14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 09:46

ជាតិខ្មែររុងរឿង

ជាតិខ្មែររុងរឿង ជាប្រធានសិក្សាគោល នៅក្នុងគ្រោង (cadre) សិក្ខាសិលា​នាថ្ងៃទី២០មិថុនា

ឆ្នាំ២០១០​ ប្រព្រឹត្តមានឡើងនៅ វត្តពោធិវង្សនៅប្រទេសបារាំង ដែលខ្ញុំបានចូលរួមចំណែក

ក្នុងឋានៈជាអ្នកធ្វើអន្តរាគមន៏ម្នាក់។ ក្នុងចំណោម​ប្រធានសិក្សាគោល, ប្រធានសិក្សារបស់ខ្ញុំ

គឺ៖ ការថែរក្សាជាតិខ្មែរ (នយោបាយការគ្រប់គ្រោងជាតិ ដើម្បីបណ្តុះបណ្តាលកម្លាំងនិងគំនិត

ជាតិឲបានគង់វង្ស និង រុងរឿង) ដែលខ្ញុំយកមកចុះផ្សាយនៅពេលនេះ ទុកជាឯកសារសំរាប់

សាធារណជន ទុកអានជាតម្រិះរិះ (réflexion) សំរាប់កិច្ចពិភាក្សា នៅក្នុងមហាគ្រួសារខ្មែរ។

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 07:13

Une promenade de l’Esprit

 

Au bord du Mékong

 

L’eau venant de la montagne « déesse, bonne route ou heureux de vous rencontrer[1] » est ravie de dire bonjour aux plusieurs peuples riziculteurs. Elle prend son temps pour s’amuser avec les enfants qui se baignent dans son corps fluide et svelte,lequel change de couleur suivant le caprice de la nature. Mais elle est toujours belle avec sa force puissanteet sa nature de mère nourrice.

En arrivant au pays de la terre d’or (សុវណ្ណភូមិ)[2], elle accepte de porter un nom donné par sa population : le Mékong. En la remerciant, elle crée un grand bassin de million de poissons, appelé le « Tonlé-sap » pour sustenter sa force physique et d’esprit. Ainsi le Mékong est la source de la vie et de l’intelligence du peuple khmer qui enfanta au temps jadis une civilisation puissante et harmonieuse.

L’heure de la passée, au bord du Mékong et dans le ciel bleu au-dessus du temple d’Angkor, les oiseaux chantent tous les jours la même mélodie : Bonjour et bonne nuit au peuple du fleuve. Le Mékong est toujours heureux, mais le peuple khmer, va-t-il pleurer de son malheur ? L’eau du Mékong est toujours l’eau de joie de vie, mais larme des Khmers sont-elles toujours l’eau de chagrin ? Ce qu’on sait, il n’y a plus la fête des eaux au pays des Khmers.

Au bord du Mékong, la rencontre entre l’eau du fleuve et la population khmère est toujours un rendez-vous de solennité. Au son  de ruissellement des eaux, le cœur de cette population millénaire qui s’entiche d’un respect du don de la nature :

- Tu es la mère des eaux, dit ce peuple du fleuve, j’exprime tous mes remerciements de ta présence dans ma chère patrie dans lequel ta place ou ton lit est honoré même par le saint protecteur du pays. Tu es invisible, mais ton corps constitue des ressources toujours croissantes pour l’humanité. Mère nourrice et avec ta force et la science, tu deviendras la productrice de l’électricité. Comment dussé-je te remercier dans mille ans ?   

- Merci mon ami, répond l’eau du fleuve avec beaucoup de douceur, ton témoignage du respect envers moi est éternel. J’absorbe cette reconnaissance dans mon corps millénaire. Je suis heureux de te rencontrer au bord de mon lit. Cette occasion est le lien d’amitié qui perdure.

Au bord du Mékong entouré les plus beau paysage du monde, le corps humain est tout près de la divine. Elle le caresse légèrement et chant l’air populaire accompagné par les murmures du vent pour le consoler de ses contrariétés afférents à la vie. Ce corps est celui du peuple khmer qui est accordé parfaitement à sa double passion pour le bouddhisme et pour l’empire d’antan avec une tendre mélancolie. Mais on le savait que l’empire d’Angkor n’est qu’une histoire de l'archéologie pour la jeunesse khmère d'aujourd'hui, quant au bouddhisme, son secours soit limité à ses belles paroles. Le peuple khmer d’aujourd’hui est-il heureux comme l’eau du Mékong ?

Au bord du Mékong dans le Cambodge d’aujourd’hui, il y a des autres. Qui sont-ils ? Personne n’ose pas dire leur vrai nom. Ils sont nombreux, plusieurs millions d’individus. Ce chiffre n’est pas une hypertrophie d’un sentiment du racisme. Il est le problème pour la nation khmère, parce qu’il représente le passé sanglant et un avenir imprévisible. L’eau du Mékong est-elle le témoin de cette incertitude ? Mais dans l’esprit des autres, cette peine est le maillon essentiel de leur rêve d’illuminé pratique : le Grand Vietnam victorieux ! Ses soldats ont leur fusil et ils savent s’en servir pour réaliser ce rêve millénaire. Ils ont un talisman caché dans la poche de leurs vêtements : c’est le testament de l’oncle Hô.

Et ce rêve deviendra-t-il un jour une réalité pour le peuple khmer ? Au bord du Mékong, comment l’eau du fleuve lui annoncera cette nouvelle ? Mais on le savait depuis le 7 janvier 1979 que cette vérité se faisait jour au pays des Khmers. Ils sont tristes, bien sûr. Sont-ils conscients de ce danger mortel, pas sûr. Avec une apparence de courage, les victimes expropriées de leur lopin de terre revendiquent en vain leurs biens, mais ils laissent les millions de colons vietnamiens d’occuper leur pays. Ce qu’on l’appelle le combat contre le mal, mais pas la racine du mal.

Au bord du Mékong, le peuple khmer contemple l’arrivée des milliers de barques des colons vietnamiens. Ils apprennent à parler Khmer et deviendront deux ans plus tard des citoyens mal élevés parce qu’ils ne respecteraient jamais les lois et la coutume du pays conquis. Ils ont déjà donné des noms dans leur langue à un square, à un pont, à un village, à une ville et à une province. Avec tous ces colons vulgaires qui s’enrichissent de tous les côtés par les procédés malhonnêtes,  il faut se méfier du mandat des députés qui passe, parce que chaque législature, un exponentiel de leur nombre qui viendra écraser le peuple khmer. Le Cambodge, à l’état actuel, ne serait plus capable de faire face, de rendre coup pour coup et, en vérité, de provoquer et de procéder les attaques contre ce mal absolu.

Pourquoi ce défaitisme inattendu ? Parce que le peuple khmer n’a plus de larme pour pleurer. Il n’a plus personne pour lui venir en aide et un officiel de l’ONU ou un humaniste de l’ONG donne un peu espoir. Mais on le savait que son malheur fait le bonheur des conquérants ou des autres qui viennent s’établir au bord du Mékong. L’eau du fleuve, pour lui, reprit le visage de ce qu’elle a souvent été sous les masques de la fête et de la beauté : un visage de souffrance et de mort. Il n’y a plus de fête des eaux au Cambodge. Aujourd’hui, il faut qu’on voyait ce pays comme un mélange inextricable de Vietnamiens, Chinois, Khmers, bouddhistes, musulmans, chrétiens, de misère, d’immenses fortunes, de royalistes arriérés, de communistes opulents. Est-ce que ce mélange est explosif ?

 

[1] Le Tibet.

[2] សុវណ្ណភូមិ (Sovanaphum) = Le Cambodge d’autrefois.

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 08:03

Une promenade de l’Esprit

 

Ainsi soit-il !

 

Autrefois, la solution des ex-partis de l’opposition, trop souvent empruntée, fut la fuite, vers autres choses qui ne répondaient pas aux vrais problèmes du pays. Et celle de la panique du Sangkroscheat (PSN), pratiquée depuis plus un an, se ressemble à la peur. Peut-on l’accuser de l’irresponsabilité ?

Si cette peur soit un sentiment général pour le peuple khmer, il est certain qu’il continue de faire des mauvais choix pour lui et son pays. On le savait, en 2013, une majorité des Khmers ont choisi le PSN comme voie de secours et recours, parce qu’ils ont cru à ces dirigeants qui sont assez d’honnêteté, ou du moins de savoir-vivre pour comprendre leur souffrance et leur volonté de changer le gouvernement inféodé à Hanoi. Le 22 juillet 2014, comme le 22 septembre 1998, cette opposition a montré encore une fois son vrai visage de l’antichambre de Hun Sen. Elle attendait en vain sa récompense. Par ce manque de sagesse, elle offense gravement leurs électeurs et fait frétiller les démocrates, et même son ennemi cosignataire de cet accord, la considère comme volage. Quand un homme est capable de trahir son propre camp et ses idées, il est certain qu’il n’hésite plus de tuer pour un titre ou une place. Les 55 représentants du PSN à l’Assemblée antinationale baisent la sale semelle du vrai roi Déchau (តេជោ) pour servir comme un simple domestique dans la maison du PPC. Pourquoi ?

Aujourd’hui ces vendus allant à nouveau d’une commune à l’autre, s’écrient : Louange et gloire au roi. Ils s’avancent et visitent leurs supporteurs trahis, ils souhaitent le bonjour à tous, avec un hypocrite sourire, et les appellent grands-pères, grands- mères, frères, amis, compatriotes ! Mais sur leur visage nul indice qu’un homme honnête l’a enveloppé ; au contraire, ils ont l’air dispo pour mentir à nouveau. Ainsi le peuple khmer oublie tout, et tout va recommencer comme hier. Mais quand on regarde ses yeux généreux, on voit son larme gelé à l’œil car à force de pleurer dans la peur glacée depuis plusieurs décennies, larme de tristesse se cristallise en grains cancéreux. Comment ce peuple pourrait-il extraire par lui-même de cette peur dans l’âme ?

A chaque nouveau contact du défi national est toujours ravivé les souvenirs vécus et racontés de l’époque sanguinaire des Khmers rouges. Mille excuses pour s’échapper du danger réel sur le grand chemin de la liberté. Si l’ennemi est cruel, sans foi, ni loi, toutes les petites voies sont le commencement de la fin, parce qu’il regarde avec sourire le peuple khmer comme un naufragé sur un banc de sable qui doit s’attendre bientôt à être emporté par le déluge prochain. Ce déluge ne serait que l’invasion des millions des colons vietnamiens.

Nous, le peuple khmer, sommes tous responsables de nos actes, parce que nous confondons l’ami et l’ennemi et de tout. Avec cette confusion, notre ennemi peut nous montrer extérieurement tout son courage qu’il voudra, quant à nous, nous nous doutons de notre sensation de l’odeur : la rose du 7 janvier a pour lui le même parfum que nous. Nous nous doutons aussi de notre perception de l’accord du 22 juillet 2014 : les pauvres gens auraient la vie sauve dans une paix chargée d’iniquités inexpiées. Nous nous doutons enfin de notre conscience : Le mal prémédité et perpétré commis par des amis perfides est le bien de tout le monde.

Oh ! Notre excuse après le choc mortel était toujours la même : nous n’en savions pas. Plutôt, c’est ce que nous n’avons pas à rechercher ; car nous en savons assez, si nous savons que nous sommes le citoyen khmer. L’obéissance à la loi d’airain est contraire à toutes les règles de citoyenneté ; celui qui en échappe de croire que, ayant obéi à cette loi injuste sans réserve, elle lui donnera de survivre afin de rendre hommage à la grandeur de son ennemi vainqueur. Il se trompe lourdement. Il n’y pas de trêve de faim entre les lions et les cerfs dans la jungle. Le mal pour nous se prolonge, si Sam Ransy et Kem Sokha continuent de cloner la politique du feu Sihanouk et considèrent le PPC comme une résurgence de la nation khmère, ils participeront à la politique de colonisation de la terre de nos ancêtres par le Vietnam. Le peuple khmer peut et il doit éviter cela. La question est de savoir : Est-ce qu’il a la volonté et le courage pour le faire ?   

Excusez-moi, à tous ceux qui aiment balader dans la nature ayant des beaux paysages divins et ceux qui veulent vivre en zen, de ma manie de citer des noms avec des titre ronflants, Samdech et Excellence. J’ai les écouté leurs interminables discours à prétentions astrales. Je les vois bien, Hun Sen, Sam Rainsy et Kem Sokha, c’est le pouvoir sous le halo vietnamien et royal. Ils ont besoin d’ignorer le peuple khmer, mais ce dernier ne peut pas ignorer sa souffrance, parce que je le vois pleurer tous les jours pour supplier Dieu. Il ne change rien de ses habitudes : va jusqu’ à supporter cette souffrance comme sa vie normale. C’est une réaction franchement tout à fait « mal-pensant » d’après les critères de droits des humains. Mais chaque peuple à ses mœurs et sa croyance. A force de faire sourd oreille, il entend មនុស្សកូនសោ (l’homme qui détient la clé de la solution) au lieu de មនុស្សកូនចោរ (valet d’un grand bandit) il suit ainsi Sam Rainsy et Kem Sokha dans la cage rouge du parti communiste vietnamien. Ainsi soit-il !

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Published by Sangha OP - dans Promenade de l'Esprit
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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 08:22

៥៥+១ (55+1)

៥៥+១

55+1  

 

សម-រង្សី និង កែម-សុខា ធ្វើមុខល្ងីល្ងើ នៅពេលឃើញលទ្ធផលបោះឆ្នោតរើសប្រធានគណ

កម្មការទី៨ និង ទី១០ សួរជាសំណួរថា «១» ជាអ្វី ?

ដូចយើងតែងតែនិយាយរួចហើយ តាំងពីមុនពេលបោះឆ្នោតថា្នក់ជាតិកាលពីឆ្នាំមុន ថា

សម-រង្សី និង កែម-សុខា គាត់ មិនត្រឹមមានមុខមាត់ ជាមនុស្ស ល្ងីល្ងើប៉ុណ្ណោះទេ គឺ ជា

«ឆ្កែឆ្កួត» តែម្តង ដែយួនកុម្មុយនិស្ត ទាក់កដក់ទ្រុង សំរាប់ឲព្រុសពីក្នុងទ្រុង តែប៉ុណ្ណោះ។ បើ

គេចង់ឲបាយស៊ី​ គេអោយស៊ី បើមិនចង់អោយ គេមិនអោយស៊ី ព្រោះគេជាម្ចាស់ សុនក។

យួន គេឲ កែម-សុខា ធ្វើជាអនុប្រធានរដ្ឋសភា តែគេបិទទ្វារប្រធាន និង អនុប្រធាន គណ

កម្មការ ដល់ ឥស្សរជន នៃគណបក្សសង្គ្រោះជាតិ មិនឲចូលបាន ព្រោះគេចង់បង្ហាញដល់

ប្រជាពលរដ្ឋខ្មែរ ថា គេជាអ្នកសំរេចកិច្ចការរដ្ឋខ្មែរ គឺជាម្ចាស់ស្រុកខ្មែរ មួយវិញទៀត ដើម្បី

ធានាដល់ប្រជាជនយួនដែលមករស់នៅកម្ពុជា​ កុំឲមានការបារម្ភ អំពីសុវត្ថិភាពអ្វីឡើយ

ព្រោះ កម្ពុជាជាប្រទេសចំណុះយួន។

យួន គេដកការពិសោធ ពីលទ្ធផលនៃការបោះឆ្នោតថ្នាក់ជាតិ ក្នុងឆ្នាំ២០១៣ ដែលគេទុកជា

ការធ្វេសប្រហែស​មួយ នៃរបបអាយ៉ងគេនៅភ្នំពេញ ជាពិសេស ភាពមិនស័ក្តិសិទ្ធិ​របស់​ហ៊ុន-

សែន​ ក្នុងការដឹកនាំអំណាចផ្តាច់ការ ហេតុនេះឯង យួន គេបញ្ជាឲអំណាចស្រមោលគេ នៅ

កម្ពុជា ដឹកនាំផ្ទាល់ កិច្ចការនយោបាយខ្មែរតែម្តង គេរៀបចំតួនាទីជាថ្មី រវាងអំណាចយួន

និង កម្លាំងអាយ៉ងគេនៅស្រុកខ្មែរ។ គេបែងចែក​ កម្លាំងអាយ៉ងជាពីរ៖

១. កម្លាំងបាយ ដែលគេទុកឲ ហ៊ុន-សែន នៅកាន់កាប់ដដែល ព្រោះបុរសនេះ​ទោះបីមានការ

ធ្វេសប្រហែស តែជាមនុស្សស្មោះនឹងនយោបាយយួន១០០% ហើយជាពិសេស បុរសនេះគ្មាន

ច្រកណាអាចចេញរួចពីទ្រុងយួនបាននោះឡើយ ព្រោះបុរសនេះដឹងខ្លួនថា ប្រជាជនខ្មែរស្ទើរ

តែមួយនគរស្អប់ខ្លួន។    

២. កម្លាំងចិត្តសាស្ត្រ ដែលគេប្រគល់ឲ ហេង-សំរិត ជាអ្នកដឹកនាំ។ កម្លាំងនេះ គេប្រើនៅក្នុង

រដ្ឋសភា ដើម្បីវាយបំបាក់ស្មារតី តំណាងរាស្ត្រគណបក្សសង្គ្រោះជាតិ ដើម្បីទុកជាឧទាហរណ៏

សំរាប់អ្នកប្រឆាំងមតិទូទៅ។ កម្លាំងនេះ ជាកម្លាំងទ្រនង់ របស់កម្លាំងបាយ ; ឧទាហរណ៏៖ នៅ

ពេលបោះឆ្នោតរើស អង្គការដឹកនាំរដ្ឋសភា មានវត្តមាន ហ៊ុន-សែន ជានាយករដ្ឋមន្ត្រីដែល

ជាវត្តមានមិនប្រក្រតី ព្រោះ ហ៊ុន-សែន លែងមានលក្ខន្ថិកៈជាតំណាងរាស្រ្តបាត់ទៅហើយ នៅ

ពេលដែលខ្លួនត្រូវតែងតាំងជានាយករដ្ឋមន្ត្រី តែវត្តមាននេះហើយ ជានិមត្តរូប​ «១» ដែល

សម-រង្សី និង កែម-សុខា ធ្វើមុខល្ងីល្ងើ ឆ្ងល់ថាជាអ្វី។ «១» មិនមែនថា ហ៊ុន-សែន ជាអ្នកបោះ

ឆ្នោតអោយ បេក្ខជន​ គណបក្សសង្គ្រោះជាតិនោះទេ តែជាតំណាងសម្លេង តំណាងរាស្រ្តម្នាក់

នៃគណបក្សប្រជាជន សំរាប់បង្ហាញការប្រមាថ ដល់គណបក្សសង្គ្រោះជាតិ។

សម្លេង «១» មានន័យច្រើន​ ហើយជាសារ​សំរាប់គណបក្សសង្គ្រោះជាតិ៖

«១» ក៏អាចមានន័យថា គ្រាប់កាំភ្លើង មួយគ្រាប់ ; ក៏អាចជា ការអោយ «ក្ត» ដល់ តំណាង

រាស្ត្រ នៃគណបក្សសង្គ្រោះជាតិ ; ក៏អាចជា ការបញ្ចាក់ថា នៅស្រុកខ្មែរ មានអំណាចតែមួយ

គត់ គឺអំណាចយួន, ដូច្នេះ គ្រប់កិច្ចព្រមព្រៀង​ រវាងគណបក្សប្រជាជន និង គណបក្សស

ង្គ្រោះជាតិ យួនគេមិនយកជាការបានការសំរាប់គេនោះឡើយ។ យើងដឹងថា យួនកុម្មុយ

និស្ត ជាអ្នកជំនាញខាងបោកប្រាស់ ដូច្នេះ គេមិនចាញ់បោក សម-រង្សី និង កែម-សុខា

ដែលគិតថាខ្លួនអាចបោកប្រាស់ហ៊ុន-សែនបាន ; ជាពិសេសយួន គេមើលងាយជនទាំង

ពីរនេះ ព្រោះគេទុកជាមនុស្សក្បត់ជាតិឯង ស្មើនឹងពួកអាយ៉ងរបស់គេ។ ចរិតខ្មែរបែបនេះ

នាំឲខូចកិត្តយស ដល់ប្រជាពលរដ្ឋខ្មែរ។ តែ សម-រង្សី,​ដែលជាតំណាងរាស្រ្តតែងតាំង, គាត់

គ្មានការអៀនខ្មាស់អ្វីបន្តិចឡើយ គ្មានការទទួលការខុសត្រូវ អំពីកិច្ចព្រមព្រៀង ២២កក្តដា

ឆ្នាំ២០១៤ ដែលខ្លួន ជាប្រមុខក្នុងការចរចាររកដំណោះស្រាយនយោបាយ បែជាធ្វើអត្ថាធិ

ប្បាយ ថាជារឿងមិនសំខាន់ ព្រោះមានកិច្ចការច្រើនទៀតដែលត្រូវធ្វើនៅក្នុងរដ្ឋសភា ; សួរ

ថា តើគាត់អាចធ្វើអ្វីបានតទៅទៀត បើដៃគូ របស់គាត់គេលែងឲតម្លៃដល់គាត់រួចទៅហើយ

ដូច្នេះ មានតែនាំគ្នាអង្គុយចាំបើកប្រាក់បំណាចតំណាងរាស្រ្តតែប៉ុណ្ណោះ ;​ឯចំណែក កែម-សុខា

គឺគាត់នៅក្រាញអង្គុយលើអាសនៈ​ អនុប្រធានទី១ សុនក នេះ ឥតមានការខ្មាស់អៀនអ្វី

នោះទេ, គ្មានទេ គតិ (esprit) សមគ្គីភាព គឺមានតែតណ្ហា «អត់ឯង ឆ្ងាញ់អញ» តែប៉ុណ្ណោះ។

រីឯ​ពួកតំណាងរាស្ត្រឯទៀត គាត់បានមកអង្គុយកៅអីស្រួលហើយ គឺគាត់សុខគ្រប់គ្រាន់ណាស់

ទៅហើយ បើថ្ងៃស្អែក ហ៊ុន-សែន ចាប់ សម-រង្សី, កែម-សុខា ឬ អ្នកណាម្នាក់ក្នុងជួរគាត់ គឺ

គាត់មិនកំរើកការពារអ្វីនោះដែរ ដូចតែក្នុងអាណត្តិទី៤ ;ពាក្យស្លោករបស់ពួកគាត់គឺ«ម្នាក់ៗ

យករួចខ្លួន» នោះឯង។ ចរិយាមាយាទ (comportement) បែបនេះ យួនគេមើលឃើញច្បាស់

ណាស់ ដូច្នេះគេគ្មានការបារម្ភអ្វីដល់អំណាចស្រមោលគេនៅស្រុកខ្មែរនោះឡើយ។

សួរថា តើខ្មែរយើង​ មើលឃើញដូចយួនដែររឺទេ ?  

ធនក្ស័យ នៃប្រជ្ញា អ្នកដឹកនាំគណបក្សសង្គ្រោះជាតិ និង តុណ្ណីភាព​ នៃប្រជាពលរដ្ឋខ្មែរ​ នេះ

ហើយ ជាជ័យជំនះ យួន និង អំណាចផ្តាច់ការនៅក្នុងស្រុកខ្មែរ៕  

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 10:17

 

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ដេកមើលមេឃទាយភ្លៀង

Scruter le ciel pour prédire la pluie  

 

ខ្មែរអ្នកចាំតែជឿ នាំគ្នាដេកទាយភ្លៀង​​ ព្រោះ ហ៊ុន-សែន ជាបុគ្គលអច្ជរិយៈ​ ឬ បុរសខ្លាំង ចេះ

ធ្វើផ្គរ ព្រោះបុរសនេះ ដឹងថា ខ្មែរទាំងនោះ គិតតែពីជឿ កាលណាឮសូរផ្គរ គឺច្បាស់ជាមាន

ភ្លៀងជាពុំខាន។

នាឆ្នាំ២០១៣ ពេលបោះឆ្នោត​ ថា្នក់ជាតិ បុរសនេះ បង្កើត«រន្ទះសមរង្សី» នាំឲខ្មែរអ្នកចាំជឿ

ទាយថាមានភ្លៀងធ្លាក់ខ្លាំង ឈ្មោះ «ដូរ» រត់ងងុះ កាន់ប៉ោតសង្គ្រោះជាតិ ដើម្បីចាំត្រងទឹក

ភ្លៀង យកមកទុកជាទឹកមន្ត តែភ្លៀងដូរ វាមិនធ្លាក់មកសោះ ពីព្រោះ រន្ទះសមរស្សី ជាសិប្ប

និម្មិត បង្កើតដោយ បុរសខ្លាំង តែប៉ុណ្ណោះ។

បច្ចុប្បន្ននេះ បុរសខ្លាំង ធ្វើឲឮសូរ «ផ្គរមិនស្តាប់យួន» នាំឲអ្នកចេះ សម្លឹងមេឃម្តងទៀត

រំពឹង នឹងមានធ្លាក់ «ភ្លៀងសាមគ្គីខ្មែរ»​ ប្រឆាំងយួន ; មានអ្នកខ្លះ ជឿថា ហ៊ុន-សែន និង

សម-រង្សី កំពុងផ្គុំកម្លាំងគ្នា ដើម្បីរំដោះជាតិ ពីអំណាចយួន ដូច្នេះយុទ្ធសាស្រ្ត ការផ្សះផ្សារជាតិ

ជាយុទ្ធសាស្ត្រ ឲផល សំរាប់ប្រជាជាតិខ្មែរ ; រង់ចាំមើលសិន ប្រាកដជាមានផលនៅពេលឆាប់

នេះជាពុំខាន (អស្ចារ្យ=Sic)។

ជំនឿជាសិទ្ធិរបស់បុគ្គលម្នាក់ៗ ដែលឥតអាចនរណាបំពានបាននោះឡើយ តែចំពោះយើង

វិញ យើងគ្មានជំនឿ លើអ្វីមួយ ដែលមានកើតឡើងក្នុងប្រព័ន្ធជាតិបច្ចុប្បន្ននេះឡើយ ព្រោះ

វាសាបរលាប ក្នុងប្រព័ន្ធដឹកនាំជាតិផ្តាច់ការអស់ទៅហើយ។​ នៅស្រុកខ្មែរសព្វថ្ងៃ គ្មានអ្វីជា

ឯករាជ្យ នោះទេ ហើយត្រូវកុំសូវទុកចិត្តថែមទៅទៀត ទៅលើជនណា ដែលប្រកាសថា ខ្លួន

ឯករាជ្យ ព្រោះជននោះឯងហើយ ដែលមិនឯករាជ្យតែម្តង។ យើងនិយាយនេះ មិនមែននៅ

ក្នុងសេចក្តីអស់សង្ឃឹមទេ តែយើងគ្មានមានជំនឿអ្វីមួយ ដែលកើតឡើង សំរាប់តែពង្រឹង

កម្លាំង អ្នកដឹកនាំជាតិសព្វថ្ងៃ ; ការផ្សះផ្សារជាតិ រវាងគណបក្សសង្គ្រោះជាតិ ជាមួយគណបក្ស

ប្រជាជន ; បាតុកម្មដុតទង់ជាតិយួន ; សម្ភាសន៏ស្តីអំពីបទពិសោធន៏ របស់ស្ត្រី មូរ-សុខហួរ

នៅគុងព្រៃស ដែលគេហៅថា «ទឹកភ្នែក្រពើ» ; វិភាគនយោបាយ របស់ពួកអ្នកវិភាគឯក

រាជ្យ ។ល។

ទីវាលនយោបាយនៅស្រុកខ្មែរសព្វថ្ងៃ ថិតនៅក្រោមឥទ្ធពល អំណាចបិទមុខយួន ដែលមាន

បុរសខ្លាំង ហើយបច្ចុប្បន្ននេះ មានបុរសខ្សោយពីររូបទៀត  ជួយបំថែមធ្វើរនាំងខ្មៅបិទមិនឲ

សហគមអន្តរជាតិមើលឃើញអំណាចយួន ; តែរឿងខ្មែរដឹង, យួន និង បុរសខ្មែរទាំងបីឥតឈឺ

ក្បាលទេ ព្រោះ វាគ្មានអ្វី ធ្វើឲបុរសខ្លាំង ដេកមិនលក់នោះឡើយ ; ជាពិសេសយួនដឹងច្បាស់ថា​

ខ្មែរអ្នកចេះ ក៏គាត់ដេកសម្លឹងមេឃ ទាយភ្លៀងដូចគេឯងដែរ។ 

បើខ្មែរយើង មិនសំរេចចិត្តកាត់ផ្តាច់ តាមផ្លូវចិត្ត ពីប្រព័ន្ធនយោបាយនៅស្រុកខ្មែរសព្វថ្ងៃ

នេះទេ គឺយើងនៅតែ នាំគ្នារត់តាមព្រឹត្តិការណ៏ ដែលប្រព័ន្ធនេះ គេបង្កើតឡើងឲយើងរត់

តាម គឺរស់ជានិច្ចក្នុង ប្រតិកម្ម គ្មានលទ្ធភាព អាចប្រព្រឹត្តប្រឆាំងនឹងគេបាននោះឡើយ។

យួនគេកោះហៅអ្នកដឹកនាំជាតិខ្មែរទៅស្រុកគេ ដូចចៅហ្វាយហៅឈ្នួលមកប្រើ ដើម្បីបង្ហាញ

រាស្ត្រខ្មែរ ឲឃើញថាគេ ជាម្ចាស់ស្រុកខ្មែរ, នុះ គ្មានរឿងយួនត្រូវសុំទោសខ្មែរអ្វីអំពី រឿងក្រឡៃ

ប្រវត្តិសាស្ត្រខ្មែរទេ, ផ្ទុយទៅវិញ ត្រូវ ហេង-សំរិន, ប្រធានតំណាងរាស្រ្តខ្មែរ, ត្រូវមកស្រុកយួន

ដើម្បីសុំទោសប្រជាជនយួន អំពីបញ្ហាដុតទង់ជាតិប្រជាជាតិវៀតណាម។ និមិត្តរូប បែបនេះ

លោកថាច់-សេថ្ឋា គាត់ ធ្វើហាក់បីមិនយល់ ប្រកាសផ្អាកធ្វើបាតុកម្ម ចាំយួនដូរទូតសិន ; ការ

ដូរទូត គ្មានមានការសុំទោស វាគ្មានជាប់ទាក់ទងអ្វីនឹង រឿងក្រឡៃប្រវត្តិសាស្ត្រសោះ តែកុំនាំ

គ្នាឆ្ងល់អ្វី ដូចដែលយើងបានជំរាបខាងលើរួចមកហើយ អ្វីក៏ដោយដែលមានកើតឡើងនៅ

ក្នុងស្រុកខ្មែរសព្វថ្ងៃ គឺ យួនជាអ្នកបង្កើត ដើម្បីវែករកមុខអ្នកណាខ្លះ ហ៊ានប្រឆាំងគេ ដែល

ជា យុទ្ធសាស្ត្រ ម៉ៅ-សេងទុង ហៅ «ផ្កា១០០» បើកសេរីភាពឲបញ្ញាវន្ត រិះគន់ របបកុម្មុយនិស្ត

ដើម្បី ឃើញមុខអ្នកប្រឆាំងមតិ សំរាប់ចាប់សម្លាប់ ឬ ដាក់គុក នៅពេលក្រោយ។ តើនយោ

បាយបែបនេះ វាមិនដូចបុរសខ្លាំង កំពុងតាមចាប់ អ្នកប្រឆាំងខ្លួន​ នោះទេ? 

យួនគេប្រើ យុទ្ធសាស្រ្ត «តក់ៗពេញបំពុង», បុរស សម-រង្សី និង កឹម-សុខា គាត់ប្រើយុទ្ធ

សាស្ត្រ«អត់ឯង ឆ្ងាញ់អញ» ឯចំណែក បុរសខ្លាំង គាត់ប្រើយុទ្ធសាស្ត្រ «អញខ្លាំង យួនឈ្នះ» តែ

អ្នកឃ្លាន និង អ្នកចាញ់ គឺ ខ្មែរអ្នកជា គាត់គិតតែពីចាញ់រហូត ព្រោះតែជឿគេមិនចេះចប់។

ជឿហើយ ជឿទៀត, ជឿខ្មៅ ថា ស, ជឿល្អ ថា បាប, ជឿតាម ហើយ​ ប្រព្រឹត្តិ ឥតគិតមុខ

ក្រោយ៕   

Scruter le ciel pour prédire la pluie (Texte en Khmer)

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 07:23

Une promenade de l’Esprit

 

 

Le serment empoisonné

 

 

Puissent maintes années de jours heureux être réservées à notre grâce roi bien-aimé !

 

Que le ciel soit le registre de nos paroles !

 

Les 55 infidèles du peuple ont prononcé ces phrases du serment avec fierté d’être les serviteurs intrépides du Royaume du sang des Augustes rois. Leur voix tremblée réveillait les anges, protecteurs du palais royal comme le son d'une salve de canon. Oh ! L’on entendait cette intonation de libre parole s’emportait jusqu’à leur rejeter doublement à la gorge le mot de trahison. Nous ne sommes pas des félons ! Nous sommes les Représentants du peuple de race millénaire qui bâtit l’Empire pour la gloire de tous les souverains khmers !

Quelle hauteur de pensée des nobles êtres qui ont fait ruisseler leur âme dans des torrents de sang. Ce sang, comme celui du sacrifice de Messire Kleing Moeung (ឃ្លាំងមឿង) et ses fils, crient du fond de la terre pour faire fuir des traîtres du roi légitime Ang Chan.

Oh ! Peuple sujet de Sa Majesté, avale ce démenti, quant au accord politique entre Samdech Hun Sen et noble Messire Sam Rainsy, nous ne l’avons point signé contre ta volonté ; mais nous l’avons fait pour préserver la paix. Voilà notre faute d’être des hommes opposés aux mécréants qui préfèrent la voie de la violence, laquelle est bannie par le Bouddha.

Que des paroles, paroles, chantait Dalida. Ce sang de sacrifice est le sang du cœur du peuple qui a exhalé une poison mortelle. En effet, cet accord assure la paix des infidèles, mais non la honte du peuple. Messire Sam Rainsy, tu n’emploies pas au noir usage du déshonneur d’un peuple pour obtenir la paix avec les bandits sans foi, ni loi. Donne-nous ton gage : les chevreuils domptent les lions dans la jungle.

Le serment des 55 félons a été entendu jusqu’à ce que Samdech Déchau (តេជោ) envoie une félicité avec des convocations du tribunal de la capitale dont la date de comparution serait fixée en fonction de l’humeur de ce dernier. L’affaire de Kem Sokha, Mou Sok Hour et les cinq autres ex-prisonniers de la prison de Prey Sar est mise en suspens tout simplement par le juge pour raison de l’immunité parlementaire. Mais ceux qui ne bénéficient pas cette protection devraient comparaitre devant le juge chargé d’exécuter la volonté du Déchau Sen. Et ceux qui sont déjà dans la prison doivent continuer d'y rester encore plus longtemps avec le silence macabre des 55 camarades du combat.

Eh bien, messieurs, jusqu’au fond de votre cœur, par votre gorge de traître, vous mentez à vos camarades prisonniers que l’accord du 22 courant est la victoire de votre parti. Voilà votre faute. Quant aux autres accusations, elles sont justifiées par la vengeance de Hun Sen contre le peuple et vos amis sans avoir les moyens pour se défendre. Messire Sam Rainsy n’a que le seul mot à dire aujourd’hui : j’ai déjà parlé cette affaire avec Samdech. Mais c’était les pourparlers sans avoir la solution concrète, n’est-ce pas ?

La sincérité n’est pas pour toi un stimulant plus vif. L’amour de la justice n’a plus aussi une flamme dans ton sang. Tu es comme le prince Ranariddh, deux vases pleins de sang sacrifié pour un brin d’honneur, issus d’une même souche. Le premier a été vidé par la nature de la cupidité royale, le tien est haché par l’accord du 22 Août 2014. Mais le vase du sang du peuple est aussi brisé par la troisième main, le couperet sanglant du meurtre. Ah ! Funcinpec, son âme est celui du Sangkroscheat (PSN), la matrice, le moule qui ont formé et ont fait Parti identique, dont le sort serait aussi identique.

En réalité le serment des 55 félons est un sermon fait par Hun Sen à Sam Rainsy. Il est donc un serment empoisonné.     

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 04:21

អារម្ភកថា

សូមអាន អត្ថបទ នេះ ហើយ គួរបងប្អូន រួមឈាម និង រួមជាតិ ខ្មែរ យកទៅ ពិចារណា

ចុះ ថា សម-រង្សី ជា បុគ្គលបែបណា ?

គាត់ពិតជាដូរមែន សំរាប់ ខ្លួនគាត់ផ្ទាល់ នៅចំពោះគូប្រឆាំងគាត់ ដែល វាឥតមានដូរ

អ្វីបន្តិចសោះ។ ដូរបែបនេះ គេមិនទុក ជាដូរ យុទ្ធសាស្ត្រទេ គឺ ដូរ ទៅចុះចូល គូប្រឆាំង

ទាំងទទឹងទិស គ្មានការអៀនខ្មាសអ្វីឡើយ ដូចជា មនុស្សខ្មាំងមិល (homme borné)

ស្គាល់តែ កិលេស។

សម-រង្សី អន្ទង ថា បានធ្វើគ្រប់បែបយ៉ាងអស់ហើយ ក្នុងរយៈពេលមួយឆ្នាំនេះ តែមិន

ទៅមុខសោះ ដូច្នេះត្រូវដូរ យុទ្ធសាស្ត្រថ្មី តែយើងមើលឃើញ យុទ្ធសាស្ត្រថ្មី របស់គាត់ គឺជា

សំណល់ចាស់ របស់ គណបក្ស ហ្វុនសាំងប៉ិច ដឹកនាំដោយ ទ្រង់ រ៉ាណារិទ្ធ តែប៉ុណ្ណោះ។

ហេតុអ្វី ក៏ ​សម-រង្សី ឆាប់អស់សង្ឃឹមម្លេះ ? រយៈពេលមួយឆ្នាំ តិចណាស់ សំរាប់ វាយ រំលំ

របបផ្តាច់ការ តាមការបះបោរ អហឹង្សា នៃ​ប្រជាជនខ្មែរ ក្នុងសំទុះជាតិ ជាប្រវត្តិសាស្ត្រ។

តើ សម-រង្សី សំអាង​លើអ្វី ជឿថា យុទ្ធសាស្ត្រថ្មី របស់គាត់ មានប្រសិទ្ធភាព អាចសង្គ្រោះ

ជាតិខ្មែរបាន​ ដោយខំ លេបម្លឹតៗ (avaler avec peine) ពាក្យសំបឋ ចំពោះ ម្ចាស់ឆ្នោត

និង ប្រាសាទ អង្គរវត្ត ថា គណបក្សគាត់ នឹងរកយុត្តិធម៌ជូនជាដាច់ខាត ហើយមិន

ព្រមចូលរួម​ប្រជុំ ក្នុងរដ្ឋសភាចោរ បើសិនជាយុត្តិធម៌ មិនបានទទួលជ័យជំនះ។

ការផ្សះផ្សាជាតិ និង ព្យាកុលភាពនយោបាយ

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 18:11
Les 55 représentants du FUNCINPEC Bis ou FUNCINPEC Royaliste devant l'Assemblée de HUN SEN

Les 55 représentants du FUNCINPEC Bis ou FUNCINPEC Royaliste devant l'Assemblée de HUN SEN

RECONCILIATION NATIONALE ET CONFUSION POLITIQUE

 

Par Sam Rainsy

Publié dans la revue VIMEAN EKREACH

Dans la rubrique « Mise en garde »

N° 2 – Mai 1992

Directeur de Publication : Sam Rainsy

Rédacteur en Chef : Pen Vano

 

Depuis la signature des Accords de Paris le 23 octobre 1991, on parle beaucoup de « réconciliation nationale » au Cambodge, sans que l’on sache si cette expression signifie bien la même chose pour tout le monde. La réconciliation nationale signifie avant tout la paix civile. Les armes doivent se taire et les violences s’arrêter, pour laisser la place à la discussion et à la confrontation pacifiques des idées.

 

Pour l’instant, face aux communistes pro-vietnamiens qui détiennent le pouvoir à Phnom-Penh, la réconciliation nationale doit être entendue seulement dans ce sens. Se laisser entraîner plus loin, dans la voie d’une « réconciliation nationale » purement verbale et par certains côtés trompeuse, conduirait les patriotes et les démocrates khmers dans un piège politique très dangereux. Ils risqueraient de se retrouver dans une situation caractérisée par la confusion la plus totale. La confusion est précisément ce que recherche le régime de CHEA SIM – HUN SEN pour dissimuler son caractère anti-national et anti-démocratique, pour masquer le sens du combat des patriotes et des démocrates khmers, pour embrouiller le choix des électeurs et, en fin de compte, pour se cramponner au pouvoir.

 

Le régime CHEA SIM – HUN SENS a fait le maximum pour créer, entretenir et amplifier cette confusion : en invitant Samdech Préah Norodom Sihanouk à Phnom-Penh, en essayant d’associer insidieusement notre Samdech Euv vénéré à ses basses manœuvres, en achetant certains membres de la famille royale, en cherchant à nouer une « alliance » avec le FUNCINPEC, en se préparant à créer des partis politiques « bidons » à sa solde, du genre « FUNCINPEC bis » ou « FUNCINPEC royaliste », en tentant de diviser ses opposants (à défaut de les éliminer physiquement), en se prétendant maintenant « sihanoukiste » et « monarchiste » après avoir traîné Sihanouk et la monarchie dans la boue. Il n’y a rien de pire que ces communistes qui se renient par opportunisme et qui retournent leur veste au gré du vent. Au moins, Ceaucescu a étédigne jusqu’à la mort, et Jaruzelski a eu la décence de partir…

 

Par conséquent, le seul terme de « réconciliation nationale » ne doit pas créer en nous, émotivement, une sorte d’euphorie qui trouble notre jugement et nous détourne de la réalité. La lutte pour le pouvoir, qui existe dans toute société, prend seulement une nouvelle forme au Cambodge : elle passe du terrain militaire au terrain politique. Mais l’enjeu de la bataille reste capital, car il s’agit du sort de notre pays et du type de société dans lequel nous voulons vivre.

 

Dans les circonstances actuelles, « réconciliation nationale » ne signifie pas que nous devions nous retrouver bras dessus, bras dessous avec nos adversaires politiques, partager avec eux les fruits empoisonnés de la de la corruption et de la trahison dans une kermesse indécente, faire assaut de politesse et de compliment, cesser de défendre les intérêts supérieurs de notre pays, renier nos idéaux, nous abstenir de critiquer et de dénoncer ce qui est mauvais ou dangereux pour le Cambodge.

 

Il nous faut dissiper la confusion et maintenir une ligne de séparation claire entre ceux qui privilégient l’intérêt national et ceux qui privilégient leurs intérêts personnels, entre ceux qui ont versé leur sang dans la Résistance et ceux qui sont venus au pouvoir dans les fourgons de l’armée vietnamiennes, entre les démocrates authentiques et les héritiers du communisme.

 

C’est en exposant clairement leurs idées qui correspondent aux aspirations profondes de l’immense majorité de la population, que les patriotes et les démocrates khmers provoqueront, lors des prochaines élections, le sursaut national dont nous avons besoin pour mettre un terme au régime félon et archi-corrompu de CHEA SIM – HUN SEN avec lequel aucun compromis n’est possible. Tout méli-mélo idéologique ou tactique est indigne de notre peuple et dangereux pour notre pays. Il vaut mieux perdre dans la clarté que gagner dans la confusion.

 

En résumé, réconciliation nationale signifie paix civile, respect de la personne humaine, recours à des méthodes civilisées dans le combat politique. Elle ne signifie pas mondanités hypocrites, silence lâche et complice devant les vrais problèmes de notre pays, abandon de nos principes et de nos valeurs, absolution des traîtres et des tyrans.

 

S.R.         

 

Note de Sangha OP : Nous laissons nos compatriotes de juger eux-mêmes sur la valeur politique de cet homme, nommé Sam Rainsy, qui sème toujours la confusion. Il n’est pas un homme politique de la mise en garde, il est son contraire, son génie du mal.     

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 13:48

 

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Evasion 2012

Promenade de l’Esprit 7


 

Existait-il une noblesse dans le Cambodge ancien ?

 

Plusieurs spécialistes affirment que la noblesse n’existe pas au Cambodge ancien, car les Moha Montrey khmers ne détiennent leur dignité qu’à titre précaire et nullement transmissible ; la volonté du Roi peut à tout moment les replonger dans le néant. Admettons que cette affirmation soit vraie. Elle soulève alors une question d’ordre pratique : comment les rois khmers pouvaient régner pendant dix-neuf siècles sans savoir eu une masse de fidèles pour aider à faire appliquer les lois royales et à préserver les droits régaliens ?

 

Controverse :

Je provoque ce débat en me posant une question de conscience : Quel est l’intérêt de cette discussion ? Pour moi, n’est certainement pas une plaidoirie pour défendre ou faire renaître la noblesse khmère. Dans ce débat, je ne prétends sûrement pas être un inventeur ou un littérateur agité qui veut troubler les thèses conventionnelles existantes. Je veux tout simplement donner un autre point de vue. Depuis un certain temps, je crois que je suis insupportable pour certains orientalistes. En effet, ils ont monopolisé la connaissance de la civilisation angkorienne pendant plus de huit décennies (depuis 1889 jusqu’à aujourd’hui). Leur savoir est fondé sur les études des monuments historiques du Cambodge, lesquelles donnent aux auteurs un pouvoir et un droit exclusif pour interpréter l’histoire d’un peuple au nom de la loi scientifique. Cette intelligence transforme l’histoire khmère en connaissance qualifiée de « universelle » ou plutôt « globale ». Sa seule version suffit donc peut-être pour satisfaire la curiosité de l’humanité. Et pourtant Georges Cœdès, lui-même, rappelait toujours que les monuments khmers sont des édifices religieux, les inscriptions gravées sur ces monuments ont un caractère rituel, et c’est dans ce miroir déformant que l’on est obligé d’étudier la civilisation et la pensée khmère. Gilberte de Coral Rémusat (ancienne chargé de mission au musée Guimet) dans son livre (l’art khmers – Grandes étapes de son évolution), a bien voulu avertir les lecteurs sur un point, que j’aimerais bien souligner : le Protectorat de la France, établi en 1863 au Cambodge, et, en 1907, la rétrocession par le Siam de la province où se trouvent les ruines d’Angkor on fait de l’archéologie khmère une branche de la science française. Cette discipline fait rêver les Cambodgiens, les transforme ensuite en un « être du ressentiment » permanent. Elle devient le point de repère de l’esprit martial pour les dirigeants cambodgiens et, pendant la période sanguinaire de 1975 à 1979, Pol Pot plastronnait et imposait de force à son peuple de se lever pour reconstruire la puissance khmère sans tenir compte de l’état réel du Kampuchéa. Il n’y aurait rien de pire que de vouloir faire la révolution par une vulgaire manipulation de l’histoire du pays, question d’attirer le soutien du peuple.

La monarchie khmère avait besoin, comme toutes les monarchies anciennes dans le monde, d’une organisation munie d’un système hiérarchisé lui permettant d’appliquer les ordres. Cette organisation correspond à ce qu’Elias Canetti, intellectuel allemand, exilé à Londres en 1938, nomme le cristal de masse (Histoire d’une vie). Qu’est-ce que le cristal de masse ? C’est une structure statique et permanente douée de la propriété de représenter tous les aspects essentiels d’une masse donnée. Pour la monarchie khmère, le cristal de masse était représenté par des « Montrey » qui fournissaient à la monarchie la meilleure partie de son corps permanent de fidèles. Les Montrey étaient comme un ordre aux lois strictes, quoique non écrites, ou encore comme un corps héréditaire connaissant bien la musique qu’il inculquer à son public. Qui sont les Montrey ?

J’aimerais présenter tout d’abord le tableau de titres de dignité des Montrey : Samdech, Okgna, Chao Poňéa, Préas Luong, Luong, Khun, Moeun, Néay. Selon Khin Sok, sont considérés comme Moha Montrey (grands Montrey) les Samdech et les Okgna, les autres ne sont que des fonctionnaires moyens et subalternes.

 

Les Montrey :

Je ne traduits pas ici le mot Montrey (origine sankrite) par le mot « mandarin », parce que je ne veux pas céder à la facilité des orientalistes qui confondent le mandarin chinois avec le Montrey khmer. Le mot mandarin ne se présente pas avec toute la rigueur du sens du mot Montrey khmer. Un besoin d’explication permettra les distinctions et précisions nécessaires concernant la tradition qui la tradition qui n’a pas de sens en cambodgien. On dit un mandarin chinois ou vietnamien mais jamais un mandarin cambodgien, car cette traduction fait rire sous cape les Khmers. D’abords le mot Montrey a déjà plusieurs sens en cambodgien : un intellectuel ou celui qui possède le savoir ou celui qui dirige une affaire d’État ou celui qui possède l’honneur ou celui qui s’est distingué tout simplement du Reastr (homme du peuple) par son titre de dignité. Un Montrey est un état d’esprit ou une mentalité. Il appartient à un groupe intrinsèquement différent du Reastr. Les Montrey se forment en une catégorie sociale fermée fondée sur le pouvoir et pratiquent l’endogamie à l’intérieur du groupe. Cette catégorie se crée sa propre préférence, sa norme et ses corollaires. Elle est un but en soi car on devient Montrey pour acquérir deux choses : le pouvoir et la richesse.

Les Khmers comprennent bien qu’il y a une dissemblance entre un mandarin chinois et un Montrey khmer. Il y a deux points qui nous permettent de déceler la distinction entre les deux : les conditions d’affiliation et la relation de pouvoir entre les Montrey et leur souverain.

 

Les conditions d’affiliation :

Dans la Chine ancienne, la voie d’accès au titre de mandarin était démocratique et fondée sur la morale confucéenne. Tous les lettrés (des Chinois instruits) désiraient accéder au titre de mandarin pouvaient participer au concours, lequel était organisé au niveau national par la maison impériale. Quant au titre Montrey, la voie d’accès était assurée par les liens de parenté. Pour devenir Montrey, il y avait une seule possibilité : être fils d’un Montrey. Un père Montrey avait exercé toute influence afin que son (ses) fils puissent devenir à son tour un Montrey. Dans le Cambodge ancien, on était Montrey de père en fils. Bien entendu, le niveau ou le titre de dignité du fils n’étant point le même que celui du père, mais pour eux, ce qui compte le plus, c’est de porter le titre de Montrey, car ce titre leur permettait d’être le maître du Reastr. De toute façon le peuple khmer voyait en Montrey comme un « Neak Mean Bon » (celui qui a reçu un mandat céleste). Ce concept est fondé sur le principe fataliste de l’hindouisme : l’homme est le produit de ses activités passés : « c’est écrit sur son crâne », disent souvent les Khmers. Bel instrument d’harmonie sociale et de stabilité au profit des Montrey. M. Say Bory dans sa thèse (Administration rurale du Cambodge et ses projets de réforme) pour le doctorat de spécialité en science administrative (1974) écrit sur la conception de Neak Mean Bon, dont voici le texte :

« Celui qui a le Bonn (mandat céleste) est appelé dans la coutume khmère « Neak Mean Bon ». Cette conception, nous l’appelons « conception évènementielle » puisqu’elle détermine l’origine du pouvoir par un évènement insolite quasi-inexplicable par la raison pure. Nous préférons l’expression « conception Neak Mean Bon » à la « conception évènementielle », car pour nous, Khmers, cela se comprend tout de suite. Sans besoin d’autres explications.

La conception « Neak Mean Bon » permet de légitimer tout pouvoir en place, qu’il soit d’origine divine ou populaire. C’est peut-être le corollaire de la théorie de résignation que les dirigeants khmers de l’époque voulaient inculquer à la masse dans le but de ne pas briser l’unité du peuple par trop de divergences dans les conceptions de pouvoir. Celles-ci étaient réservées uniquement au groupe dirigeant ».

 

La relation de pouvoir entre les Montrey et leur Souverain :

Le Roi étant le maître et l’unique propriétaire du Royaume, il nommait et révoquait à son gré les Montrey. La pratique d’une autorité absolue du roi devait à chaque fois se référer à la loi coutumière du pays. Les Moha Montrey avaient une attribution spéciale, l’obstacle légal, qui consiste dans le droit de rappeler au souverain sur certains oukases royaux qui sont contraire à la loi coutumière. Si le roi ne tenait pas compte de leurs observations, ils le laissaient faire, parce que la règle traditionnelle dit que la parole du roi est comme la foudre, comme le diamant (terrible, respectable, précieuse). Celui qui transgresse la décision royale sera condamné à une amende proportionnelle à sa dignité, conformément à la loi. Khin Sok a commenté dans son livre sur ce point que l’histoire khmère a démontré que cette loi n’a pas empêché certains princes ou Montrey de s’élever contre des décisions royales insensées ou absurdes, ou contre un roi ayant une mauvaise conduite, dont voici un exemple :

 

« En 1586, le Roi Satha (1579-1595) fit couronner ses deux fils, Chey Chétha et Poňéa Tân, âgés alors respectivement de 11 et 16 ans. En même temps, il éleva son frère cadet, Srei Soriyopor à la dignité d’Oparach (Vice-roi). Cette décision fut mal accueillie par certains Montrey, qui la considéraient contraire à la coutume : la coutume ne permet pas, sans raison valable, être confiée à des princes en bas âge la charge royale ; de plus, Srei Soriyopor était considéré comme étant le plus apte pour succéder au roi sur le trône. Il en résulta que, lors de l’invasion siamoise de 1594, les Moha Montrey ne se firent plus devoir de défendre le pays. Ainsi le général chargé de défendre la province de Siemreap, lorsque l’armée siamoise arriva à Battambang, décida de se retirer avec ses troupes à Pursat, parce qu’il ne voulait pas risquer sa vie pour un roi qui n’avait plus de conscience morale. Ce fut une des principales causes de la prise de Longvêk (ancienne capitale khmère) ».

 

C’est ainsi  que le pouvoir des rois khmers peut revêtir à la fois un aspect redoutable et fragile, dominant un jour un royaume pour finir balayé par un souffle ou un mécontentement des Montrey. Quant à la relation de pouvoir entre l’Empereur chinois et ses mandarins, elle était fondée sur la morale confucéenne : le respect scrupuleux de l’ordre et de l’Empereur. Il est impossible à la cour impériale chinoise de laisser ses mandarins de faire des observations à l’Empereur sur les décisions impériales par rapport à la coutume ancienne. Il est impensable aussi pour un général chinois de refuser de se battre contre l’armée étrangère sous prétexte que son Empereur n’a plus de conscience morale.

Dans le Kram Préas Réchéa Pradâphisêk (anciennes lois constitutionnelles khmères), un chapitre, intitulé Préas Saupéarn Bâth, est consacré entièrement aux titres de dignité des Montrey, et lesquels sont considérés comme un des cinq attributs principaux de la royauté khmère. Par cette importance, il est utile de savoir s’il s’agit de titres de noblesse au sens occidental du terme ou s’il s’agit tout simplement de titres des fonctionnaires de l’État ?

 

Les Montrey étaient-ils des nobles khmers ? 

Il faut savoir d’abords qu’est-ce qu’un noble au sens occidental du terme ? Celui qui fait partie d’une catégorie de personnes qui possèdent des titres les distinguant des autres, et qui est issu historiquement d’une classe jouissant, sous le régime monarchique, de privilèges soit de naissance, soit concédés par les souverains. Leur maxime est « on doit faire honneur à son rang et à sa réputation ».

Pour les orientalistes, les Montrey khmers n’étaient pas des nobles au sens occidental du terme. Ce non est fondé sur deux arguments : la précarité et le non transmission des titres à leur progéniture. Examinons ensemble ces deux arguments.

Parlons d’abord de la précarité des titres de Montrey. Ce phénomène existe partout dans le régime dit de monarchie absolue ; le Cambodge n’est pas un cas exceptionnel. Les rois –dieux khmers comme tous les monarques absolus sur terre avaient toujours le pouvoir de révoquer à tout moment le titre de dignité de leur sujet. Au Cambodge, on constate que les monarques utilisaient rarement ce pouvoir, sauf dans le cas de traîtrise. La révocation de titre de dignité des Montrey était toujours une décision très délicate pour la monarchie car le degré de complicité du roi avec ses Montrey dans l’exercice du pouvoir absolu est total. Le roi et ses Montrey formaient dans la vie politique khmère une seule classe, appelée les « dominants » ou « Neak Mean Bon ». Par ailleurs, on constate que dans les lois de Manu, la constitution d’un corps de Montrey à sa dévotion est considérée comme un des devoirs du roi. Dit devoir, dit aussi respect mutuel. En effet, les rois khmers voyaient les Montrey dans leur malheur comme des alliés sûrs et dans le bonheur comme des serviteurs efficaces. La précarité des titres de dignité de Montrey n’est donc tout simplement qu’un point de vue des orientalistes. Cette façon d’interpréter l’histoire khmère devient l’histoire institutionnelle qui règne parce qu’elle exprime ou légitime la puissance du savoir organisé par les savants pour transformer au fil des années en savoir acquis, c’est-à-dire en mémoire de la nation khmère en état de soumission. Cette domination est fait intellectuel devant lequel tout le monde s’incline. Je ne suis pas historien, mais à chaque fois je lis des livres d’histoire de mon pays, écrits par certains spécialistes étrangers, soit disant grands savants ès sciences d’histoire, je constate qu’il y a un écart entre la réalité khmère et leurs propos. J'ai l’impression que tous ces savants ont écrits plutôt des romans pour nous, Khmers, apaiser, ou bien pour nous effrayer. Ils ont la chance qu’au Cambodge qu’il n’y ait pas des historiens khmers qui s’intéressent vraiment à l’histoire de leur pays, parce que cette science est réservée seulement à la classe des « Neak Mean Bon ». 

 

Examinons ensuite la transmission des titres de dignité de Montrey. Cette difficulté venait plutôt du problème spécifique de la succession au trône des rois khmers, laquelle était toujours considérée comme le talon d’Achille de la monarchie des Kambus. Elle déclencha assez souvent la guerre civile entre les prétendants à la couronne qui étaient en nombre pléthorique et chacun revendiquait sa légitimité de monter sur le trône. Ce conflit meurtrier des « Neak Mean Bon » royaux préoccupait fort des Montrey. Façonnant au fil des siècles, ils ont opté pour une attitude immobiliste. Louis Frédéric résume cet état d’esprit sans ambages dans son livre (La vie quotidienne dans la péninsule indochinoise à l’époque d’Angkor, 800-1300) :

« La tâche du gouvernement est de - maintenir l’ordre établi -. Ce qui ne signifie nullement qu’ils doivent se contenter de préserver l’acquit des générations passées ou simplement celui qui règne précédent. Maintenir l’ordre établi signifie en réalité - maintenir l’ordre établi par le souverain en place - ».

Avec ce concept, le gouvernement, au lieu d’être fonction, était devenu possession du roi régnant. Ceci nous permet de déduire qu’à chaque fin d’un règne, tous les Khmers devaient attendre le pire, y compris les Montrey.

 

Je soulève ma dernière question pour clore ce débat : Comment les Montrey peuvent-ils transmettre leur titre à leurs enfants qui n’étaient que les menins des princes royaux, quand on sait que leur souverain ne peut pas non plus assurer la transmission de sa couronne à ses descendants directs ? La noblesse n’existe pas au sens occidental du terme, mais le concept Neak Mean Bon subsiste dans l’esprit khmer qui donne droit au Montrey d’être supérieur que Reastr. Dans la société khmère, l’inégalité sociale héréditaire est une fatalité populaire. Les Montrey n’étaient point fonctionnaires, car les commis de l’État agissent et répondent, quant aux Montrey, ils ne répondaient pas aux Reastr, parce qu’ils étaient tout simplement leurs maîtres et qu’ils étaient émanés du Roi. Ils étaient donc coéternels et consubstantiels avec lui. Tel était le mécanisme de la société féodale khmère : un Roi, des Montrey et un peuple sans statut. Le roi et ses Montrey étaient deux corps d’un même esprit.

 

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 07:13

Impasse (texte en Khmer)

ផ្លូវទ័ល

Impasse

 

 

ដូច យើង ធ្លាប់ ជំរាប រួច ហើយ ថា អ្វី ដែល​ ហ៊ុន-សែន យល់ព្រម ឲ គណបក្សសង្គ្រោះជាតិ គឺ

សុទ្ធ តែ មាន​ បដិភាព (contrepartie)[1] ជានិច្ច ហើយ បើ យល់ព្រម ទទួលយក គឺ ឥតអាច

បដិសេធ វិញបាន នោះ ឡើយ ពុំនោះទេ នឹង ត្រូវ មាន ទោសព្រហ្មទណ្ឌ ព្រោះ ហ៊ុន-សែន ​មុន

នឹង យល់ព្រម ឲ សុទ្ធ តែ យក ច្បាប់ មកចង ដោយ បំពាន ជា មុន សិន; ឧទាហរណ៏ ចាប់

យុវជន គណបក្សសង្គ្រោះជាតិ ៣រូប ដាក់គុក ព្រៃស, តុលាការ កោះហៅ ជា ថ្មី កឹម-សុខា

និង តំណាង គណបក្សសង្គ្រោះជាតិ ៨ នាក់ មក បំភ្លឺ ជា ថ្មី ក្នុង រឿងរ៉ាវ កើតឡើង នៅពេល

ធ្វើ បាតុកម្ម នា​ថ្ងៃ ទី១៥ កក្តដា ដែល អ្នកដឹកនាំ គណបក្សសង្គ្រោះជាតិ នឹកស្មាន តែវារលុប

ក្នុង កិច្ចព្រមព្រៀង ថ្ងៃ ទី២២ ​កក្តដា រួចស្រេច ទៅ ហើយ។ ទង្វើនេះជា បណ្តិប(réprimande)

បណ្តោះអាសន្ន ផង ជា បណ្តាំ ផង ដល់ ក្រុម អ្នកដឹកនាំ គណបក្សសង្គ្រោះជាតិ ថា​ បើ បន្ត

ធ្វើ មិនយល់ ឬ យល់ច្រឡំ ពី ការចង់បាន របស់ ហ៊ុន-សែន វិបាក ដល់ កឹម-សុខា និង បក្ស

ពួក ខ្លួន នឹង អាច មាន ជោគវាសនា ដូច យុវជន បីរូប របស់ គណបក្ស ខ្លួន នោះ ឯង គឺ

«គុកព្រៃស»។

 

១. ផ្លូវទ័លរបស់ ហ៊ុន-សែន

គឺ ដើម្បី រក្សា អំណាច ខ្លួន  ហ៊ុន-សែន ត្រូវ ចាំបាច់ បន្ត និគ្រោះ ទៅលើ អ្នកប្រឆាំង ខ្លួន

តាម គ្រប់ វិធី ដោយ ប្រើ អំណាចផ្តាច់ការ។ នេះ ជា ទម្លាប់ របស់ ហ៊ុន-សែន តាំង ពី ឆ្នាំ

១៩៩៣ ​មកម្លេះ។ ជាពិសេស វិបត្ត យុវជន និង សមាគមខ្មែរ កម្ពុជាក្រោម ជាមួយ អ្នកនាំ

ពាក្យ ស្ថានឯកអគ្គរដ្ឋទូត វៀតណាម ជា និមិត្ត (présage) មិនល្អ ដល់​ ហ៊ុន-សែន ព្រោះ យួន

គេ កំពុង បន្ទោស ហ៊ុន-សែន ថា ខ្វះ សម្ថភាព ការពារ ប្រយោជន៏ យួន នៅ កម្ពុជា។ ដូច្នេះ 

ខ្លួន ចង់បាន កិច្ចព្រមព្រៀង មួយ ដែល មាន ខ្លួន ជា អ្នកឈ្នះ ដាច់មុខ គឺមាន៖ អនុកូល

ភាពទាំង ស្រុង ពី គណបក្សសង្គ្រោះជាតិ និង ដំណោះស្រាយ ឲរួច ស្រឡះ អំពី វិបត្ត កើតចេញ

មក ពី សេចក្តីថ្លែងការណ៏ ដ៏ឈ្លើយ របស់ មន្រី្ត យួន ​ប្រចាំ នៅ កម្ពុជា។ ការមិនសំរេច គោល

បំណងនេះ ហ៊ុន-សែន ចាត់ទុក ក្រុម អ្នកដឹកនាំគណបក្សសង្គ្រោះជាតិ ជា អ្នកទទួលខុស

ត្រូវ ចំពោះ មុខ ខ្លួន ផ្ទាល់។​

ហេតុនេះ ឯង ហើយ បាន ជា​ ហ៊ុន-សែន សព្វថ្ងៃ កើត ជម្ងឺ សម្ពាធប្រាម្ត (dépression) គ្មាន

បារម្ភ ប្រើ អំណាច តុលាការ ដើម្បី ធ្វើ សម្ពាត ទៅលើ ​កឹម-សុខា និង សមាជិកគណបក្ស

សង្គ្រោះជាតិ ៨នាក់ ដែល អាជ្ញាធរ ធ្លាប់ បាន ចាប់ ដាក់ គុកព្រៃស រួចម្តង ហើយ ទុកជា

ចំណាប់ខ្មាំង នយោបាយ និង ទុកជា តម្រាប់ សំរាប់ ជន ដទៃ ណាមួយ ហ៊ាន ប្រឆាំង នឹង

ហ៊ុន-សែន។ ឯចំណែក ករណីយ សម-រង្សី ហ៊ុន-សែន មិនទុកជា អាទិភាព នោះឡើយ ព្រោះ

ថា នៅ ពេលណា ខ្លួន តម្លើង សំដី បង្កអធិករណ៏ បន្តិច ជន នេះ ច្បាស់ ជា រត់ ចោលស្រុក ជា

ពុំខាន ហើយ ការវឹលត្រឡប់ ចូលស្រុកវិញ គឺខ្លួន ជា អ្នកអនុញ្ញាត ជានិច្ច។

 

២. ផ្លូវទ័ល របស់ គណបក្សសង្គ្រោះជាតិ

អំពើ ក្បត់ ឆន្ទៈ ប្រជាពលរដ្ឋ នាំឲ គណបក្សសង្គ្រោះជាតិ បាត់ ការគាំទ្រ ពី សំណាក់ ប្រជា

ជន ​ដែល ជា កត្តា មួយ នាំឲ ខ្លួន រស់ស្មើភាព នឹង គណបក្សប្រជាជន នៅ ក្នុង អារម្មណ៏ខ្មែរ

គឺជាបក្សមួយក្បត់ជាតិមួយក្បត់ឆន្ទៈប្រជាជន ដែលខ្មែរយើងតែងនិយាយថា «បួន និង

មួយដំប វា ដូចតែគ្នា»។ 

កិច្ចព្រមព្រៀង ថ្ងៃ ទី​២២ កក្តដា ពុំបាន ធ្វើឲ គណបក្សសង្គ្រោះជាតិ មាន ប្រជាប្រិយភាព

នោះឡើយ ផ្ទុយទៅវិញ វា ទាញទំលាក់ ឲចុះ នូវ កិត្យានុភាព ចំពោះ អ្នកគាំទ្រខ្លួន ជា អតិ

បរិមាណ ក្លាយខ្លួន ជា ហ្វុនសាំងប៉ិច ទី២ ក្នុង រយៈពេល​ដ៏ ខ្លី បំផុត មួយ លែង មាន លទ្ធ

ភាព ការពារខ្លួន ព្រោះ ឈប់មាន ប្រជាជន ជា ស្តំ (pilier)។ កឹម-សុខា និង បេក្ខជនតំណាង

រាស្ត្រ ជាប់ឆ្នោត ៧ នាក់ ដែល តុលាការ ចេញដីកា ឲចូល ខ្លួន នា ពេល ខាង មុខ នេះ គឺស្ថិត

នៅក្នុង មេត្តាប្រណី(à la merci) របស់ ហ៊ុន-សែន បើសិន ជា ហ៊ុន-សែន បញ្ជា ឲ តុលាការ

ចោទប្រកាន់ ពីបទ ញុះញង់ បាតុករ ឲប្រព្រឹត្ត អំពើ ហឹង្សា ក្នុង បាតុកម្ម នា ថ្ងៃ ទី១៥ ក

ក្តដា គឺ ខ្លួន ច្បាស់ ជា បាត់ ភ្លាម នូវ សិទ្ធិ នយោបាយ និង សិទ្ធិ ស៊ីវិល ដែល អាច ឲខ្លួន គ្មាន

សិទ្ធិ ធ្វើ ជា តំណាងរាស្ត្រ។ ឯចំណែក ករណី សម-រង្សី គឺ រឹត តែ សៅហ្មង (vulgaire) ថែមទៅ

ទៀត ព្រោះ សម-រង្សី ជា តំណាងរាស្ត្រ ជ្រើសតាំង ដោយ​ ការយល់ព្រម ពី សមាជិក​ (coopter)

គ.ជ.ប. ដែល ខ្លួនឯង តែងតែ ប្រមាថ ថាជា អង្គការ បំរើ គណបក្ស កាន់អំណាច គ្មាន ឯក

រាជ្យ ដូច្នេះ សម-រង្សី ជា តំណាង ឥតគ្រប់ទឹក គឺ គ្មាន ភាព ត្រូវច្បាប់ បើ ហ៊ុន-សែន ចង់

ហូត ដំណែង ពេលណា គឺ គ្រាន់ តែ ប្តឹងទៅ ក្រុម ប្រឹក្សាធម្មនុញ្ញ ពី ភាព មិន ស្របច្បាប់ នេះ

គឺ ច្បាស់ ជា អង្គការ នេះ សម្រេច ជា ប្រញាប់ ហូត ភាព ជាតំណាង របស់ សម-រង្សី ជា ប-

ន្ទាន់។ អ្វី ជា ច្បាប់ គេ ត្រូវ យក ច្បាប់ ជា បង្គោល មិនមែន ដូច សម-រង្សី និង អ្នកគាំទ្រ

ផ្កាប់មុខ​ របស់ គាត់ ធ្វើ ការស្មាន ថា បើ គ.ជ.ប. មិន លុប ឈ្មោះ សម-រង្សី ពី បញ្ជី បេក្ខជន

គឺ សម-រង្សី បាន ជាប់ ឆ្នោត ជា តំណាងរាស្ត្រ នោះហើយ។ ការ យក ភាព ម៉ឺងម៉ាត់ នៃ ច្បាប់

មក កាត់ ស្មាន គឺ មិន ជា អ្នកគោរព ច្បាប់ នោះ ទេ បើ គ.ជ.ប. លុប ឈ្មោះ ខ្លួន ដោយ​

ខុស ច្បាប់ ត្រូវ សម-រង្ស៊ី ទាមទារ ឲ មាន ការបោះឆ្នោត តែមួយភាគ (élections partielles)

សំរាប់ ខ្លួន ជា ដាច់ខាត ដើម្បី ឲ ខ្លួន ជាប់ឆ្នោត ជា តំណាងរាស្ត្រ ស្រប ច្បាប់ បើ​ ពុំ យក

មាគ៍ា នេះ មក អនុវត្ត នោះ ទេ គឺ សម-រង្សី និង ហ៊ុន-សែន គឺ «បួន និង មួយដំប តែ ប៉ុ-

ណ្ណោះ» គឺ ជា ជន មិន យក ច្បាប់ ជា ធំដូច គ្នា។

គ្រប់ ចំណុច ខ្សោយ ដែល បាន រៀបរាប់ ខាង លើ នេះ ជា ហេតុ នាំ អ្នកដឹកនាំ គណបក្ស

សង្គ្រោះជាតិ ទ័លច្រក បន្ត ធ្វើ សហការ ជា មួយ គណបក្សប្រជាជន គ្រប់ ល័ក្ខខ័ណ្ឋ ដែល

គណបក្សនេះ ដាក់ កំហិត ឲ ធ្វើ បើ ស្មានមើល ទៅ ទោះ បី មិន ដោះលែង យុវជន ខ្លួន ពី

គុក ព្រៃស ឬ ចាប់ កឹម-សុខា និង សមាជិក ខ្លួន ដាក់ គុក បន្ថែម ទៀត ក៏ សម-រង្សី បញ្ញា

ឲ គណបក្សសង្គ្រោះជាតិ ចូល ធ្វើ សហការ ក្នុង រដ្ឋសភា ដដែល ព្រោះ សម-រង្សី បាន ធ្វើ ការ

សន្យា គ្រប់សព្វ បែបយ៉ាង ជា មួយ និង ហ៊ុន-សែន ពុំនោះទេ ជា ពិសេស សម-រង្សី គឺ និង

ក្លាយ ជា អ្នកទោស របស់ ហ៊ុន-សែន ព្រោះ ខ្លួន ដឹង ថា អ្វី ដែល ខ្លួន​​ កំពុង ធ្វើ គឺ ជា ការ

ចាក់អាប៉ោង ចុង ក្រោយ បង្អស់ របស់ គាត់ បើ ឈ្នះ ហ៊ុន-សែន ឲ ធ្វើ មហាសេដ្ឋី តែ​ បើ

ចាញ់ គាត់ ត្រូវ ប្រគល់ ជោគវាសនា របស់ គាត់ ឲ ទៅ ហ៊ុន-សែន ធ្វើ ជា ម្ចាស់។ តែ ទុក ដូច​

ម្តេចក៏ដោយ ល្បែង ដែល សម-រង្សី កំពុង លេង ត្រូវបាន ប្រជាពលរដ្ឋ ខ្មែរ ទុក រួចស្រេច ទៅ

ហើយ ថា ជា អំពើ​ ក្បត់ជាតិ។ អាស្រ័យ ហេតុ​​ នេះ ហើយ តម្រូវ ឲ គាត់​ បន្ត ដំណើរ ក្នុង​ ផ្លូវ

ទ័ល ជា និច្ច។ ឯចំណែក កឹម-សុខា គាត់ គ្មាន ជំរើស អ្វី ក្រៅ ពី ដើរ តាម ផ្លូវ សម-រង្សី តែ

ប៉ុណ្ណោះ។ ទោះបី​ គាត់បដិសេធ​ (désavouer) ការសម្រចចិត្ត របស់ សម-រង្សី ឬ ព្រមទទួល

ក៏ដោយ តែ ជោគវាសនា របស់ គាត់ ត្រូវ ប្រជាពលរដ្ឋ​​ បោះត្រា ចាត់ទុក ជា មនុស្ស បោក

ប្រាស់ រួច ទៅហើយ។ សម-រង្សី និង កឹម-សុខា កំពុង ជាប់ អន្ទាក់ ហ៊ុន-សែន ព្រោះ តែ គាត់

ស្រឡាញ់​ បុណ្យសក្តិ លុយកាក់។ តើ នរណា អាច ជួយ គាត់ បាន បើ គាត់ នៅ​តែ មើលឃើញ

អន្ទាក់ ហ៊ុន សែន ជា លាភ​​ របស់ គាត់ ដែល កម្រ រកបានណាស់ ក្នុង មួយ ជិវិត គាត់។ ពួក

គាត់​ កំពុង នាំគ្នា សប្បាយ នឹង ភ័ព្វសំណាង។

សប្បាយ ជា អារម្មណ៏ កើតចេញ មកពី ការបាន ទទួល លាភជ័យជាអនុគ្រោះ[2]ណាមួយ ឬ

ឬ ភព័្វសំណាង[3]បានមក ដោយ ឥតបាន ដឹងខ្លួន ឬ មមាយ[4]ចង់បាន។​ តែសប្បាយ អាច

មាន លាក់ នូវលាភន្តរាយ​ ឬ លាភវិនាស បើសិន ជា វា នាំបង្កើត ទុក្ខវទនា ដល់ អ្នកដទៃ។

អ្នកដទៃ គឺ ជា ប្រជាពលរដ្ឋខ្មែរ​ នោះឯង។

 

សេចក្តីសន្និដ្ឋាន

ប៉ុន្តែ នៅ​ ស្រុក ខ្មែរ មតិ ប្រជាពលរដ្ឋ គ្មាន ទម្ងន់ អ្វី នោះ ឡើយ ព្រោះ ប្រជាពលរដ្ឋ ខ្មែរ

សព្វថ្ងៃ ជា គំនរជន (masse des individus) គ្មាន មាន កម្លាំង ជា ប្រជាពលរដ្ឋ នោះ ឡើយ

នាំ គ្នា រស់​ ក្នុង គំនរទុក្ខ តាម តែ ទម្លាប់ ដែល ខ្លួន ធ្លាប់ រស់នៅ តាំង ពី បុរាណកាល​ មក

គឺ ខ្លាច អំណាចរដ្ឋ​ មិន អាច ពិពណ៍នា បាន តែ បើ មាន អ្នកណាមួយ ហ៊ាន លើក យក មក

បកស្រាយ ត្រូវ ជនខ្មែរ ខ្លះ ចោទប្រកាន់ ថា មើលងាយ ខ្មែរ ទៅវិញ។ បើ មាន គំនិត បែប

នេះ ចុះហេតុ អ្វី ក៏ នាំគ្នា ខំ ពន្យល់​ ឲ ខ្មែរ​ម្នាក់ៗ យល់ដឹង ពី កម្លាំង ប្រជាពលរដ្ឋ ធ្វើ អ្វី។

បើ អ្នកចេះខ្មែរ, អ្នកនយោបាយខ្មែរ នៅ តែ នាំ គ្នា ធ្វើ ប្រជាភិថុតិ គឺ ខ្មែរ ទាំងនោះ កំពុង​​

ដើរ ក្នុង ផ្លូវទ័ល នោះដែរ គឺ ទុក ប្រជាពលរដ្ឋខ្មែរ ឲ រស់ រារែក នៅ ក្នុង ផ្លូវទ័ល ជានិច្ច។

រួម សេចក្តី មក គឺ សព្វថ្ងៃ នេះ ខ្មែរ យើង កំពុង ដើរ លើ ផ្លូវទ័ល ទាំងអស់គ្នា​ ហើយ នាំគ្នា

ដើរ វិលវល់ ជួន ទៅមុខ ជួន ត្រឡប់ មកក្រោយ ទៅវិញ ទៅមក គឺ នៅ មួយកន្លែង ទុកណា

មាន ជំនួយ ពី សហគមអន្តរជាតិ ជា ពិសេស អង្គការ សហប្រជាជាតិ តែម្តង ក៏នៅ តែ ពិ

បាក រក ច្រកចេញ ដ៏ដែល។ ដូច្នេះ ដើម្បី ចេញ ឲ​ផុត ពី ផ្លូវទ័ល នេះ ប្រជាជាតិខ្មែរ មិនត្រឹម

តែត្រូវការ អ្នកដឹងនាំជាតិ ពូកែ (meilleurs) ប៉ុណ្ណោះ នោះទេ គឺ ត្រូវការ អ្នកដឹកនាំជាតិ ដ៏

ឧត្តម (excellents) តែម្តង ​ជា អ្នកដឹកនាំជាតិមាន សេចក្តីក្លាក្លាហាន ដឹកនាំ កម្លាំង បដិវត្ត

ជាតិ ដើម្បី ដូរ​ របបនយោបាយ ផ្តាច់ការ ផងដូរ ចិត្តគំនិតខ្មែរ ផង។ កម្លាំង បដិវត្តជាតិ

កើតចេញ ពី ប្រជាពលរដ្ឋ ដូច្នេះ បដិវត្តជាតិ ជាផុសនា (participation mutuelle) រវាង ប្រជា

ពលរដ្ឋ ដែល ជា ម្ចាស់ នៃ បដិវត្តជាតិ នឹង អ្នកដឹកនាំជាតិ ដ៏ឧត្តម ជា រលកយក្ស (tsunami)

បោសសំអាត កំអែល គ្រប់ធាតុ ជា ប្រវត្តិសាស្ត្រ របស់ប្រជាជាតិខ្មែរ ដែលជា ផូក(ensemble)

នៃ ទុក្ខវេទនា របស់ ប្រជាជនខ្មែរ ដែល ជាតិសាសន៏ ខ្មែរយើង ទុក ជា​ កម្មវេរា របស់ ខ្លួន​

ពី អតីត។

បដិវត្តជាតិ មិនមែន ជា សង្គ្រាម ស៊ីវិល វណ្ណៈ បក្ស ប្រើ អាវុធ ប្រល័យ ជីវិត មនុស្ស តែ ជា

សង្គ្រាម មតិ គំនិត អារម្មណ៏ សន្តាបចិត្ត (emportement) ប្រឆាំង នឹង អំណាច ផ្តាច់ការ

តាម ការ ទាមទារ តវ៉ា គ្មាន ទីបញ្ចប់ លុះត្រា តែ បាន សំរេច ជា ស្ថាពរ ដោយ ប្រើ យុត្តិធម៌

ប្រាជ្ញា សម្លាប់ អយុត្តិធម៌ និង អវិជ្ជា ដែល ជា កំអែល សង្គម ខ្មែរ៕

 

[1] សូមអានអត្ថបទ «កិត្តិយស និង លុយកាក់»។

[2] លាភជ័យជាអានុគ្រោះ=chance favorable,

[3] ភ័ពសំណាង=Chanceux,

[4] មមាយ=Rêver continuellement à quelque chose,

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Published by សង្ហា ឧប - dans ពិភាក្សានយោបាយ
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