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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 16:01

 

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La nausée

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Les  Cambodgiens n’ont pas besoin ces images qui leur donnent sans aucun doute la nausée. Oui, il y a, au fond, de Sam Rainsy une mélancolie étrange qui lui fait aimer la Chine communiste. Ainsi depuis quelque temps, ce dernier cherche à faire savoir à Hun Sen qu’il a le soutien de la Chine communiste, fabricant du régime sanguinaire des Khmers Rouges au Cambodge (1975-1978). Et les Cambodgiens victimes, le savaient que cette Chine-là, avec ses idées, anti-liberté, anti-démocratie, est toujours l’ennemi du peuple khmer.

 

Après les élections du 28 juillet et les scrutins truqués, les électeurs ont provoqué la colère populaire, parce qu’ils n’ont pas accepté que leur vote est trafiqué par le Parti au pouvoir. Ils ont voté par défaut le Parti salut national khmer (PSNK) sans le savoir qu’il n’est que le paravent qui sert à stopper le vent de leur indignation contre le régime actuel. Oui, ils ont cru qu’ils pouvaient compter sur ce parti qui, jusqu’ici, leur a manqué pour défendre contre l’injustice.

 

Sam Rainsy est aujourd’hui dans un tel état de déréliction qu’il souhaite que la Chine communiste intervienne dans la politique intérieure du Cambodge. Il persuade que cette Chine chassera Hun Sen du poste de Premier Ministre ou le forcera à partager le pouvoir avec lui. Il a porté le drapeau de la Chine communiste dans les rues de la capitale pour attirer l’attention de cette dernière. Ce geste est insensé de la part d’un Cambodgien qui prétend à un titre de « Sauveur du peuple khmer en danger de mort » ou « Premier Ministre élu ». Ce désordre d’esprit, organisé tout à coup contre le peuple khmer, montre bien que Sam Rainsy est incapable d’incarner une alternative crédible, il cède à la Chine communiste le rôle d’arbitre dans son conflit avec Hun Sen, protégé du Vietnam communiste.

 

Par le vote du 28 juillet, les Cambodgiens ont envie de punir le Parti du peuple cambodgien (PPC) pour trente-quatre ans de pouvoir communiste (1979-2013). Comment peut-il donc accepter l’aide de la Chine communiste en espérant que le Cambodge sans le PPC sera un pays non communiste. Et comment peut-il donc croire que la Chine communiste punisse le Vietnam communiste pour des incartades à répétition de Sam Rainsy depuis 1993 : cette fois-ci, pendant la marche de colère des électeurs dans les rues de Phnom-Penh pour réclamer la justice, il s’est désigné porte drapeau de la Chine rouge aux méprises de deux millions des Khmers victimes du régime des Khmers rouges, soutenu par cette dernière. Ce geste montre bien aussi que Sam Rainsy n’hésite pas de trahir le peuple khmer pour être ami de Hun Sen, parce que la Chine communiste et le Vietnam sont des camarades et frères de sang. Il faut savoir que Sam Rainsy cesse depuis un certain temps d’appeler son ami « le dictateur », Samdech est son nouveau vocabulaire. Ce changement de ton change aussi la ligne politique du PSNK. Ce parti  aboie mais ne mord plus. Les colères populaires, orchestrées par ce parti, se succèdent, jamais le refuse du résultat des scrutins du 28 juillet ne se transforme en contestation du maintien de Hun Sen au pouvoir. Ce dernier ne redoute plus la mobilisation des électeurs en colère contre son régime totalitaire, parce qu’elle ne menace plus son pouvoir. Il dort tranquille, parce que Sam Rainsy ne dort plus dans la cage de la Chine communiste. Hun Sen le savait que son opposant devient simplement un supplétif de son parti, additif dopant du pouvoir communiste au Cambodge. Ce héros d’hier qui empêchera pour le bonheur du PPC des colères populaires de devenir une révolution contre le régime communiste.

 

Si la poursuite de la négociation du PSNK avec le PPC n’est qu’une discussion entre les partenaires pour partager le pouvoir, si le partage demeure interdit au PPC, que se passera-t-il ? L’attente est la seule voie pour le PSNK, parce que ce parti n’est plus capable de transformer les mécontentements populaires en révolution. Ne pouvant suivre le PSNK dans cette attente, le peuple khmer doit agir maintenant comme une ribambelle de brasiers devient un incendie, un bouquet de jasmins d’indignation peut aboutir à une révolution en Tunisie. Le peuple khmer d’aujourd’hui, victime du communisme, ne peut plus accepter de voir Sam Rainsy comme porte drapeau de la Chine communiste dans les rues de Phnom-Penh, parce que ce geste ne différencie guère de Hun Sen qui a l’échine souple devant ses supérieurs vietnamiens communistes. Aujourd’hui, l’affaiblissement du pouvoir n’a égal que l’impuissance de l’opposition : les échanger ne mènerait à rien. Il faut accélérer donc le processus de la révolution en créant un Conseil National de la Transition(1), afin de bloquer la coalition des partis antidémocratiques, le PPC et le PSNK, parce que cette alliance sera un fléau national. La nausée est le mot juste pour dénoncer la trahison de Sam Rainsy.

 

1. Ecouter la radio du Mouvement de la révolution Lotus (Discours de méthodes de la libération de la Nation Khmère de l'occupation vietnamienne et du régime communiste). 

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