec et son leader, le Prince Ranariddh, ne se trouvassent pas grandis aux yeux de l’opinion. Ensuite, la démission de Sam Rainsy, Ministre des Finances et le Prince Sirivudh, Ministre des Affaires étrangères, du gouvernement bicéphale prouvait que Funcinpec manquât en plus de la solidarité au sein du parti. À la fin, l’éviction de Sam Rainsy du parti et l’exil forcé du Prince Sirivudh pour faire plaisir à Hun Sen mettaient la crédibilité du leadership du Prince Ranariddh enjeu. Une partie des membres du Funcinpec commençaient à penser que leur Prince n’eût pas l’étoffe pour diriger le parti et le pays : Son va-tout divise son parti était en contradiction avec son slogan avant les élections si cher à lui « un parti uni, rien ne lui résiste ». À partir de-là, le Funcinpec n’attendait que sa chute imminente. À qui la faute ? Avec cet effondrement, l’avenir du Cambodge était à nouveau en suspens en attendant le nouveau signe d’espérance. Mais dans cette chute, le PPC s’assurait de son avenir. Sa progression reflète les difficultés des autres (l’expression de Manuel Valls). Au fil des jours, le PPC assurait le Cambodge en bas sur sa solidité et sa solidarité entre ses membres et devait un refuge pour les déçus des difficultés des autres. Il se montre « sans complexé » qu’il soit le parti de combat face aux autres partis de résistance. Ses opposants parlent qu’il ait eu une assistance technique vietnamienne. Je me pose donc la question sans prendre le parti : les autres, en particulier le Funcinpec, n’aurait-il pas eu une assistance tactique politique de la Chine ? Le gouvernement bicéphale, la démission de Sam Rainsy et le Prince Sirivudh, n’aurait-il pas été la stratégie chinoise ? Il fallait comprendre, à cette époque, que l’avenir du Cambodge aurait été des affaires à régler entre la Chine et le Vietnam sur une base idéologique communiste et une base philosophique du Confucius.

 

L’avenir du Cambodge, c’est maintenant. À nous, Khmers, de trouver les valeurs unifiantes qui font du ciment de l’unité de la société khmère. Que nous soyons conscient que la composition de la société khmère d’aujourd’hui n’est plus la même qu’il y a 50 ans. Cette nouvelle composition est, que nous voulions ou non, le fruit des guerres fratricides, de la folie des Khmers Rouges et de l’occupation vietnamienne pendant 10 longues années. À qui la faute ? Presque la moitié des Khmers d’aujourd’hui sont nés des parents étrangers (Vietnamiens et Chinois) dont la tradition et la culture ne sont pas les mêmes que des Khmers de souche. On fête aussi le Têt et le nouvel an chinois en grande pompe au Cambodge comme on fête le nouvel an khmer. Que faire ? Empêcher ces Khmers de ne plus pratiquer le culte de leurs ancêtres ? Cette interdiction est irréaliste et dangereuse qui mène à un conflit racial et culturel sans fin. Si le gouvernement vietnamien empêchait les Khmers Krom (Khmers de Cochinchine) de pratiquer la culture khmère, serions-nous en indignés ?

 

Je ne suis ni provietnamien, ni défaitiste, ni humaniste, mais je suis réaliste qui ose parler de la réalité de la société khmère d’aujourd’hui, parce que je pense que l’avenir du Cambodge, c’est maintenant, c’est-à-dire, au-delà de notre devise, Nation, Religion et Roi, l’avenir khmer serait dans la « multiculture ». Fallait-il attendre une autre révolution, des guerres civiles et des guerres de libération nationale pour changer le cours de l’avenir khmer ? Employer la force, avec toutes les responsabilités que des « Nationalistes » croyaient résoudre en disant « on agit maintenant » ? On agit pour qui, contre qui et pour quelle forme de l’avenir ? On agit pour le peuple khmer. Qui est-il  aujourd’hui ce peuple ? Massacré comme des bêtes, ce peuple n’a pas oublié les grands peurs des années 1975-1978, lorsque, sur les champs du riz, flottait le drapeau rouge de l’Angkar. On agit contre le pouvoir actuel, accusé à tort ou à raison de « valet des Vietnamiens » par des patriotes douteux, qui étaient hier frères d’arme des Bodois, est une action d’absence de perspicacité, parce qu’elle était prononcée pour de belles phrases depuis une belle lurette. On agit pour maintenir la tradition khmère. Mais le Cambodge d’aujourd’hui retrouve sa royauté qui est le symbole éminente de la tradition khmère. En 1993, la majorité des Khmers s’attachaient à mettre leur espoir dans son retour. Le Roi-père n’était-il plus aujourd’hui le messie ?

 

Pour moi, l’avenir khmer ne repose plus seulement sur la force du système des croyances, des pratiques religieuses et des traditions, il faut qu’il s’appuie en plus sa confiance en son avenir en valorisant la conscience collective de la société autour des valeurs unifiantes. La « Paix » en est une. Mais sa finalité doive être au service du progrès économique et social.

    

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 04:42

La politique étrangère de la Chine et des Etats-Unis

 

 

Nous constatons qu’il y a plusieurs groupes des pays dans le monde d’aujourd’hui. Les États-Unis   sont seuls dans le premier groupe jusqu’à l’entrée en scène ultérieure de la Chine, parce qu’ils continuent, et pour longtemps encore,  être une nation appelée mégapuissance. Dans son livre Les Français – Réflexions sur le destin d’un peuple, M. Valery Giscard d’Estaing, ex-président de la République française indique la différence entre le terme de superpuissance et celui de mégapuissance : « Dans la mégapuissance, il existe une dimension objective, alors que le terme de superpuissance évoque une notion de supériorité, c’est-à-dire de domination ». Le deuxième groupe figure deux pays à population massive, en route vers le milliard et demi d’habitants, la Chine et l’Inde. Dans le troisième groupe, on trouve le groupe constitué par les pays les plus industrialisés à population moyenne, entre 150 et 60 millions d’habitants. Ce sont dans l’ordre le Japon, l’Allemagne, et la France. Et c’est ensuite, mais à courte distance, que figure le groupe des pays industrialisés tels que la Grande Bretagne, l’Italie, et l’Espagne, puis celui des grands pays émergents dont le Brésil et le Mexique.

 

Ici nous ne prendrons que deux pays, les Etats-Unis et la Chine pour examiner leur politique étrangère, parce qu’il nous semble qu’il soit un sujet de débats dans les différents cercles des hommes instruits khmers.

 

Il est nécessaire de savoir l’évolution de la doctrine diplomatique jusqu’à aujourd’hui de ces deux pays.

 

Les États-Unis :

Dans le passé, les États-Unis ont formulé à plusieurs reprises de leur politique étrangère :

 

La doctrine Monroe : Le président James Monroe indiquait en 1823 « que les États-Unis s’opposeraient, au besoin par la force, à toute ingérence extérieure dans l’hémisphère des Amériques ».

 

La doctrine Wilson : A la fin de la Première Guerre mondiale, le président Woodrow Wilson fixait pour objectif dans la politique étrangère la sécurité collective mondiale. Henry Kissinger résume le wilsonisme dans le terme suivant : « Le wilsonisme considère que l’Amérique est dotée d’une nature exceptionnelle, sous la forme d’une vertu et d’un pouvoir sans égal. Les États-Unis ont une telle confiance dans leur puissance et dans la valeur morale de leurs objectifs, qu’ils peuvent envisager de se battre pour leurs valeurs à une échelle mondiale ».

 

La doctrine du containment : Elle développait l’idée selon laquelle les Etats-Unis devraient exercer de force pression, par tous les moyens appropriés, chaque fois que l’URSS tenterait d’étendre son influence politique. En février 1946, face à la menace soviétique, le théoricien Georges Kennan proposait, dans un document connu sous le nom de Long Télégramme, ce qui allait devenir la fameuse doctrine du containment.

 

Le nouvel ordre international : La fin de la guerre froide a pris fin la diplomatie américaine de court. Le président Georges Bush a parlé d’un « nouvel ordre international ». Mais ce concept n’a toujours pas été défini. La secrétaire d’Etat, Madeleine Albright, a introduit la référence à un nouvel élément dans la politique étrangère des États-Unis, celui de « l’intérêt national des États-Unis ». Cette absence de formulation de cette politique étrangère jusqu’à aujourd’hui, ils politologues, même les plus inventifs, ne proposent pas leur théorie. Ils s’en montrent ni surpris, ni troublés par cette absence. La politique étrangère du président Georges Bush, fils, était baignée dans le concept wilsonien, selon lequel il existe un bien et un mal dans les relations internationales, que les États-Unis sont particulièrement aptes à distinguer. Le bien se caractérise par la tenue d’élections démocratiques, le respect des droits de l’homme, et le libre accès aux marchés commerciaux. La puissance américaine se met spontanément au service du bien et s’oppose à l’action des forces mauvaises, qui cherchent à empêcher d’atteindre ces objectifs. 

Il semble que le président Obama, actuel président des États-Unis, suit la ligne de Madeleine Albright, c’est-à-dire les États-Unis agirait toujours avec le mandat de l’Organisation des Nations Unis quand l’intérêt national des États-Unis est enjeu.

 

La Chine :

Nous ne pouvons parler les relations étrangères de la Chine comme celles des États-Unis, parce que la Chine est une vieille nation de plusieurs milliers d’années, quant aux États-Unis, ils n’existent que plus de deux ans seulement. Ainsi, nous avons divisé la diplomatie de la Chine en trois périodes : La Chine classique, la Chine communiste et la Chine d’aujourd’hui.

 

La Chine classique :

 

La chine s’est toujours considérée comme le centre du monde. Elle s’exprime, pour les Chinois selon M. Valery Giscard d’Estaing, trois éléments : « l’importance relative de leur population, qui leur permettait de ne pas trop se soucier des autres peuples, le fait que leur pays soit bordé exclusivement par des mers, des déserts et des montagnes infranchissables, ce qui les conduisait à ignorer l’existence même de leurs voisins, collectivement qualifiés de barbares, et, enfin, par la supériorité affirmée de leur civilisation, qui nourrissait leur conviction qu’ils n’avaient rien à apprendre de l’extérieur ». La confiance à la supériorité de leur civilisation était telle, parce qu’on constate que pendant la domination des Mongols, les élites chinois se persuadaient que tôt ou tard, ces dominants vont s’être sinisés, parce que leur culture est inférieure à la sienne et ensuite, ils se diluaient dans la masse des chinois. Ce qui devait arriver, arriva.  

 

Dans sa doctrine diplomatique depuis la nuit des temps, la Chine impériale s’impliquait un principe de supériorité de sa civilisation  sur les autres civilisations : un envoyé de l’Empereur chinois ne venait jamais négocier avec les souverains étrangers, mais de les exiger leur soumission à la culture supérieure de son Empereur. Par ce principe, les Chinois ne traitaient jamais les étrangers en égalité, mais seulement en impartialité.

 

Pour assurer la sécurité de ses frontières, la Chine usait la méthode qui est vieille comme le monde : Diviser pour régner. Elle incitait les différentes tribus à se battre entre eux, car ces conflits étaient propices pour la Chine. Pendant la dynastie Han, pour défendre les frontières Nord-Ouest de la Chine, les élites utilisaient une ruse, connue sous le nom des « cinq appâts », pour corrompre le cour des différents rois de Xiongnu : - Donner à ces rois des beaux vêtements et des belles carrosses pour corrompre leurs yeux ; - Faire goûter à ces rois la gastronomie chinoise pour corrompre leur bouche ; - Faire écouter à ces rois des belles musiques avec des jolies danseuses pour corrompre leurs oreilles ; - Offrir à ces rois des beaux palais, des céréales et des esclaves pour corrompre leur estomac ; Offrir à ces rois des banquets avec la présence de l’Empereur à leur table pour corrompre leur esprit.

Au XIXe siècle, les puissances étrangères occupaient une partie de la Chine. Les Occidentaux et des Japonais disposent de libertés, des privilèges et de « concessions », dont la plus connue est la concession internationale de Shanghai. En 1901, la capitale impériale, Pékin, fut occupée militairement par les huit puissances. Pendant cette période l’impératrice Ts’eu-Hi, ennemie farouche de toute réforme, cherchait tous les moyens à inciter les occupants à se quereller entre eux comme dans l’ancien temps.

 

La Chine communiste :

 

Dans son livre « La Tentative impériale », François Joyaux écrit : « En un demi-siècle, la Chine populaire n’a cessé de changer de politique extérieure. Elle a successivement l’allié de l’ex-URSS, puis son adversaire le plus intransigeant, avant finalement, d’accepter une détente avec un pouvoir soviétique qui s’effondrait. À l’inverse, après s’être opposée aux États-Unis et au Japon durant deux décennies, c’est sur leur aide financière et technologique qu’elle a partiellement fondé ses espoirs de développement économique. Puissance du Tiers Monde, elle a tenté de l’aider alors qu’elle n’en avait pas les moyens, puis s’en est détournée lorsque sa situation économique s’est améliorée. Et l’on pourrait multiplier les exemples qui illustraient à quel point la politique extérieure chinoise a varié depuis 1949 ».

 

Nous n’avons pas le même point de vue que François Joyeux. Pour nous, la politique étrangère de la Chine populaire est toujours constante. Après 1949, la Chine populaire poursuivit sa pratique comme dans le temps de la Chine classique. Elle utilisait toujours sa relation extérieure comme un rempart pour maintenir l’ordre et la stabilité dans le pays. Quelques mois après la proclamation de la République populaire, le 14 février 1950, la Chine fut la conclusion du traité d’alliance sino-soviétique pour assurer sa sécurité. Ce traité était une ligne de défendre contre l’hostilité américain à son égard. On s’en souvient encore en 1974, la Chine s’accéléra sa détente avec Washington pour mieux s’opposer, cette fois ci,  à Moscou. Entre l’Inde démocratique et laïque et le Pakistan dictatorial et musulman, c’est le second qu’elle choisit comme allié privilégié en Asie du Sud. L’Inde était l’ennemi de la Chine, comme les États-Unis, pourquoi de ne pas utiliser comme dans le temps ancien leur ennemi, le Pakistan contre l’Inde et l’URSS contre les États-Unis. Leur conflit était propice pour la Chine. 

 

La Chine d’aujourd’hui :

 

Fernand Braudel écrit dans son livre « Grammaire des civilisations » : « La Chine ancienne a été ouverte de force et une longue humiliation s’est ensuivie pour elle. Elle aura mis longtemps à mesurer sa déchéance. Plus longtemps encore à trouver les moyens d’y porter remède. Elle en sort aujourd’hui seulement au prix d’un effort fabuleux, dont aucun précédent historique n’offre une image même approchée ».

 

Aujourd’hui, conscient de sa puissance, qui se mesure par l’étendue du territoire, le nombre de la population, la capacité économique, la quantité et la qualité des moyens militaires, la Chine s’ouvre au monde pour se protéger contre la mondialisation. Constant dans la pratique de sa relation extérieure, la Chine d’aujourd’hui cherche à consolider son domaine national en mettant en avant son rôle majeur dans la mondialisation. La consolidation du domaine national devrait y faire hors de la frontière chinoise. C’est en Occident, dans le continent d’Amérique, en Afrique et le reste de l’Asie, la Chine s’affirme sa présence pour maintenir l’ordre interne.

 

La substitution de la notion de prolétariat par celle du « peuple » que Mao Tsé-toung a développé depuis 1940, aura permis à la Chine communiste de préserver l’âme commerciale des Chinois. La lutte des classes était amoindrie par la notion du peuple dans la révolution chinoise. Pour Mao Tsé-toung, la victoire du Communisme en Chine est l’œuvre du peuple chinois. Le peuple est mélangé de toutes les forces du pays, militaires, commerçants, agriculteurs, fonctionnaires, savants, enseignants, étudiants etc. Cette préservation permettait à Deng Xiaoping de relancer rapidement la machine commerciale et capitaliste sous le contrôle du parti communiste chinois. La Chine d’aujourd’hui est un pays communiste qui pratique une politique de développement avec deux systèmes de développement : Développement politique et développement économique. Le développement politique s’inscrit toujours dans la voie du communisme. Quant au développement économique, il est avant une arme pour consolider le Communisme en Chine. Avec plus d’un milliard des Chinois, tous les Chinois ne pourraient être riche, mais laisser la liberté à une minorité des Chinois qui ont la fibre commerciale d’être riches aux yeux des capitalistes occidentaux serait une belle vitrine pour la Chine nouvelle, c’est-à-dire capitaliste et mondialiste. Les zones économiques spéciales créées, sont en fait des remparts contre les invasions étrangères, c’est-à-dire contre la mondialisation. La politique économique doit être considéré comme une arme défensive de la Chine communiste, et non comme une liberté du peuple.  Dans la recherche des solutions de conflit avec les étrangers, les Chinois ont toujours choisi une solution de détente, et non d’entente, car on ne peut être entente avec quelqu’un qui a une culture inférieure au sienne. Être Chinois, ce n’est pas une nationalité, c’est un état. Cela est un classique chinois.

 

Pour conclure, la politique extérieure de la Chine d’aujourd’hui est fondée sur l’orgueil de la civilisation chinoise qui renoue entre son passé et son présent. Le passé est la force de la pensée chinoise et le présent est la capacité de la Chine à s’adapter à l’évolution du monde. Dans l’esprit plus d’un milliard des Chinois sur la planète terre d’aujourd’hui, la Chine occupe toujours le centre, le milieu de l’Univers. Quand le centre bouge, il est normal que le reste s’ébranle. On se souvient donc le titre du livre d’Alain Peyrefitte « Quand la Chine s’éveillera… le monde tremblera ».      

 

Les hommes politiques chinois et américains ont même un trait commun dans leur vision de la politique étrangère de leur pays : Les intérêts de leur pays sont toujours placés en premier. Ces deux pays pourraient être amis du Cambodge, à une seule condition que le Cambodge s’aide d’abord soi- même, avant qu’il soit aidé par ces deux pays amis. Aides toi le ciel t’aidera.      

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 01:17

Vertu et compétence

 

Ces deux mots ont la même valeur pour un homme qui s’incarne une morale. Et la morale qu’on demande aujourd’hui à tous les hommes qui ont des responsabilités envers la société, c’est d’être intègre vis-à-vis de soi-même et vis-à-vis des autres. C’est à partir de là, on commence à faire la distinction entre la vertu et la compétence. En gestion des ressources humaines, on cherche à savoir chez l’homme, sa compétence statutaire et sa compétence personnelle ou ses compétences techniques et son état d’esprit. On ne peut pas être un bon contrôleur de gestion, mais être mauvais en tant qu’être humain. Par là, on place toujours la valeur morale en premier avant de parler la valeur technique. Et c’est ce dont qui représente l'humanité : la science sans la morale (vertu) n’est qu’une ruine de l’âme. La vertu est vue dans ce sens comme des états d’âme salutaires. C’est en basant sur la vertu que l’homme sage cultive en lui-même les cinq facultés : foi, énergie, réflexion, recueillement et sagesse. Celui qui a l’âme bonne est bon. Et cette qualité ne demande pas la compétence quelconque. Il suffit être juste vis-à-vis de soi-même et vis-à-vis des autres.

 

Dans le monde d’aujourd’hui où la technique est le déterminant du progrès, on voit apparaître une nouvelle classe des technocrates et la technostructure(1) qui se sont emparées des leviers du pouvoir. Un technocrate, par ses aptitudes intellectuelles et une maîtrise plus grande sur les techniques ou les savoirs spécialisés, est supposé compétent. Jacques Ellul publie La Technique ou l’enjeu du siècle (1954). Il y écrit : « Tout ce qui est techniquement possible sera réalisé, car la technique est devenue autonome et forme un monde dévorant qui obéit à ses propres lois ». 

 

Or la compétence appelle à la fois la capacité et la responsabilité. Pour exercer une fonction, la personne doit d’abords avoir une capacité et être désignée pour assumer une responsabilité. La responsabilité est statutaire, la capacité est technique ou savoirs spécialisés. Mais la responsabilité appelle aussi la morale, parce qu’elle a une fonction sociale : une coopération entre les individus dans une organisation sociale, d’une part, une représentation d’une image d’une société, d’autre part. Et la morale, c’est la vertu.

 

Une personne, étant considérée comme compétente, devrait donc posséder trois qualités : la capacité (savoirs), la compétence (désignation) et être vertueux (état d’esprit). La vertu est un état d’esprit qu’est propre à l’individu qui est appelé à assumer une responsabilité. Chez lui, dans son état d’esprit, il y a deux espaces, privé, public.

 

L’espace privé est sans doute la zone la plus délicate à explorer, parce qu’il est souvent protégé par la loi. Un exemple : Quand une personne est appelée à prendre une responsabilité quelconque, celle-ci n’est pas dans l’obligation de fournir tous ses dossiers médicaux. Une visite médicale à l’embauche et périodique pour savoir son aptitude physique à travailler est une seule exigence aux yeux de la loi. En outre, l’espace privé ne comporte pas seulement l’état de santé, il y a aussi l’état comportemental. Dans la gestion des ressources humaines, il y a une myriade de méthodes de test pour identifier l’état comportemental d’un homme. Mais celles-là ne sont jamais utilisées quand il s’agit de recruter un gestionnaire ou un technocrate  de haut vol pour assumer un poste de haute responsabilité, parce que les candidats postulés sont souvent des personnalités puissantes connues au grand public, dont l’espace privé soit cadrés par les lois, soit protégé par la loi d’omerta, soit relativisé par la puissance de leurs savoirs spécialisés. Leurs diplômes ou leurs capacités d’expertise et leur position sociale, sont placés, en effet, au-dessus de tous soupçons.

 

L’espace public est  scruté à la loupe par le média. Exemple : le Curriculum vitae d’un ministre ou d’un responsable d’une grande entreprise publique est examiné de A à Z par les voyeurs professionnels. Chaque zone d’ombre est immédiatement étalée au grand public et exigée d’emblée des explications. Dans les pays de grande démocratie, l’espace public est transparent. Mais souvent, cet espace est protégé par le pouvoir public au nom du secret de l’Etat ou celui de la défense. Lionel Jospin avait inventé un concept moral : Un ministre étant mis en examen par la justice doit démissionner. Cette démission ne met pas en cause la capacité et la compétence du démissionnaire, mais on préfère laisser la justice vérifie les faits dont il est accusé.

 

Dans la lettre de Christophe Barbier à M. Dominique Strauss-Kanh, l’auteur écrit ainsi : « …afin d’être utile à nouveau « utile au bien public », puissiez-vous comprendre qu’il faut, pour servir ce « bien public », s’efforcer de bien se tenir en privé ».

Privé-Public « mon point de vue en matière de l’« utile au bien public » est qu’il faut un pied de chaque côté pour garder l’équilibre comportemental. Bérégovoy disait « avoir le diplôme, c’est bien, mais avoir la tête saine, c’est encore mieux ». 

 


(1) le terme « technostructure » a été forgé par John K. Galbrait dans les années 60 pour désigner un nouveau groupe social : celui des gestionnaires et des managers dans les entreprises, celui des technocrates et des fonctionnaires dans les administrations. Cette nouvelle élite, qui fonderait sa légitimité sur la compétence technique et les savoirs spécialisés, auraient conquis le pouvoir dans les sociétés modernes. 

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 16:52

Déni de crime

 

Il faut reconnaître que M. Khieu Samphan bénéficierait pour une minorité des intellectuels khmers une circonstance atténuante du fait qu’il soit supposé antivietnamien et anti gouvernement de Phnom-Penh. Ce groupie considérait M. Khieu Samphan comme une victime du système politique khmer. Mais cette victime, avec un sourire empesé, bénéficie un système de justice dont la transparence est assurée. Un avocat de réputation internationale est choisi par M. Khieu Samphan pour inverser le mensonge en patriotisme. Et cette ligne de défense qui est sublime : « Il a péché en tant dirigeant, pardonne-lui en tant intellectuel humaniste ».  Maître Jacques Vergès irrite et séduit et on sait que la contradiction soit son art. Il servirait en tout cas avec un éclat la défense de son vieil ami, nommé Khieu Samphan. Mais ce que M. Khieu Samphan ne savait pas, c’est que le choc du nombre de victimes, deux millions de personnes sont morts, exécutées, sous la torture, d’épuisement ou de malnutrition, se passe du poids des mots de son avocat. Il a pondu un livre, pour conter son innocence dans le régime sanguinaire, où il transgresse à nouveau les victimes. Pas un mot de regret ce qu’il avait fait avec ses amis qui ensanglanta le Cambodge entre 1975 et 1979. Aujourd’hui, il réclame la justice pour le seul plaisir de se moquer des victimes, vivantes et mortes : Plaider non coupable avec le mensonge, lequel il amènera dans l’au-delà. Ce personnage que son groupie raconte qu’il est intelligent. Je me pose donc la question : Intelligent comme qui ?

 

Je n’ai jamais regretté mes paroles qui incriminaient les Khmers Rouges d’assassins dont M. Khieu Samphan  était membre éminent : Chef de l’Etat. De temps en temps, je me rebiffais. Je me laissais aller à ma fureur contre l’ancien Chef de l’Etat qui refuse de s’ennuyer dans son mensonge. Mais on connaît sa défense, qui ne sera pas si loin de celle de Kaing Guek Eav, alias Douch, condamné par le tribunal international de Phnom-Penh en juillet 2010 à trente ans de prison. Je juge, en effet, la défense de M. Khieu Samphan qu’elle soit composée de bêtise, de cruauté et de plaisanterie. Il va quand même un peu plus loin quand il oppose notre temps au XXIe siècle où le désir de la vérité ne cesse d’être gagné. Dans ce procès, l’essentiel pour lui est de fuir ses responsabilités et de maintenir les victimes en doute. Quelle chance pour lui d’avoir le droit de se défendre par rapport aux victimes de sa crime qui n’avaient que la crise de douleur pour supplier les geôliers d’achever rapidement leur vie, portée par un corps dénué de la chair. Il joue dans ce procès à n’être rien « car être, c’est être moi, et je m’adore ». Dans le bain de sang de deux millions de victimes, il continue d’adorer de sa personne. Déni de crime, pour M. Khieu Samphan, c’est aussi de poursuivre la cruauté et l’y trouve même du plaisir. Et le plaisir des Khmers rouges est connu : Ils peuvent exulter en soumettant un autre être humain ou se sentir euphorique lorsqu’ils dominent les autres et qu’ils peuvent exercer leur volonté sans retenue. Ils tuent leurs victimes, puis se vautrent dans leur sang en riant.

 

Mais Maître Vergès est un génie. Il pourrait argumenter que son ami, sous l’influence de Pol Pot, « il ne fait pas le bien qu’il veut, et il fait le mal qu’il ne veut pas ». Pour Maître Vergès, son client était un pion de Pol Pot, il est donc une victime comme les autres victimes. Un pion avec le titre du chef de l’Etat est une plaidoirie à la limite de supportable. Avec ce titre, M. Khieu Samphan était devenu une immanence détectable du régime du Kampuchéa Démocratique. Il est donc responsable au même titre que Pol Pot. Dès que Maître Vergès essaye de mettre une pensée en mots pour défendre son ami, elle cesse d’être vraie, parce que la vérité révélée par lui soit une contre vérité pour les victimes et le peuple khmer. Les crimes de guerre et crimes contre l’humanité de son client s’avèrent évidents par son rôle dans le génocide. Il est coupable pour un rôle polymorphe : Maître et complice de Pol Pot. Les amis de M. Khieu Samphan reprochent aux victimes de vouloir ridiculiser le beau terme de « patriote » attribué à ce dernier. C’est à ne rien y comprendre. Le patriote est un homme qui s’efforce de servir sa patrie. Quant à M. Khieu Samphan, à 79 ans, il continue de détruire son pays par son mensonge. Avec son impétrant de docteur de Sorbonne, faut-il vraiment vous rappeler, à vous « patriote » dans les milieux de tout bord que M. Khieu Samphan ne mérite pas d’être considéré comme un patriote et un intellectuel.                                     

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 10:52

La paix est-elle impossible avec la Thaïlande et le Vietnam ?

 

Dans l’histoire du Cambodge, force est de constater que les guerres s’étaient produits pour des raisons diverses entre le Cambodge et ses deux pays voisins, la Thaïlande et le Vietnam. Une grande partie du territoire khmer est annexé par ces deux pays et aujourd’hui encore, les problèmes de frontière sont des sources de tension permanente avec eux. Le problème du temple de Preah Vihear avec la Thaïlande qui déclenche des escarmouches entre l’armée khmère et celle de la Thaïlande, laisse entendre que la paix soit impossible entre le Cambodge et son voisin de l’Ouest. Le tracé des frontières entre le Cambodge et le Vietnam s’alimente des débats entre le gouvernement khmer actuel et ses opposants politiques qui accusent directement le Vietnam de spolier les territoires khmers de plusieurs centaines kilomètres carrés. Face à ces menaces, les nationalistes khmers ne ménagent pas des critiques à l’encontre du gouvernement khmer de mal défendre des intérêts du pays vis-à-vis de ses deux voisins cités. Les problèmes extérieurs du Cambodge deviennent un sujet majeur de débats entre les Khmers avisés à la défense de leur pays. Un principe est évoqué par certains compatriotes que la paix soit impossible avec la Thaïlande et le Vietnam. Que faire ? La guerre. Certains cocardiers n’hésitent pas d’évoquer cette solution. Le dénouement par voie diplomatique est une option pour les Khmers modérés et l’action par voie de justice internationale est réservée par les juristes khmers. Chacun a ses raisons et a ses suppléments de pensée. Mais le point d’interrogation qui reste en suspens est de savoir, avec quels moyens dont chacun possède pour résoudre des problèmes avec les pays voisins puissants ? La guerre, il fallait avoir des moyens matériels et humains. La diplomatie, il fallait avoir des pays amis ayant des influences internationales avérées. La justice, il fallait avoir des arguments et des preuves solides. En plus, il fallait que la communauté internationale s’intéresse aux problèmes du Cambodge qui s’étiolent au fil des années après l’accord de paix en 1991 entre les belligérantes khmers. Sur la scène internationale, on parle peu du Cambodge, parce qu’il est classé, en effet, aujourd’hui dans la catégorie des pays « RAS » (Rien à signaler). Il faut savoir aussi pour nous, Khmers, à chaque fois que nous avions des problèmes extérieurs, ceux-ci deviennent immédiatement un facteur de division interne du pays. Les exemples n’y manquent pas dans l’histoire du Cambodge. Ce constat qui nous oblige à nous poser des questions autrement : La stabilité interne du Cambodge dépend-elle de la paix avec la Thaïlande et le Vietnam ? Mais, est-ce que ces deux pays souhaitent-ils d’avoir des relations sincères avec le Cambodge pour accomplir la paix entre les pays voisins ?

 

Le problème du temple de Preah Vihear donne raison à ceux qui n’aiment pas la Thaïlande de souffler leur haine ancestrale. Ils n’ont pas tort d’être suspicieux de l’attitude impérialiste du gouvernement thaïlandais. Ils avertissent  leurs compatriotes de ce danger récurrent et incriminent le gouvernement khmer de ne pas assez faire pour déloger des soldats siamois de la terre du Kampuchéa ou saisir le tribunal international, afin qu’il impose par ses moyens appropriés le gouvernement thaïlandais à respecter l’intégrité du territoire du Cambodge au environnant du temple de Preah Vihear, défini par le tribunal de La Haye en 1962. La paix avec la Thaïlande, pour eux, ne dépend pas du Cambodge, mais plutôt de la volonté du gouvernement thaïlandais de dénouer ce conflit territorial par la voie de sagesse. Si la Thaïlande ne donnait pas raison à la juste revendication khmère, comment le Cambodge puisse-t-il considérer son voisin comme un ami meilleur ?

 

Avec le Vietnam, le climat des relations de bon voisinage est toujours en point d’interrogation. Le Protectorat français (1863-1953) ne faisait pas mieux dans ses travaux de bornage des frontières internationales entre le Cambodge et le Vietnam. L’intégration du Kampuchéa Krom (Cochinchine), territoire khmer, dans le Vietnam, faite par la France, est toujours perçue par la majorité des Khmers comme une iniquité. Aujourd’hui encore, les tracés des frontières entre ces deux pays faits récemment par une commission mixte khméro-vietnamienne ne donnent aucune garantie de bonne démarcation aux nationalistes khmers, compte tenu de la position dominante de la partie vietnamienne sur celle des Khmers. La ligne de tracé est toujours contestée par les partis d’opposition. On accuse le Vietnam avec les preuves à l’appui qu’il ne respecte pas les lignes de frontières reconnues par les institutions internationales avant 1970 et les accords de paix de 1991. Pour les nationalistes khmers, les nouvelles frontières actuelles entre le Cambodge et le Vietnam sont un point de litige latent qui s’alimente des suspicions légitimes sur la politique d’expansionnisme du gouvernement vietnamien. De cela, comment le peuple khmer puisse-t-il avoir la confiance sur la concorde entre ces deux peuples, Khmer et Vietnamien ?

 

A partir de ces deux points de vue, soulevés par les nationalistes khmers, une question nous interpelle : Sommes-nous dans l’impasse d’avoir des relations de lumière avec nos voisins, la Thaïlande et le Vietnam ?

 

Après d’une longue période de colonisation et d’une parenthèse, brutale et brève de l’utopie diabolique de Pol Pot et à l’heure où les frontières entre les nations laissent place à la mondialisation, les problèmes de frontières entre le Cambodge et la Thaïlande, d’une part, entre le Cambodge et le Vietnam, d’autre part, restent en entier dans l’esprit des nationalistes khmers. Ces deux pays sont-ils les boucs émissaires ou les sources de menace, fantasme ou partenaires du Cambodge d’aujourd’hui ? Interrogation évidemment sans réponse, hormis une conviction : Le Cambodge est victime depuis la nuit des temps de la politique d’expansionnisme de ces deux pays. Cette conviction est toute vraie et toute erronée. Elle soit erronée, parce qu’elle repose sur notre refuse d’admettre le principe fondateur du monde du passé qui, à sa manière, impose à toutes les nations une loi : le plus fort gagne. Par cette loi, aucun empire ou nation puissante ne sort indemne de son imperium. Elle soit vraie, parce que les remugles de l’ambition de ces Etats mitoyens et abusifs, Thaïlande et Vietnam, s’exhalent en l’air libre. L’exemple du côté de l’Est, l’apparition du rêve d’une Indochine fédérée aura réveillé la suspicion dans les milieux des intellectuels khmers. A l’Ouest, le conflit actuel préface le premier signe  de xénophobie qu’on croit qu’elle soit disparue avec le temps. Ces deux faits donnent droit aux nationalistes khmers de démontrer qu’il existe une camorra entre la Thaïlande et le Vietnam, susceptible de s’affronter ou de coopérer au détriment des intérêts khmers.           

 

Aujourd’hui, avec la loi internationale, il n’existe plus une position dominante et exclusive d’une nation sur d’autre. Toutes relations entre les nations reposent sur les accords bilatéraux, régionaux et mondiaux, reconnus par les instances internationales. Tous les conflits entre les nations sont réglés, dans la majorité des cas, par les organismes et tribunaux internationaux. Le Sud-Est asiatique d’aujourd’hui, à mon avis, est une région sous menace mais sans risques, parce qu’il existe un mécanisme régulateur. Mais le Cambodge est toujours un pays sous risques de guerre civile, parce que justement le système de consensus national n’est jamais existé.              

 

La question vraie pour le Cambodge d’aujourd’hui n’est pas de savoir, la paix soit oui ou non possible avec ses voisins ? Si nous avions les moyens d’avoir rang de rival avec l’un d’eux ou avec les deux à la fois, cette question nous semblerait la bienvenue. Mais, nous le savons bien qu’il soit impossible pour notre pays de supporter un conflit armé avec ses voisins, à l’Ouest comme à l’Est, parce que notre système national de consensus entre les Khmers pour faire face à ce conflit soit imparfait : des aléas immédiats des conflits internes demeurent une question qui alimente notre angoisse. Après avoir cru que notre pays était un havre de paix bouddhique, jusqu’à l’auto-génocide commise par Pol Pot, la question de la concorde nationale reste un sujet de désordre dans l’esprit de tous les Khmers, parce que cet événement pourrait se reproduire sans crier gare. Qui aurait imaginé que dans un pays, comme le Cambodge, synonyme presque par définition de solidarité, une minorité des Khmers, appelés Khmers rouges, ont tué leurs compatriotes, non pour une menace, mais pour un mot. Mais au lieu, convaincus de la menace vietnamienne, de définir un cadre et une procédure qui auraient permis de traiter les cas des Khmers rouges, nous aurions préféré pendant dix ans (1979-1989) nous voiler la face : niant la réalité de la souffrance du peuple sous le régime sanguinaire de Pol Pot. Nous aurions laissé aux soldats vietnamiens de jouer le rôle de défenseur du peuple khmer contre la menace du retour des Khmers rouges et la Thaïlande d’être le bienfaiteur de la résistance khmère, avec le débris de l’armée des Khmers rouges en tête, contre l’occupation vietnamienne. Cette situation ne pouvait, en effet, déboucher que sur l’immobilité totale dans des relations du Cambodge avec ses pays voisins. Une enjambée d’amitié vers l’Est, soit interprétée par la Thaïlande comme une menace pour son pays. Un sourire vers l’Ouest, soit vu comme une trahison par le Vietnam. En revanche, le Cambodge doive accepter les accords bilatéraux entre ces deux pays, quels qu’ils soient leurs natures. Cette situation ne ressemble pas-t-elle à celle du XIXe siècle, avant l’arrivée des Français, n’est-ce pas ?

 

Mais penser aujourd’hui que le Vietnam soit dans l’état d’imposer une relation politique de suzerain à vassal et d’exercer un poids spécifique sur le Cambodge est anxiogène et la Thaïlande, pays démocratique avéré, soit dans l’état de nuire le Cambodge est sans doute fantasmé, parce que le Cambodge est un pays ouvert à la mondialisation, à tort ou à raison, mais c’est un état de fait. Il y a beaucoup d’acteurs économiques qui sont présents au Cambodge, parmi les grands de ce monde, la Chine, les Etats-Unis d’Amérique, le Japon, l’Union Européenne, etc. La Thaïlande et le Vietnam doivent tenir compte ce paramètre dans leurs relations avec le Cambodge, parce que leur développement économique, qui est un facteur de stabilité intérieure, dépend aussi de la mondialisation. L’avers et le revers de notre patriotisme présentent des éléments contradictoires : la face principale s’affiche une ambition d’une grande nation millénaire avec une culture supérieure et dynamique, mais du côté pile, elle présente notre mémoire évanescent pour alimenter les irrédentismes, l’impuissance pour les amener à la xénophobie. Cette contradiction mêle donc des relents de désespoir : faire entendre la puissance de courage par des angoissés aux géants impitoyables. Face à ces deux nations, depuis des siècles, une bonne conscience pour nous, c’était limitée seulement à dénoncer leurs ambitions, mais nous n’avions jamais trouvé une solution appropriée, avec une volonté nationale, pour faire reculer ces tentations qui sont souvent concrétisées en victoire. Nous n’avions jamais savoir penser, avec plusieurs coups d’avance, des stratégies de défense nationale. A partir de 1953, notre politique extérieure se limitait à choisir entre le moins mal, parmi les plus forts : la Chine et le Vietnam. Situation ambiguë dont le passé constitue, d’une certaine manière, notre seule référence. Quant à notre politique intérieure, elle s’est construire sur la base de la culture politique du peuple khmer : la culture paroissiale dont les membres du système politique sont peu sensibles aux phénomènes nationaux. Ils sont orientés pour l’essentiel vers un sous-système politique plus limité (village, clan, ethnie) et ignorent l’État-nation et la culture de sujétion dont les membres du système politique sont conscients de son existence, mais restent passifs. Il y a le troisième type de culture politique, exposé par Gabriel Almond, sociologue américain et ses collaborateurs, la culture de participation. Les citoyens sont conscients de leurs moyens d’action sur le système politique, de leur possibilité d’infléchir le cours des évènements politiques en exerçant leur droit de vote, en signant des pétitions ou en organisant une manifestation. Ce troisième type de culture politique est absent de la culture politique du peuple khmer. Ici, je n’ai pas l'intention de rabaisser la culture politique du peuple khmer, parce que dans la démonstration d’Almond, il n’est pas question de classer ces trois types de culture en ordre de supériorité. Chaque culture politique est une suite complexe de réactions et transformations de mentalités et de comportements de la population dans son environnement culturel et politique : tradition, mœurs et système politique.       

 

En 1991, après deux décennies de guerres sans nom, une chance nous sourit : l’intervention de l’O.N.U pour mettre fin aux conflits armés entre les parties khmères et l’occupation vietnamienne. Cette intervention nous a donné trois cartes à jouer : la paix, la démocratie et le développement économique.

 

La paix est une carte qui nous permettait de jouer les jeux de la concorde nationale dans un Cambodge composé de plusieurs catégories de la population : Celle qui vivait sous l’occupation vietnamienne, celle qui s’enfuyait du pays pour se refugiait dans des camps en Thaïlande, la diaspora khmère et des immigrés vietnamiens qui ont acquis la nationalité khmère par la loi onusienne, d’une part ; des fractions armées, il y en avait quatre, Khmers rouges, nationalistes, royalistes et communistes, d’autre part. Il fallait trouver une recette ou une personnalité ayant pignon sur rue et d’imaginer une architecture d’un nouvel Etat khmer pour animer la réconciliation nationale. Nous le savons que l’ONU ait choisi de faire jouer le peuple khmer à l’ancien comme base de la paix : la restauration de l’ordre ancien. Quelle douce illusion. Il aurait donc fallu travailler, proposer, anticiper comme base de la concorde nationale d’autres choses que celui-là. La parthénogenèse d’une politique de réconciliation nationale est possible sans viol ou conflit, c’est une affaire de professionnalisme et de méticulosité. L’ONU ait pu faire taire des canons, mais elle ait laissé le sort du peuple khmer dans l’impasse. A-t-elle réussi dans sa mission de faire changer le statut du peuple khmer en citoyen, souverain de son pays ? La concorde nationale est née dans un pays où la paix est pour le peuple, pas pour les belligérants. La précipitation de l’ONU dans la recherche de solution de paix au Cambodge avec un calendrier et un budget à respecter, plaçait le Cambodge dans une impasse politique intérieure et extérieure. Les relations du Cambodge avec la Thaïlande aléatoire et le Vietnam imprévisible, qui ne sont plus ennemis, mais l’histoire et la géographie empêcheront de devenir des vrais amis du Cambodge. Quant à la politique intérieure, l’unité nationale khmère, ébranlée par des siècles de décadence, est toujours précaire par l’amnésie qu’après la dictature de Pol Pot (1975-1978), les débats des intellectuels khmers sur la responsabilité des Khmers rouges de la mort de plus de deux millions des Khmers innocents paraissent avoir toujours existée. Malgré des milliards de dollars US de l’ONU pour aider le Cambodge à retrouver son calme, ce pays, rasséréné, y vit toujours dans l’instabilité comme l’eau. La paix offerte par l’ONU n’est pas une fin de l’histoire khmère ; c’est un simple épisode, pendant lequel les Khmers doivent prendre leurs responsabilités pour conserver cette paix à l’intérieur et à l’extérieur. Ni la Chine, ni la Thaïlande, ni le Vietnam, qui pourront menacer cette paix. C’est nous-mêmes qui sommes responsables de sa stabilité, laquelle est dispensable pour que le Cambodge puisse continuer de jouer la deuxième et la troisième carte : la démocratie et le développement économique, parce que les conditions d’un affrontement armée avec nos deux pays voisins ne soient pas réunies, ni même près de l’être.

 

La paix à l’intérieur !  la paix à l’extérieur ! ce serait une ligne politique intérieure et une diplomatie de « zéro problème » que nous, Khmers, devions l’adopter. La paix avec la Thaïlande et le Vietnam n’est pas synonyme du renoncement de la politique de défense nationale pour protéger les frontières du pays et des droits de la population khmère où qu'elle se trouve. Elle s’intégrerait au contraire dans son renforcement dont le développement économique et social sera une base de la concorde nationale. Il faut faire en sorte que la main qui manie l’épée est celle-là qui dispense la richesse et la justice au peuple khmer. Le Cambodge aurait besoin un temps de silence pour soigner ses blessures, causées par les erreurs récidivées de ses dirigeants depuis 1953. Au stade où nous sommes aujourd’hui, il ne faut pas renier nos propres responsabilités, sinon nous continuons de jouer la quatrième carte qui est pour nous, une carte connue et d’être sûrs de jouer perdants. Il faut éviter d’être dicté par l’impatience et les excès de notre nationalisme extrême qui à ce jour ne faisait pas preuve de ses efficacités escomptées. Notre Majesté, peuple est pauvre pour se permettre de partager le rêve de grande nation khmère de jadis. Son seul désir dans sa misère éternelle est le décollage économique avec un but du développement social, promis par tous les régimes. Un film sur l’Empire khmer, étant en cours de réalisation, dont l’actrice américaine Angelina Jolie, naturalisée khmère, joue un rôle principal dans ce film, ne ramènera pas la joie et la fierté au peuple khmer dont le cœur est blessé par la profonde pauvreté, « spirituelle » et « matérielle » et ne règlera non plus les problèmes du temple du Preah Vihear, comme le film « la déchirure » (The Killing Fields) de Roland Joffé, sorti en 1984, qui ne faisait pas taire les amis des Khmers rouges. Si difficile de réaliser une paix, basée sur une diplomatie de zéro problème, il est donc capital de s’y atteler. A cette politique, seule la démocratie authentique est capable de répondre, c’est-à-dire celle qui pousse à l’extrême le jeu des pouvoirs et des contre-pouvoirs et qui pratique, de la sorte, la transparence. La paix avec la Thaïlande et le Vietnam est possible, si nous étions capables de démontrer avec les preuves à l’appui à ces deux pays que dans notre pays, il y ait « zéro problème ». Est-ce que sommes-nous capables de réaliser ce défi avec  notre culture politique paroissiale et de sujétion ?

 Aide toi le ciel t’aidera.

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