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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 18:11
Les 55 représentants du FUNCINPEC Bis ou FUNCINPEC Royaliste devant l'Assemblée de HUN SEN

Les 55 représentants du FUNCINPEC Bis ou FUNCINPEC Royaliste devant l'Assemblée de HUN SEN

RECONCILIATION NATIONALE ET CONFUSION POLITIQUE

 

Par Sam Rainsy

Publié dans la revue VIMEAN EKREACH

Dans la rubrique « Mise en garde »

N° 2 – Mai 1992

Directeur de Publication : Sam Rainsy

Rédacteur en Chef : Pen Vano

 

Depuis la signature des Accords de Paris le 23 octobre 1991, on parle beaucoup de « réconciliation nationale » au Cambodge, sans que l’on sache si cette expression signifie bien la même chose pour tout le monde. La réconciliation nationale signifie avant tout la paix civile. Les armes doivent se taire et les violences s’arrêter, pour laisser la place à la discussion et à la confrontation pacifiques des idées.

 

Pour l’instant, face aux communistes pro-vietnamiens qui détiennent le pouvoir à Phnom-Penh, la réconciliation nationale doit être entendue seulement dans ce sens. Se laisser entraîner plus loin, dans la voie d’une « réconciliation nationale » purement verbale et par certains côtés trompeuse, conduirait les patriotes et les démocrates khmers dans un piège politique très dangereux. Ils risqueraient de se retrouver dans une situation caractérisée par la confusion la plus totale. La confusion est précisément ce que recherche le régime de CHEA SIM – HUN SEN pour dissimuler son caractère anti-national et anti-démocratique, pour masquer le sens du combat des patriotes et des démocrates khmers, pour embrouiller le choix des électeurs et, en fin de compte, pour se cramponner au pouvoir.

 

Le régime CHEA SIM – HUN SENS a fait le maximum pour créer, entretenir et amplifier cette confusion : en invitant Samdech Préah Norodom Sihanouk à Phnom-Penh, en essayant d’associer insidieusement notre Samdech Euv vénéré à ses basses manœuvres, en achetant certains membres de la famille royale, en cherchant à nouer une « alliance » avec le FUNCINPEC, en se préparant à créer des partis politiques « bidons » à sa solde, du genre « FUNCINPEC bis » ou « FUNCINPEC royaliste », en tentant de diviser ses opposants (à défaut de les éliminer physiquement), en se prétendant maintenant « sihanoukiste » et « monarchiste » après avoir traîné Sihanouk et la monarchie dans la boue. Il n’y a rien de pire que ces communistes qui se renient par opportunisme et qui retournent leur veste au gré du vent. Au moins, Ceaucescu a étédigne jusqu’à la mort, et Jaruzelski a eu la décence de partir…

 

Par conséquent, le seul terme de « réconciliation nationale » ne doit pas créer en nous, émotivement, une sorte d’euphorie qui trouble notre jugement et nous détourne de la réalité. La lutte pour le pouvoir, qui existe dans toute société, prend seulement une nouvelle forme au Cambodge : elle passe du terrain militaire au terrain politique. Mais l’enjeu de la bataille reste capital, car il s’agit du sort de notre pays et du type de société dans lequel nous voulons vivre.

 

Dans les circonstances actuelles, « réconciliation nationale » ne signifie pas que nous devions nous retrouver bras dessus, bras dessous avec nos adversaires politiques, partager avec eux les fruits empoisonnés de la de la corruption et de la trahison dans une kermesse indécente, faire assaut de politesse et de compliment, cesser de défendre les intérêts supérieurs de notre pays, renier nos idéaux, nous abstenir de critiquer et de dénoncer ce qui est mauvais ou dangereux pour le Cambodge.

 

Il nous faut dissiper la confusion et maintenir une ligne de séparation claire entre ceux qui privilégient l’intérêt national et ceux qui privilégient leurs intérêts personnels, entre ceux qui ont versé leur sang dans la Résistance et ceux qui sont venus au pouvoir dans les fourgons de l’armée vietnamiennes, entre les démocrates authentiques et les héritiers du communisme.

 

C’est en exposant clairement leurs idées qui correspondent aux aspirations profondes de l’immense majorité de la population, que les patriotes et les démocrates khmers provoqueront, lors des prochaines élections, le sursaut national dont nous avons besoin pour mettre un terme au régime félon et archi-corrompu de CHEA SIM – HUN SEN avec lequel aucun compromis n’est possible. Tout méli-mélo idéologique ou tactique est indigne de notre peuple et dangereux pour notre pays. Il vaut mieux perdre dans la clarté que gagner dans la confusion.

 

En résumé, réconciliation nationale signifie paix civile, respect de la personne humaine, recours à des méthodes civilisées dans le combat politique. Elle ne signifie pas mondanités hypocrites, silence lâche et complice devant les vrais problèmes de notre pays, abandon de nos principes et de nos valeurs, absolution des traîtres et des tyrans.

 

S.R.         

 

Note de Sangha OP : Nous laissons nos compatriotes de juger eux-mêmes sur la valeur politique de cet homme, nommé Sam Rainsy, qui sème toujours la confusion. Il n’est pas un homme politique de la mise en garde, il est son contraire, son génie du mal.     

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